En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593 (♯)

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Pekoudé – Précision infinie : le compte de Moché
Source : Likouté Si’hot volume 26, deuxième Si’ha sur Pekoudé

1. Les comptes du Tabernacle

Le texte commence par analyser les versets de Pekoudei 38:21 qui décrivent les comptes du Tabernacle établis par Moché, et la mention de Betsalel et Aholiav comme maîtres d’œuvre. La paracha détaille les comptes précis des matériaux utilisés pour le Tabernacle.

2. Question sur le décompte de l’or

Le document soulève une interrogation: pourquoi Moché n’a-t-il pas présenté le décompte des dépenses d’or? D’après le Kli Yakar, Moché ne pouvait pas encore comptabiliser l’or car une partie servait aux vêtements sacerdotaux qui n’étaient pas terminés. Le Midrach rapporte également que lorsque Moché voulut rendre compte de l’argent, il manquait 1775 sicles, jusqu’à ce qu’une voix divine confirme leur utilisation pour les crochets, prouvant ainsi l’honnêteté de Moché.

3. La répétition des maîtres d’œuvre

L’analyse explique pourquoi le texte mentionne à nouveau Betsalel et Aholiav. Selon Rachi, le verset souligne que Betsalel exécuta « tout ce que D.ieu ordonna à Moché » – même ce que Moché ne lui avait pas explicitement communiqué.

4. La propriété collective du Tabernacle

Un point fondamental est soulevé: le Tabernacle devait appartenir entièrement à la communauté d’Israël. Rachi explique qu’il servait de « témoignage pour Israël que D.ieu avait renoncé à les punir pour la faute du veau d’or ». Tous les matériaux devaient donc devenir la propriété collective, sans rester liés aux individus qui les avaient donnés. Ce transfert s’effectuait en apportant tous les matériaux à Moché, chef de tout Israël.

5. Le statut des maîtres d’œuvre

D’après le Tsafnat Panea’h, les maîtres d’œuvre ne recevaient aucun salaire et apportaient donc quelque chose de leur propre bien. Cela exigeait d’être formellement remis à la communauté, car tant que leur nom restait associé aux objets, le transfert n’était pas complet.

6. Exception pour les vêtements sacerdotaux

Les vêtements sacerdotaux n’étaient pas soumis à la même exigence de « transfert de propriété » car ils n’étaient confectionnés qu’après l’achèvement du Tabernacle et ne faisaient pas partie de sa structure.

7. Le rôle unique de Moché

Deux raisons supplémentaires sont données pour expliquer pourquoi le « transfert de propriété » devait passer par Moché:

  • Moché était le seul à n’avoir aucune association avec la faute du veau d’or
  • Le Tabernacle avait une dimension éternelle parce qu’il était l’œuvre de Moché

8. La pérennité par l’union avec Moché

Le terme « Pekoudé » (comptes) est lié étymologiquement au terme talmudique « Lifkod » (s’unir à sa femme). Le fait que le Tabernacle soit « compté » par Moché établit une union entre Moché et le Tabernacle, créant une seule réalité.

9. L’unification du fini et de l’infini

L’enseignement profond révélé est que le Tabernacle avait pour fonction d’unifier des éléments limités avec l’infini divin. La Guemara Yoma 21a mentionne que « l’Arche Sainte n’occupe pas de place » – illustrant comment l’infini peut résider dans le fini. C’est précisément cette unification du limité et de l’illimité, de la précision comptable et de l’union spirituelle, qui constitue l’essence du Tabernacle.