לע״נ הרה״ח ר׳ שמואל וזוגתו מרת בתי׳ ע״ה אזימאוו
שלוחי כ״ק אדמו״ר כיובל שנה במדינת צרפת

Le CCF New York accueille un groupe de la Coopération féminine pour une visite chez le Rabbi et un Chabbat plein

La COOPÉRATION FÉMININE, créée en 1967 en tant qu’organe féminin bénévole du FSJU.

Avec près de 1000 adhérents et plusieurs centaines de bénévoles, près d’une quinzaine des secteurs d’activités, des affiliations et représentations auprès des instances nationales et internationales, un organe de presse, la COOPÉRATION FÉMININE est en 2014 une organisation dont le poids est reconnu et l’opinion recherchée.

En 2014, la COOPÉRATION FÉMININE excelle dans certains domaines et démontre son savoir faire dans les secteurs du handicap, de la petite enfance, des clubs d’activités et de rencontres pour personnes isolées, sans oublier les nombreuses demandes culturelles qui vont de l’approfondissement des connaissances et du savoir, aux loisirs tels que : voyages, expositions ou théâtre.

Rénovation de l’ancien bâtiment de la Yéchiva de Brunoy

C’était à l’origine un vieux château français, le domaine appartenait à « Monsieur » (Gaston d’Orléans), frère du roi Louis XVI, il est classé monument historique.

A ses débuts, la Yéchiva de Brunoy était dirigée par le Rav Nissan Nemanov, le Rav Yossef Goldberg, le Rav Nahoum Labkovsky, le Rav Israël Noah Blinitsky. Elle comptait environ une trentaine d’étudiants.

Il y a près de vingt ans, un nouveau bâtiment a été construit près de cet ancien bâtiment dont l’accès était interdit pour des raisons de sécurité. Toutes les activités se sont concentrées dans ce nouveau bâtiment. A l’heure actuelle, trois cents étudiants du monde entier viennent étudier à la Yéchiva de Brunoy.

Pour répondre à leurs besoins ainsi qu’à la forte demande, il était nécessaire d’avoir plus d’espace, une décision a donc été prise pour rénover l’ancien bâtiment. La majeure partie du coût de la rénovation, trois millions d’euros, a été pris en charge par le milliardaire russe, M. Gennady Bogolubov. L’ancien bâtiment portera le nom de son père.

M. Gennady Bogolubov qui avait visité la Yéchiva de Brunoy il y a plusieurs années, s’était engagé à financer la majeure partie des travaux de rénovation de l’ancien bâtiment. Ainsi, au cours des dix dernières années, le bâtiment a été rénové tout en conservant l’architecture originale, pour devenir un bâtiment splendide. L’ancien Mikvé a également été rénové ainsi que la cour et le parking.

Actuellement, le directeur de la Yéchiva, Rav Mendel Gurevitz ainsi que les responsables de la Yéchiva préparent l’inauguration du bâtiment qui aura lieu prochainement, des personnalités du monde entier seront conviées.

Grandir à Beth Rivkah

En 2014, BETH RIVKAH est devenu, grâce à D., un établissement scolaire de près de 700 enfants de la crèche au séminaire, en passant par la maternelle, le primaire, le collège, le lycée (général et professionnel) ainsi qu’une section pour enfants inadaptés ou porteurs de handicaps. N’hésitez pas à faire un tour sur le site www.bethrivkah.fr pour avoir un aperçu en image des réalités de BETH RIVKAH. On vous y attend !

Et l’une des spécificités de BETH RIVKAH, l’internat est cette année encore, comme toujours au rendez-vous pour accueillir jusqu’à 120 jeunes filles !

Sa mission : créer un univers chaleureux dans lequel les jeunes filles peuvent grandir et s’épanouir.

Les raisons qui conduisent les jeunes filles à BETH RIVKAH sont multiples : absence d’école juive à proximité, évolution des modèles familiaux, recherche de sections spécifiques, recherche d’un cadre propice à l’épanouissement des élèves… Autant d’aspects variés permettant une mixité incroyable des élèves, un enrichissement de chacune d’entre elles et une relation aux autres tout comme au travail, unique.

Bien évidemment l’adaptation n’est pas forcément évidente pour toutes tout de suite, mais la vie en collectivité dans un internat est un merveilleux exercice de relations humaines ! Aussi, les résultats scolaires obtenus par les élèves sont souvent formidables et la conséquence directe du dévouement d’une équipe de monitrices, épaulées par leur directeur, qui s’engagent à apporter à chaque jeune fille un cadre rigoureux, propice à la réussite dans une ambiance chaleureuse et empreinte d’amour !

Le clip vidéo entièrement écrit et réalisé par les secondes professionnelles 2014 « Grandir à Beth Rivkah » est une belle preuve de l’engagement des élèves d’abord, mais aussi de l’équipe pédagogique et de la direction ! Nous vous en souhaitons un bon visionnage !

Travaux de rénovation à la crèche Beth Haya Mouchka

Photos : Thierry Guez

Depuis plusieurs années déjà, le Beth Loubavitch organise des travaux de rénovation dans les établissements scolaires pendant les congés de l’été.

Cette année, le bâtiment du Beth Haya Mouchka a achevé son programme de rénovation par les trois étages de la crèche.


Ainsi, ces dernières années, des travaux ont été effectués à l’école Beth Hanna Garçons ainsi qu’au Beth Habad pour étudiants et le Beth Habad de la place des Fêtes a été entièrement rénové.

Soirée d’étude à Melbourne

Photos : col

Plus de six cents pères et fils se sont réunis Motsé Chabbat dernier à Melbourne pour le plus grand événement d’étude de la Torah d’Australie.


« Avot Oubanim » est un programme géré par les communautés à travers le monde qui permet aux pères et aux fils de se réunir pour étudier la Torah.


Beaucoup de communautés à Melbourne suivent des programmes hebdomadaires « Avot Oubanim » Motsé Chabbat pendant tout l’hiver.


La salle s’est rapidement remplie de six cents voix mélodieuses étudiant le Houmach, la Michna, la Guemara et la Hassidout.

Des Kippot noires, des kippot tricotées, des chapeaux et des streimels ornaient la salle pour former un véritable Chevet Ahim Gad Yahad.

Un Cheva Brahot inattendu dans la synagogue du Rabbi à Paris

Collive, traduit et adapté par hassidout.org

Des Bahourim de la Yéchiva Tomchei Tmimim de Brunoy se rendent, chaque vendredi après-midi, rue des Rosiers, devant le numéro 17, où est située la fameuse synagogue où le Rabbi de Loubavitch priait le Chabbat lorsqu’il séjournait à Paris de 1933 à 1940. Là, ils disposent d’un stand de Téfilines à coté duquel, ils déroulent un roll-up où figure l’image émouvante d’un soldat israélien portant des Téfilines sur son bras et sur sa tête. Sur une petite table, un grand écran plasma montre des séquences vidéos en boucle du Rabbi. « Cet écran nous a été offert par un juif qui faisait son Aliya en Israël. Alors qu’il se promenait, il s’arrêta pour regarder la vidéo du Rabbi sur l’écran de notre petit ordinateur portable », nous confie un des Bahourim, « il sembla vraiment ému de voir le Rabbi donner des bénédictions lors de la distribution du dollar. Nous lui avons alors demandé s’il désirait mettre les Téfilines, il accepta et nous demanda si le stand se trouvait là tous les vendredis. Il nous remercia chaleureusement avant de nous quitter. La semaine suivante il revint avec un grand écran plasma », conclut-il.

Cette semaine, un jeune couple d’américains s’est arrêté devant notre stand. Le jeune homme a mis les Tefilines et nous a raconté que « lui et sa femme venaient de se marier il y a trois jours et passaient leur « lune de miel » dans la ville des lumières ». Nous leur avons spontanément proposé d’organiser un repas de « Cheva Brachot » dans la synagogue du Rabbi et de réciter les sept bénédictions. Ils furent surpris par notre proposition et acceptèrent joyeusement. « Après avoir fait quelques courses dans un des magasins casher à proximité, nous nous sommes rendus à la synagogue pour fêter l’heureux événement. Après quelques histoires sur le Rabbi et la Rebbetzin lorsqu’ils habitaient à Paris, nous avons entonné des chants joyeux et le repas s’est conclu par les Cheva Brahot. « Nous n’oublierons jamais ce moment unique! » Voir l’album photos

INDE : Le Beth Habad de Bombay réouvre ses portes

Le mardi 26 août 2014, le Beth Habad de Mumbay en Inde ouvrira à nouveau ses portes, en présence de nombreuses personnalités et des 25 émissaires Habad en Asie.

Le rabbin Gavriel Holtzberg et son épouse Rivka, émissaires du Rabbi de Loubavitch et directeurs du centre ‘Habad-Loubavitch à Bombay, avaient été assasinés au cours d’une des plus graves attaques terroristes dont l’Inde ait jamais souffert, qui a duré de mercredi 26 novembre 2008 (28 ‘Hechvan 5769) jusqu’au vendredi 28 novembre 2008 (Roch ‘Hodech Kislev).

Parmi les victimes, se trouvaient également les Rav Leibish Teitelbaum de New York et Bentzion Kruman, tous deux inspecteurs de Cacherout ainsi que Yokheved Orpaz, une mère de quatre enfants de Guivatayim en Israël et Norma Shvartzblat Rabinovich, une mère de trois enfants originaire de Mexico. Voir l’album photos du nouveau Beth Habad de Bombay>>

Une centaine de personnes participent au Kinous Torah à Deauville

Plus d’une centaine de personnes ont participé au Kinous Torah organisé par le Beth Habad à Deauville avec les interventions des Rabbanim :


– Rav Chlomo Zini, Grand Rabbin de la communauté de St Honoré et Rabbin de la communauté Oranaise en France Sur le thème « Banim » vis à vis de D.ieu.
– Rav David Maman Rabbin de la communauté Sefarde de Deauville sur la Mitsva du ‘Hinou’h.
– Dr David Temstet sur la guerre et la Hala’ha.
– Rav Michael Benegmos, Siyoum sur Masse’het Méguila.
– Rav Chmouel Lewin a fait un Pilpoul sur les raisons des Siyoum Masse’het.

Mivtsaïm dans les bases de Tsahal dans la périphérie de la bande de Gaza

hassidout.org

La Yéchiva Or Gabriel de Jérusalem et le Beth Habad francophone Or Menahem de Netanya ont organisé ces dernières semaines, plusieurs campagnes de Mivtsaïm dans les bases de Tsahal dans la périphérie de la bande de Gaza.


Des centaines de paires de Téfilines ont été mises, des Tania-Hitat en micro-film ont été distribués en nombre ainsi que des Talit Katan et des boissons, ceci afin d’encourager et de renforcer ceux qui se trouvent encore en poste autour de la bande de Gaza.


Malgré une certaine accalmie, l’armée reste en place prête à toute éventualité. C’est la raison pour laquelle, nous continuons nos actions auprès de nos soldats qui ont besoin encore plus que jamais de notre soutien.

USA: Crown Heights sous l’eau!

Crown Heights a été transformé en un véritable «Parc d’eau géant» avec des toboggans et des activités aquatiques pour tous les enfants du quartier. Cette journée exceptionnelle a été organisée par le Rav Zalman Karp et le Rav Velvel Karp et parrainés par le philanthrope R’ Chalom Ber Drizin.

Ukraine : Le Musée juif de Dnepropetrovsk attire de nombreuses personnalités

Qu’est-ce que l’ancien président de la Géorgie, les ministres des Affaires étrangères des pays européens et diplomates de haut rang américains ont en commun? Tous ces personnalités ont récemment visité la communauté juive de Dnepropetrovsk et son musée et rencontré le Rav Shmouel Kaminezki , le grand rabbin et Shliach à Dnepropetrovsk et ses environs.

Étaient présents : le Président de la Géorgie entre 2004 et 2013, M. Michael Saakashvili, le gouverneur de la province, M. Igor Kolomoisky, l’envoyé spécial américain M. Clifford George Bond, l’ambassadeur britannique, M. Simon Smith, le conseiller du gouverneur de Dnepropetrovsk, M. Treigerman, et l’ambassadeur allemand, M. Christos Weil.

Le Rav Reouven Chemla se présente aux élections de Grand Rabbin de Netanya

Le Rav Reouven Chemla se présente aux élections de Grand Rabbin de Netanya

Chers électeurs et habitants de la ville de Netanya permettez-moi de me présenter. Je m’appelle Reouven Chemla et je me présente aux élections de Grand Rabbin ashkénaze de Netanya. Je suis né en France, y ai vécu jusqu’à l’âge de quatorze ans ou j’ai étudié auprès des institutions Habad. En 1995, avec mes parents (médecins de profession) « missionnés » par la Mitsva de renforcer l’implantation des juifs en Eretz Israël, nous nous sommes installés dans la ville de Netanya. Lire la suite

Un peu plus tard, nous nous sommes installés dans les Yéchouvim Otef Aza, dans le Goush Katif. Depuis ma jeunesse jusqu’à ce jour, le but de mes études a toujours été d’aider le Kahal et chaque juif en particulier, et quel est le poste le plus approprié que celui de Grand Rabbin de ma ville, pour me permettre de continuer cette mission sacrée. Ainsi, à l’age de 19 ans, j’ai reçu un certificat de Chohet et également un certificat de Soffer Stam. Depuis l’age de 21 ans, je suis Rabbin régional diplômé et deux ans plus tard, j’ai eu l’honneur d’obtenir le diplôme le plus élevé par le Grand Rabbinat d’Israël, celui qui permet de postuler au poste de Grand Rabbin.

Je suis marié avec mon épouse Galit depuis 2001, nous avons la joie d’avoir six enfants et nous avons vécu à Netanya sept années.
J’ai effectué mon service militaire durant trois ans, dans des postes rabbiniques et j’y ai suivi une formation de rabbin militaire et obtenu le grade de lieutenant. Après avoir accompli mon devoir, j’ai servi comme rabbin de la synagogue ashkénaze « Porat Yossef » et j’ai également été Roch Kollel au Beth Habad Merkaz Mamach. Durant ces années, j’ai eu l’honneur d’aider des fidèles et des élèves dans divers domaines de la Torah et également dans divers problèmes de la vie courante et différentes composantes de la communauté (religieuses, orthodoxes, laïques).
Depuis 2007, j’exerce en tant que Rabbin officier dans des prisons israéliennes. Je m’occupe de la Cacherout ainsi que de l’intégration des prisonniers, par des cours de Torah et j’essaie éventuellement de les diriger vers des Yéchivot à leur libération.

VOTRE POLITIQUE D ACTION
Améliorer les points suivants : – Être le plus proche possible de la population religieuse ou laïque – Education civique et religieuse,
– Rapprocher les juifs de notre Sainte Torah – Réintégration des ex-prisonniers, – Aide aux familles en difficultés (financière, Chalom Baït, violence conjugale), – Encourager l’Alya – Aide aux familles pour différentes démarches (Brit Mila, mariage, mikvaot, synagogue, funérailles)
La belle communauté de Netanya qui s’agrandit de jour en jour a besoin d’un Grand Rabbin actif, énergique, volontaire, qui n’a pas peur de quitter son bureau, pour aller à la rencontre de toutes les composantes de notre belle communauté. Depuis mon enfance chez mes parents et dans les Yechivot Loubavich, je baigne dans cette atmosphère d’aider mon prochain, de le guider, de l’encourager, de le conseiller, de le consoler, de l’aider avec tous mes moyens et tous mes cœurs. Je vous demande chers électeurs de me faire confiance, pour accomplir cette Sainte Mission. En vous souhaitant tout le bien.

Cordial Chalom,

Rabbin Reouven Chemla

rav reouven chemla elections
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Le Gan Israël 5774 de Lyon

Photos : Benams

Le Gan Israël de Lyon a réussi cette année b »h, à rassembler plus de trois cent cinquante enfants dont un bon pourcentage issus des écoles publiques.

Le Gan à été fondé en 1976 par le Rav Chmouel Gurewitz et son épouse. Il est actuellement dirigé par leur gendre, le Rav Mendel Nemanow et son épouse.

Un grand merci aux directeurs et au personnel pour leur travail et leur dévouement qui ont permis à tous les enfants de vivre des moments inoubliables.

Slate.fr : Israël, Hamas, clarté morale et amnésie

www.slate.fr

Slate.fr : Israël, Hamas, clarté morale et amnésie

Par Eric Leser/Slate.fr

L’émotion légitime face aux civils martyrisés de Gaza ne doit pas faire oublier qui a provoqué la guerre et qui y a intérêt.

Dans le déchaînement de haine qui s’exprime lors de chaque guerre israélo-arabe contre les Israéliens et de plus en plus les juifs, les faits politiques, militaires et historiques ont peu d’importance. Les étranges alliances qui se constituent alors entre extrême gauche, islamistes et extrême droite s’appuient sur une vision du monde simpliste mais efficace. Il y a les bons et les méchants, les bourreaux et les victimes.

Il suffit pour alimenter ce manichéisme d’images, révoltantes et insoutenables, d’enfants et de femmes ensanglantés. Peu importe, si l’outrage est sélectif et si les victimes à Gaza comptent mille fois plus que celles de Syrie ou d’Irak. Une disproportion encore plus spectaculaire que celle entre le nombre de morts à Gaza et en Israël.

Mais le plus troublant tient au déni ou à l’oubli de l’enchaînement des faits et des responsabilités. L’amnésie et l’ignorance sont devenues la règle. Lire la suite

Qui a intérêt à la guerre?

Rappelons donc qu’Israël a accepté un cessez-le-feu proposé par l’Egypte dès le 16 juillet, avant l’attaque terrestre, que le Hamas a refusé. Que le Hamas a encore refusé samedi 26 juillet en fin de journée l’extension du cessez-le-feu acceptée par Israël et a recommencé à tirer des roquettes. Cela n’a pas empêché Israël de prolonger la trêve humanitaire. Israël tente d’éviter les morts civils en prévenant les habitants d’évacuer les zones de combat ce qui met en danger parfois ses propres soldats. Plus facile à dire qu’à faire dans une enclave aussi réduite, aussi peuplée et dans des combats de rues. C’est indéniable.

Mais plus cyniquement, Israël n’a absolument rien à gagner à tuer et blesser des civils devant les caméras de toutes les chaînes de télévision de la planète. Pour reprendre une expression un peu facile de Benjamin Netanyahou:

«Israël utilise ses missiles pour défendre sa population et le Hamas sa population pour défendre ses missiles».

Venons en au fond et au fameux «cycle de violence» pour reprendre le cliché journalistique sans cesse asséné. Israël n’a également aucun intérêt à la perpétuation du cycle en question. Le Hamas lui y a un intérêt. Sa seule façon de conserver une légitimité, c’est de faire la guerre. Et si Benjamin Netanyahou est éminemment critiquable, c’est pour s’être laissé entraîner dans ce conflit pour défendre ses citoyens contre les tirs de roquettes… et de missiles.

Car il ne s’agit pas seulement de roquettes à la mode soviétique de la seconde guerre mondiale. Les engins qui ont atteint Tel-Aviv et le nord d’Israël pèsent des centaines de kilos, ont pour nom Fajr-5 et sortent directement de l’arsenal iranien. Tout comme Bachar el-Assad, le dictateur syrien, le Hamas est un client et un obligé des mollahs de Téhéran.

Gaza n’est plus occupé depuis 2005

Tout le monde feint aujourd’hui de l’ignorer, mais la raison d’être proclamée et officielle du Hamas est l’éradication d’Israël et des juifs qui y habitent. Le Hamas, considéré comme un mouvement terroriste par l’Union Européenne et les Etats-Unis, combat l’occupation. Le problème, c’est que Gaza n’est plus occupé depuis près de dix ans!

En 2005, les télévisions du monde entier montraient l’armée israélienne chassant par la force les colons des toits des synagogues des implantations à Gaza, détruisant leurs habitations, expulsant ces citoyens et rendant chaque centimètre de l’enclave aux palestiniens.

Ariel Sharon voulait faire de ce retrait unilatéral le modèle d’une cohabitation future entre deux Etats. Israël avait ainsi transmis aux habitants de Gaza 3.000 serres qui produisaient des fruits et des fleurs pour l’exportation. L’ idée était de favoriser les échanges commerciaux et le développement de Gaza notamment avec l’aide internationale. Il n’était pas question de blocus, au contraire.

On peut ajouter que les précédents «suzerains» de Gaza, les Egyptiens jusqu’en 1967, les Britanniques jusqu’en 1948 et les Ottomans jusqu’en 1917 n’avaient jamais donné une telle chance aux Gazaouis.

Qu’en ont-ils fait? Ils ont détruit les serres et mis au pouvoir le Hamas quelques mois plus tard. A l’issue d’un conflit parfois sanglant avec l’Autorité Palestinienne (113 morts), le Hamas a définitivement imposé sa dictature à Gaza en 2007 et a fait de l’enclave une base militaire impressionnante devenue une menace pour tout Israël du sud au nord et même pour le Sinaï égyptien.

Il y avait près de 1.200 tunnels de contrebande sur les 14 kilomètres de frontière entre Gaza et l’Egypte avant que le Caire ferme hermétiquement sa frontière! A la place d’infrastructures financées par la communauté internationale et notamment l’Europe, des centaines de kilomètres de tunnels bétonnés et électrifiés (en tuant plus de 160 enfants pour les construire), des fabriques d’explosifs et de roquettes et des entrepôts et des centres de commandement dans et à proximité des hôpitaux, des écoles, des mosquées et des immeubles d’habitation. Résultat, il y a eu trois guerres: en 2009, 2012 et maintenant 2014.

«La guerre, c’est la paix»

Les milliers de roquettes et de missiles lancés sur les villes israéliennes n’ont qu’un seul objectif: provoquer la riposte. Leur utilité militaire et stratégique est proche de zéro. Même Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité Palestinienne, s’est ouvertement interrogé: «Qu’est-ce que vous cherchez à faire en envoyant des roquettes?»

Le Hamas cherche à prouver au monde «l’inhumanité» des Israéliens. Il y parvient assez souvent. Les images de la guerre ont été uniquement celles de soldats et de matériel de guerre israéliens à l’œuvre, de civils gazaouis martyrisés et de destructions. Où étaient les combats, les combattants islamistes, les roquettes, les mortiers, les rues et les maisons piégées, les bunkers…?

Résultat, dans notre monde orwellien où les mots n’ont plus beaucoup de sens et les médias sont pavloviens, ceux qui veulent la guerre sont les victimes et ceux qui y sont entrainés les bourreaux. Pour paraphraser George Orwell dans 1984, «la guerre c’est la paix» et la «vérité c’est le mensonge».