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Farbrenguen à l’occasion de la fin des Chiva du Rav Chmouel a »h Azimov, mercredi 12 novembre 2014 au Beth Haya Mouchka

Reportage photos de Thierry Guez/hassidout.org

A l’occasion de la fin des Chiva du Rav Chmouel a »h Azimov et conformément à l’enseignement du Rabbi, un grand Farbrenguen a eu lieu Erev Haf Hechvan au Beth Haya Mouchka.

Ont pris la parole : Benyamin Mergui, Itshak Gabay, Haim Nisenbaum, Serge Bensoussan, Mendy Azimov, le député Meir Habib, Jean Jacques Curiel, Aharon Dov Halperin, directeur du magazine Kfar Habad et Gary Chalom Cohen.

A cette occasion un nouveau bus pour les étudiants a été inauguré.

Actu J : « Rav Azimov, l’homme d’une révolution ». Par Haim Nisenbaum

Rav Azimov nous a quittés il y a à présent une semaine. Au-delà de l’immense émotion soulevée par sa disparition dans l’ensemble du monde juif, il est sans doute encore trop tôt pour mesurer toute l’ampleur que constitue cette perte : Rav Azimov est l’homme qui sut donner un nouveau cours aux choses. Essayons ici de le cerner.

Il faut commencer par se remettre dans l’atmosphère de l’époque. Né en URSS en 1945, arrivé avec ses parents à Paris à l’âge de quatre ans, éduqué à la yechiva de Brunoy, il conclut plus tard ses études auprès du Rabbi à New York. Il s’y marie avant de se voir demander par le Rabbi, en 1968, de revenir en France pour entreprendre une action auprès de la communauté. Rav Azimov ne trouve pas, à son arrivée, un terrain préparé ou facile. La Shoah, la déjudaïsation sont passées par là.

Dans ces années-là, marcher dans les rues de Paris avec l’aspect extérieur d’un Juif pratiquant – un chapeau, une barbe – résonne comme un défi lancé à la société et à la modernité. Tout est à construire. Mais, déjà, le Rabbi le lui a indiqué : il doit habiter dans le centre de Paris. Ce sera près de la République. Lire la suite

Comment prend-on contact avec une communauté qui n’en est pas encore à savoir exprimer son attente ? Les cours de Torah, les lieux d’étude sont rares, autant que les magasins de produits cachères. Ne dit-on pas en ce temps-là, dans le monde juif orthodoxe, que celui qui vient à Paris y abandonne sa sainteté avant d’en repartir ? C’est toute une vision du monde qu’il faut transformer dans la capitale.

Un message compréhensible pour tous

Depuis son petit appartement, avec son épouse, il s’y emploie. Il sort dans la rue, va à la rencontre de tous, pour la plupart des gens bien différents de lui. Nous sommes en 1968 et la capitale connaît l’effervescence du mois de mai. C’est l’époque de toutes les questions. Rav Azimov est l’homme qui détient des réponses et qui est conscient de leur nécessité. Un exemple : c’est alors que commence la publication de la « Sidra de la semaine ». Dans cette période, c’est une simple page ronéotypée sur un petit appareil installé au domicile de Rav Azimov.

Dans Paris, c’est une grande première. Il existe donc un message de la Torah,compréhensible par tous et pourtant d’une profondeur insoupçonnée. Et ces textes que la plupart croyaient être hermétiques ou dépassés se mettent tout à coup à parler à chacun dans son langage. Rav Azimov multiplie les cours et les conférences dans les mouvements de jeunesse comme dans toutes les communautés parisiennes ou de banlieue, proches ou lointaines. Son dévouement est sans limites. Sans automobile, il peut parcourir de longues distances pour rencontrer une personne et étudier avec elle ou pour apporter des produits cachères là où il n’y en a pas.

Faire renaître un vrai bonheur d’être juif

Les résultats apparaissent. Alors que le nom même de Loubavitch était largement inconnu pour le plus grand nombre – sans parler de son enseignement ou de sa philosophie – voici que des jeunes et des moins jeunes commencent à fréquenter le domicile de Rav Azimov. Sa démarche avait suscité, à son début, quelques sourires sceptiques, voire quelques moqueries, elle s’inscrit peu à peu dans le paysage communautaire au pointd’en devenir au fil du temps un élément incontournable et du reste repris par de nombreuses organisations. C’est dire que, conduit par le Rabbi, guidé par lui à chaque pas, il sait insuffler une nouvelle vie à toute la communauté juive.

Peut-être une partie de son apport tient-elle en cela : donner au judaïsme son plein droit de cité, faire renaître un vrai bonheur d’être juif, ouvrir à tous l’accès à la connaissance et à la pratique sans aucune exclusive ni aucune condition préalable, travailler sans penser à soi mais toujours à l’autre avec l’unité de tous comme préoccupation. Ce qui caractérise Rav Azimov, c’est que ces belles idées ne restent pas à l’état de théories séduisantes. Il en fait des réalités concrètes et c’est cela qui transforme les choses. Paris devient ainsi une ville où la vie juive fleurit sous toutes ses formes. Pour cela il aura fallu commencer par en briser la glace apparente.

Rav Azimov a été l’exemple même du ‘hassid, porteurd’une chaleur et d’un enthousiasme contagieux. C’est grâce à ces qualités qu’il réussit à transmettre la vie et la joie du judaïsme à tant d’hommes et de femmes. Ce souci de l’autre et de la transmission, il en était porteur alors qu’il étudiait encore à la yechiva de Brunoy. Il avait, dès ce moment, noué des contacts avec la communauté parisienne. Sa venue à Paris lui permit d’en exprimer toute la puissance. De ce fait, chacun est un peu aujourd’hui l’héritier de son œuvre. Il a également su fonder des institutions qui font partie des fleurons de la vie juive : le Beth Loubavitch, l’école Beth ‘Hanna / Beth ‘Haya Mouchka… Le Talmud enseigne que les sages n’ont pas besoin qu’on leur construise un monument après leur décès, c’est un autre souvenir qu’ils laissent. Les institutions créées par le Rav Azimov sont solides et pérennes. Le Beth Loubavitch continue, dès ce jour, son œuvre avec une force et une conviction encore accrues par cette disparition qui est comme la transmission d’une responsabilité. L’histoire du Beth Loubavitch continue de s’écrire.

Quant à la conclusion, ce sera à Machia’h qu’il reviendra de la rédiger quand « ils se lèveront et chanteront ceux qui dorment dans la poussière », Rav Azimov parmi eux.

Visite d’Ariel Goldman président du FSJU à Beth Rivkah

Vendredi 31 octobre, M. Ariel Goldmann, Président du FSJU et de la FJF nous a fait l’honneur de sa visite à Beth Rivkah.


Il est entré dans de nombreuses classes de tous les secteurs : gan, école, collège, lycée. Il a apprécié le soin porté aux tous-petits de la crèche ainsi qu’aux enfants qui ont besoin d’une scolarisation adaptée en CLIS et en ULIS. Les multiples facettes de Beth Rivkah ont pu être présentées à un Président accessible et extrêmement chaleureux !


Comme M. Goldmann l’a dit lui-même : « je pensais que je venais visiter une petite école, mais je visite une ville » !

Le maire de Paris et le maire du 19ème arrondissement rendenet visite à la famille du Rav Chmouel Azimov a »h

Photos Thierry Guez

Hassidout.org

Lundi soir, le maire de Paris, Mme Anne Hidalgo, et le maire du 19ème arrondissement, M. François Dagnaud ont visité la famille du Rav Chmouel Azimov a »h.


Elle a rappelé l’extraordinaire contribution du Rav Azimov a »h au développement du judaisme à Paris. « Nous avons perdu un être cher, un homme noble, un homme important. Toute la ville de Paris est en deuil», a-t-elle dit.Voir l’album photos de Thierry Guez

Lu dans la presse : Décès du rabbin Azimov, chef des communautés loubavitch de France

Le président du Beth Loubavitch français, le rabbin Shmouel Azimov, est décédé le 5 novembre à Paris des suites d’un accident vasculaire cérébral. Le rabbin Azimov, 69 ans, a été inhumé le lendemain sur le Mont des Oliviers à Jérusalem, a précisé un responsable, Haïm Nisenbaum. Ses parents ayant fui l’URSS de Staline, Shmouel Azimov était arrivé en France à l’âge de quatre ans. A la fin de ses études rabbiniques à New York, le leader du mouvement loubavitch lui avait demandé de rentrer à Paris travailler auprès des jeunes juifs. « On était en 1968, il a révolutionné la manière de voir et de vivre le judaïsme », a estimé Haïm Nisenbaum. Plusieurs responsables de la communauté juive de France ont rendu hommage à sa dépouille, et certains l’ont accompagnée à Jérusalem. Les communautés loubavitch se caractérisent par une piété mystique, l’observance rituelle minutieuse et un fort prosélytisme. En France, le mouvement compte environ 12.000 familles et gère de nombreuses crèches ou établissements scolaires, notamment en région parisienne. Entre 500.000 et 600.000 juifs vivent en France, ce qui en fait la première communauté juive d’Europe, et la troisième au monde derrière Israël et les Etats-Unis.

Second attentat en une journée : Une jeune fille de 26 ans assassinée à Alon Shevout

Une jeune fille de 26 ans a été assassinée à coups de couteau à la station de stop près de l’intersection d’Alon Shevout (Goush Etzion).

Après avoir tenté «sans succès» d’écraser trois personnes qui se tenaient dans une station de bus, un terroriste arabe armé d’un couteau est sorti de la voiture et s’est précipité sur elles et les a poignardées. Une jeune fille est décédée après l’arrivée des secours et les deux autres personnes ont été blessées. Le terroriste a été blessé par le vigile qui garde l’entrée de la localité d’Alon Shevout.

Selon des sources arabes palestiniennes, le terroriste venait de Hevron.

Ahar Hamdi Hashlamoun, le terroriste avait déjà purgé une peine de 5 ans de prison pour avair jeté des bouteilles incendiaires sur une patrouille de Tsahal. Il était membre du Jihad Islamique.

La jeune fille s’appelait Dalia Lamkus z.l., du village de Tekoa, dans l’est du Goush Etzion. Son père est très actif au Magen David Adom. Ironie du sort, Dalia z.l. avait été témoin il y a quelques années d’un attentat à l’arme blanche au même endroit.

Par ailleurs le soldat poignardé dans l’après-midi à la gare de ferroviaire de Tel-Aviv est toujours entre la vie et la mort.

Rav Chmouel a »h Azimov, ‘l’émissaire’

fr.chabad.org

La paracha de Hayé Sarah fait le récit du premier mariage juif, celui d’Isaac et de Rébecca. Les Maîtres de la ‘Hassidout nous enseignent que ce mariage possède une portée cosmique et intemporelle : il représente le mariage entre D.ieu et le monde, entre l’âme et le corps, entre l’Infini et le fini. Dans la paracha, il est surtout question de ce qui a permis la rencontre entre Isaac et Rébecca, c’est-à-dire de la mission dont s’acquitta Éliézer à la demande d’Abraham pour aller chercher Rébecca en Syrie et la ramener, une fois son consentement obtenu, en Terre de Canaan pour qu’elle y épouse Isaac. Cette union apportera à ce dernier la consolation suite au décès de sa mère, Sarah, et d’elle naîtra notre père Jacob et la nation juive. Lire la suite

Nos Rabbis enseignent que chaque mariage juif, mais également chaque mitsva, chaque bonne action participent de cette dynamique, de cette rencontre entre la Divinité transcendante et la Divinité immanente. Mais, comme dans le récit de la paracha, tout ceci n’est que l’étape de la rencontre. Le mariage, l’union absolue qui apportera la consolation au monde, se fera avec la Délivrance messianique, qui nous a été promise pour notre génération.

Le Rabbi de Loubavitch relève qu’un élément fondamental de ce processus est le rôle de l’émissaire – le chalia’h – dans cette rencontre et cette union. Éliézer était totalement soumis à son maître Abraham, se présentant seulement comme rien de plus que « le serviteur d’Abraham ». Malgré cela, il avait toute la confiance d’Abraham pour agir selon son propre jugement. D’un côté, il n’était pas un esclave dont l’identité se fond dans celle de son maître et, d’un autre côté, il n’était pas non plus un entremetteur qui agit pour son propre compte. Il était un chalia’h, c’est-à-dire un individu à part entière qui investit ses propres facultés dans la réalisation de la volonté de son mandataire, mais avec un dévouement tel que ce qu’il accomplit est considéré avoir été fait par son mandataire. Il est lui-même et il est le mandataire. Il est le paradoxe. Il est le Juif par excellence.

C’est pourquoi, précise le Rabbi dans le dernier discours en date qu’il adressa à ses chlou’him, c’est précisément par la chli’hout, le travail en tant qu’émissaire, que le monde parviendra à sa réalisation et que se fera l’avènement messianique. Moïse fut l’émissaire de D.ieu pour délivrer les Juifs et le Machia’h sera l’émissaire de D.ieu pour faire de même. C’est pourquoi, dit-il, tous les Juifs ont cette qualité de chlou’him pour imprégner le monde de sainteté, et pour ce faire ils bénéficient de l’exemple de ceux que le Rabbi a choisit pour être des chlou’him à temps complet.

Il y a quelques jours, nous avons souffert la cruelle perte de celui qui était pour les quelque 4500 émissaires du Rabbi dans le monde un modèle, l’archétype même du chalia’h, déployant des trésors d’humanité de sa propre personnalité tout en engageant des efforts surhumains en étant totalement transparent à l’ordre de mission du Rabbi.

Il s’agit du Rav Chmouel, dit affectueusement « Moulé », Azimov, de mémoire bénie, émissaire du Rabbi de Loubavitch à Paris et artisan majeur de la Révolution spirituelle que la France connaît depuis 50 ans. Lorsque le Rabbi annonça qu’il fallait changer le monde et faire en France « la Révolution contre le mauvais penchant, le plus rapidement possible, avec joie et enthousiasme », le Rav Azimov prit cela au pied de la lettre et ne cessa jamais d’œuvrer en ce sens. Ceux qu’il toucha devinrent à leur tour des émissaires et ce qui n’était au départ qu’un petit groupe devint une immense communauté dont chaque membre poursuit cette action à son image, propageant autour de soi la lumière et la chaleur de la Torah et surtout l’impulsion de les diffuser à « encore un Juif et encore un Juif ».

La semaine prochaine, les émissaires du Rabbi afflueront du monde entier vers le quartier général du mouvement ‘Habad-Loubavitch à Brooklyn pour leur Congrès mondial annuel. Ils évoqueront le souvenir et l’action du Rav Azimov et se souhaiteront d’imiter son œuvre et son dévouement au Rabbi et ils prendront ensemble des décisions et des résolutions pour décupler, centupler, multiplier à l’infini leur action. Et ils prieront – ils sont déjà en train de prier – pour que D.ieu prenne leur intention au pied de la lettre et envoie le Machia’h sans attendre.

Au nom de l’équipe éditoriale de Chabad.org
Emmanuel Mergui

Netanya : Il reçoit un PV de 730 shekel pour avoir proposé de mettre les Tefilines dans un lieu public!

Photo illustration

Le procès verbal de 730 shekel…

P. Cohen pour hassidout.org

Levi Schoukroun, un hassid Habad qui habite Netanya depuis quelques années, se rend tous les vendredis sur le Kikar, la place centrale de la ville, pour proposer aux passants de mettre les Tefilines.

Ce vendredi, un agent lui demande à plusieurs reprises de quitter l’endroit sous peine de recevoir une contravention. « J’ai vécu en France et pendant des années j’ai proposé aux juifs de mettre les Tefilines dans la rue sans être menacé par la police française et ici, dans un pays juif cela me serait interdit?? » lança-t-il avec stupéfaction à l’agent.

Après plusieurs tentatives d’intimidation infructueuses, l’agent finit par lui remettre un procès verbal de 730 shekel soit plus de 150 euros!!

Le Rav Chmouel Azimov a »h, une vie entièrement consacrée à la Chli’hout du Rabbi

Traduit par Elisabeth Benhamou/hassidout.org

Rav Chmouel Azimov, le Chaliah à Paris qui a initié l’incroyable “révolution juive” en France, qui a rapproché des dizaines de milliers de juifs de leurs racines juives et qui a créé plus de 70 institutions Habad, a quitté ce monde le mercredi 12 Hechvan 5775. Il avait 69 ans.

Né en Russie en 1945, il avait à peine 3 ans lorsque sa famille est arrivée à Paris, fuyant le communisme. Pour la plupart des hassidim Habad qui fuyaient le communisme, la France était un lieu de transit, pour aller soit en Terre Sainte, soit aux Etats-Unis. Le Rav Haim Hillel Zyslin – Azimov, son épouse Reisha et leurs enfants furent parmi les rares familles qui s’installèrent en France. En 1948, il n’y avait plus beaucoup de juifs à Paris, la plupart des survivants de la shoah éloignés de la religion, et la ville était quasiment dépourvue de toute vie juive.

Le Rav Chmouel Azimov a commencé comme enseignant dans un des Talmud Torah sous la direction de son père qui faisait du porte à porte pour recruter des élèves. Le Rav Haim Hillel Azimov fonda plus de 20 Talmud Torah à Paris et dans ses environs. Lire la suite

Lorsqu’il fut en âge d’entrer à la Yéchiva, il rejoignit la Yéchiva Tomhei Tmimim Loubavitch de Brunoy fondée en 1947 par Rabbi Yossef Itshak Schneersohn, le sixième Rabbi de Loubavitch.

En 1963, agé de 17 ans, le Chmouel Azimov fit son premier voyage transatlantique pour rencontrer le Rabbi, Rabbi Menahem Mendel Schneersohn, le septième Rabbi de Loubavitch, à bord d’un vol en provenance de Londres avec deux autres élèves de Paris de la Yéchiva de Brunoy. Au retour de cette première visite chez le Rabbi, ils reçurent tous les trois des instructions pour commencer des activités à Paris, tout en poursuivant leurs études à la Yéchiva de Brunoy. Il y avait beaucoup d’enfants de survivants de la Shoah qui étaient assimilés. Ils ont commencé à étudier avec un certain nombre d’entre-eux, à leur enseigner la Torah, et à la fin, les ont rejoints à la Yéchiva de Brunoy».

En 1967, après son mariage à New York avec Bassie Shemtov, la plus jeune fille de fameux hassid Rav Bentsion Shemtov, de mémoire bénie, le couple retourna à Paris en tant que Chlouhim.
Arrivé à la veille de la révolte étudiante de Mai 1968, le couple a initié une transformation radicale. Ils ont toujours agi sous la direction du Rabbi: le Rav Chmouel Azimov et sa femme devaient enseigner autant que possible. Le Rabbi lui demanda de consacrer la moitié de son temps à l’enseignement.


En 1972, le Rav Azimov ouvre le premier Beth Loubavitch au 8 rue Lamartine, dans le 9ème arrondissement de Paris. Au fil des ans, des centres Loubavitch ouvrent dans tous les arrondissements de Paris et en banlieue.


La France accueille l’une des plus grandes communautés juive de diaspora, et la vie juive à Paris, où habitent environ 350 000 juifs est en plein essor. Avec 40 centres Loubavitch et quelques 170 Chlouhim, une école qui accueille 2000 élèves chaque jour, le Rav Azimov a mis sur pied une infrastructure juive florissante.

Avec sa vision profondément hassidiqueet l’intérêt qu’il portait à chacun, « Moulè » (diminutif de Chmouel), un nom familier dans la communauté juive de France, à investi tous les aspects de la vie communautaire juive, travaillant efficacement et en coopération avec toutes les organisations juives de la ville et les autorités municipales.

La plupart des 170 Chlouhim qui dirigent les centres habad de Paris sont des élèves de Rav Azimov et de son épouse. Ceci reflète le fonctionnement de cette famille hors du commun et laisse apparaître une relation maître/élève exemplaire.


Le Rav Azmov se rendait régulièrement chez le Rabbi qui suivait de près l’évolution de la vie juive à Paris, où lui et son épouse avaient vécu pendant environ 7 ans (à partir de 1935). «Nous avons semé», lui a dit un jour la Rebbetzin Haya Mouchka, en faisant allusion à cette période de leur vie à Paris.

Après un AVC en 1998, le Rav Chmouel Azimov a dû ralentir le rythme, au moins physiquement. Mais il a gardé la main sur la gestion de l’organisation, tout en continuant à se rendre au Heder Loubavitch de la rue Riquet, comme le Rabbi le lui avait demandé il y a cinquante ans. Il ne pouvait plus enseigner régulièrement comme il le faisait auparavant, mais il étudiait individuellement avec les élèves.

Il faisait partie du comité executif de l’Agoudat Hassidé Habad International, le bureau central du mouvement loubavitch.


En 2011, son épouse Bassie quitta ce monde à l’âge de 67 ans.

Il laisse derrière lui ses trois enfants : Rav Mendel Azimov, Rav Levi Azimov et Mme Esther Marasov – tous Chlouhim à Paris, ainsi que ses petits enfants.

Ses frères et soeurs, R’ Moshe Nissan Azimov – Jerusalem; Mme Raizel Raskin – Maroc; Mme. Sara Even-Yisroel (Steinsaltz) – Jerusalem; Mme. Esther Matusof – Toulouse; Mme Devora Markowitz – Australia; and Mme Shterna Shanowitz – Los Angeles.

Son beau-frère Rav Berel Shemtov, Chaliah principal du Michigan; Rav Abraham Shemtov, chaliah principal de Philadelphia and président de l’ Agoudat habad International; et Rav Israel Shemtov de Crown Heights.

Barouch dayan haemet.

Actualité juive : Nous étions à la levée du corps du Rav Azimov, leader du Beth Loubavitch

Par Jonathan Aleksandrowicz

Mercredi soir, devant l’immeuble où résidait le Rav Azimov à Paris (J.A)

Ce mercredi 5 novembre 2014 en fin d’après-midi, le judaïsme français a perdu l’un de ses géants. Le rav Chmouel « Moulé » Azimov, leader des Institutions du Beth Loubavitch de la région parisienne a quitté ce monde. La levée du corps a eu lieu en soirée au domicile du rav, dans le 10è arrondissement de Paris.

Une rue du 10è arrondissement de Paris, ce mercredi 5 novembre, à partir de 19h. Le désarroi dispute à la tristesse. Membres du mouvement Loubavitch et sympathisants, orthodoxes ou non, plusieurs centaines d’hommes et de femmes se sont rendues au domicile du rav Azimov pour lui rendre un dernier hommage, lire un dernier Psaume. Dire au revoir, simplement. Au revoir à celui qui les a guidés depuis presque un demi-siècle, qui a fait renaître en eux quelque chose que la pensée hassidique HaBaD (Loubavitch étant la ville d’où la doctrine HaBaD a commencé à se répandre) de prédilection appelle « l’âme divine ». Lire la suite

Un numéro de téléphone s’échange à la vitesse éclair

Arriver dans l’appartement, situé au premier étage, n’est pas chose facile. Les escaliers sont encombrés de visages silencieux. Tomber est impossible, tant la foule est compacte sur les marches. La douleur rend la multitude muette et patiente. Des enfants sont présents. Plus qu’un maître, c’est une sorte de troisième grand-père qu’ils pleurent et accompagnent. La fin du traité talmudique Sota enseigne qu’il n’y a pas de limite à la distance qu’un disciple doit faire pour « accompagner » son maître ? Les coups de fils fusent afin de trouver une place sur un avion pour Israël ; la mise en terre devant se tenir ce jeudi 6 novembre au Mont des Oliviers. Entreprise ardue. Le nom d’un agent de voyages circule. Son numéro de téléphone s’échange comme un verre lors d’une réunion hassidique.

Retour devant son oeuvre majeure

Toujours plus altéré, la foule compacte, nombreuse, voit le cercueil du rav sortir dans la rue vers 22h30. Les mains se lèvent pour en toucher les parois, pouvoir l’embrasser du bout des doigts. Un rouleau de Torah se déplaçant dans une synagogue. Un kaddish est récité avant que le cortège ne s’élance. Il passera dans le 19è arrondissement, au lieu de l’accomplissement majeur du rav Azimov, le complexe scolaire Beth ‘Haya Mouchka. Rue bloquée, voitures délaissées, larmes.

JSS News : Décès du Rabbin Schmouel Azimov; les juifs de France pleurent un visionnaire et un fédérateur

Un grand Homme nous a quitté, privant la Communauté juive de France d’un rabbin fédérateur, visionnaire et d’un dynamisme exceptionnel, dévoué corps et âme dans le rassemblement des juifs de France et dans la diffusion des valeurs de la Torah.

Fédérateur, il fut le premier émissaire du Rabbi de Loubavitch en France et le premier à créer un mouvement de jeunesse orthodoxe rassemblant des jeunes issus de tous milieux sociaux, séfarades et ashkénazes, frayant ainsi la voie d’une orthodoxie attrayante et intelligente à une jeunesse juive issue d’horizons très divers. Lire la suite

Le Rav Azimov avec ses deux jeunes fils en 1974 lors d’une célébration’Hassidique du 13 Tichri. Ce jour là, le Rav Azimov s’était envolé pour NY afin de passer les Fêtes de Souccot auprès du Rabbi. Plusieurs fois pendant lacélébration, le Rabbi avait demandé si le Rav Azimov était arrivé. Dès qu’il arriva le Rabbi demanda que le Rav Azimov vienne à lui pour lui servir de la vodka.

Fort de sa relation privilégiée avec le Rabbi de Loubavitch, son engagement ne faiblit jamais et fût toujours accompagné d’exploits jugés parfoisirréalisables. De quelques jeunes qui se réunissaient chez lui et son épouse le Chabbat, grâce à un acharnement et une dévotion sans faille, le mouvement du Rav Azimov est devenu une immense communauté qui a essaimé à travers la France. C’est ainsi que des dizaines d’institutions, de synagogues et d’écoles ont vues le jour… De part son ouverture, son dynamisme et sa volonté de rassembler chaque membre du peuple juif, l’influence ainsi que les bienfaits du mouvement rayonnent désormais bien au delà de cette communauté. C’est en effet de l’initiative précoce du Rav Azimov – qui suscita initialement le scepticisme, voire l’exaspération – que s’épanouirent par la suite tous les projets et les réalisations du judaïsme orthodoxe français dans toute sa diversité.

Tout en modestie, il fraya la voie d’un judaïsme orthodoxe fier et assumé et en prise directe avec la réalité environnante, à une époque où ce judaïsme était circonscrit à une poignée de fidèles et de rescapés de la tourmente pas toujours enclins à en partager les valeurs avec le monde non religieux. Par la suite, jeunes et moins jeunes lui emboîtèrent le pas et s’attachèrent à leur tour à relayer sa vocation.

Le Rav Azimov avec Jacques Chirac

Les juifs de France ont perdu aujourd’hui un Rabbin universel et visionnaire, symbole de combativité, de dévouement et d’attachement à l’amour de son prochain ainsi qu’à la diffusion des valeurs de la Torah.

Espérons que son départ permettra ici bas de perpétuer ce combat pour la cohésion quelque soit les origines sociales ou le degré de pratique, et que les leaders communautaires pourront s’inspirer de son courage, son audace et son acharnement pour le bien être spirituel et physique de chaque juif.

Par Amanda B. – JSSNews

Rav Azimov z »l : Lettre de condoléances d’Ariel Goldmann, Président du Fonds Social Juif Unifié

M. Ariel Goldmann, Président du Fonds Social Juif Unifié et le Rav Chmouel Azimov

Paris le, 6 Novembre 2014
Lettre adressée aux proches, aux élèves et amis du Rav Shmouel Azimov (Zatsal)
Zikhono Livra’ha

Votre père, votre Rav, votre ami et le nôtre nous a quittés Mercredi 12 ‘Hechvan 5775, 5 Novembre 2014. La peine de tous les Juifs de France est à la hauteur de son engagement au service de tous, depuis le début de sa Chli’hout en 1968.

Le début de son action a été marqué par sa démarche volontaire auprès de nos jeunes dans les Universités. Il a su redonner à de nombreux étudiants, le goût de l’étude de nos Textes. Toute sa vie, il fut un leader incomparable du renouveau de la vie juive dans l’Hexagone.

Certes, notre perte est immense, mais son exemplarité est inscrite dans la culture des Juifs de France. Dans la voie ouverte par le Rabbi, il a ramené de nombreux Juifs vers leur identité, leur faisant découvrir l’étude, mais aussi la joie dans la vie juive. Il se préoccupait de tous et de chacun, en particulier, loin de rechercher pour lui, les honneurs. Il écoutait le Sage comme le simple pour l’illuminer de son regard et de son sourire et l’aider par ses conseils pertinents.

Que D-ieu vous accorde sa consolation.
Son souvenir restera pour nous, non seulement, une source de bénédictions, mais également, un exemple à suivre.
Fraternellement.

Ariel Goldmann

Voir l’album photos de M. Ariel Goldmann au Kinouss Hachlouhim 5774 du Beth Loubavitch (photos Thierry Guez)

Inauguration du Mikvé de Pau

Le Mikvé de Pau a été inauguré dimanche 2 novembre 2014, en présence du Grand Rabbin de France, le rabbin Haïm Korsia et du Président du Consistoire, M. Joël Mergui.

Ces travaux de restauration ont pu avoir lieu grâce au mérite du Chalia’h de Pau, Rav Menahem Mendel Matusof, du Chaliah de Toulouse, Rav Yossef Itshak Matusof, ainsi que des Chlouhim, Moché Gurary, Moché Chein et Mendi Azimov.

ISRAEL – Netanyahou rapporte les paroles du Rabbi de Loubavitch aux participants du programme «Massa» : « Dissipez…

Binyamin Netanyahou a rencontré les jeunes participants du programme «Massa» venus passer une période en Israël sous l’égide de l’Agence Juive.

Il les a remerciés «d’être venus des quatre coins de la terre» et «d’avoir fait connaissance avec Israël».

Il leur a demandé de dire la vérité sur Israël dans leurs pays respectifs et d’être de bons ambassadeurs d’Israël et de suivre les paroles du Rabbi de Loubavitch : «dissiper les ténèbres avec la lumière de la vérité  » » (6:40 dans la vidéo).

Massa, un partenariat entre l’Agence Juive et le Gouvernement israélien, comprend plus de 200 programmes de découverte et de volontariat civil ou autre, d’études universitaires, d’études religieuses ou encore d’expérience professionnelle offrant toutes des possibilités aux jeunes Juifs de moins de 30 ans de vivre une expérience de plusieurs mois en Israël.

Attentat : Yehouda Glick, leader du mouvement des «Fidèles du Mont du Temple» grièvement blessé à Jérusalem

Yehouda Glick, leader du mouvement des «Fidèles du Mont du Temple» a été grièvement blessé par balles mercredi soir par un Arabe israélien, alors qu’il quittait le «Centre de l’Héritage Begin», en plein Jérusalem, où il venait de participer à un colloque.

Le terroriste a atteint Yehouda Glick de trois balles dans la partie supérieure du corps, le blessant très grièvement. Selon des témoins, le terroriste s’est approché de sa victime et lui a dit: « Je suis désolé de ce que je m’apprête à vous faire mais vous m’avez énervé ». Les secouristes lui ont prodigué les premiers soins avant qu’il ne soit transféré d’urgence à l’hôpital, directement en salle d’opération. Lire la suite

Yehouda Glick milite depuis longtemps pour le droit des Juifs à se rendre prier sur l’Esplanade du Temple. Il a même fait une longue grève de la faim cette année jusqu’à ce qu’il obtienne l’autorisation de la Police de se rendre sur l’Esplanade. Selon des témoins le terroriste est venu en scooter et a quitté les lieux dès après avoir tiré sur la victime.

Le député Moshe Feiglin (Likoud) qui était sur place très rapidement a déclaré: « Ce qui vient de se passer est extrêmement grave mais était hélas prévisible ».

Le maire de Jérusalem Nir Brakat a demandé « qu’une lutte implacable soit livrée contre les terroristes mais aussi contre ceux qui incitent quotidiennement à la violence ». A l’annonce de la nouvelle de l’attentat des groupes d’Arabes se sont réunis dans leurs quartiers et ont tiré des feux d’artifice en signe de joie.

Sur informations du Shin Bet, des forces spéciales l’ordre (Yamam) ont réussi à localiser le terroriste. Il s’agissait de Moutaz Hijazi, un Arabe israélien habitant le quartier d’Abu Tur à Jérusalem. Il était employé au restaurant du Centre de l’Héritage Begin près duquel l’attentat a eu lieu et dans lequel venait de se tenir le colloque auquel participait Glick.

Lors de la tentative d’arrestation à son domicile, le terroriste armé d’un pistolet a tiré sur les policiers avant d’être abattu. Il était membre du Jihad Islamique.

ISRAEL : Le Rav de Kiryat Mela’hi institue un jeûne suite à la chute d’un Sefer Torah

Les habitants du quartier de Nahalat Har Habad, dans la ville israélienne de Kiryat Malahi, sont encore sous le choc de la chute d’un Sefer Torah la semaine dernière.

Le Sefer Torah est tombé du Aron Kodesh dans la synagogue Habad centrale.

Le Rav Yitzhak Yehouda Yarouslavsky, Rav de la ville a ordoné un jour de jeûne public pour les fideles de la synagogues le 10, le 13 ou le 17 du mois de Hechvan 5775.

Dans une lettre adressée à la communauté, le Rav Yaroslavsky a souligné que le Sefer Torah « est tombé par accident » de l’arche à cause d’une structure défectueuse.

« Seuls les fidèles qui étaient présents au moment de la chute du Sefer Torah doivent jeûner, » at-il dit dans sa lettre et a suggéré que de récolter des dons pour le renforcement du Aron Kodesh.

La Yechiva de Brunoy accueille 20 nouveaux Bahourim Chlouhim

Traduit par Hassidout.org


Vingt Chlouhim, anciens élèves de la Yéchiva « Ohalei Torah » à Crown Heights ont été accueillis à la Yéchiva Tomhei Tmimim de Brunoy, avec des chants et des danses par les élèves et le personnel enseignant.


Ces nouveaux Chlouhim seront chargés de d’instaurer une ambiance hassidique et chaleureuse, de motiver et d’accompagner les élèves dans leurs études et enfin d’organiser les Mivtsaim du vendredi après-midi.


Pour certains d’entre eux, ce sera leur seconde année à la Yéchiva. Une partie des Bahourim sera affectée à la Yéchiva Ktana et l’autre à la Yéchiva Gdola.