Au lendemain du 7 octobre 2023, un hazan passionné a transformé sa douleur et son espérance en mélodie. Nissim Shalom Roumani signe « Matay Timloch », un chant tissé de paroles de prière et de prophétie, avec un vœu clairement affiché : hâter la Guéoula. Arrangé par le musicien Ronny Gold, ce premier titre concrétise un rêve longtemps porté en silence.
Passionné de chant depuis toujours et hazan lors de nombreux offices, notamment pendant les fêtes de Tichri, Nissim Shalom Roumani porte depuis longtemps le désir de créer sa propre musique.
La mélodie de « Matay Timloch » existait déjà en lui. Mais c’est au lendemain du 7 octobre 2023 que l’impulsion est venue de lui donner vie et de la concrétiser en veritable prière. Une inspiration longtemps mûrie,un événement qui lui a donné l’élan de la partager.
« Après les événements du 7 octobre, j’ai ressenti qu’il fallait réaliser cette mélodie et y poser des mots de Torah pour exprimer l’attente de la Guéoula », explique-t-il.
Le titre, « Matay Timloch » (« Quand régneras-Tu ? »), reprend les paroles de la Kedoucha :
« Quand régneras-Tu à Sion ? Bientôt, de nos jours. »
Les paroles s’inspirent également des prophéties d’Isaïe. Elles évoquent le monde de paix et de connaissance de D.ieu attendu avec la Guéoula : la fin de la guerre, la disparition de la haine et l’image du loup vivant avec l’agneau. Le morceau s’ouvre sur une figure singulière ; celle d’un dirigeant hors du commun qui, depuis son enfance, rêvé d’un monde où la lumière aurait repoussé les ténèbres. Beaucoup d’auditeurs y reconnaîtront une allusion au Rabbi qui confia dans l’une de ses lettres avoir dès son plus jeune âge imaginé la rédemption futur.
À travers cette référence, Nissim Shalom exprime une aspiration qui l’habite depuis longtemps : faire entendre l’espérance de la Délivrance.Un rêve enfin concrétisé.
Pour donner forme à ce projet, il s’est entouré du musicien Ronny Gold, chargé de la musique et de l’arrangement. Nissim Shalom signe les paroles, la composition et l’interprétation de ce titre, produit sous le label NS Productions.
Publié le 30 octobre 2024, « Matay Timloch » est disponible sur YouTube, Spotify, Apple Music et Deezer.
Deuxième volet d’une série hebdomadaire consacrée aux mélodies de Chalom ‘Haritonov, ce ‘Hassid Habad du début du siècle dernier, le Niggoun «Ka’homer Beyad Hayotser» revit sous les doigts du pianiste A’hiya Acher Cohen Aloro. Porté par les paroles puissantes d’un Piyout de Yom Kippour qui compare l’œuvre de l’artiste à celle du Créateur, le musicien a voulu que son instrument, privé de mots, parvienne pourtant à les faire entendre. Un long travail d’épure, qu’il décrit comme une véritable opération à cœur ouvert sur la mélodie.
Un compositeur ‘hassidique du siècle dernier
Ki Hiné Ka’homer, « Car voici, comme l’argile », est le second Niggoun d’une série hebdomadaire dédiée aux compositions de Chalom ‘Haritonov, un ‘Hassid Habad qui vécut au début du siècle dernier et à qui l’on doit un grand nombre de mélodies.
A’hiya Acher Cohen Aloro ne pouvait laisser passer ces paroles d’une force saisissante. Elles mettent en regard, pour ainsi dire, le geste créateur de l’artiste et l’œuvre même de D.ieu, qui façonne l’homme comme l’artisan façonne sa matière.
Faire parler la musique sans les paroles
Le Niggoun est ici interprété au seul piano, sans aucune parole. Il était donc particulièrement difficile d’atteindre le point où la musique elle-même prononce le texte. Pour y parvenir, le pianiste a traversé un processus long et exigeant, dépouillant sans cesse la mélodie de tout ce qui l’encombrait, jusqu’à obtenir un arrangement et une interprétation qui, à ses yeux, disent véritablement ces paroles sublimes.
Il en parle comme d’une opération pratiquée à vif sur la chair même du Niggoun : il l’a travaillé, précisément, « comme l’argile entre les mains du potier ».
Traduction du texte du piyout
Car voici, comme l’argile dans la main du potier, Qui à son gré l’étend et à son gré la resserre, Ainsi sommes nous dans Ta main, Toi qui gardes la bonté. Regarde l’alliance et ne Te tourne pas vers le penchant.
Car voici, comme la pierre dans la main du tailleur, Qui à son gré la saisit et à son gré la brise, Ainsi sommes nous dans Ta main, Toi qui fais vivre et fais mourir. Regarde l’alliance et ne Te tourne pas vers le penchant.
Car voici, comme la hache dans la main de l’artisan, Qui à son gré l’approche de la flamme et à son gré l’en retire, Ainsi sommes nous dans Ta main, Toi qui soutiens le pauvre et l’indigent. Regarde l’alliance et ne Te tourne pas vers le penchant.
Car voici, comme le gouvernail dans la main du marin, Qui à son gré le tient et à son gré le lâche, Ainsi sommes nous dans Ta main, D.ieu bon qui pardonne. Regarde l’alliance et ne Te tourne pas vers le penchant.
Car voici, comme le verre dans la main du verrier, Qui à son gré le façonne et à son gré le fait fondre, Ainsi sommes nous dans Ta main, Toi qui effaces la faute volontaire et l’erreur. Regarde l’alliance et ne Te tourne pas vers le penchant.
Car voici, comme la tenture dans la main du brodeur, Qui à son gré la tend droite et à son gré la plisse, Ainsi sommes nous dans Ta main, D.ieu jaloux et vengeur. Regarde l’alliance et ne Te tourne pas vers le penchant.
Car voici, comme l’argent dans la main de l’orfèvre, Qui à son gré l’allie et à son gré l’épure, Ainsi sommes nous dans Ta main, Toi qui apportes le remède à la blessure. Regarde l’alliance et ne Te tourne pas vers le penchant.
A’hiya Acher Cohen Aloro, un musicien issu du monde orthodoxe
A’hiya Acher Cohen Aloro est compositeur, arrangeur et pianiste. Il compte parmi les musiciens les plus intrigants apparus ces dernières années au sein du public orthodoxe.
Sa musique a servi de bande sonore à l’un des derniers films du réalisateur Spike Lee. Leur rencontre a eu lieu lors d’un rassemblement de compositeurs hors du commun venus du monde entier, auquel A’hiya avait été envoyé par l’Académie de musique et de danse de Jérusalem.
Comme pianiste, il accompagne des artistes de premier plan, en Israël comme à l’étranger, parmi lesquels Amir Benayoun, Avraham Fried et Yehoram Gaon. Il est également arrangeur et directeur musical de projets marquants, comme « Likrat Neïla » ou « Zokhrim Vecharim », donné à Jérusalem à la veille de Yom Hachoah, auxquels ont participé de nombreux artistes, notamment Hemi Rodner, Eran Tsour et Amir Benayoun.
A’hiya compte à son actif une multitude de projets et de collaborations. Citons « Interprétation de la musique juive », une série de concerts au piano où il revisite en direct des Niggounim célèbres à travers une lecture toute personnelle, les Niggounim du Rav Its’hak Ginsburgh joués en public, un concert au Festival du piano aux côtés du chanteur et auteur Yonatan Dror, une prestation au Festival de la lumière, et bien d’autres encore.
Il enseigne par ailleurs dans les meilleures institutions du pays : à l’Académie de musique et de danse de Jérusalem ainsi qu’à l’École supérieure d’art dramatique Nissan Nativ.
Rav Avraham Kharitonov, la voix et les mélodies des ‘Hassidim de Nikolaïev
Rav Avraham Kharitonov naquit le 13 Mena’hem Av 5600 (août 1840) et quitta ce monde le 24 Nissan 5672 (avril 1912). Il exerça à Nikolaïev les fonctions de Cho’het et Bodek, sacrificateur rituel et vérificateur, tout en étant compositeur de Niguounim, Ba’al Menaguen et Ba’al Tefila, chantre et officiant de la communauté. Il vit le jour à Kherson, le 13 Mena’hem Av 5600 (août 1840). Son père était Rav Guedalia, fils de Rav ‘Haïm Leib Kharitonov, et sa mère ‘Haya Yenta, fille de Rav Yossef Rozovsky. Ses parents s’étaient unis le jour de Roch ‘Hodech Iyar 5597 (mai 1837). Le 8 Elloul 5619 (septembre 1859), il épousa Tamar Beïla, fille de Rav Yoël Spivak. Il s’établit alors à Nikolaïev, où il servit à la fois comme ‘Hazan et comme Cho’het, deux fonctions essentielles à la vie de la communauté juive.
Rav Avraham composa de nombreux Niguounim, ces mélodies ‘hassidiques qui portent l’âme vers les hauteurs. Il fut le père des frères Kharitonov, devenus par la suite de célèbres Ba’alei Menaguen dont les chants résonnent aujourd’hui encore dans les communautés Habad. À Nikolaïev, il occupait la charge de Chou »b, abréviation désignant le Cho’het et Bodek, et c’est lui qui conduisait la prière en tant que Ba’al Tefila attitré de la ville.
La réputation de Rav Avraham dépassait largement les murs de sa synagogue. Dans une lettre adressée aux ‘Hassidim de Nikolaïev, le Rabbi Rachab écrivit qu’ils n’étaient pas autorisés à engager un ‘Hazan, même pour les Yamim Noraïm, les jours redoutables de Roch Hachana et de Yom Kippour, si ce n’est Rav Avraham, le Chou »b Kharitonov, ou quelqu’un de sa trempe, selon ce que les sacrificateurs eux-mêmes approuveraient d’un commun accord.
Rav Avraham Kharitonov quitta ce monde à l’âge de soixante et onze ans, emporté par un cancer de l’estomac, le 24 Nissan 5672 (avril 1912). Il laissa derrière lui des mélodies et une lignée de chantres qui continuèrent de faire vibrer la ferveur ‘hassidique bien après lui.
Après des dizaines de milliers d’écoutes et un flot de réactions enthousiastes suscités par le premier volet, l’institut Gaagouïm Niggounei Habad présente aujourd’hui la seconde partie de son projet musical. Offerte en techoura à l’occasion du mariage de Rav Yossef Its’hak et ‘Haya Mouchka Amar, cette réalisation propose neuf passages de la prière de Cha’harit du Chabbat et des fêtes, interprétés sur des niggounim enseignés par le Rabbi au fil des années. Son ambition est simple et exigeante à la fois : réintroduire la vie, l’intériorité et l’attachement au Créateur dans le service de la prière.
Un second volet longtemps attendu
Le premier volet du projet avait rencontré un écho que ses initiateurs eux-mêmes n’avaient pas anticipé. Des dizaines de milliers d’écoutes, des réactions venues de communautés entières, des enseignants et des responsables d’institutions éducatives réclamant une suite : autant de signes qu’un besoin réel avait été touché. C’est en réponse à cette attente que l’institut Gaagouïm Niggounei Habad publie aujourd’hui la seconde partie de l’entreprise, offerte comme techoura à l’occasion du mariage de Rav Yossef Its’hak et de Madame ‘Haya Mouchka Amar, à qui l’on souhaite longue vie.
Neuf passages de la prière du matin
Dans ce nouveau volet, Rav Mena’hem Mendel Amar interprète neuf extraits de la prière de Cha’harit du Chabbat et des jours de fête. Chacun de ces passages est porté par un niggoun que le Rabbi a enseigné au cours des années, l’ensemble ayant été composé avec un souci constant de fidélité au texte liturgique. Le mariage entre la mélodie et les mots n’a rien d’arbitraire : chaque phrase musicale épouse la scansion du verset, de sorte que le chant ne recouvre jamais la prière mais la révèle. L’objectif affiché par les concepteurs du projet est d’insuffler vitalité, profondeur intérieure et dvékout dans le service de la prière.
Une directive du Rabbi sur le chant
Le projet s’inscrit explicitement dans une orientation donnée par le Rabbi. Dans une Si’ha prononcée lors du Chabbat de la Paracha Bechala’h 5752 (1992), le Rabbi enseignait qu’un autre enseignement, essentiel lui aussi, se dégage du thème du chant : il concerne le service de la prière accompli, précisément, sous la forme d’un chant. Au chant lié à l’élévation qui monte du bas vers le haut doit désormais s’ajouter, expliquait le Rabbi, celui qui procède de l’attachement et de l’intégration au Divin, en préparation au chant nouveau des temps à venir.
Daavenen mit a nigoun
Le titre du projet dit exactement ce qu’il contient : Daavenen mit a nigoun, prier avec une mélodie. Cette approche est née au sein de la communauté Or Mena’hem d’Achdod, qui rassemble plusieurs centaines de fidèles proches du judaïsme, dont un nombre non négligeable sont devenus au fil des années des ‘Hassidim à part entière. Là, les prières du Chabbat ont retrouvé une douceur et une respiration particulières, portées par une lenteur assumée, par l’aspiration et par la nostalgie du Divin. Ce qui n’était au départ qu’une pratique communautaire locale s’est peu à peu imposé comme un modèle que d’autres ont souhaité reprendre.
Un outil pour les écoles et les communautés
Les responsables du projet soulignent que cet enregistrement se prête particulièrement bien à une intégration dans la prière de Cha’harit telle qu’elle est conduite dans les institutions éducatives et dans les communautés d’Anach. L’enjeu dépasse largement la dimension musicale. Il s’agit de faire passer la prière du statut de commandement accompli par habitude et par routine à celui de véritable service du cœur, avec l’émotion, la lenteur et le lien réel au sens de chaque mot et à la portée de chaque terme prononcé.
À l’écoute
L’album est disponible sur les principales plateformes de diffusion en continu : https://did.li/Tefillah2
Un nouveau clip vient de paraître, extrait du tout dernier album d’Amram Adar : Birkat Kohanim, un duo saisissant avec Avraham Fried, sur une mélodie et une production signées Itzy Waldner. Deux grandes voix de la musique juive réunies autour d’une prière millénaire, pour un résultat à la fois grandiose et profondément émouvant. Une collaboration née en studio, dans un éclair d’inspiration partagée, dont Amram Adar lui-même raconte les coulisses avec enthousiasme.
Naissance d’un duo inattendu
Tout a commencé dans l’intimité du studio, lorsque Amram Adar se trouvait en séance de travail avec le compositeur et producteur Itzy Waldner, tous deux plongés dans l’élaboration de la nouvelle mélodie de Birkat Kohanim. En un instant d’inspiration, l’évidence s’est imposée à eux avec une clarté absolue : ce chant ne pouvait être enregistré qu’avec Avraham Fried.
« Fried n’est pas seulement l’une des voix les plus aimées et les plus respectées de la musique juive, confie Amram Adar. Il est lui-même un Cohen. Le fait de l’associer à des paroles aussi puissantes et aussi anciennes a apporté quelque chose de tout à fait particulier — une énergie radicalement différente, impossible à ignorer. »
Le projet « Gaagouim – Niggouné Habad » dévoile le premier extrait de son dixième album, dont la parution est imminente. Ce single fait revivre le Niggoun du Rav Yehouda Eber, hy »d, transmis par son élève, le Machpia Rav Moché Roubin, de mémoire bénie, et consigné dans le cinquième volume de l’Otzar HaNiggounim sous le numéro 359. Une mélodie qui ravive le souvenir d’un grand maître de la musique ‘hassidique, dont l’œuvre continue de résonner au cœur des communautés Habad.
Un nouveau single avant un dixième album
Le projet « Gaagouim – Niggouné Habad » vient de publier le premier extrait de son dixième album, appelé à paraître prochainement. Ce nouvel opus s’ouvre sur un Niggoun chargé d’histoire : celui du Rav Yehouda Eber, hy »d, recueilli de la bouche de son élève, le Machpia Rav Moché Roubin, de mémoire bénie. La mélodie est conservée dans le cinquième volume de l’Otzar HaNiggounim, où elle figure sous le numéro 359.
Le Rav Yehouda Eber, maître du Niggoun ‘hassidique
Le Rav Yehouda Eber, hy »d, fut à la tête des Yechivot Tom’hei Temimim en Pologne. Doté d’un sens musical hors du commun, il faisait preuve d’une grande exactitude dans la notation des Niggounim et composa lui-même de nouvelles mélodies. En 5698 (1938), sur l’instruction du Rabbi précédent, Rabbi Yossef Its’hak — le Rayatz —, il commença à enseigner les Niggounim de Habad à ses élèves.
L’institut Gaagouim
L’institut « Gaagouim – Niggouné Habad » rassemble un ensemble de Niggounim interprétés de manière authentique par le Rav Mena’hem Mendel Amar, rav du centre « Or Mena’hem » et « Meorot » à Ashdod.
Ce Niggoun est dédié pour le mérite du ‘Hatan, le Rav Yossef Its’hak Amar, et de la Kala, Madame ‘Haya Mouchka Akrish, à l’occasion de leurs fiançailles conclues en une heure propice et réussie.
À l’occasion du cinquantième anniversaire de l’institution des 12 Psoukim par le Rabbi, le claviériste ‘Habad Yehoudl’e Kimiyagarov présente une médley musicale inédite, énergique et profondément ‘Hassidique. Ce projet ambitieux réunit les chanteurs Elazar Biton, Chemouel Batash et Chmoulik Sofer dans un arrangement à la fois contemporain et ancré dans la tradition Loubavitch. Une œuvre longuement attendue par les amateurs de musique ‘Hassidique, conjuguant exigence artistique et élévation spirituelle.
Un demi-siècle de tradition mis en musique
Le claviériste ‘Habad Yehoudl’e Kimiyagarov lance un projet unique en son genre : une médley musicale consacrée aux 12 Psoukim, ces versets et maximes des Sages institués par le Rabbi et récités depuis lors lors des rassemblements d’enfants et autres occasions. La sortie de cette œuvre coïncide avec le cinquantième anniversaire de l’institution des Psoukim — un anniversaire qui donne à ce projet une résonance particulière et une dimension commémorative chargée de sens.
Une médley portée par des voix d’exception
Interprétée avec fougue par Yehoudl’e et son orchestre, la médley accueille les voix des chanteurs ‘Habad Elazar Biton, Chemouel Batash et Chmoulik Sofer. L’œuvre marie mélodies originales et arrangements musicaux inédits dans une forme à la fois qualitative et résolument actuelle — celle que le public ‘Hassidique attendait depuis longtemps. Le tout baigne dans une atmosphère ‘Hassidique élevée et singulière, fidèle à l’esprit des Psoukim que le Rabbi avait voulu insuffler au cœur de chaque enfant juif.
Le projet Gaaguim Nigounim vient de dévoiler un Nigoun inédit attribué au célèbre ‘hassid Rav Hillel Paritcher, figure emblématique du mouvement ‘hassidique. Cette mélodie, répertoriée sous le numéro 39 dans le Sefer HaNigounim, constitue le titre de clôture du nouvel album Gaaguim 9. Une nouvelle contribution précieuse à la sauvegarde du patrimoine musical de Habad-Loubavitch.
Un trésor mélodique préservé pour les générations futures
Le projet Gaaguim Nigounim, consacré depuis plusieurs années à la préservation et à la diffusion des nigounim authentiques de Habad, vient de publier un enregistrement inédit d’un nigoun attribué au célèbre ‘hassid Rav Hillel Paritcher. Plusieurs nigounim de Rav Hillel figuraient déjà dans les albums précédents du projet ; les organisateurs présentent aujourd’hui une nouvelle mélodie émouvante tirée de son répertoire. Ce nigoun, classé sous le numéro 39 dans le Sefer Hanigounim, constitue le titre de clôture du dernier album paru, Gaaguim 9.
Le nigoun, pilier fondamental de la vie ‘hassidique
La ‘Hassidout accorde une importance capitale au nigoun, qu’elle considère comme l’un des piliers essentiels de la vie ‘hassidique. Lors d’un discours prononcé par le Rabbi précédent (le Friediker Rabbi) lors de la première nuit de Chavouot 5708 (1948), il enseigna qu’un ‘hassid reçoit de son père ou de son maître quatre éléments fondamentaux : un enseignement ou une histoire rapportés au nom du Rabbi, un nigoun entendu en son nom, la pratique de transmettre ce que l’on a vu ou entendu, et les enseignements ou la conduite d’un ‘hassid ancien. Ces quatre éléments, expliqua-t-il, forment les « quatre murs de la Soukkah ‘hassidique ».
Rav Hillel Paritcher : l’homme qui vivait par le nigoun
Le lien profond qui unissait Rav Hillel au nigoun a été immortalisé par une parole célèbre de son ami Rav Aizik Homiler : « Moi, j’ai vécu ma vie par la compréhension intellectuelle, tandis que Rav Hillel, lui, a vécu sa vie par le nigoun et la danse. » Ce témoignage illustre avec force la dimension spirituelle et existentielle que revêtait le chant ‘hassidique pour cette grande figure de Loubavitch.
Une production musicale soignée
L’enregistrement met en valeur la voix du Rav Mena’hem Mendel Amar, avec des arrangements signés Rav Ovad Monis, le violon et la production musicale assurés par Rav Mordekhaï Broutski, le tout réalisé sous la direction du Rav ‘Haïm Weiss.
À ce jour, le projet Gaaguim a publié quatre-vingt-onze nigounim. Les travaux pour le prochain album, Gaaguim 10, sont déjà en cours et sa sortie est attendue prochainement.
Qui était Rav Hillel Paritcher ?
Rav Hillel HaLevi Malisov de Paritch (1795-1864) est considéré comme l’un des plus grands ‘hassidim de l’histoire de Habad-Loubavitch. Né en 1795 à Khometz, en Ukraine, il manifesta dès son plus jeune âge des dons intellectuels exceptionnels : à treize ans, il maîtrisait l’ensemble du Talmud et des œuvres halakhiques, et à quinze ans, il s’était déjà plongé dans les écrits kabbalistiques de l’Ari zal. C’est la découverte fortuite d’un exemplaire du Tanya — sans page de titre — qui l’orienta définitivement vers la ‘Hassidout de Habad et vers l’enseignement de Rabbi Chnéour Zalman de Liadi, l’Alter Rabbi, qu’il ne rencontra pourtant jamais en personne.
À partir de 1815, il se rendit régulièrement à Loubavitch auprès du Mitteler Rabbi (Rabbi DovBer), dont il devint l’un des disciples les plus proches, puis continua sous la direction du Tsema’h Tsedek (Rabbi Mena’hem Mendel). Nommé Rav et Machpia à Paritch, puis à Bobroisk, il fut mandaté par le Mitteler Rabbi pour parcourir les colonies agricoles juives de la région de Kherson, soutenir les soldats cantonnistes et renforcer la vie juive dans ces communautés isolées. Son autorité halakhique était telle que les rabbins de nombreuses villes venaient lui soumettre leurs questions les plus complexes, lui valant le titre de « rav des rabbins ».
Surnommé le « demi-Rabbi », Rav Hillel occupait une place unique dans l’histoire de Habad : bien qu’il ne fût pas Rabbi au sens dynastique du terme, il était universellement reconnu comme un Tsaddik accompli, prodiguant bénédictions et guidance spirituelle à des milliers de ‘hassidim. Son œuvre principale, le Péla’h HaRimon, un commentaire philosophique ‘hassidique sur plusieurs livres de la Torah, fut publiée à titre posthume par son petit-fils en 1881. Il s’éteignit le Chabbat 11 Av 5624 (1864), à Kherson, au cours de l’une de ses tournées annuelles, et y fut inhumé.
Le chanteur Habad Aharon Sitbon lance un nouveau single intitulé « Nigoun Yéhoudi », accompagné d’un clip entièrement créé par intelligence artificielle. Paru en pleine période de Pourim et de guerre en Iran, ce titre apporte joie, espoir et lumière, reliant chaque auditeur à ces instants précieux d’élévation spirituelle. Une déclaration d’âme qui proclame avec ferveur que le temps de la Gueoula est à notre porte.
Un chant né du rêve et de la foi
Dans un paysage musical juif en constante effervescence, Aharon Sitbon s’impose comme l’une des voix les plus sincères de la scène Habad. Avec « Nigoun Yéhoudi », il ne propose pas simplement un nouveau titre — il offre une déclaration d’âme. « C’est une chanson sur un rêve, pour que nous la chantions tous ensemble — une chanson sur le bien que nous voyons de nos propres yeux en ces jours », résume-t-il avec une simplicité désarmante.
Au cœur du texte, une prière qui traverse les générations : que le Machia’h vienne enfin, qu’il bâtisse le Temple, et que nous ne connaissions plus jamais la guerre. Portée par une mélodie enveloppante aux vertus apaisantes, la chanson proclame avec une joie débordante que le temps de la Gueoula — la Rédemption — est enfin à notre porte.
L’intelligence artificielle au service de l’émotion
Ce qui distingue ce projet, c’est le recours novateur à l’intelligence artificielle pour la réalisation du clip, conçu et animé par Zaavi Heller. Cette alliance entre tradition musicale juive et innovation technologique témoigne d’une volonté de toucher les cœurs par tous les moyens que notre époque met à disposition — sans jamais sacrifier l’authenticité ni la profondeur du message.
Une équipe artistique de haute tenue
La mélodie est signée Aharon Sitbon lui-même, tandis que les paroles ont été composées par Eli Klein et Itzi Beri, qui ont également assuré l’arrangement et la production musicale. La pochette graphique a été confiée à Zeira, et les relations publiques sont assurées par Israël Rosen.
« Nigoun Yéhoudi » est un acte de foi mis en musique — un nigoun pour notre génération, porteur de la promesse que la lumière, toujours, finit par l’emporter.
Les artistes Yidel Werdyger et Nemouel Harroch dévoilent leur nouveau single « Bezé Habayit » (Dans cette maison), accompagné d’un clip touchant filmé lors du mariage de la fille de Harroch. Cette collaboration artistique, née d’une rencontre fortuite à Londres, illustre la beauté des traditions musicales hassidiques. Le titre, devenu viral ces dernières semaines, résonne particulièrement auprès de la communauté.
Une rencontre providentielle à Londres
L’histoire de cette collaboration musicale débute lors d’un mariage de la famille Kahn à Londres. Yidel Werdyger, artiste reconnu dans le monde de la musique hassidique, interprète pour la première fois « Bezé Habayit », un nigoun empreint d’émotion célébrant la fondation d’un foyer juif.
Parmi les convives ce soir-là, Nemouel Harroch, également figure incontournable de la scène musicale juive, découvre ce titre et en perçoit immédiatement le potentiel. « J’ai été saisi par la profondeur de cette mélodie », confie-t-il. Sans hésiter, il propose à Yidel l’idée d’un duo.
Yidel Werdyger : l’héritier d’une dynastie musicale légendaire
Yidel Werdyger, né en 1971 à Brooklyn, incarne la troisième génération d’une véritable dynastie de la musique hassidique. Il est le fils de Mordechai Ben David (MBD), surnommé « The King of Jewish Music », lui-même fils du légendaire Hazzan David Werdyger, survivant de la Shoah et inscrit sur la célèbre liste de Schindler.
Chanteur et producteur accompli, Yidel perpétue l’héritage familial en mêlant tradition hassidique et sonorités contemporaines. Il collabore régulièrement avec les membres de sa famille, notamment son oncle Mendy Werdyger et son cousin Yisroel Werdyger, dans des projets qui ont marqué l’histoire de la musique juive.
Nemouel Harroch : la voix qui touche les cœurs
Nemouel Harroch s’est imposé comme l’une des voix les plus appréciées de la scène musicale juive contemporaine. Depuis son premier album sorti en 2016, ce chanteur franco-israélien a su conquérir un large public bien au-delà de la communauté orthodoxe, grâce à un style unique mêlant tradition hassidique et arrangements modernes.
Son répertoire, principalement en hébreu mais également en français et en anglais, lui a valu de nombreuses collaborations prestigieuses, notamment avec le compositeur légendaire Yossi Green, Mendy Jerufi, Eli Herzlich ou encore Haïm Israël. Artiste proche de la communauté Habad, Nemouel s’est notamment produit aux Hakafot Chéniot à Kfar Habad et a chanté lors du 40ème Siyoum Harambam à Jérusalem. Marié et père de famille, il est également impliqué dans diverses œuvres de charité.
Un cadeau musical pour un jour unique
Quelque temps après leur rencontre londonienne, Yidel Werdyger recontacte son ami avec une proposition inattendue : sortir officiellement le single à l’occasion du mariage de la fille de Nemouel. Cette attention particulière transforme le projet musical en véritable cadeau de mariage, ajoutant une dimension personnelle et familiale à cette création artistique.
Le clip, tourné durant les festivités du mariage, capture l’authenticité et la joie de cet événement. Les images montrent les deux artistes interprétant ensemble ce titre célébrant la construction d’un foyer, précisément au moment où une nouvelle famille se forme sous la ‘Houppa.
Un message universel de bénédiction
« Bezé Habayit » porte en lui les aspirations de tout couple juif : bâtir un foyer empreint de Torah, de bonté et de lumière. Les paroles évoquent les bénédictions traditionnelles accompagnant les jeunes mariés dans leur nouvelle vie commune.
Cette collaboration entre Yidel Werdyger et Nemouel Harroch témoigne de la vitalité de la musique hassidique contemporaine, capable de toucher les cœurs tout en perpétuant les traditions ancestrales. Le clip, désormais disponible, invite chaque spectateur à partager l’émotion de ce moment unique où l’art rencontre la célébration familiale.
La communauté ‘hassidique de Krementchoug a marqué l’histoire du mouvement Loubavitch par ses figures emblématiques et ses mélodies poignantes. Parmi ces trésors musicaux, un nigoun particulier témoigne de l’attachement profond de deux ‘Hassidim portant le même prénom. Une nouvelle interprétation vient aujourd’hui redonner vie à cette mélodie chargée d’émotion et de spiritualité.
Une communauté légendaire du ‘hassidisme
La communauté Habad de Krementchoug, ville ukrainienne située sur les rives du Dniepr, fut l’une des plus illustres du monde ‘hassidique. Cette renommée s’explique par la présence de Rabbanim et de ‘Hassidim célèbres qui y résidèrent au fil des générations. La ville devint un centre spirituel majeur, rayonnant bien au-delà de ses frontières et contribuant à façonner l’identité du mouvement Loubavitch.
Parmi les personnalités marquantes de cette communauté, deux ‘Hassidim portaient le prénom de « Berel ». Ces deux hommes partageaient un attachement particulier pour une mélodie de nostalgie, un nigoun qui exprimait leur aspiration spirituelle et leur lien profond avec le Rabbi. Cette mélodie, connue sous le nom de « Nigoun des Berele de Krementchoug », est répertoriée comme le nigoun numéro 137 dans le Sefer Hanigunim, le recueil officiel des mélodies Habad.
Une production musicale d’exception
Le studio « Guegouim » (Nostalgies) propose aujourd’hui une nouvelle interprétation de cette mélodie historique. Le Rav Mena’hem Mendel Amar assure la partie vocale, apportant sa sensibilité et sa maîtrise des nigunim traditionnels. L’arrangement musical a été confié à Rav Oved Mounis, tandis que Rav Mordekhaï Broutski signe la production musicale et les parties de violon.
Le projet bénéficie également du conseil et de l’accompagnement du Rav ‘Haïm Weiss, garantissant l’authenticité et la fidélité à la tradition ‘hassidique de cette nouvelle version. Cette collaboration entre artistes et conseillers spirituels illustre l’importance accordée à la préservation du patrimoine musical Loubavitch tout en le rendant accessible aux nouvelles générations.
L’héritage musical de Krementchoug perpétué
Les nigunim occupent une place centrale dans la tradition Habad, servant de vecteurs pour l’élévation spirituelle et la connexion avec le divin. Le nigoun des « Berele de Krementchoug » incarne cette dimension de nostalgie et d’aspiration qui caractérise les mélodies ‘hassidiques les plus profondes. Sa renaissance musicale permet aux ‘Hassidim d’aujourd’hui de renouer avec l’héritage spirituel de leurs prédécesseurs et de perpétuer une tradition vivante qui traverse les époques.
Le Rav Mena’hem Mendel Amar présente une nouvelle version du célèbre nigoun de Rabbi Hillel de Paritsch, dans le cadre du projet « Davenen mit a nigoun ». Ce nigoun, empreint de profondeur spirituelle, exprime l’intensité de la pensée hassidique liée à l’émotion du cœur. Une production de Guaguouim, l’Institut de musique de Loubavitch.
Un maître de la mélodie hassidique
Rabbi Hillel de Paritsch, l’un des plus grands Machpiim de Habad et ‘Hassid de l’Admour Hazaken, de l’Admour Haemtsahi et du Tsema’h Tsedek, était réputé non seulement pour sa grandeur en Torah et en Avoda, mais aussi pour son génie musical. Il déclarait : « Celui qui n’a pas le sens de la mélodie n’a pas le sens de la ‘Hassidout. »
L’enseignement par le nigoun
L’une des méthodes éducatives de Rabbi Hillel consistait à enseigner aux jeunes Avre’him que nos Rabbeïm lui envoyaient l’art des nigounim hassidiques et la manière de les chanter avec le sentiment du cœur. De nombreuses mélodies étaient entonnées à sa table lors de diverses occasions, et selon la tradition, dix nigounim lui sont attribués.
La profondeur des nigounim de Rabbi Hillel
Le Sefer Hanigounim écrit à propos des mélodies de Rabbi Hillel : « Grande était la puissance de Rabbi Hillel dans la mélodie. Ses nigounim se distinguent par leurs expressions intenses de profondeur de pensée, entrelacée avec l’émotion et l’émerveillement du cœur. »
Une nouvelle production musicale
Ce nigoun a été intégré au projet « Davenen mit a nigoun » récemment publié. Il figure sous le numéro 36 dans le Sefer Hanigounim.
Chant : Rav Mena’hem Mendel Amar.
Arrangement : Rav Oved Mounis.
Violon et production musicale : Rav Mordekhaï Broutski.
Conseil et accompagnement : Rav ‘Haïm Weiss.
Produit par Guaguouim, l’Institut de musique de Loubavitch.
Hillel HaLevi Malisov de Paritch, un lévite de naissance, communément connu sous le nom de Reb Hillel Paritcher (1795-1864) était un célèbre Hassid Habad en Russie. Plus précisément, il a été Mashpia (mentor hassidique) et Rav dans les villes de Paritch (Parwich Parichi), près de Minsk, en Russie, et de Bobroisk, en Biélorussie. Il était considéré comme exceptionnel dans son érudition et sa piété, et est appelé un Tsadik, et même comme un « demi Rabbi « .
Il est né à Khmilnyk, en Ukraine, mais a grandi à Chemtz (près de Minsk). Bien qu’il ait été à l’origine un disciple de Rabbi Mordehai de Tchernobyl, il est devenu un disciple du Rabbi Shneur Zalman de Liadi (bien qu’il ne l’ait jamais vu) après avoir appris dans un Tanya « cachée » sans la page de titre. En 1815, il commença à se rendre régulièrement chez Rabbi Dovber de Loubavitch et, après le décès de ce dernier, devint un disciple du successeur Rabbi Menachem Mendel, le Tsema’h Tsedek.
La colonisation agricole juive dans la région du gouvernorat de Kherson avait été initiée et encouragée par Rabbi Dovber. En 1818, Rabbi Dovber a demandé au Rav Hillel de visiter ces colonies régulièrement, en disant: « Récoltez du matériel (rassemblez des fonds pour ceux qui en ont besoin) et semez du spirituel (guidez et inspirez les colons). » Il a fourni aux soldats conscrits (cantonistes) à Bobroisk de la nourriture cacher et a aidé les Juifs emprisonnés là-bas. La nomination du Rav Hillel a été confirmée avec force par Rabbi Menahem Mendel. Il est mort à Kherson le Chabbat, 11 Av, 5624 (1864).
Érudition et piété
Hillel est né avec des dons exceptionnels et il s’est efforcé avec diligence dans l’étude de la Torah. A treize ans, il avait maîtrisé le Talmud, et à quinze ans, les ouvrages kabbalistiques du Arizal. De plus, il s’entraîna à l’autodiscipline au point que son corps était mobilisé pour n’agir que comme le prescrit la Torah, et même pour se conformer à la Kabbale. La voie du Rav Hillel était d’étudier les textes hassidiques pendant de nombreuses heures, puis de prier et de méditer pendant de nombreuses heures.
Aphorismes
« Si ceux qui se livrent aux convoitises connaissaient l’immense plaisir qui peut être atteint par l’étude de la Hassidout, et en particulier dans le saint Tanya, ils abandonneraient toutes leurs convoitises et ne poursuivraient que le saint Tanya. »
« Ceux qui restent dans l’obscurité assez longtemps commencent à penser que l’obscurité est lumière. »
« Chaque Hassid a besoin d’un autre Hassid qui soit son mentor. »
Le chanteur David Sitbon célèbre quinze années de carrière avec un nouveau single porteur d’espoir. Après des centaines de concerts bénévoles pour les soldats de Tsahal pendant la guerre, l’artiste livre un message universel sur la lumière intérieure. Une œuvre qui unit le parcours personnel au destin collectif du peuple juif.
Quinze ans de scène et d’émotion
David Sitbon, l’une des voix les plus émouvantes et puissantes de la musique juive, célèbre quinze années de création et de concerts en Israël et à travers le monde. Durant la dernière guerre, David s’est produit dans des dizaines de bases de Tsahal à travers tout le pays, offrant des centaines de représentations entièrement bénévoles aux soldats, leur apportant des moments de réconfort, de lumière et de répit au cœur de la période la plus difficile.
Un single né de la douleur et de l’espoir
Il lance aujourd’hui « Lehitbonen Na’hon » (Regarder juste), un single écrit à partir d’un sentiment d’impasse et d’une douleur profonde, celle d’un homme qui ne voit pas d’avenir clair devant lui. Un sentiment que tout le peuple d’Israël a connu durant ces deux années de guerre, de déchirement et d’incertitude.
Mais au milieu de tout cela émerge un message clair et limpide : chaque personne possède sa propre fenêtre, un point de lumière intérieur à travers lequel elle peut choisir de voir le bien. Même quand il fait sombre, même quand le cœur est lourd, il reste toujours une petite ouverture qui choisit la vie, qui choisit l’espoir.
David Sitbon unit le récit personnel au récit national et crée une œuvre qui nous demande de nous arrêter, de regarder… et de découvrir la lumière qui ne s’éteint jamais.
Paroles du single « Lehitbonen Na’hon »
Je tourne en rond entre des murs blancs
Le temps s’enfonce dans le silence des réponses
Une réalité qui se brise face à la morale de la vie
Et quand la vérité frappera-t-elle en plein visage
On dirait que cela émerge des profondeurs
Du plus profond de l’âme
Et alors nous saurons que ce sont les petits gestes qui comptent
Alors qu’est-ce qu’il nous reste au bout du compte
Au bout du compte il n’y a que toi et moi
Face à tous
Face au monde entier
Alors tiens bon, tiens très fort
N’abandonne pas car
C’est la force qui m’empêche
De tomber
Et parfois
Il semble qu’en attendant
Tout paraît peut-être perdu
Et la force qui fait avancer
Parfois je ne la trouve pas en moi
Et même si l’on ne voit pas le ciel
Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas
Cela me montre simplement comment regarder par la fenêtre
Regarder juste
Juste
Malgré tout, et en dépit de tout
Au milieu de toutes ces épreuves
Celles qui te font tomber, tu affrontes
Et c’est possible
Car même le plus petit a raison face à la porte
Et dans tout ce chaos
Il ne reste qu’une seule vérité
Une vérité simple
C’est l’amour
Et parfois
Il semble qu’en attendant
Tout paraît peut-être perdu
Et la force qui fait avancer
Parfois je ne la trouve pas en moi
Et même si l’on ne voit pas le ciel
Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas
Cela me montre simplement comment regarder par la fenêtre
Regarder juste
Juste
Regarde juste
Juste
Crédits
Paroles et musique : Chlomi Azriel
Arrangement et production musicale : Shroulik Mendelsohn
Production technique : David Sitbon et Yonathan Porat
Guitares : Yonathan Porat
Enregistrement des voix : Studios Mena’hem Mounis
Mixage : Adi Perez
Tournage et montage vidéo : Chneor Mounis
Graphisme et conception de la pochette : GRAPHIC – NADAV
Le chanteur Nemouel Harrosh lance un album live captivant enregistré au théâtre de Ramat Gan, proposant 16 pistes accompagnées de 4 clips vidéo soignés. Cette production estivale marque un tournant artistique avec des reprises émouvantes et ses plus grands succès.
En plein cœur de la saison estivale, Nemouel Harrosh présente un projet musical ambitieux qui capture l’essence de sa performance scénique exceptionnelle. Cet album live, fruit d’un concert mémorable au théâtre de Ramat Gan, témoigne de la maturité artistique de l’interprète et de sa capacité à émouvoir son public.
Une production audiovisuelle soignée
L’album « LIVE 2025 » se distingue par sa qualité technique et artistique remarquable. Nemouel Harrosh a collaboré avec le vidéaste Nati Alber et son équipe pour créer quatre clips vidéo qui transportent l’expérience unique du concert directement sur les écrans. Cette approche multimedia permet aux auditeurs de revivre l’atmosphère électrisante du spectacle depuis chez eux.
La production, réalisée avec un soin particulier, reflète l’engagement de l’artiste envers l’excellence. Chaque piste a été sélectionnée pour offrir une expérience musicale complète, mêlant émotion brute et technicité raffinée.
Un répertoire entre tradition et innovation
L’album rassemble les plus grands succès qui ont marqué la carrière de Nemouel Harrosh au fil des années. Les titres emblématiques « Yishtabach », « Elohim » et « Ve’haya Hashem » résonnent avec une intensité particulière dans cette version live, bénéficiant de l’énergie communicative du public présent.
L’artiste a également intégré des reprises audacieuses qui démontrent sa polyvalence musicale. Ces interprétations personnelles élèvent constamment le niveau artistique et offrent une perspective nouvelle sur des œuvres connues.
Des moments d’émotion pure
Parmi les temps forts du spectacle figure l’interprétation bouleversante de « Aba » d’Avitar Banai, qui s’est transformée en un moment inoubliable. Cette performance a touché le public en plein cœur, créant une communion rare entre l’artiste et son audience.
Le célèbre titre « Don’t hide from me » d’Avraham Fried, composé par Yossi Green, a également bénéficié d’une interprétation rafraîchissante et émouvante. Nemouel Harrosh a su s’approprier cette œuvre tout en respectant son essence originale, apportant sa propre sensibilité à cette composition reconnue.
Une expérience artistique incontournable
L’ensemble de ces performances exceptionnelles a transformé le concert en une expérience unique qui méritait absolument d’être immortalisée sous forme d’album. La spontanéité du live, combinée à la qualité technique de l’enregistrement, offre aux amateurs de musique une immersion totale dans l’univers artistique de Nemouel Harrosh.
Cette sortie estivale confirme la place de l’artiste dans le paysage musical contemporain et annonce probablement de nouveaux projets ambitieux. L’album « LIVE 2025 » constitue un témoignage fidèle du talent scénique de Nemouel Harrosh et de sa capacité à créer des moments musicaux mémorables qui transcendent le simple divertissement pour atteindre une véritable dimension artistique.
Le projet « Nostalgie – Mélodies Habad » présente à l’occasion des vacances scolaires une interprétation spéciale, envoûtante et hassidique d’un célèbre nigun de danse Habad, qui ne figure pas dans le livre des mélodies. Montez le volume de vos haut-parleurs pour une expérience musicale authentique. Cette création musicale met en lumière la richesse du patrimoine mélodique hassidique à travers une approche contemporaine respectueuse de la tradition.
Le projet ‘Nostalgie – Mélodies Habad’
Le projet ‘Nostalgie – Mélodies Habad’ constitue une collection de nigunim interprétés de manière authentique par le Rav Menahem Mendel Amar, Rabbin du centre ‘Or Menahem’ à Ashdod. Cette initiative vise à préserver et transmettre le riche patrimoine musical hassidique à travers des interprétations fidèles à l’esprit originel de ces mélodies sacrées.
Crédits artistiques
Chant : Rav Menahem Mendel Amar
Arrangement musical : R’ Oved Mounis
Violon et production musicale : R’ Mordekhaï Broutski
Conseils et accompagnement : Rav Haïm Weiss
Cette collaboration artistique reflète l’engagement de transmettre les trésors musicaux de la tradition Habad avec excellence et authenticité, créant un pont entre la spiritualité hassidique et l’expression artistique contemporaine.
Le mouvement de jeunesse Gan Israel lance son single 2025 « La Tefila : J’ouvre mon cœur », une création musicale qui célèbre la puissance spirituelle de la prière. Cette œuvre collaborative réunit des artistes israéliens et français autour d’un message universel d’espoir et de connexion divine. Le titre s’inspire de la figure biblique de Hanna, symbole de la prière sincère et de la foi inébranlable.
Gan Israel présente son nouveau single pour l’année 5785/2025, intitulé « La Tefila : J’ouvre mon cœur ». Cette production musicale, fruit d’une collaboration internationale, met en lumière la force transformatrice de la prière à travers des paroles en français et en hébreu. L’œuvre s’appuie sur l’histoire de Hanna, cette femme qui obtint la naissance de son fils Chmouel grâce à sa prière silencieuse mais profonde. Le projet rassemble des talents artistiques d’Israël et de France, proposant un message d’espoir destiné à toucher toutes les générations.
Une création artistique collective au service du spirituel
Le single « La Tefila : J’ouvre mon cœur » résulte d’un travail collaboratif remarquable. Havah Attal signe les paroles françaises, tandis qu’Israel Sosna assure les arrangements et la réalisation musicale. L’interprétation est confiée à Shmil, accompagné de musiciens live : Barak Aharone à la batterie et Itaï Nadjar aux guitares, en direct d’Israël.
« Merci Achem, merci Rabbi, et merci à toute l’équipe des GIF », exprime l’équipe de Gan Israel, témoignant de la dimension spirituelle qui anime ce projet. Yossef Bramy a pris en charge l’enregistrement des voix, tandis que Yani Balass s’est occupé du mixage et du mastering, garantissant une qualité sonore professionnelle.
Hanna, figure inspiratrice d’une prière transformatrice
Au cœur de cette création musicale se trouve la référence à Hanna, personnage biblique emblématique. « À l’image de Hanna qui pria sans élever la voix et a eu en cadeau son fils Chmouel né de ses mots », chantent les paroles. Cette évocation rappelle que la prière authentique ne réside pas dans l’éclat de la voix mais dans la sincérité du cœur.
Le refrain souligne cette dimension universelle : « Elle a montré au monde entier qu’une Tefila sincère peut tout changer ». Cette message transcende les âges et les niveaux de connaissance religieuse, comme le précisent les paroles : « Peu importe l’âge ou le savoir, ces mots qui s’envolent ont du pouvoir ».
Un message d’espoir dans l’obscurité
La composition aborde également les moments de doute et de désespoir que chacun peut traverser. « Lorsque je vois tout noir et je crois perdre tout espoir, elle me permet de voir la lumière au bout du couloir », témoignent les paroles. Cette dimension consolatrice de la prière apparaît comme un fil conducteur de l’œuvre.
Le single intègre des passages en hébreu, notamment « תָּבֹא לְפָנֶיךָ תְּפִלָּתִי הַטֵּה אָזְנֶיךָ לְרִנָּתִי » (Que ma prière vienne devant Toi, tends l’oreille à mon chant), créant un pont entre les traditions linguistiques et spirituelles.
Une démarche pédagogique et inspirante
Gan Israel, mouvement éducatif reconnu, utilise la musique comme vecteur de transmission des valeurs spirituelles. Ce nouveau single s’inscrit dans cette démarche pédagogique, proposant aux jeunes et moins jeunes une approche accessible de la spiritualité juive.
« Au chant des oiseaux s’annonce un jour nouveau, mes tout premiers mots sont déjà orientés vers toi qui insuffles la vie », débutent les paroles, évoquant la beauté du réveil spirituel quotidien. Cette poésie accessible rend le message universel, dépassant les frontières confessionnelles.
Une production de qualité internationale
La réalisation technique du single témoigne d’un niveau professionnel élevé. L’enregistrement en studio, supervisé par Chalom D. pour les conseils et l’encadrement, bénéficie d’une production soignée. La collaboration franco-israélienne enrichit l’œuvre d’influences musicales diverses, créant une identité sonore unique.
Le nigoun (mélodie traditionnelle) « Chir Mizmor – שיר מזמור » sert de base musicale, ancrant l’œuvre dans la tradition tout en l’adaptant aux sonorités contemporaines. Cette approche permet de toucher un public large, des pratiquants aux simples amateurs de musique spirituelle.
« J’ouvre mon cœur, implore avec ferveur, mon Créateur il écoute mes désirs, mes peurs », résument l’essence de cette création : une invitation à la connexion authentique avec le divin, accessible à tous ceux qui cherchent un moment de spiritualité dans leur quotidien.
Nemouel Harroch et Chmoueli Ungar unissent leurs voix dans « Ki Leolam Hasdo », un projet artistique qui transcende les frontières géographiques. Cette production exceptionnelle combine une mélodie entraînante signée Elhanan Elhadad avec un clip révolutionnaire utilisant l’intelligence artificielle. Le résultat offre une expérience visuelle et sonore inédite qui navigue à travers les merveilles de la création divine.
Deux parcours d’exception réunis dans un projet commun
Nemouel Harroch, figure emblématique de la musique hassidique contemporaine, apporte à cette collaboration toute l’expérience acquise depuis ses débuts. Né le 5 juillet 1989 à Nice dans une famille Habad, l’artiste français a développé son talent musical exceptionnel dès son plus jeune âge. Après ses études dans des Yéchivot Habad en France et en Israël, il s’est imposé comme une voix incontournable de la scène musicale religieuse.
De l’autre côté de l’Atlantique, Chmoueli Ungar apporte sa propre expertise à cette union artistique. Né en 1990 à Kiryas Joel, New York, Chmouel Dovid « Chmoueli » Ungar est un chanteur, compositeur et entertaineur américain hassidique dans l’industrie de la musique religieuse juive contemporaine. Il a sorti quatre albums, dont trois ont été classés dans la catégorie Billboard World Music, témoignant de son succès sur la scène musicale américaine.
Deux voix, un héritage spirituel commun
La collaboration entre ces deux artistes puise dans leurs parcours respectifs au sein de la tradition hassidique. Ungar a étudié dans la Yechiva Satmar, puis a poursuivi ses études à la Hitchin Yechiva à Londres avant de rejoindre une Yechiva à Monsey. Sa carrière a commencé en se produisant pour le Rav et la congrégation dans la synagogue de Kiryas Yoel, petit village du nord de l’État de New York où il est né et a grandi.
Nemouel Harroch, depuis la sortie de son premier album en 2016 qui avait rencontré un succès immédiat dans la communauté juive orthodoxe, n’a cessé d’évoluer artistiquement. Sa capacité à combiner tradition hassidique et sonorités modernes trouve un écho parfait dans le style d’Unger, qui développe une musique évocatrice et chaleureuse, puisant dans ses propres expériences de vie pour créer une tapisserie musicale remplie d’émotion et de sens.
L’alliance créative de deux continents
La genèse de cette collaboration remonte à une réflexion partagée entre les deux interprètes. « Nous avons longtemps pensé à créer quelque chose ensemble », confie Nemouel Harroch. Cette envie de collaboration s’est concrétisée lorsque la mélodie entraînante d’Elhanan Elhadad s’est présentée à eux, créant un pont artistique entre l’Europe et l’Amérique du Nord.
Ungar, membre de la communauté Satmar et marié avec deux enfants, vit à Monroe, New York, où il anime également un podcast en yiddish intitulé ChmoueliCast, dans lequel il reçoit divers invités hassidiques. Cette dimension médiatique moderne complète parfaitement l’approche innovante de Harroch, père de trois enfants et artiste engagé dans diverses œuvres caritatives.
Un processus créatif unique avec Chmouel Cohen
L’arrangement musical, confié à Chmouel Cohen, a donné une dimension supplémentaire au projet. « Le processus de création de la chanson avec l’arrangement de Chmouel Cohen a été une expérience unique et spéciale », souligne Nemouel Harroch. Cette collaboration artistique a permis de façonner une identité sonore distinctive pour « Ki Leolam Hasdo », alliant l’expertise reconnue de Harroch dans le mélange des traditions hassidiques avec l’expérience d’Unger, devenu un chanteur très demandé, se produisant dans des mariages haut de gamme et des événements à travers le pays.
La qualité exceptionnelle du résultat musical a rapidement fait naître l’idée d’un accompagnement visuel à la hauteur. Les artistes ont compris qu’un tel produit méritait un traitement audiovisuel innovant, s’inscrivant dans la démarche moderne des deux musiciens qui réussissent à toucher des audiences internationales.
L’innovation technologique au service de l’art
Face à l’excellence de leur création musicale, les artistes ont fait appel à Shai Barak pour concevoir un clip révolutionnaire. « Quand nous avons finalement compris qu’un tel produit devait être accompagné d’un clip comme il n’y en avait jamais eu », raconte Nemouel Harroch. Cette exigence d’innovation correspond parfaitement à l’approche des deux artistes qui allient tradition et modernité.
Shai Barak a ainsi créé « un clip IA innovant et futuriste », offrant une expérience visuelle inédite. Cette approche technologique permet d’explorer de nouveaux territoires artistiques tout en servant le message spirituel de la chanson, dans l’esprit de ces deux musiciens qui réussissent à faire rayonner la musique hassidique sur la scène internationale.
Un voyage visuel à travers la création divine
Le clip propose un périple extraordinaire « dans lequel nous naviguons entre les mondes merveilleux du Saint béni soit-Il ». Cette odyssée visuelle emmène les spectateurs « de l’espace à travers le désert, mer et terre ferme, ciel et terre et tout ce que la création spéciale a à offrir ».
L’intelligence artificielle permet de matérialiser cette vision grandiose « dans un habillage IA parfait ». Cette fusion entre technologie de pointe et spiritualité illustre parfaitement la rencontre entre deux artistes qui, chacun de son côté de l’Atlantique, perpétuent et renouvellent la tradition musicale hassidique. Pour ces deux voix d’exception, « Ki Leolam Hasdo » représente une nouvelle étape dans leur quête commune d’authenticité spirituelle et de créativité contemporaine.
Pour Hol Hamoed, le projet musical « Gaagouim » présente une version restaurée d’un ancien air hassidique, interprété par le Rav Menahem Mendel Amar. Derrière cette mélodie se cache une histoire bouleversante de transmission et de retrouvailles spirituelles.
Le projet musical « Gaagouim » (Nostalgies), fondé par le talentueux compositeur et interprète hassidique Rav Menahem Mendel Amar, offre aux amateurs de musique Habad et hassidique une version authentique du « Nigoun pour Chabbat et Yom Tov » (numéro 78).
Cette mélodie ancienne et particulière était bien connue pendant de nombreuses années parmi les hassidim de Habad, comme en témoignait le regretté Rabbi Shalom Ber Butman : « C’est exactement ainsi qu’on chantait cette mélodie dans les yeshivot Tomkhei Tmimim. »
Au fil des années, une version différente et moins précise s’est répandue. La mélodie présentée aujourd’hui est interprétée selon la version chantée par Rabbi Shimshon Haritonov et d’autres musiciens faisant autorité dans la tradition musicale.
Il est à noter que cette mélodie n’est pas originaire de Habad dans sa source première. Dans ses origines, la structure de la mélodie est similaire à cette version restaurée.
Aujourd’hui, ce Nigoun, dans son style Habad originel, connaît une renaissance grâce à cette nouvelle interprétation, émouvante et inspirante.
Une histoire qui résonne à travers les générations
Le célèbre hazan (chantre) Rav Mordechai Ziegelbaum raconte une histoire étonnante liée à cette mélodie :
« Un certain Chabbat, je me trouvais à Las Vegas pour officier dans la nouvelle synagogue qui venait d’être inaugurée. À l’heure de Minha, tout le monde s’est dirigé vers l’une des nombreuses salles du magnifique bâtiment pour la troisième repas de Chabbat, et je me suis joint à eux. À un moment donné, l’émissaire Habad m’a discrètement demandé si je pouvais honorer l’assemblée d’un chant supplémentaire à la fin du Chabbat. J’ai accepté et j’ai entonné le célèbre ‘Nigoun de Poltava’. Quand j’ai terminé, la mélodie avait déjà pénétré mon âme, et sans demander, j’ai commencé une autre mélodie dont j’ignore le nom mais qui m’est très chère.
Pendant tout le temps où je chantais, j’ai remarqué que le visage d’un des convives avait changé d’expression. Il était assis, hypnotisé, et me fixait intensément. Je ne savais pas de quoi il s’agissait et j’ai continué. À la fin du chant, j’ai vu qu’il était comme sur des charbons ardents. Dès que le silence s’est installé, il a demandé au Rav : ‘Puis-je raconter une histoire ?’ ‘Bien sûr, avec grand plaisir’, a répondu l’émissaire, le Rav Shenowitz.
‘Comme vous le savez’, commença l’homme, membre régulier de la communauté, ‘lors de la dernière fête de Pessah, je n’étais pas ici avec vous. Pendant la fête, j’ai séjourné à Los Angeles avec ma famille chez le Rav Cunin, l’émissaire principal du Rabbi en Californie. Durant la fête, il a raconté plusieurs histoires très intéressantes, mais l’une d’elles a particulièrement capté mon attention.’
‘Il y a des années, au début des années 1970’, raconta le Rav Cunin, ‘j’étais un jeune émissaire qui partait régulièrement, sur instruction du Rabbi, donner des conférences et des cours dans différents campus universitaires à travers les États-Unis. C’était l’époque des hippies, dont la vie tournait autour des drogues, de l’alcool et du rock’n’roll. Les campus grouillaient d’étudiants pour qui la rébellion contre les conventions établies était une seconde nature. Une fois, je me suis retrouvé à l’Université Brandeis dans le Massachusetts.
‘La série de cours que je devais y donner était censée s’étendre sur plusieurs jours. Comme toujours dans ce genre de conférences, il y a une personne, parfois un groupe, qui se donne pour mission de compliquer la vie du conférencier par toutes sortes de questions bizarres et des tentatives incessantes de l’embarrasser. Dans ce cas également, il y avait un perturbateur attitré qui avait décidé de me tourmenter. Il affirmait être un athée complet, ne croyant en rien, qu’il n’y avait pas de maître de la création et que tout fonctionnait par soi-même. Malgré toutes mes tentatives pour réfuter ses arguments, il était clair qu’il m’avait déclaré la guerre.
‘Après plusieurs jours épuisants de discussions et débats idéologiques avec les étudiants, notre ami en tête, une idée m’est venue à l’esprit. Un matin, j’ai décidé de leur apprendre un Nigoun de Habad. J’ai commencé à chanter, puis j’ai répété la même mélodie, et encore une fois, tandis que petit à petit certains d’entre eux se joignaient à moi. J’ai remarqué que ce jeune homme restait assis à sa place, écoutant avec concentration. Lorsque nous avons fini de chanter après une longue heure, cet étudiant qui m’avait tant dérangé s’est approché de moi et a dit d’une voix étranglée : Rabbi, vous m’avez anéanti avec cette mélodie. Je suis simplement bouleversé. Je n’arrive pas à croire que cela se produise.
‘Que se passe-t-il ?’, ai-je demandé avec curiosité. ‘Je vais vous raconter une histoire’, a répondu l’étudiant athée.
‘J’ai grandi dans une ferme isolée au milieu de nulle part dans l’Iowa, connu pour ses immenses pâturages’, commença l’étudiant. ‘Nous vivions dans une maison privée située à une bonne demi-heure de route de la maison la plus proche. Je savais que j’étais juif, rien de plus. Comme vous pouvez le voir, je ne crois pas non plus qu’il y ait un créateur du monde. Dans notre maison vivait aussi mon grand-père, le père de ma mère, qui était un vieil homme qui avait quitté la Russie à un moment donné et était arrivé aux États-Unis. Comme il n’avait pas d’autres parents que ma mère, il vivait avec nous. Grand-père, qui était un juif croyant et observait la cacherout, ne goûtait rien des plats de ma mère. Il se nourrissait de fruits et légumes, et avait une petite casserole dans laquelle il cuisait parfois des œufs durs ou des pommes de terre. Je l’aimais bien malgré la différence d’âge qui ne laissait pas beaucoup de place à la conversation.’
‘Un matin’, poursuit l’étudiant athée, ‘alors que je me préparais pour le transport scolaire vers l’école régionale, grand-père m’a appelé et m’a gentiment assis sur ses genoux, en me disant : ‘Je veux t’apprendre quelque chose. Une vieille mélodie que je connais. Souviens-toi en, mon cher petit-fils, et ne l’oublie pas. Un jour, elle t’aidera.’ Et alors grand-père a commencé à chanter la mélodie tandis que j’étais assis sur ses genoux. Il l’a chantée plusieurs fois, et j’ai écouté attentivement. Quand il fut temps d’aller à l’école, j’ai quitté grand-père et suis sorti de la maison. Lorsque je suis rentré ce jour-là de l’école, grand-père n’était plus parmi les vivants. Une crise cardiaque soudaine l’avait frappé et il nous avait quittés pour toujours.
‘J’ai essayé de me souvenir de cette mélodie que grand-père m’avait apprise ce matin-là, mais en vain. Elle avait comme été effacée de ma mémoire, et je n’ai jamais réussi à la retrouver depuis.’
‘Les années ont passé. Grand-père est resté dans mon cœur comme un souvenir vague, et la vie a continué son cours. Je suis arrivé à l’université, dépourvu de toute foi et rejetant de nombreuses conventions. Depuis, j’ai essayé maintes fois de me souvenir de cette belle mélodie, mais tous mes efforts ont été vains. Parfois, elle était sur le bout de ma langue, mais dès que j’essayais de la fredonner, elle m’échappait à nouveau. Maintenant, quand vous avez joué cette mélodie’, continua l’étudiant avec émotion en s’adressant au Rav Cunin, ‘tout est remonté d’un coup. C’est la mélodie que grand-père m’a apprise assis sur ses genoux ce matin avant son décès.’
‘Bien sûr, à partir de ce moment, il a cessé de perturber et est devenu beaucoup plus attentif et ouvert à écouter les cours et les conférences que je donnais’, conclut le Rav Cunin.
‘Depuis Pessah, j’essaie désespérément de me souvenir de cette mélodie sans y parvenir’, poursuivit le fidèle lors du troisième repas de Chabbat à Las Vegas. ‘Maintenant, quand vous avez soudainement commencé à chanter cette mélodie, je m’en suis souvenu à nouveau.’
Le silence s’est installé à l’écoute de cette histoire émouvante, et nous avons tous repris la mélodie ensemble. »
Interprétation : Rav Menahem Mendel Amar Arrangement : Oved Monis Violon et production musicale : Mordechai Brotzky Clarinette : Meir Wellner Conseil et accompagnement : Rav Haim Weiss
Le chantre international, hassid Habad avec 30 ans d’expérience dans le domaine, le Rav David Eliahou Partouche, connu sous le nom de ‘Reb David’, dont la voix particulière transmet dans sa prière émotion, énergie et inspiration unique à ses auditeurs, lance son premier single – « Une génération crie Chema Israël ». Il s’agit d’une chanson émouvante et inspirante, spécialement adaptée à l’esprit de l’époque et à la réalité de la vie du peuple juif aujourd’hui.
Après de nombreuses années de prières sincères à travers le monde, lors de séminaires, de célébrations de Bar Mitzvah et de circoncisions – le Rabbin Partouche a décidé de franchir une nouvelle étape dans sa création et de publier une chanson qui exprime la voix de la génération actuelle. La chanson touche au cri du peuple pour l’unité, la rédemption et le rapprochement du Créateur.
« La décision de sortir cette chanson est née d’un sentiment de douleur profonde face à la réalité de l’exil dans lequel nous vivons. Le peuple d’Israël a besoin, plus que jamais, d’une connexion authentique et d’un appel sincère à l’Éternel – ‘Gardien d’Israël’. Cette chanson est la prière de toute une génération qui demande la rédemption », déclare Reb David.
Dans l’univers de la musique juive contemporaine, certaines collaborations transcendent les frontières linguistiques et culturelles, touchant le cœur des auditeurs par-delà les mots. L’adaptation française du célèbre titre « Crack of Dawn », fruit du talent du compositeur Yossi Green et magnifié par l’interprétation de Mordechai Ben David (surnommé affectueusement « MBD » ou « The King » par ses fans), constitue l’un de ces moments rares où l’art dépasse ses origines pour atteindre une dimension universelle.
La genèse d’un chef-d’œuvre
Yossi Green, figure emblématique de la composition musicale juive contemporaine, a su créer avec « Crack of Dawn » une mélodie qui résonne profondément avec les thèmes de l’espoir et de la rédemption. Ces thèmes, centraux dans la tradition juive, prennent une dimension particulière lorsqu’ils sont incarnés par la voix puissante et émotive de Mordechai Ben David, souvent considéré comme le roi de la musique juive moderne.
L’œuvre originale, en anglais et en hébreu, explore la métaphore de l’obscurité et de la lumière, symboles universels de l’exil et de la rédemption dans la tradition juive. La Galout (l’exil) représentée par les ténèbres, contraste avec l’espoir de la Geoula (rédemption) symbolisée par la lumière qui point à l’horizon.
Les paroles de « Le Jour se Lève »
L’adaptation française de Rivka Sudry, intitulée « Le Jour se Lève » et interprétée par Haïm-Hillel Zekri, met en avant des paroles profondément symboliques qui suivent la structure narrative de l’original « Crack of Dawn ». Les voici dans leur intégralité :
Plongé dans les ténèbres En rampant il progresse Soudain, le soldat se fige Chaque bruissement le paralyse!
Oh! Mon D-ieu!! Son coeur bat à tout rompre, Une prière il prononce Il sait, qu’en un éclair, Toute sa vie peut disparaître!
Attends, le jour se lève! Ressaisis toi, observe tes prouesses Tu rejoindras tes frères d’arme Ensemble vous chanterez votre victoire
Et là, sous le soleil, Instants magiques, c’est la conquête Tes anxiétés, sont parties Comme la lumière qui chassa la nuit.
Tremblants dans les ténèbres Implorant la lumière Elle semble inatteignable Tant subsiste encore le mal
Oh oui! Cette Galout est tellement sombre Un chant de bataille incertain Ya t’il au bout du chemin La lumière de la rédemption?
Attends, le jour se lève! L’horizon s’éclaire, bientôt le soleil Observe Machia’h apparaître Nos angoisses nos peurs vont disparaître
Le passé, n’est qu’un rêve! A Yerushalayim, au Beth Hamikdach Oui cette Galout est finie Comme la lumière qui chassa la nuit
Célébration!! Exaltation!! Jeunes et vieux tous dansent joyeusement! Nous y avons cru, fermement tenu Paradis éternel, euphorie!!
Le passé, n’est qu’un rêve! A Yerushalayim, au Beth Hamikdach Oui cette Galout est finie Comme la lumière qui chassa la nuit
Une peine si longue terminée, Nuit finie à jamais, Le jour se lève L’aube a pointé !!!!
Premier mouvement : L’obscurité et l’angoisse
Les premières strophes dépeignent un soldat avançant dans les ténèbres, paralysé par chaque bruissement, le cœur battant la chamade. Cette image puissante représente l’âme en exil, confrontée à ses peurs et à l’incertitude. La prière qu’il prononce évoque la fragilité de l’existence et la foi comme refuge.
Le refrain : L’espoir qui se lève
Le refrain constitue le pivot émotionnel de l’œuvre avec son appel rassurant : « Attends, le jour se lève ! ». Cette promesse d’une aube nouvelle symbolise l’espérance messianique, la confiance que l’obscurité n’est que temporaire.
Second mouvement : La Galout et l’attente
La seconde partie plonge plus explicitement dans les thèmes spirituels avec des références directes à la Galout (l’exil) décrite comme « tellement sombre » et à l’incertitude du « chant de bataille ». La question existentielle est posée : « Y a-t-il au bout du chemin la lumière de la rédemption ? »
L’apothéose : La rédemption et la célébration
L’œuvre culmine avec l’évocation de l’arrivée de Machia’h (le Messie), de Yerushalayim (Jérusalem) et du Beth Hamikdach (le Temple). La « célébration » et « l’exaltation » remplacent l’angoisse, avec l’image de « jeunes et vieux » dansant ensemble, symbolisant l’unité retrouvée. La conclusion « L’aube a pointé ! » referme magnifiquement le cycle narratif.
L’adaptation française conserve ainsi la puissance des images originales tout en les rendant accessibles au public francophone. La progression thématique de l’obscurité vers la lumière, de l’angoisse vers la joie, reflète fidèlement le message d’espoir de l’œuvre originale de Yossi Green.
Une production de qualité
L’interprétation de cette adaptation française a été confiée à Haïm-Hillel, dont la voix parvient à transmettre l’émotion et la profondeur du message. La production réalisée par Spin Records et l’Agence Exister témoigne d’un souci de qualité et d’authenticité dans la transmission de cette œuvre.
Un pont entre les cultures
Cette adaptation française de « Crack of Dawn » intitulée « Le Jour se Lève » représente bien plus qu’une simple traduction : elle constitue un véritable pont culturel permettant au public francophone d’accéder à la richesse de la musique juive contemporaine. Elle illustre également comment les thèmes universels de l’espoir, de la foi et de la rédemption peuvent transcender les barrières linguistiques et culturelles.
Le travail d’adaptation réalisé par Rivka Sudry témoigne d’une sensibilité particulière aux nuances spirituelles et culturelles du texte original, tout en créant une œuvre qui résonne avec la sensibilité francophone. Les images poétiques choisies, comme celle du soldat dans l’obscurité ou de l’aube qui pointe, sont universelles et permettent une appropriation immédiate par le public, quelle que soit sa familiarité avec la tradition juive.
Un message intemporel
Le succès de cette adaptation réside dans sa capacité à conserver la puissance émotionnelle et spirituelle de l’œuvre originale tout en la rendant accessible à un nouveau public. La métaphore de la nuit qui cède la place à l’aube nous rappelle que même dans les moments les plus sombres, l’espoir d’un avenir meilleur demeure.
En définitive, cette adaptation française de « Crack of Dawn » constitue un exemple remarquable de la façon dont la musique peut unir les traditions, les langues et les cœurs autour de valeurs et d’aspirations communes. Elle témoigne également de la vitalité de la création musicale juive contemporaine, capable de toucher un public toujours plus large tout en restant fidèle à ses racines.