Vivre Machia’h : 11/14 – Une transformation rapide, par le Rav Levi Gurewitz
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zoom : 85914042964
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Le Rishon LeZion, le grand rabbin Shlomo Moché Amar prendra la parole en l’honneur de la Hilloula de Rabbi Meïr Baal Haness, le jeudi 7 Mai, 13 Iyar, veille de pessah sheni à 21h00 heure française, dans une allocution exclusivement réservée aux citoyens français sur l’application Zoom.
Il y aura une traduction en français.
Des mesures particulières ont été prises par Zoom afin d’assurer la sécurité de la conférence.
Un allumage en directe sera fait en l’honneur du Tsadik (préparez des bougies à allumer).
Places limitées.
https://us02web.zoom.us/j/82423282468
Apprends-le bien, filme-toi en le chantant et envoie la vidéo avant lundi 21h au WhatsApp de Tsivot Hachem (07.67.98.43.17).
Un bon de 50€ chez Silver Store à gagner chaque jour, par tirage au sort.
Gagnant du Nigoun #6 : Martinez Cheina, Paris – Mazal Tov !
Pour plus d’informations : tsivothachem.fr/nigounim/
(Pour la réussite spirituelle et matérielle de Moshe ben ‘Haïm-Nissim)
Dans le ‘Séfer ha Likoutim’ (lettre Youde, ‘Yona’) le Tséma’h Tsédek explique que la ‘colombe’, ‘Yona’ en hébreu, est une allusion à l’âme divine qui est en exil dans le corps et prisonnière de l’âme animale, exactement comme le prophète Yona qui fut prisonnier dans le ventre d’un énorme poisson.
C’est à cela que se rapporte le verset du ‘Cantique des Cantiques’ (2, 14) : ‘Ma colombe, nichée dans les fentes du rocher’, du fait que l’âme divine est telle ‘une colombe cachée entre les fentes d’un rocher’ lorsqu’elle ne parvient pas à imposer sa volonté, à prendre possession des pensées des paroles et des actes de l’homme qui est devenu la proie du mauvais penchant et qui ne cherche à assouvir que des plaisirs grossiers et matériels totalement dénués de divin.
‘Yona’, la ‘colombe’, est donc d’après le Tsémah Tsédek une allusion à l’âme divine, et la prière que Yona adressa à l’Eternel du fond des entrailles de cet énorme poisson est comparable à celle que l’âme divine adresse à l’Eternel, afin de l’aider dans le combat incessant qu’elle mène face aux forces du mal.
De fait, la mission de chaque Juif est de faire de ce monde ici-bas une demeure pour l’Essence divine. L’enseignement du Rabbi dans le Dvar Mal’hout sur les Parachiot ‘Ahareï-moth-Kédochim’ est que c’est précisément ici-bas que peut être dévoilée l’Essence divine. C’est précisément quand l’âme descend dans un corps matériel qu’elle peut dévoiler le but de la Création : l’intention divine d’avoir une demeure ici-bas.
Faire une demeure pour D.ieu consiste à purifier le corps, l’âme animale, et la matière de ce monde. C’est dans ce but que la majorité des Commandements divins est accomplie, au moyen de choses matérielles, afin que cet accomplissement nous permette de purifier les objets matériels, y compris le corps d’un Juif qui accomplit ces Commandements.
En fait, qu’il s’agisse du corps d’un Juif ou du corps de ce monde, chacun deux représentent l’exil : ‘Gola’. En effet, ‘l’âme que D.ieu nous a donnée est pure’ et elle descend ensuite dans un endroit qui est le contraire de la pureté, puisqu’elle s’habille dans une âme animale, dans un corps, et dans un monde où dominent les forces du mal, ou la possibilité est donnée à l’homme de choisir entre le bien et le mal.
Or, c’est précisément lorsque l’âme agit dans l’exil du corps et de ce monde quelle peut connaitre l’élévation à un niveau supérieur de celui d’où elle vient. Cette exceptionnelle élévation procède du dévoilement de l’Essence divine.
‘Gola’, l’exil, représente finalement l’unique moyen de dévoiler l’Essence divine. C’est la raison pour laquelle le Rabbi nous enseigne dans ce Dvar Mal’hout que la Délivrance finale n’exclut pas l’exil, et que bien au contraire ‘c’est par notre travail et par nos actions dans cet exil que l’on parvient à provoquer la Délivrance’ comme l’a écrit l’Admour Hazaken dans le livre du Tanya.
Notre travail et nos actions consistent à introduire le Divin dans la réalité afin de la transformer en révélant son contenu véritable. C’est à ce sujet qu’il est dit que si l’on ajoute la lettre א au mot גולה on obtient la Délivrance : גאולה
On peut donner l’exemple que le Rabbi a donné dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Chemot :
Quand Rabbi El’azar-ben-Azaria remplaça Raban Gamliel à la tête du Sanhédrin, il fit congédier le gardien du Beït-ha-Midrache afin de donner libre accès à tous ceux qui désiraient étudier la Torah. Il n’était pas question selon le nouveau Prince d’Israël de faire de différences entre ceux qui étaient des érudits et ceux qui ne l’étaient pas encore.
L’attitude de Rabbi El’azar-ben-Azaria, s’accorde parfaitement à la déclaration du Machia’h selon laquelle ‘les sources de l’enseignement du Baal Chem Tov doivent se répandre à l’extérieur’. ‘A l’extérieur’ : à tout endroit, même chez celui qui n’a pas encore atteint la perfection dans son service divin.
A travers cet exemple nous comprenons que rien qui n’appartient à cet exil ne doit être épargné et que chaque chose de ce monde doit connaitre l’élévation.
Au début de ce Dvar Mal’hout, le Rabbi explique que le nom d’une chose exprime son contenu profond. Aussi, le mot Gola et le mot Guéoula ont des sens opposés. Gola signifie ‘Exil’ alors que Guéoula signifie ‘Délivrance’. Or, si l’on dit que le nom d’une chose exprime son contenu profond comment est-il possible de dire que ces noms désignent tous les deux la Délivrance ?
‘Guéoula’, la Délivrance, et Gola, l’Exil, sont constitués en effet par les mêmes lettres, à l’exception de la lettre Aleph que possède le mot Guéoula mais qui est absent du mot Gola. Aussi, le Rabbi nous enseigne que de même que le mot Gola constitue une partie du mot Guéoula, de même l’Exil constitue une partie de la Délivrance.
Dans le Dvar Mal’hout des Parachiot ‘Tazria-Metsora’ le Rabbi déclare que ‘la racine de l’obscurité est plus élevée que la lumière’. En d’autres termes, l’obscurité du monde dans lequel nous vivons peut devenir partie intégrante de la Délivrance, et notre mission dans ce cas, consiste à lever le voile de l’obscurité de l’exil afin de révéler le divin qu’il cache à nos yeux, et cela dans tous les sujets de l’exil.
C’est là le sens du mot ‘Délivrance’, car ce mot désigne l’objectif de notre mission, de délivrer le divin qui se cache dans l’exil. C’est donc pour cela que le Rabbi nous enseigne que le mot Gola fait partie du mot Guéoula, car finalement l’obscurité de ce monde ne contredit, ni ne s’oppose, à la Délivrance finale. Bien au contraire, c’est en dévoilant la lumière qui se cache derrière l’obscurité de l’exil, que l’on parviendra à ce que l’Eternel insuffle au monde la lumière nouvelle de la Guéoula.
Le Rabbi nous explique donc que si l’on ajoute la lettre ‘Aleph’, la première lettre de ‘Aloupho chel Olam’ (‘le Maître du monde), au mot Gola (l’obscurité de l’exil) on obtient le mot Guéoula.
Un des exemples donnés par le Rabbi dans le Dvar Mal’hout, est celui du Compte de l’Omer, dont le but consiste à raffiner, à purifier, le corps et l’âme animale (l’Exil, Gola). Faire pénétrer la lumière du ‘Aleph’, le divin, dans l’obscurité du corps, signifie que l’on agit afin de réparer, de rectifier, l’incitation de notre âme animale, qui nous pousse sans-cesse à assouvir des plaisirs grossiers et dénués de divin.
Le point essentiel de l’enseignement du Rabbi, est qu’il ne s’agit pas d’éliminer l’âme animale. Il ne s’agit pas de supprimer sa force mais au contraire de l’utiliser, en la libérant de l’emprise du mal, c’est-à-dire de détourner sa force, du côté de l’impureté vers le côté de la sainteté, en se détournant des plaisirs grossiers, pour accéder à des plaisirs raffinés qui s’accordent à la Volonté de D.ieu d’avoir une demeure en nous-mêmes, et en ce monde.
Ainsi, il en va de même pour ce monde matériel, du fait que celui-ci est comparable à un grand corps, et notre mission consiste à libérer l’âme vitale qui le vivifie à chaque instant, de son emprise. En d’autres termes, de libérer les étincelles divines qui sont enfouies, et se cachent dans la matière de ce monde.
C’est à ce sujet que l’Admour Hazaken déclare dans le livre du Tanya, que tout au long de son existence un Juif a pour mission de raffiner et de purifier une certaine part de ce monde physique. Par exemple, lorsque le propriétaire d’un champ réserve un des coins de son champ pour les pauvres, il introduit la lumière divine, le ‘Aleph’, dans l’obscurité de ce champ. Ajouter la lettre ‘Aleph’ au mot Gola signifie donc réaliser le but divin de faire de l’exil une demeure pour le ‘Aleph’, une demeure pour l’Essence divine.

Tazria-Metsora – 1ère montée: La femme qui enfante https://www.facebook.com/daat.menahem.7/videos/672087482992039/UzpfSTEwMDAwNTcyMzgwMDA2MDo4MzY0MzQ2OTY1NTczMTY/
Tazria-Metsora – 2ème montée: Deux formes de plaies pour deux types de fautes https://www.facebook.com/daat.menahem.7/videos/672670886267032/UzpfSTEwMDAwNTcyMzgwMDA2MDo4MzY4NTk0MjY1MTQ4NDM/
Tazria-Métsora – 3ème montée: L’isolement du Métsora https://www.facebook.com/daat.menahem.7/videos/673370579530396/UzpfSTEwMDAwNTcyMzgwMDA2MDo4MzczMDkwMDY0Njk4ODU/
Tazria-Metsora – 4ème montée: Metsora, c’est … le Machiah! https://www.facebook.com/daat.menahem.7/videos/674018156132305/UzpfSTEwMDAwNTcyMzgwMDA2MDo4Mzc4NjUwNzMwODA5NDU/
Tazria-Metsora – 5ème montée: Le sacrifice d’un Metsora démuni https://www.facebook.com/daat.menahem.7/videos/674675456066575/UzpfSTEwMDAwNTcyMzgwMDA2MDo4Mzg0MjUyNDMwMjQ5Mjg/
Tazria-Metsora – 6ème montée: Des trésors dans les murs des maisons! https://www.facebook.com/daat.menahem.7/videos/675019832698804/UzpfSTEwMDAwNTcyMzgwMDA2MDoxMDc0Njc0Mzc2MDY2Njc5/
Tazria-Metsora, 7ème montée: Trois catégories de mal: celui inhérent à la nature, celui introduit par la faute originelle et celui de nos fautes personnelles, et les trois catégories de « Zav » https://www.facebook.com/daat.menahem.7/videos/675559199311534/UzpfSTEwMDAwNTcyMzgwMDA2MDoxMDc0Njc0NDg5NDAwMDAx/
Les lois qui vont suivre ont été compilées pour faire suite aux questions spéciales soulevées dans l’urgence de la situation. Il va de soi que toute personne pouvant passer la fête de Pessa’h dans des conditions normales, n’est pas concernée par les lois qui vont suivre.
Ces lois sont organisées selon l’ordre du Choul’hane Aroukh, les sources et explications ont été mises entre parenthèses, et que D.ieu nous préserve d’avoir commis une erreur.
Coutumes du mois de Nissan (Chap. 429)
1) Il est important que tous s’impliquent dans l’étude des lois de Pessa’h, en particulier en cette période de confinement, où il est possible de consacrer beaucoup de temps { l’étude. (Comme le disent nos Sages dans le Traité Sanhédrine, 101, au sujet des bienfaits d’une étude effectuée en son temps, et dans le Traité Chabbat, 33, selon lequel les épidémies sont causées par un mépris de l’étude de la Torah).
2) Chaque année, il est important d’aider toute personne n’ayant pas les moyens de passer la fête comme il se doit (Talmud Yéroushalmi, et Halakha tranchée dans le Rama et le Choul’hane Aroukh Admour Hazakène). Cette année plus que toute autre, suite aux conséquences économiques de l’épidémie, cette aide sera cruciale pour de nombreuses familles, pour les jeunes gens ne pouvant pas être invités chez leurs familles, ainsi que pour les personnes âgées, qui doivent, plus que nous tous, se tenir éloignées de tout visiteur, et par tous les moyens.
3) Il est préférable que les Rabbanim diffusent à leurs communautés, avant Chabbat Hagadol, un cours audio, vidéo, ou écrit, afin de remplacer celui du Chabbat matin, pour que la coutume soit respectée, et du fait que, cette année malheureusement, il faille en plus de cela diffuser des directives spéciales.
Coutumes de Chabbat Hagadol (Chap. 430)
1) Ce Chabbat également, on sera tenu de respecter toutes les consignes et directives ayant récemment été diffusées par les Rabbanim, en tout endroit, au sujet des autres Chabbatoth de cette période d’épidémie. (Voir communiqués des 22 et 28 Adar.)
2) Malgré le caractère unique de ce Chabbat, les hommes ne devront pas se rendre au Mikvé, que ce soit pour se tremper avant, ou pendant Chabbat. Ils devront à la place se contenter des alternatives ayant récemment été diffusées dans les communiqués de directives relatives { l’épidémie, parmi lesquelles : une douche de plusieurs minutes (froide, pendant Chabbat), et pour rajouter en pureté, la récitation de Michnayoth, etc.
Horaire de la Bedikath ‘Hamets (Chap. 431)
Une personne priant seule, priera Arvith, puis procédera rapidement à la Bedikath ‘Hamets (comme le fait remarquer le Rabbi, dans une lettre).
Récitation d’une bénédiction avant la Bedikath ‘Hamets (Chap. 432)
Une personne ne possédant pas de ‘Hamets, ou du moins pas assez pour être divisé en dix morceaux, comme à
l’accoutumée, pourra procéder { la Bedikath ‘Hamets avec bénédiction. Ce sera également le cas pour une personne ne possédant pas les autres éléments nécessaires à effectuer la Bedikath ‘Hamets (cuillère, plume, sac en papier, bougie en cire d’abeille).
Lois relatives à la Bedikath ‘Hamets (Chap 433)
1) Concernant le nettoyage de Pessa’h, le peuple Juif à la coutume, depuis de nombreuses générations, de ne pas se suffire de se débarrasser du ‘Hamets, mais de frotter et d’astiquer chaque endroit, même ceux ne nécessitant pas d’être vérifiés.
2) Toutefois, cette année, les enfants se sont trouvés beaucoup plus de temps { la maison que d’habitude, et les parents sont, de ce fait, beaucoup plus fatigués que d’habitude. De même, les jeunes gens n’ayant pas l’habitude de faire un nettoyage complet, et étant normalement invités pendant la fête, se trouveront malgré cela chez eux, cette année. C’est pourquoi il est important de préciser que l’essentiel du nettoyage de Pessa’h consiste en réalité à se débarrasser de tout ‘Hamets, ou de tout ce qui pourrait en contenir, et de ne pas oublier que la poussière n’est pas du ‘Hamets.
De même, si l’on avait l’habitude, en temps normal, de nettoyer toutes les armoires de la cuisine et de ne quasiment rien vendre à un non-Juif, il sera cette année possible de vendre plus.
3) Quant aux emplacements où l’on n’introduit habituellement pas de ‘Hamets, comme des armoires de vêtements, ou auxquelles des petits enfants n’ont pas accès, ou se trouvant en hauteur, il ne sera pas nécessaire de les nettoyer.
Lois concernant la destruction d’un mélange contenant du ‘Hamets (Chap. 442)
1) Si, D.ieu nous en préserve, les personnes ayant pris sur elles d’acheter, pour Pessa’h, uniquement des shampooings, maquillages, et produits d’entretien dont on sait qu’ils sont autorisés pour la fête, se trouvaient dans une situation financière compliquée, ou dans l’impossibilité de sortir pour acheter ces produits, en particulier s’il s’agit de personnes âgées ou en quarantaine, il leur sera permis d’utiliser des produits ne portant pas la mention « Cacher LéPessa’h ». Même un tel dentifrice pourra être utilisé. (Il est en effet permis de se servir d’un produit dont même un chien ne voudrait pas.)
2) Il existe, grâce à D.ieu, de nombreux médicaments autorisés pour la fête de Pessa’h (vous pouvez vérifier la liste des médicaments autorisés, par téléphone ou par Whatsapp, au numéro suivant : +972.55.99.82.701). Toutefois, une personne ayant besoin de tels médicaments pour des raisons médicales, mais ne pouvant pas s’en procurer, pourra se servir de médicaments équivalents – même s’ils ne sont pas autorisés pour Pessa’h – { condition qu’ils n’aient pas de goût.
Précisons cependant que, même en temps normal, une personne devant prendre régulièrement un médicament spécial, comme des comprimés contre l’hypertension, ou pour des problèmes cardiaques, n’aura pas besoin de changer de traitement, même si ceux-ci ne figurent pas dans les listes de médicaments autorisés pour Pessa’h.
Lois concernant la destruction du ‘Hamets (Chap. 445)
Une personne ne pouvant pas sortir – pas même sur son balcon – pour brûler le ‘Hamets de la Bedikath ‘Hamets, et craignant de le faire dans une casserole ou dans sa baignoire, etc., devra l’émietter dans ses toilettes (la destruction du ‘Hamets par le feu n’est en effet qu’une coutume, la Halakha ne suivant pas, dans ce cas, l’avis de Rabbi Yéhouda).
Vente du ‘Hamets (Chap. 447)
1) Une personne ne pouvant se rendre chez un Rav pour vendre son ‘Hamets, le fera par internet, ou { l’aide des autres moyens de communication dont nous disposons aujourd’hui.
2) On procédera au Kinyane Agav Soudar de la vente du ‘Hamets, en levant un tissu ou un objet appartenant au Rav, (pour ce faire, l’objet ou le tissu devront être préalablement ‘reçus’ par une tierce personne, au nom du Rav, après quoi il sera possible d’élever ce tissu, appartenant alors au Rav). On pourra par la suite reprendre possession de ce tissu ou de cet objet, et les utiliser à nouveau.
3) De nombreux Rabbanim dans le monde ne perçoivent pas de revenus de la part de leur communauté. A Pessa’h, cependant, en plus de la coutume voulant que l’on récompense un Rav pour ses efforts déployés dans la vente du ‘Hamets, l’occasion est bien choisie pour faire parvenir à son Rav une participation financière méritée, { la hauteur de son action tout au long de l’année. Ceux qui ne peuvent se rendre chez le Rav s’efforceront eux aussi d’y veiller, d’où qu’ils se trouvent (Voir : Traité Ketouvoth 105b, ‘Tout présent offert { un sage, est considéré comme une offrande de prémices (apportée { D.ieu)’, et son explication dans la Si’ha du deuxième jour de Yom Tov, Chavou’oth 5717).
Lois concernant la cachérisation des ustensiles (Chap. 451)
1) Même une personne qui se soucie, d’habitude, de cachériser des ustensiles neufs, pourra se montrer moins exigeante, cette année. [Il est connu que, de nos jours, l’usage de graisse interdite pour polir un ustensile neuf est presque nul. Et même dans les rares endroits où ce serait encore d’usage, selon la majorité des décisionnaires, le goût de cette graisse est considéré comme un ‘Notène Ta’am Lifgam’, et il n’est pas nécessaire de cachériser un ustensile ayant absorbé un tel goût (Voir Choul’hane Aroukh Yoré Dé’a, chap. 103)].
2) Une personne rencontrant des difficultés pour tremper ses ustensiles, les donnera à un non-Juif et les utilisera en les lui empruntant. Ceci pourra être effectué avec le vendeur non-Juif lui-même, au moment de l’achat. (Selon certains décisionnaires, on pourra se suffire d’avoir l’intention de ne pas ‘acquérir’ l’objet acheté.)
Si l’on a déj{ acheté cet ustensile, mais que l’on craint de s’approcher d’une autre personne (le non-Juif dans ce cas) de peur d’être contaminé, il sera possible de procéder à un Kinyane Odita (le fait de dire qu’un objet appartient { untel), en présence de deux témoins. (Voir Choul’hane Aroukh ‘Hochène Michpath, chap. 250, § 3.) Et s’il est compliqué de rassembler deux témoins valides, on pourra le faire sans témoins : on appellera un non-Juif, et on lui expliquera qu’il nous est impossible de tremper les ustensiles pour l’instant et que, de ce fait, il nous est également impossible de s’en servir. On lui fera savoir qu’on lui donne ces ustensiles, en lui disant, au passé, que ces ustensiles lui appartiennent, et que, pour le moment, nous (Juifs) ne nous en servons qu’en tant qu’emprunt.
3) En général, on s’abstiendra de cachériser un four.
Cette année cependant, de nombreuses personnes rencontrent des difficultés pour se procurer un four et des appareils de cuisson réservés pour Pessa’h. C’est pourquoi il sera possible de se montrer moins exigeant en cas de besoin, et de cachériser les fours disponibles par pyrolyse.
Il faudra se servir de moules à usage unique pendant Pessa’h.
Un four ne possédant pas la fonction pyrolyse ne pourra pas être cachérisé. (Cependant, si aucun autre appareil de cuisson n’est disponible, il faudra l’allumer pendant une heure environ, { sa température maximale, après l’avoir nettoyé correctement. Pour s’en servir ensuite, on n’utilisera que des moules { usage unique, et on ne réchauffera la nourriture qu’après l’avoir emballée dans deux épaisseurs de papier aluminium.)
S’il n’est pas possible de se procurer des moules { usage unique, ou neufs, on pourra mettre, pendant un long moment, les plateaux disponibles dans le four, à température maximale. Après quoi on les utilisera uniquement emballés dans deux épaisseurs de papier aluminium.
4) Il n’est pas possible de cachériser un four à micro-ondes.
5) Les gazinières seront cachérisées de la façon suivante : on nettoiera la surface de la gazinière avec des produits d’entretien puissants, ainsi que les brûleurs et les grilles de support, après quoi on allumera les brûleurs à puissance habituelle pendant une vingtaine de minutes, puis on fera passer les grilles de support sur ce feu pendant une dizaine de minutes, sans en manquer un endroit. Ensuite, on recouvrira la surface de la gazinière (entre les brûleurs), ainsi que les grilles de support, avec du papier aluminium (ces grilles n’ayant subi qu’un Liboun Kal).
6) Tous les plans de travail, qu’ils soient en marbre, en pierre, en métal (inox), ou en plastique, pourront être cachérisés en y versant de l’eau en ébullition, après quoi on les recouvrira d’un matériau résistant, qui ne se déchirera pas.
On versera, sur un robinet également, de l’eau en ébullition, tout en faisant couler de l’eau chaude de ce robinet.
Il est possible de cachériser un évier en y versant de l’eau en ébullition, après quoi on y déposera un évier – ou une bassine – en plastique. Et s’ils contiennent un trou destiné { l’évacuation de l’eau, il faudra le surélever légèrement du fond du premier évier.
Des éviers de céramique, qu’il n’est pas possible de cachériser, seront nettoyés avec de l’eau de Javel, puis on y déposera un évier ou une bassine en plastique, comme pour les autres éviers, en surélevant le trou servant { évacuer l’eau.
7) Des plaques de cuisson en vitrocéramique, ou à induction, ne doivent en général pas être cachérisées pour Pessa’h. Toutefois, si l’on ne dispose pas d’autres appareils de cuisson, on les cachérisera (après les avoir correctement nettoyés) en les allumant à puissance maximale pendant une demi-heure. (Pour de l’induction, il faudra bien entendu se servir d’un ustensile prévu à cet effet, pour obtenir une chauffe.) Malgré cela, chacun consultera son Rav, car il ne s’agit l{ que de mon humble avis. (Pour plus d’explications, voir version hébreu.)
On fera de même pour une plaque de cuisson électrique.
8) Les couteaux, cuillères, fourchettes, verres et assiettes jetables sont généralement faciles { trouver. Si ce n’est pas le cas, on pourra cachériser ses couteaux, cuillères et fourchettes ‘Hamets de toute l’année, en les plongeant pendant trois secondes dans de l’eau en ébullition provenant d’un Kéli Richone (ustensile se trouvant { l’instant sur le feu, ou bouilloire dans laquelle l’eau est en ébullition), puis en les plongeant, immédiatement après, dans de l’eau froide.
Si des verres en verre peuvent supporter une eau aussi chaude, on versera sur eux de l’eau en ébullition, puis on ne s’en servira qu’{ froid.
9) Des casseroles et marmites, après avoir été nettoyées correctement – poignées incluses – devront être remplies d’eau et portées { ébullition. Pendant que l’eau chauffe, on fera chauffer sur le feu ou sur toute autre source de chaleur, une pierre (ou une brique) pouvant rentrer dans cette marmite, et une fois l’eau arrivée à ébullition, on y jettera cette pierre afin de faire déborder l’eau (sur les parois extérieures). On versera aussi de l’eau en ébullition sur les poignées, et après avoir vidé l’eau bouillante de la marmite, on y versera immédiatement de l’eau froide.
10) Les tables, s’il n’est pas risqué d’y verser de l’eau en ébullition, devront en être aspergées, puis recouvertes de papier aluminium épais, ou similaire. S’il n’est pas possible d’y verser de l’eau en ébullition, on les recouvrira de deux épaisseurs.
11) Une Plata de Chabbat devra être nettoyée, même par en- dessous, puis être allumée une heure, après quoi on pourra s’en servir, en l’ayant recouverte de deux épaisseurs de papier aluminium fin.
Kitnioth et Hidourim (Chap. 453)
1) Une personne ne consommant pas de Kitnioth les autres années, consultera un Rav si elle en vient à réellement manquer de vivres, afin de recevoir l’autorisation d’en consommer exceptionnellement, au vu de la gravité de la situation (Peri Mégadim).
2) Concernant les Hidourim que certaines personnes observent, il sera exceptionnellement possible de passer outre cette année, si les vivres en viennent { manquer. Et d’après certains décisionnaires, cela ne nécessite pas une annulation de vœu (Hatarath Nédarim).
Lois relatives aux Matsoth (Chap. 453)
1) De nombreuses personnes connaissent des difficultés financières, suite { la situation actuelle. C’est pourquoi il est recommandé que la recherche de Matsoth répondant aux critères les plus exigeants et rigoureux qui soient, ne soit pas la cause de tensions supplémentaires et inutiles (farine moulue à la main, première fournée, dix-huit minutes depuis le pétrissage, Matsoth fines, etc. – surtout du fait que, de nos jours, tout cela est fait extrêmement vite, que les fours sont toujours très chauds, etc.).
2) Même dans le cas où il est impossible de se procurer des Matsoth Chmouroth, il n’est pas évident d’autoriser l’usage de Matsoth manufacturées. Chacun consultera son Rav.
3) Pendant Pessa’h, on ne consommera pas de Matsa ‘Achira (Matsa faite à base de jus de fruits), et il va de soi que l’on ne pourra pas en utiliser pour s’acquitter de la Mitsva de consommer de la Matsa pendant le Séder.
Jeûne des premiers-nés (Chap. 470)
1) Les premiers-nés étudieront, avant la fête, un traité talmudique simple et court (le Traité Tamid, par exemple), afin de pouvoir en célébrer la conclusion, s’il n’est pas possible de sortir en écouter une. (Il est possible de célébrer la conclusion de l’étude de l’un des petits traités se trouvant après le Traité Avoda Zara, tels que ‘Kala’, etc., ainsi que sur un Séder complet de Michnayoth. En cas de force majeure, il sera possible de célébrer la conclusion de l’étude d’un traité de Michnayoth, étudiées avec un commentateur, comme le Bartenura ou le Kéhati, etc.)
2) Si, du fait de la situation actuelle, l’étude d’un tel traité n’est pas possible, on pourra demander à son ami célébrant la conclusion d’une étude de nous la faire écouter par téléphone.
3) Même dans le cas où l’on n’aurait pas écouté de conclusion d’étude, on ne jeûnera pas, conformément aux recommandations médicales relatives { l’épidémie (Voir Béer Heitev Orakh ‘Haïm, chap. 476).
Lois relatives au soir du Séder
1) Une personne ne disposant pas de vin ni de jus de raisin, prendra un verre de la boisson importante locale (typique), comme un verre de thé ou de café chaud, mais pas bouillant, afin d’être en mesure de le boire rapidement. (Si possible en moins de trente secondes, sinon entre trois et quatre minutes, et au maximum, en moins de six minutes.)
2) Une personne possédant tout juste une Matsa, demandera à son Rav à quelle étape du Séder il lui serait préférable de la consommer. Par exemple : s’il ne possède qu’un Kazaïth, il ne se lavera les mains et ne le consommera qu’{ l’étape de l’Afikomane. S’il en possède deux, le premier servira { l’étape de Motsi, et le deuxième, pour l’Afikomane, etc.
3) Une personne ne possédant pas un cou de poulet pour le Zro’a, prendra une aile ou une cuisse. S’il ne dispose même pas de cela, il prendra de la viande sans os (il sera préférable bien la griller, pour ne pas dire la brûler).
4) Pour le Maror et la ‘Hazéreth – si l’on ne dispose pas de raifort, on n’utilisera que de la romaine.
Tfiloth de Pessa’h (Chap. 487-8)
1) Nous avons la coutume de réciter le Hallel le premier soir de Pessa’h en Terre Sainte, et le deuxième soir également en diaspora. Et même ceux qui prient seuls, chez eux, réciteront le Hallel avec bénédiction.
2) Téfilath Tal (fin de la demande de pluie, et début de la demande de rosée) : même seul, on devra procéder à cette proclamation de début de demande de rosée, avant Moussaf du premier jour de Yom Tov de Pessa’h. On récitera la prière de Moussaf an rajoutant ‘Morid Hatal’ (et les parties concernant la fête de Pessa’h). Uniquement après, il sera possible de réciter les verset et chants de la Téfilath Tal, récités en temps normal par l’officiant et l’assemblée (sans réciter les bénédictions ‘Baroukh Ata Hachem…’).
Compte du ‘Omer (Chap.489)
Si, avant Lag Ba’Omer, nous sommes libérés, et passons de l’étroitesse { la largesse, il se peut qu’il y ait un grand nombre de mariages, pour un petit nombre de salles. C’est pourquoi il pourrait être permis d’organiser un mariage même avant Lag Ba’Omer, pour une personne n’ayant pas encore accompli la Mitsva d’avoir des enfants [ainsi que tranché dans le Choul’hane Aroukh Admour Hazakène (Chap. 493, car le fait que l’on interdise les mariages avant cela ne relève que de l’ordre du Minhag].
Nous prions, et avons foi dans le fait que ces lois ne seront pas nécessaires, car immédiatement, et de manière concrète, nous sortirons d’exil, avec notre Roi à notre tête, vers le troisième, et éternel Beth Hamikdach !
