לע״נ הרה״ח ר׳ שמואל וזוגתו מרת בתי׳ ע״ה אזימאוו
שלוחי כ״ק אדמו״ר כיובל שנה במדינת צרפת

Tibériade : Ouverture du Congrès annuel des Chlouhim en Erets Israël (album n°1)

col, traduit par hassidout.org

C’est à l’hôtel Bali à Tibériade, que sont réunis plus de 400 Chlouhim venus de tout le pays pour ce Congrès annuel organisé par Tseirei Agoudei Habad en Erets Israël, dirigé par le Rav Yossef Itshak Aharonov.

Cette année, plus de 50 nouveaux Chlouhim ont été només en Erets Israël. On peut déjà trouver un Beth Habad dans chaque ville et village d’Erets Israël. Il y a également des Chlouhim qui se sont installés dans certains quartiers des grandes agglomérations et dans de nombreuses petites implantations.

Le Rav Naftali Lipsker, responsable des Batei Habad d’Erets Israel, raconte que « les Chlouhim, dont les Batei Habad sont souvent l’unique adresse vers laquelle les habitants peuvent s’orienter pour trouver une réponse à leur besoin dans la pratique du judaïsme, assisteront à des sessions traitants des sujets de Halaha sur les problèmes que l’on peut rencontrer dans l’exercice de la chlihout ».

« Une attention toute particulière sera portée sur les nouvelles technologies. Différentes sessions traiterons sur la façon de diffuser le judaïsme et la Hassidout au plus grand nombre et plus particulièrement chez les jeunes », conclut-il.

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Les écoles juives en France protégées par 4.700 policiers et gendarmes

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé lundi matin devant des parents d’élèves de l’école juive Yaguel Yaacov de Montrouge, près de Paris, que les 717 écoles juives en France seront protégées, dès aujourd’hui, par 4.700 policiers et gendarmes, et que des soldats seront envoyés en renfort dans les 48 heures.

Les écoles juives, 717 en France, ainsi que les lieux de culte israélites, vont bénéficier à partir de ce lundi d’une protection renforcée. Annonce faite par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve ce matin devant des parents d’élèves de l’école Yaguel Yaacov de Montrouge. C’est près de cet établissement de la région parisienne qu’une jeune policière municipale, Clarissa Jean-Philippe, a été tuée jeudi lors d’une attaque revendiquée dans une vidéo posthume par le djihadiste Amedy Coulibaly. Amedy Coulibaly qui est aussi l’auteur de la prise d’otages dans un supermarché casher Porte de Vincennes vendredi à Paris. Une attaque qui cette fois-ci a fait quatre morts, de confession juive. Attaque à l’issue fatale aussi pour le terroriste, tué lors de l’assaut des forces d’élite. Lire la suite sur franceinfo.fr

Réaction d’Anne Hidalgo à la prise d’otages porte de Vincennes

paris.fr

Suite à la prise d’otage de la Porte de Vincennes, survenue ce vendredi après-midi dans le 20e arrondissement de Paris, la Maire de Paris, Anne Hidalgo a tenu à exprimer son soutien total aux proches des victimes et aux aux otages libérés. Anne Hidalgo a également salué l’action de la police et des secours. Découvrez sa réaction dans son intégralité

«Ce soir, Paris est une nouvelle fois en deuil.

Après l’attentat odieux survenu contre Charlie Hebdo, mercredi, c’est aujourd’hui la communauté juive qui a été prise pour cible par les terroristes, à travers la prise d’otage d’un magasin cascher, porte de Vincennes dans le 20e arrondissement.

Il n’y a pas de mot à la hauteur de l’effroi que nous ressentons tous, face à ces actes barbares et inhumains qui touchent chacune et chacun d’entre nous.

Je tiens à exprimer mon soutien total aux victimes, à leurs familles et à leurs proches, comme je viens de le faire aux otages libérés. Je veux leur dire que Paris est solidaire et partage leur douleur. J’appelle tous les Parisiens à s’unir dans l’adversité, à se rassembler et à faire acte de solidarité, pour rendre hommage à celles et ceux qui étaient nos proches, nos voisins, nos collègues, et qui sont disparus dans cette sinistre tragédie.

Je veux aussi saluer l’action des forces de police et des secours J’ai pu constater une nouvelle fois, tout au long de cet après-midi à leurs côtés, leur exceptionnel professionnalisme. A Paris comme à Dammartin-en-Goële, leur courage nous honore et a permis de sauver de nombreuses vies. Au nom des Parisiens, en mon nom personnel, je tiens à leur adresser toute notre reconnaissance.

Le temps est désormais au recueillement et à l’union autour des principes de notre République et des valeurs de Paris. »

Visite du Préfet de L’Essonne à l’école Beth Rivakh

Mardi, le Préfet de l’Essonne, M. Bernard Schmeltz, accompagné de son directeur de cabinet, Monsieur Philippe Loos, de Monsieur Benjamin Allouche, Président des Communautés juives de l’Essonne et de toute une équipe de la préfecture ont visité toutes les structures juives du Département. Ils avaient à leurs côtés pour l’occasion, le Rabbin Michel Serfaty.
Ils se sont notamment rendus dans les institutions éducatives juives du Département, ont visité Beth Rivkah et leur tour d’horizon s’est achevé à la Yéchiva de Brunoy.
Il s’est dit attentif à tous nos besoins en matière de sécurité notamment.
Nous tenions à saluer cette belle initiative.

Jérusalem : Ha’hnassat Sefer Torah à la Yéchiva « Tiferet Menahem »

Photos : col

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Marche républicaine: quand Benjamin Netanyahu doit attendre le bus

Peu de temps après avoir été reçus par François Hollande à l’Elysée, la cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernements internationaux présents à Paris ce dimanche ont commencé à monter dans des bus pour rejoindre la grande marche républicaine.

C’est alors une scène surréaliste qui s’est déroulée non loin du palais présidentiel: plusieurs importantes personnalités politiques du monde entier ont été contraintes de faire la queue pour monter dans les transports.

C’était notamment le cas du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou. Ce qui n’a pas vraiment fait rire l’intéressé et son service d’ordre, tous étant visiblement agacés par la situation.

Attaque du supermarché Hyper Casher : un otage raconte

liberation.fr


Nessim Cohen et sa compagne Marie D. , âgés tous les deux de 37 ans, faisaient partie des otages retenus vendredi par Amady Coulibaly dans l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes. Au cours d’un entretien téléphonique d’une quarantaine de minutes, Nessim Cohen nous a livré son témoignage de la séquestration. La prise d’otages a fait quatre morts parmi les clients du magasin: Yoav Hattab, Philippe Braham, Yohan Cohen et François-Michel Saada. Elle s’est achevée avec la mort du preneur d’otages, tué dans l’assaut du Raid. Ce dernier est également le principal suspect du meurtre à Montrouge, jeudi, d’une jeune policière municipale. Lire la suite

Les quatre victimes juives tuées vendredi dans l’attentat et la prise d’otages contre l’épicerie casher de la porte…

Yohan Cohen, Yoav Hattab Philippe Braham, et François Michel Saada

Les quatre victimes juives tuées vendredi dans l’attentat et la prise d’otages contre l’épicerie casher de la porte de Vincennes à Paris.

Yohan Cohen (22 ans),

Yoav Hattab (21 ans),

Philippe Braham

François-Michel Saada

sont tombés sous les balles d’Amedy Coulibaly.

Yohan Cohen z.l. l’un des otages tués par le terroriste avait tenté de lutter contre lui et lui subtiliser son arme. Coulibaly lui a tiré une balle dans la tête. Certaines informations indiquent que les quatre victimes seront enterrées en Israël. Le CRIF a publié un communiqué pour condamner les derniers attentats: « Ces citoyens français ont été assassinés de sang froid et sans pitié parce qu’ils étaient juifs. Leurs vies, comme celle des journalistes de ‘Charlie Hebdo’ ont été fauchées par des jihadistes nourris de haine et d’antisémitisme. Aucun terroriste et aucun acte antisémite n’empêchera les Juifs de poursuivre leur vie. Ils continueront à se rendre dans les synagogues et dans les écoles, les magasins et les institutions. Le fanatisme n’empêchera pas la Juifs de pratiquer leur religion librement ».

Lemonde.fr : A 17 heures, vendredi, les trois preneurs d’otages sont tués

Libération des otages à Vincennes

Ils s’étaient partagé « les opérations » : eux, les frères Kouachi, s’occupaient de Charlie Hebdo, lui, Amedy Coulibaly, « des policiers », selon ses propres termes. Et des juifs. Il a finalement tué quatre personnes, vendredi 9 janvier, dans «l’Hyper cacher» de la Porte de Vincennes, à Paris. «Aujourd’hui, dans ce magasin casher, c’est bien un acte antisémite effroyable qui a été commis», a souligné solennellement dans la soirée François Hollande.

Les trois hommes ont tué au total dix-sept personnes et en ont blessé une dizaine d’autres, avant d’être abattus par les forces de l’ordre. Vingt morts en trois jours.

Le fil des événements :

  • Saïd et Chérif Kouachi ont d’abord, on le sait, provoqué un carnage dans les locaux de Charlie Hebdo, mercredi 7 janvier. Douze personnes ont trouvé la mort en quelques minutes, dont les six principaux dessinateurs du journal – la police a trouvé 57 douilles à terre. Les deux frères ont réussi à s’enfuir, on les aperçoit le lendemain, dans une station-service à Villers-Cotterêts, dans l’Aisne, puis leur trace se perd.
  • Le même jour, à 7 h 10, un petit accident de voiture avenue Pierre-Brossolette à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine, tourne au drame. Deux policiers municipaux s’approchent : un homme vêtu de noir, portant une cagoule et un gilet pare-balles, leur tire dessus à la kalachnikov.
  • Une jeune policière de 25 ans, employée par la mairie de Montrouge, meurt sur le coup. Des témoins tentent d’intervenir, mais l’homme sort une arme de poing et blesse un agent de la voirie, qui s’en tire de justesse : la balle lui a traversé la joue de part en part. L’agresseur braque une voiture et disparaît. Le véhicule est retrouvé un peu plus tard, près du RER, à Arcueil (Val-de-Marne). L’homme a abandonné sa cagoule à Montrouge, qui permet de l’identifier formellement, grâce à une trace ADN : il s’agit d’Amedy Coulibaly, condamné à cinq ans de prison pour avoir préparé l’évasion de l’artificier des attentats de Paris en 1995. Lire la suite

Le siège de Dammartin

  • Le lendemain, vendredi 9 janvier, le jour vient à peine de se lever lorsqu’une patrouille de gendarmerie essuie à son tour des coups de feu dans la zone artisanale de Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne. Les gendarmes ripostent, l’un des deux agresseurs, Saïd Kouachi, l’un des tueurs de Charlie, saigne un peu, il a été légèrement touché à la gorge. Il s’enferme avec son frère dans les bâtiments d’une imprimerie, Création Tendances et Découvertes (CTD), en prenant en otage son patron, Michel Catalano. Les deux hommes ne le savent pas, mais il y a un autre employé dans le bâtiment. Il s’est réfugié à la cantine, au deuxième étage, et a réussi à se faire oublier en se cachant sous un évier.
  • Didier, un commercial, avait justement rendez-vous à 8 h 30 avec le patron de CTD. « Lorsque je suis arrivé, mon client est sorti avec une personne armée, qui s’est présentée comme étant de la police, a raconté l’homme à RTL. Devant la porte d’entrée, j’ai serré la main de Michel et d’un des terroristes. Il m’a dit : “Je suis de la police, partez, on ne tue pas les civils”. » Les journalistes et les policiers ne sont pas des civils, pour les frères Kouachi. Débute une interminable attente. Le GIGN, le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale, a pris position autour du bâtiment. Le patron de l’imprimerie est libéré sans dommages à 10 h 20, il explique aux gendarmes que les deux hommes campent au premier étage, ont des kalachnikov, un lance-roquettes et des cocktails Molotov. La brume se lève lentement sur le plateau briard.
  • Dammartin-en-Goële, 8 000 habitants, se réveille effaré. « Ma fille m’a appelé d’Australie quand elle a vu à la télévision ce qu’il se passait à Dammartin », raconte Christine Ramirez, conseillère municipale à Moussy-le-Vieux, une commune voisine. On a peur pour les enfants : le groupe scolaire Henri-Dunant n’est distant que de quelques centaines de mètres de la zone industrielle. On affrète des cars de la SCNF pour évacuer les écoliers en début d’après-midi, ils sont escortés comme un convoi présidentiel par des motards et des cars de CRS, puis regroupés dans un gymnase, où les attendent des psychologues scolaires et le maire, Michel Dutruge (UMP), manteau noir et mine fatiguée, en liaison constante avec le préfet. Les parents se racontent les galères d’organisation pour récupérer leurs gamins, entre le travail et les bouchons des barrages de police.
  • A 11 h 45, les négociateurs du GIGN essaient de prendre contact avec les preneurs d’otage. Ils laissent des messages sur les portables, mais les deux frères ne répondent pas. Ils ont parlé quelques minutes, en revanche, avec un journaliste de BFMTV qui avait appelé l’imprimerie. « On est les défenseurs du Prophète, a dit l’un des deux hommes. J’ai été envoyé, moi, Chérif Kouachi, par Al-Qaida au Yémen. Je suis parti là-bas, et c’est le cheikh Anouar Al-Awlaki qui m’a financé. » C’était avant la mort de ce prédicateur américain installé au Yémen, tué par une attaque de drone en 2011. « Qu’Allah lui fasse miséricorde », conclut le preneur d’otage.


L’attaque de la Porte de Vincennes

  • A l’autre bout de la région parisienne, Porte de Vincennes, un homme entre dans le supermarché Hyper Cacher, au pied du périphérique, dans le 20e arrondissement de Paris, à une rue de Saint-Mandé. Il est 13 h 35. C’est la veille de shabat, il y a du monde dans le magasin. L’homme, armé jusqu’aux dents, tue aussitôt trois personnes, on ignore encore dans quelles circonstances. Un otage réussit à s’enfuir, il est blessé par balles au bras et à la main, mais ses jours ne sont pas en danger. Les policiers du RAID encerclent aussitôt le bâtiment, le quartier est bouclé, le périphérique est coupé.
  • C’est Coulibaly. Les policiers l’ont très vite identifié sur les vidéos. Il ne s’en cache d’ailleurs pas ; il a appelé police-secours en disant simplement « vous savez qui je suis », avant de raccrocher. Au sous-sol, des otages appellent discrètement la police. A 14 h 30, l’homme arrache les câbles du système de vidéosurveillance et confisque les téléphones portables. Il passe un coup de fil au commissariat de l’avenue Daumesnil et demande à parler au premier ministre ou au président de la République.
  • A 15 heures, deux otages parviennent à appeler police-secours, et expliquent à voix basse que trois personnes sont mortes, et qu’ils sont encore sept. Ils disent que l’homme a un gilet pare-balles et une kalachnikov. Difficile encore de savoir ce qui s’est passé, mais quand Coulibaly donne à nouveau de ses nouvelles, quelques minutes plus tard, un quatrième otage est mort. Le jeune homme appelle de lui-même BFMTV, vers 15 heures. Il assure d’une voix dégagée appartenir à l’Etat islamique, et explique s’être « synchronisé » avec les deux frères Kouachi : « eux Charlie Hebdo, moi les policiers ».
  • Le directeur adjoint de la rédaction, Alexis Delahousse, lui demande : « Vous êtes combien ? » Il répond « quatre morts ». L’enregistrement de quatre minutes, diffusé après la fin des prises d’otages, a été aussitôt livré à la police et jamais complètement diffusé. Amedy Coulibaly a quand même expliqué qu’il était entré au supermarché casher « parce qu’il ciblait des juifs ». Douze personnes du magasin Lenôtre sont évacuées à 15 h 40, dans un sérieux état de choc. Comme à Dammartin, on attend, fébrilement. Chacun sait, les preneurs d’otages les premiers, qu’il n’y a pas d’issue, qu’ils vont mourir. Mais en tuant combien de personnes auparavant ?

« C’est la guerre »

  • A la fenêtre d’un petit immeuble, un garçon d’une dizaine d’années apostrophe un passant. « Eh m’sieur ? Il se passe quoi là ? » « Ben, c’est la guerre, hein », lui répond l’homme sans s’arrêter. Le déploiement des forces de police est impressionnant. Un hélicoptère, des dizaines de véhicules – pompiers, police, ambulances… Le boulevard partant de la place de la Nation, d’ordinaire noir de voitures, est bloqué des deux côtés, et le quartier populaire, modeste et tranquille, retient son souffle.
  • « Le quartier est très calme, sans problème, explique Rima, 35 ans. Il y a plein de communautés, arabes, noires, juives, qui vivent ici et s’entendent bien. » Au début de l’après-midi, le quartier est coupé en deux, puis en quatre, au fur et à mesure que la police étend son dispositif. Un cordon sur le pont qui enjambe le périphérique sépare un père de la crèche où est sa fille. « Impossible de passer monsieur, lui répond une policière, votre fille est en sécurité, toutes les écoles et crèches sont bouclées et protégées. »
  • Juste en dessous, les hommes du RAID enfilent calmement leurs cagoules sous le regard des curieux massés sur le pont. A 16 heures, les CRS commencent à faire reculer les badauds, par à-coups. De petits groupes de policiers investissent méthodiquement les immeubles, appartement par appartement, ils font redescendre les journalistes qui se sont invités chez des habitants du quartier.

L’assaut de Vincennes

  • Bientôt 17 h 15, la nuit commence à tomber. L’assaut est donné Porte de Vincennes. Une grenade est lancée sur l’une des entrées, à gauche du magasin, une autre à droite et fait dégringoler l’une des lettres de l’enseigne lumineuse, les policiers se massent devant l’entrée, le camion blindé de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), énorme boîte carrée d’un noir de jais qui peine à entrer dans son parking du dépôt du palais de justice, se fige au milieu de la rue.
  • Les policiers du RAID et de la BRI sont groupés d’un côté et de l’autre de la porte d’entrée. Le rideau de fer se lève avec une lenteur exaspérante. Dès que possible, un policier intrépide fonce à l’intérieur en tirant des coups de feu et se glisse sur la droite, ses collègues le couvrent. On tire beaucoup, des deux côtés, pendant quelques rapides secondes ; les policiers entrent les uns après les autres dans le magasin, et puis une ombre s’avance en courant vers les policiers. Il n’a aucune chance, et tombe aussitôt, criblé de balles. Les otages s’enfuient en criant. Un policier est traîné sur le trottoir par deux de ses camarades. Deux d’entre eux sont blessés à la jambe, un autre plus sérieusement mais son pronostic vital n’est pas engagé.
  • C’est fini. Le quartier reste bloqué une partie de la nuit, pour permettre à la police scientifique de faire les constatations et de prélever tous les éléments utiles à l’enquête. Coulibaly a laissé derrière lui un arsenal. Deux kalachnikov, un pistolet-mitrailleur de type Scorpio, deux armes de poing russes, des Tokef calibre 9 mm, un couteau. Il avait piégé le supermarché avec des bâtons d’explosif civil munis de détonateurs.
  • Sara et Tony, qui habitent juste de l’autre côté du périphérique, sont rassurés et inquiets. « Je suis soulagée que la prise d’otages soit finie. Mais on a peur que d’autres jeunes désœuvrés les prennent en exemple, racontent les jeunes gens, en regardant une vidéo d’un Français parti faire le djihad en Syrie. Aujourd’hui, c’est ce petit magasin mais demain ça pourra être à Carrefour ou Auchan. » Sauf qu’ici, c’étaient les juifs qui étaient visés.

L’inquiétude de la communauté juive

  • La prise d’otage démontre « une nouvelle fois que la menace pesant sur la communauté juive est bien réelle », constate le grand rabbin de France, Haïm Korsia. Pour Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), « la communauté juive, déjà anxieuse, a des raisons supplémentaires de s’inquiéter. La situation devient tout à fait grave : j’ai l’impression que c’est la guerre du djihad contre l’Occident, avec des cibles qui sont les journalistes, la liberté d’expression et les juifs. »
  • Porte de Vincennes, quatre hommes se parlent gravement sur le trottoir. L’un, en kippa, est venu avec ses deux petits enfants. Tous se connaissent et vivent à deux pas : c’est leur magasin casher qui a été attaqué. « Je venais voir l’identité des blessés ou des morts. Pourvu que les caissières n’aient rien. C’est des gamines de 18 ans. On les connaît bien. »
  • L’homme à la kippa se dit sûr « qu’on était dans le viseur dès hier. Vous croyez que le gars était à Montrouge par hasard ? Moi je suis sûr que Coulibaly voulait attaquer l’école juive qui était tout près du lieu où il a tué la policière… Il a raté sa cible et a retenté aujourd’hui. » Ses trois amis approuvent. Ils se retrouveront samedi à l’une des deux synagogues de Vincennes-Saint-Mandé, l’une, historique, ashkénaze, l’autre séfarade.
  • Dès 14 heures, des policiers sont arrivés rue des Rosiers, dans le Marais, à Paris, l’ancien quartier juif. Ils ont demandé aux commerçants de fermer boutique. Même chose au Sentier, haut lieu de la confection bon marché. La traditionnelle prière du vendredi soir a été annulée un peu partout, en attendant la fin des prises d’otages. Dans un restaurant casher, un vendeur estime que « ce n’est que le début ». Rue des Rosiers, un vieux monsieur à barbe blanche soupire que « rien n’a changé, c’est toujours la même chose ».
  • Sasha, étudiant en ingénierie, achète ses sushis dans un restaurant casher. « Les terroristes font du tort aux musulmans, ça va être horrible pour eux, alors qu’ils n’y sont pour rien » dit le jeune homme. Il regrette qu’« inéluctablement, on passera par l’extrême droite au pouvoir ». Marc Konczaty, le dirigeant du Mouvement juif libéral de France (MJLF), estime lui que c’est avant tout « la France qui est attaquée », et qu’il faut « continuer à vivre, à être fier de ce que nous sommes, de notre démocratie ». C’est pour cela qu’il appelle à manifester dimanche. Avec une sourde inquiétude. « Il y a eu Merah à Toulouse, Dieudonné et son déferlement de haine, et puis aujourd’hui… Ça fait quand même beaucoup de petites pierres. » Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien, a demandé à la France de maintenir un niveau de sécurité élevé autour des institutions juives, « même après un retour à la normale ».


La fin des frères Kouachi

  • A Dammartin, il n’est pas tout à fait 17 heures, la nuit s’apprête à tomber. Dans le quartier résidentiel, près de la zone industrielle où s’enfilent les pavillons à tuiles ocre, on se précipite à la fenêtre pour entendre les détonations. Saïd et Chérif Kouachi, épuisés par la tension et les nuits de veille, n’ont plus rien à perdre. Ils entr’ouvrent la porte de l’imprimerie d’une quinzaine de centimètres et tirent une rafale sur les gendarmes qui leur jettent des grenades à effet de souffle. Un nuage dense de fumée, avalé par le vent, survole l’imprimerie. Les deux hommes continuent à tirer, ils sont aussitôt tués par les tireurs d’élite du GIGN. La fusillade n’a pas duré beaucoup plus d’une minute, deux gendarmes ont été blessés.
  • Vendredi soir, François Molins, le procureur de Paris, a longuement expliqué l’enchaînement des faits. Cinq personnes, des proches des frères Kouachi étaient encore en garde à vue, on recherche toujours la compagne de Coulibaly. L’instruction judiciaire qui va être ouverte et confiée à un juge rassemblera toutes les procédures et devra s’employer à donner le détail de la tuerie de Charlie, de la fusillade de Montrouge, de la cavale des frères Kouachi et des deux assauts. Vingt morts en trois jours.

Manuel Vals à Vincennes : « Nous sommes tous des juifs de France! »

Le premier ministre Manuel Valls est arrivé ce soir sous les applaudissements au rassemblement de la Porte de Vincennes à Paris.

Manuel Valls a notamment déclaré que « la France sans les juifs de France n’est plus France. Nous sommes tous aujourd’hui Charlie, tous policiers, tous des juifs de France! ».

Au moins un millier de personnes étaient rassemblées à l’appel de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) devant le supermarché casher où quatre personnes ont été tuées lors d’une prise d’otages vendredi.

De nombreuses personnalités politiques ou associatives étaient présentes: le ministre de l’Intérieur (Bernard Cazeneuve), de la Justice (Christiane Taubira), de l’Education nationale (Najat Vallaud-Belkacem), le secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Harlem Désir, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, Claude Bartolone et Gérard Larcher, le maire de Paris, Anne Hidalgo, l’ancienne ministre UMP Valérie Pécresse, le président du Crif, Roger Cukierman, le président du Consistoire central israélite, Joël Mergui, le président de la région Midi-Pyrénées, Martin Malvy, l’ambassadeur d’Israël en France, Yossi Gal, le président de SOS Racisme Dominique Sopo, etc.

Shorashim : chez les étudiants en Israël ça bouge


Apres deux ans d’existence le bilan des activités du CENTRE SHORASHIM POUR LES ETUDIANTS suit une impressionnante croissance exponentielle.


Les activités de ce centre dirigé par RAV YAACOV SPITEZKI ne cessent d’augmenter et de se diversifier. Il a dû engager deux assistants à temps partiels.


Des cours, des conférences, des rencontres informelles et des shabatonim sont organisées dans les différentes universités du pays : Jérusalem, Bar Ilan, Herzlia et Netanya.


La série de cours de JLI organisés sous l’égide de « Chabad on Campus- Israël » attire également de nombreux participants. (Lire la suite)


« Rabbi Jacob » comme on le surnomme affectueusement (en faisant allusion au film de Louis de Funes) est très populaire sur les différents campus et également dans certains cafés branchés de Jérusalem et de Tel Aviv. Tout en gardant sa sobriété, Il est apprécié par les étudiants francophones et anglophones et aussi par des professeurs d’universités qu’il réunit chaque semaine pour un café-philo.


Lorsqu’on lui demande le secret de sa réussite il répond de façon un peu gêné « euh… quand on est branché en haut (le Rebbe) on avance toujours…mon épouse… le fait de ne pas se prendre au sérieux même si la vie est une chose très sérieuse…l’expérience acquise en Belgique…écouter avec empathie les autres…faire preuve honnêteté intellectuelle »

« Protection renforcée » en région parisienne


Devant le complexe Scolaire Beth Haya Mouchka

Les grands magasins, les lieux de culte et les transports sont placés en « protection renforcée » en région parisienne. Les sorties scolaires dans les académies de Paris, Créteil et Versailles et les activités en dehors des établissements sont suspendues « jusqu’à nouvel ordre ».

La tempête en Israël dans différentes villes

Photos : col

Kfar habad
Kfar Habad
Kfar Habad
Kfar Habad
Tsfat
Tsfat
Route du nord
Route du nord
Route du nord
Mérone
Mérone
Mérone
Mérone
Mérone
Mérone
Kotel
Kotel
Kotel
Tsfat
Peta’h Tikva
Krayot
Elad
Holon
Holon
Holon
Holon
Holon
Ramlé
Haifa
Jérusalem
Jérusalem
Tsfat
Golan



הר מירון (רשות הטבע והגנים)

Israël se prépare à la tempête

Afin d’éviter que des cortèges de véhicules ne se retrouvent coincés sur les routes dans la neige et le froid durant des heures, comme ce fut le cas l’an passé, la Police et la Municipalité de Jérusalem ont décidé de fermer préventivement les grandes voies d’accès à la capitale dès avant la chute prévu de la neige.

Dès mardi, les axes n°1 et 443 qui mènent à Jérusalem seront fermés aux abords de la ville. Par ailleurs le département de la circulation de la Police demande aux conducteurs de redoubler de prudence et de ne pas se rendre dans des endroits où risquent de se produire des inondations ou des éboulements.

Le maire de Jérusalem a ordonné lundi que les routes soient fermées quelques heures avant qu’une lourde tempête de neige ne frappe mercredi la ville. Il a annoncé que les principaux axes – dans et hors de la capitale – seraient bloqués à la circulation pour éviter la répétition de l’énorme tempête de neige de la fin 2013, lorsque des centaines de voitures avaient été piégées sur les bas-côtés le long des principales routes.


Barkat a déclaré à Radio Israël que les chasse-neige sont prêts pour dégager les routes, afin de les rouvrir à la circulation.

Mercredi et jeudi la neige devrait tomber dans le nord et à Jérusalem ainsi que sur les collines environnantes.

Certaines prévisions prédisent plus de 60 centimètres de neige pour des altitudes les plus élevées dans le nord d’Israël et dans le Gush Etzion, au sud de Jérusalem.

Les autorités municipales de Jérusalem ont commencé dimanche à élaguer des branches d’arbres dangereuses dans les espaces publics et les chaussées.

Lev Layeled : résultats du concours de dessin Hanouccah 5775

1er prix: Une tablette 7′ 8GB – Mendel Maricano de Créteil
( photo de la distribution de son dessin à l’hôpital)

2ème Prix: Une montre CASIO – Menahem Mendel Nidam de Paris

3ème Prix: un stylo Plume PILOT- Perla Nejar de Brunoy

et de nombreux autres lots qui seront envoyés par courrier.

Bravo à tous les participants pour ce cadeau aux enfants hospitalisés.

Fête de Hanouccah 5775 à Romainville

Photos : Elie Haouzi

Dimanche 28 Kislev 5774, 20 décembre 2014, 5eme jour de Hanoucca, un grand rassemblement pour les enfants a été organisé par le Beth Habad de Romainville dirigé par le Rav Michaël Guez.

L’après-midi était animée par le Rav David Marouani et son épouse. Des ateliers de travaux manuels, encadrés par des monitrices, proposaient la fabrication de toupies en bois et des activités de coloriages.

Ensuite, les enfants ont assisté à un magnifique spectacle de magicien. Les douze Psoukim furent récités par les enfants, selon les recommandations du Rabbi et le Rav Guez et Mr Florian Favier-Wagenaard, conseiller communautaire, ont procédé à l’allumage de la Hanoukia.


Des beignets et des boissons ont été distribués au cours de cet après-midi qui s’est terminée par un tirage d’une tombola. Le Beth Habad remercie toutes les mamans qui ont participé à l’organisation de ce rassemblement.

ALLEMAGNE : Hanouccah sur l’Opernplatz à Francfort

collive, traduit par hassidout.org

Depuis 20 ans, le Beth Habad de Francfort, dirigé par le Rav Zalman Gourevitch, organise un allumage public de la menorah sur l’Opernplatz à Francfort.

Cette annee, plus de 2000 personnes se sont joint à la fête.

Le Cantor israélien de renommée mondiale, Tzudik Greenwald, a largement contribué au succès de cette soirée et également avec la participation des Bahourim de la Yéchiva de Francfort qui ont participé aux danses exaltantes.

C’est le Grand Rabbin de Francfort, le Rav Menahem Halevi Klein, qui devait allumer la Menorah, mais n’a pas pu se déplacer en raison de circonstances imprévues. C’est M. Dovid Granovski, un fidèle ami du Beth Habad de Francfort qui a finalement allumé les 6 bougies de la grande Menorah.