Texte et Audio : Paracha Toldot  ‘L’huile du mois de Kislev’  par le Rav Yaacov Abergel

Texte et Audio : Paracha Toldot ‘L’huile du mois de Kislev’ par le Rav Yaacov Abergel

(Pour l’élévation de l’âme de Hananiah ben Yaacov)

 

La Paracha Toldot décrit la naissance de Yaakov et de Essav. Yaakov, qui est l’élu des patriarches, est un Juste. Essav, son frère jumeau, est un ‘méchant’.

Il existe cependant un enseignement très particulier de Rabbi Chimon Bar Yo’haï qui n’est pas sans nous inspirer les enseignements du Rabbi et sa vision profonde de la réalité.

Yaakov du fait qu’il avait agi avec ruse, vis à vis d’Essav, pour recevoir la bénédiction d’Itz’hak, craignait de revoir son frère. Aussi, Rachi nous enseigne qu’Essav tenta de tuer Yaakov lorsqu’il le retrouva. Selon Rachi, quand Essav embrassa son frère, il essaya de le mordre dans le cou.

Rabbi Shimon, quant à lui, n’interprète pas de la même façon le ‘baiser d’Essav ».

Dans la Guémara il est écrit que Moché vit un jour le Saint béni soit-Il qui était en train d’ajouter des couronnes sur certaines lettres de la Torah. Moché demanda alors à l’Eternel quel était le sens de ces couronnes.

D.ieu lui répondit qu’un sage du nom de Rabbi Akiva tirerait des enseignements à partir de chacune de ces couronnes (Tagim). Nous apprenons de là, que chaque lettre, chaque point, chaque détail de la Torah possède une signification profonde.

Il en va de même au sujet du verset dans lequel il est question du baiser d’Essav (Vaïchla’h, 33, 4) : « Essav courut à sa rencontre, l’enlaça, tomba sur son cou, l’embrassa, et ils pleurèrent. »

D’après la Hala’ha lorsqu’un Sofer écrit ce verset, il doit mettre un point au-dessus de chacune des lettres du mot ‘Vaïchakéou’ (‘il l’embrassa’). Rabbi Shimon Bar Yo’haï nous révèle la signification profonde de ces points. Il explique que ces points signifient qu’Essav embrassa Yaakov ‘de tout son cœur’.

Le baiser d’Essav était véritable. Il venait de la profondeur de son cœur, de l’essence de son âme.

Ce baiser nous montre qu’un juif quel qu’il soit, (même s’il est vil et grossier) aime D.ieu, la Torah et Israël au plus profond de lui-même.

Aussi, nous-mêmes, dont la mission consiste à rapprocher chaque juif de son Père qui est dans le ciel, de son frère juif, et de la Torah, devons avoir constamment à l’esprit la nature véritable de l’âme de celui que l’on essaie de rapprocher. De fait, la racine de l’âme de chaque juif est liée à l’Essence divine, comme l’exprime l’exemple du baiser d’Essav.

Cela s’accorde avec l’enseignement du Rabbi selon lequel ‘un ‘hassid est un allumeur de réverbères’. ‘Allumer la flamme’ c’est réveiller le lien qui unit un juif à D.ieu, à son frère juif, et à la Torah. C’est amener un juif à ’embrasser Yaakov’, à s’attacher à D.ieu de manière profonde.

Le mois de Kislev est à lui tout seul ‘un baiser’ car il est le mois de la ‘Hassidout, laquelle est un ‘baiser divin’.

La ‘Hassidout est une source de vitalité. La vitalité la plus profonde et la plus intérieure. Une vitalité qui détient la force unique de transformer le mal en bien.

C’est pour cette raison que la ‘Hassidout est comparée à l’huile. L’huile pénètre dans les matières les plus dures et les plus résistantes. De même la ‘Hassidout pénètre jusque dans les niveaux les plus vils et les plus grossiers, jusqu’à toucher l’âme animale.

L’huile pure qui vient ‘des olives concassées que les enfants d’Israël apportent à Moché pour allumer la Ménorah’ n’arrête pas de couler tout le mois de Kislev.

Le 9 Kislev est le jour de l’anniversaire de l’Admour Haemtsaeï. Ses ‘Hassidim disaient à son sujet, que si l’on ouvrait ses veines on y trouverait des paroles de ‘Hassidout.

La ‘Hassidout insuffle la vie véritable. Le 19 Kislev, jour de la libération de l’Admour Hazaken, n’est pas sans nous rappeler, que la ‘Hassidout libère l’âme divine. Les lumières de la fête de ‘Hannouka ne sont pas, elles non plus, sans évoquer la puissance de l’âme juive.

La puissance de la ‘Hassidout, l’Essence de la Torah, vient du lien qui l’unit à D.ieu. Le mois de Kislev est celui de Yé’hida, laquelle désigne l’essence de l’âme juive. Yé’hida est du genre féminin, car Yé’hida reçoit sa lumière de Ya’hid: l’Unique, le Saint béni soit-Il.

Yé’hida est liée à l’Essence divine comme la mèche d’une bougie s’accroche à la flamme.

Il est rapporté dans le livre du Tanya l’enseignement d’un enfant du nom de Ynouka: La mèche d’une bougie correspond à l’âme animale, et l’huile qu’elle absorbe est celle de la Torah et des Mitsvoth.

Lorsqu’un juif accomplit les Commandements divins (l’huile), l’âme animale (la mèche) se consume, c’est à dire qu’elle se transforme et permet alors à la lumière de la Che’hina de s’unir à la mèche.

Il paraît à première vue étonnant qu’un jeune enfant ait pu délivrer un tel enseignement. Mais au regard du Rabbi il n’y a rien d’étonnant.

En effet, dans le Dvar Mal’hout (Paracha Toldot), le Rabbi explique que les enfants d’Israël dévoilent l’essence de leur âme. Un enfant juif n’a nul besoin d’avoir recours à l’intellect, ni même aux sentiments, pour ressentir que D.ieu fait partie de sa vie. Il reconnaît D.ieu, comme nous l’exprimons quand nous disons dès notre lever la prière de ‘Modé ani’.

Le Rabbi explique qu’avant toutes choses nous reconnaissons d’abord l’Eternel, car nous disons en premier : ‘Modé’ (‘Reconnais’), et seulement après nous disons ‘ani’ : je. Ainsi, cette prière exprime pleinement que nous reconnaissons Son existence avant la nôtre.

C’est cela ‘l’huile du mois de Kislev’. Ce mois qui représente à lui tout seul l’huile de la Torah, son essence. Et puis, et avant tout, vient le Rabbi. Son enseignement a pour effet de faire jaillir l’étincelle de vie par laquelle tout arrive. Par laquelle le feu divin brûle et se révèle dans le corps et dans l’âme d’Israël. Ce feu dont la blanche lumière a le pouvoir de dévoiler notre Juste libérateur. Le Machia’h.

 

 

Un morceau de la nappe du Farbrenguen du Rabbi pourrait être à vous

Un morceau de la nappe du Farbrenguen du Rabbi pourrait être à vous

Le Rav Menny Wolff, père du regretté Chalia’h d’Hanovre, le Rav Benny Wolff a’h, partage un trésor unique pour les partenaires de la campagne «Construire le Beth Habad de Benny» pour rénover le nouveau Beth ‘Habad à Hanovre.

 

Lors du banquet international du Kinous Hachlou’him, une annonce a été faite qu’un nouveau bâtiment a été acheté pour Habad de Hanovre. Le nouveau bâtiment devait être appelé «Beth Binyamin» sur le nom du Chalia’h bien-aimé et inoubliable Rav Benny Wolff a’h.

Une campagne a été lancée lundi pour aider son épouse et Chlou’ha, Mme Sterni Wolff à rénover le bâtiment et lui permettre de déplacer sa famille et toutes les activités Habad dans le bâtiment en tant qu’endroit permanent de Habad à Hanovre.

Le Rav Menny Wolff, chef de Kehos en Israël, père de Benny a’h et célèbre activiste ‘Habad, offre une fois de plus l’un de ses trésors pour présenter une opportunité unique: faire un don de 2 150 $ pour la campagne de rénovation et recevoir un Tehillim relié en cuir incrusté d’un morceau de la nappe utilisée à la table du Farbrenguen du Rabbi durant les années 5728-5729 (1968-1969).

L’histoire de cette nappe

Le grand-père de Benny, le Rav Ephraïm Wolff a’h, le célèbre ‘Hassid Habad et représentant du Rabbi en Israël, se rendait chaque année chez le Rabbi pour Youd Teth Kislev.

En 1968, sa femme Pessia le rejoint pour la première fois. Ils sont restés à Crown Heights avec le Rav Shimon Goldman, a’h, ainsi que son beau-père, le Rav Yo’hanan Gordon a’h, célèbre ‘Hassid et gabbai du 770 pendant des décennies. Les familles sont devenues des amis très proches et, un an juste avant leur retour en Israël, le Rav Gordon a offert au Rav Ephraïm et Pessia un cadeau unique: une nappe qui avait été utilisée dans le Farbrenguen du Rabbi, et qui venait d’être remplacée.

Cette nappe a été utilisée par le Rabbi lors de nombreux Farbrenguen sacrés dans les années 60. Il a fait partie de beaucoup de Farbrenguen heureux, vu de nombreuses danses joyeuses et entendu les cris du fond du cœur du Rabbi sur l’exil de la Che’hina et l’exil du peuple juif. Il a absorbé les larmes du Rabbi pour la communauté juive de Russie et le peuple juif, et a été trempé dans le vin et les bénédictions éternelles du koss chel bra’ha du Rabbi.

Ces Tehillims uniques reliés en cuir, incrustés d’un morceau de cette nappe sacrée du Rabbi, seront offerts à quiconque devient partenaire de la campagne Beth Binyamin avec un don de 2 150 $ ou plus.

Il y a une offre très limitée! La campagne a déjà atteint 60% de son objectif, et nous cherchons à en lever la totalité dans les 36 prochaines heures.

Pour devenir partenaire de la campagne et recevoir ce Tehillim spécial unique, veuillez visiter le site Web Charidy.com/friendsofhanover

 

 

Hayom Yom du 3 Kislev : Le Baal Chem Tov voyageait beaucoup tandis que le Maguid restait chez lui

Hayom Yom du 3 Kislev : Le Baal Chem Tov voyageait beaucoup tandis que le Maguid restait chez lui

3 Kislev

 

מההפרש בין הנהגת הבעש »ט להנהגת המגיד, כי הבעש »ט היה עסוק בנסיעות שונות, והמגיד ישב בביתו. עוד זאת: בימי נשיאות המגיד, כבר היה מפורסם ענין החסידות גם במרחקים, ע »י נסיעות החבריא קדישא, ורבים מ »בעלי-בתים » בינונים נתקשרו לתורת החסידות והיו נוסעים למעזריטש.

Voici l’une des différences entre le comportement du Baal Chem Tov et celui du Maguid: Le Baal Chem Tov voyageait beaucoup tandis que le Maguid restait chez lui.

De plus, à l’époque du Maguid, la ‘Hassidout était déjà largement répandue, y compris dans les endroits lointains, grâce aux voyages des disciples du Baal Chem Tov.

De nombreux jeunes gens ne possédant qu’un niveau moyen s’étaient déjà attachés à la ‘Hassidout et se rendaient à Mezeritch.