Lorsqu’un enfant voit que la lumière s’est éteinte, et qu’il comprend qu’il serait bon, aux yeux de ses parents, qu’il leur rallume la lumière, les parents ont l’obligation de s’y opposer. Nous avons vu, en effet, que les parents ont l’obligation d’éduquer l’enfant à l’accomplissement des mitsvot et, à ce titre, de l’empêcher de commettre des interdits.
Même si l’enfant n’a pas encore trois ans, âge à partir duquel on commence à apprendre aux enfants à s’abstenir de la transgression, la règle est plus sévère ici, car il s’agit de Chabbat.
Tant que l’enfant comprend qu’il y a à cet allumage une utilité pour ses parents, on considère qu’il exécute la mélakha pour eux, et ils doivent l’en empêcher, comme il est dit : « Mais le septième jour est le Chabbat en l’honneur de l’Eternel ton Dieu ; tu ne feras aucun travail, toi, ni ton fils, ni ta fille » (Ex 20, 10), d’où il ressort qu’il nous est interdit d’accomplir une mélakha par l’intermédiaire des enfants.
Quand c’est chez les voisins de l’enfant que la lumière s’est éteinte, et que l’enfant vient leur allumer la lumière, les voisins ont également l’obligation de s’opposer à ce qu’il fasse une mélakha pour eux.
De même, si un incendie se déclare pendant Chabbat, et qu’un mineur veuille l’éteindre, que l’incendie ait lieu chez ses parents ou chez un tiers, il faut l’en empêcher : puisque le mineur comprend que les adultes veulent que l’incendie s’éteigne, cela reviendrait à exécuter la mélakha pour eux, si bien que les adultes doivent s’y opposer (Chabbat 121a, Choul’han ‘Aroukh 334, 25, Michna Beroura 66).
À plus forte raison est-il interdit de demander explicitement à l’enfant d’allumer la lumière ou d’éteindre l’incendie. Nous avons vu, en effet, qu’il est interdit à un adulte de faire commettre un interdit à un enfant (Yevamot 114a).
Dès lors, on peut comprendre que, si un enfant a éteint la lumière par erreur pendant Chabbat, il est interdit de le gronder dans le but qu’il comprenne de lui-même qu’il doit «réparer» son acte en rallumant la lumière.
En effet, même si l’enfant voulait rallumer la lumière de lui-même pour ses parents, on a l’obligation de l’en empêcher.
Si un enfant a accompli, par erreur, une mélakha interdite le Chabbat, par exemple en allumant la lumière : dans le cas où il l’a fait pour les besoins d’un adulte, il est interdit de tirer profit de la mélakha – dans notre cas, de la lumière – pendant Chabbat ; dans le cas où il l’a fait pour lui-même, il est permis d’en profiter (Béour Halakha 325, 10, passage commençant par Eino Yehoudi).
Je voudrais attirer votre attention sur les paroles du Rabbi en relation avec le jour du 11 Nissan :
A) L’importance de l’anniversaire du chef de la génération
Dans le Likoutei Si’hot volume 16, Si’ha de Tetsavé – 7 Adar (à partir de la page 342) est cité (dans le 3ème paragraphe) à partir du Tossfot de Nazir 14, 1, que « le jour de sa naissance (de Moshe) c’est à dire le 7 Adar » ils se sont réjouit avec une grande joie, etc ». Et dans le commentaire du Rosh (ibid. Et également dans les ajouts du Rosh de la Chita Mekoubetset) il est explicite, «que le 7 Adar, il (Moché) est également né et c’est aussi un jour de fête et de réjouissance « . (Et c’est également l’avis des Ha’hmei Ivra dans Nazir, « c’est un jour de festin et de joie ». ( Et dans les Tosfot on pourrait interpréter que la joie avait lieu seulement le jour de la naissance et pas les années suivantes. Mais d’après le Rosh et les ‘Ha’hmei il est clair que le festin et la joie avaient lieu également chaque année, pendant toute la vie de Moché ( voir les détail dans les Likoutei Si’hot).
B) Le 11 nissan dans l’histoire juive
Dans une de ses lettres, le Rabbi fait remarquer dans la Gemara Yebamot 71a et le commentaire de Rachi (et Nazir 61b) que les enfants d’Israël qui ont traversé le Jourdain avec Yehoshua, soit pratiquement l’ensemble du peuple juif de l’époque, avaient effectué leur Brit Mila le jour du 11 Nissan.
אור ליום הבהיר י »א ניסן תשפ »א
לאחיי ורעיי אנ »ש והתמימים הי »ו
הריני להביא לידיעתכם מדברי הרבי השייכים לענין יא ניסן:
א) בלקוטי שיחות חלק טז, שיחה לתצוה-ז’ אדר (ע’ 342 ואילך) מובא (בסעיף ג’) מהתוספות לנזיר יד, א, אשר « ביום היוולדו (של משה) היינו בז’ אדר שמחו שמחה גדולה וכו' ». ובפירוש הרא »ש (שם. ועד »ז בתוספות הרא »ש שבשיטה מקובצת) מפורש, « שהרי גם בז’ אדר נולד וכמו כן הוא יום משתה ושמחה ». ועד »ז הוא בשיטה לחכמי איוורא נזיר שם, « הוה יום משתה ושמחה ». (והיינו שבתוס’ אפשר לפרש (בדוחק עכ »פ) שהשמחה היתה רק ביום שנולד, ולא בז’ אדר בשנים שלאחרי זה. אבל הרא »ש וחכמי איוורא מפורש שזה הי’ יום משתה ושמחה בכל שנה משנות היותו של משה בעלמא דין. ע »ש בלקו »ש פרטי הדברים).
ב) באחד ממכתביו הרבי מציין לגמרא (ופירש »י) יבמות עא, ב (ונזיר סא, ב) שבני ישראל שעברו את הירדן עם יהושע מלו כולם ביא ניסן.
“ Nous sommes au seuil d’une année de Chemita qui arrive pour nous et pour tout Israël, pour le bien.
L’un des enseignements fondamentaux de la Chemita est délivré par l’ordre des versets (Vaykra 25:2-4) et des mots de la Torah qui en définissent le sens : Quand vous serez entrés dans le pays … la terre sera soumise à un Chabbath pour D… Six années tu ensemenceras ton champ etc.
Une question s’impose ici a priori : selon l’ordre établi, on travaille tout d’abord les champs pendant six ans, et c’est uniquement par la suite qu’arrive la Chemita, la septième année, celle du repos. La Torah aurait donc du dire d’abord : Six années tu ensemenceras ton champ, puis seulement après cela : La terre sera soumise à un Chabbath .
En fait, l’ordre de la Torah en est partie intégrante, et il délivre également un enseignement. En l’occurrence, ce qu’elle dit de la Chemita montre de quelle manière on doit envisager l’existence : Quand on parvient dans un pays dans lequel on doit y organiser sa vie, et qu’il s’avère inévitable de se consacrer au «travail de la terre », on doit tout d’abord savoir que l’idée première, la plus importante, celle que l’on doit se fixer comme objectif, est le
« Chabbath pour D… » : Non pas les biens matériels et terrestres, mais bien les valeurs morales et sacrées. C’est une telle approche qui apporte la garantie que l’on ne sera pas englouti par les attraits de la terre et de la matière. Bien plus – en conservant en permanence cette idée devant ses yeux – on transforme totalement les six années de travail. Celles-ci perdent, pour une large part, leur caractère profane. Elles deviennent plus lumineuses, ont un contenu plus large. De plus, l’élévation et la hauteur de ces six années relèvent également la septieme année, laquelle, à la place d’un « Chabbath
pour D… », devient de la sorte « le Chabbath du Chabbath … un Chabbath pour D… » “ …
Iguerot Kodech du Rabbi de Loubavitch, lettre 9027, Volume 23 pages 451-452.
C’est avec une très grande reconnaissance envers D… et une très grande joie, que nous présentons au public cette seconde édition de “ Comprendre la Chemita”.
Ce recueil, édité il y a quatorze ans (à l’aube de la Chemita de l’année 5761) avec la bénédiction et l’approbation du Grand Rabbin de Jérusalem de l’époque, le Gaon Harav Chalom Messas de mémoire bénie, ainsi qu’avec la bénédiction et l’approbation de l’auteur du “ Yalkout Hachemita ”, le Rav ‘Haim Teichtel, lui aussi de mémoire bénie – a subi un grand nombre de corrections et d’ajouts.
Parmi les ajouts, citons notamment des décisions Halakhiques du Gaon Harav Avraham ‘Haim Naé, dont l’immense estime que lui apportaient Rabbi Yossef Yts’hak, le sixième Rabbi de Loubavitch, ainsi que le Rabbi, maitre de notre génération – est bien connue (voir notamment : Kfar ‘Habad Numéro 332 p. 32, Hitkachrout Numéro 731 p.17 note 6, où il est rapporté que le Rabbi Rayats le surnomma : « notre dernier décisionnaire »).
Durant l’année 5711 (à l’aube de la Chemita de l’année 5712), le Rav Naé publia dans le journal “ Hamodia’ ” de nombreux articles Halakhiques sur la Chemita. Ces articles furent compilés en 5743 dans le recueil Yagdil Torah – Yéroushalaym, pages 10 à 81. C’est de ce recueil que nous rapportons les conclusions Halakhiques du Rav Naé que nous avons jugé utile d’apporter à la connaissance du public.
Par ailleurs, nous avons ajouté un chapitre traitant des différents avis relatifs aux frontières d’Eretz Israël à considérer en matière de Chemita.
Autre nouveauté dans ce recueil : un tableau récapitulatif ayant pour
but d’éclairer le lecteur sur les différentes solutions proposées au consommateur lors de la Chemita, et détaillant de façon succincte les principaux avantages et inconvénients de chacune d’elles. On trouvera de plus une bibliographie à la fin de l’ouvrage.
Le but principal recherché dans ce travail est d’aider le lecteur francophone à découvrir et à comprendre les nombreuses notions liées à la Chemita, et à connaitre les principaux différends. Par souci d’ouverture et d’objectivité, nous y présentons de multiples facettes de la Halakha ; chacun devra s’en référer à son Rav pour savoir comment se comporter en pratique.
C’est ici l’endroit opportun d’exprimer mon extrême gratitude à mes amis R. Mendel et R. Yonathan (Chey’hiou) Attal et leurs familles, pour toute l’aide apportée aux Institutions Daat Menahem et ‘Homot Réphaël Lévi Yossef, depuis la fondation de ces institutions. Qu’Achem leur prodigue réussite, joie et satisfaction dans tous les domaines.
Je tenais de plus à remercier mon ami le Rav Hagaon Harav Mikhaël Avichid pour ses riches remarques et ses précieux conseils; ainsi que mon ami et proche le Rav Lévi Yts’hak Bisberg et notre gendre Rav Reouven Shayovitz, pour la mise en page et la publication de cette seconde édition. Qu’Achem leur envoie à tous une grande réussite dans l’étude et dans la diffusion de la Torah, ainsi que dans toutes leurs entreprises visant à accélérer le dévoilement de Mashia’h Tsidkénou.
A’haronim ‘Havivim, je remercie mon père adoré R. Eliahou Sillam, son épouse Marat Esther et mes beaux-parents R. Avraham et Marat Clara Cohen – pour toute l’aide et les conseils qu’ils nous ont toujours proférés, ainsi que mon épouse Ruth Brakha pour sa patience et sa gentillesse inégalées, sans lesquelles il m’aurait été impossible d’étudier notre merveilleuse Torah avec tranquillité.
Cet ouvrage est dédié à ma très tendre maman, Marat Yafa Claude Joséphine (Bat R. Yossef et Marat Olga Tubiana) Sillam Zal, que son
âme repose en paix.
Que le mérite du respect par le Peuple d’Israël des Lois de la Chemita, déclenche enfin le dévoilement aux yeux de tous de Machia’h Tsidkénou, la construction du troisième Beith Hamikdach, ainsi que le retour du Peuple d’Israël sur sa Terre.
Après l’écriture de cet avant-propos et peu avant l’impression, le Peuple d’Israël dans son ensemble, et le mouvement ‘Habad, ainsi que la communauté juive de France, en particulier, pleurent la disparition de l’un des émissaires du Rabbi les plus dévoués. En près d’un demi-siècle, le Rav Ha’hassid Rav Chmouel Azimov, de mémoire bénie, transforma la France, par sa dévotion et par son attachement inconditionnel au Rabbi, d’un état de désert, à celui d’une prairie verdoyante de judaïsme et de ‘Hassidouth. J’ai eu la chance de compter parmi les premiers élèves de « Rav Moulé » en France, en 5732 (1972), au Talmud Torah de Montreuil, alors que j’avais tout juste six ans. C’est avant tout à lui que je dois (comme des milliers d’autres !) mon attachement au Rabbi. Qu’il intercède rapidement auprès d’Achem pour presser la venue plus qu’attendue de Machia’h Tsidkénou.
Au cours de notre période de crise actuelle due à l’épidémie de coronavirus, la communauté médicale demande aux gens de se mettre en quarantaine / de s’isoler de la société et de ne pas quitter son domicile, afin de ne pas être contaminé ni contaminer les autres.
Par le Rav Yaakov Goldstein
Dans de nombreux pays, cela s’applique à l’ensemble de la population, que l’on soit ou non atteint de la maladie ou que l’on y ait été exposé.
Alors que les personnes qui ont attrapé la maladie comprennent la nécessité pour elles de s’isoler, les personnes qui n’ont pas été contaminé et qui ne sont pas exposées, se demandent si elles sont hala’hiquement obligées de suivre ces directives médicales de leur gouvernement si cela vient au détriment de l’accomplissement de leurs devoirs religieux, comme la prière avec un Minyan, aller à Mikvé, et des choses similaires.
La base de cette forme de questionnement réside souvent dans une méconnaissance totale de la manière dont la Torah enseigne à agir au moment d’une épidémie. De la même manière, il n’y a pas de place pour le patriotisme religieux. Pour le jeûne à Yom Kippour, lorsque les médecins avertissent que le jeûne pour une telle personne pourrait être mortel, il n’y a pas non plus de place pour les exemptions religieuses pour permettre de défier les instructions de la communauté médicale qui sont là pour aider à prévenir la maladie et la mort de cette personne, de sa famille et de son voisinage.
Dans l’ensemble, les personnes vivant dans les localités dans lesquelles le coronavirus a frappé doivent tenir compte de toutes les instructions et suggestions de la communauté médicale et essayer autant que possible de rester chez elles, et isolées de la maladie, même au détriment des activités religieuses.
La Quarantaine dans la Hla’ha: [1]
Il est indiqué dans le Talmud, les Poskim [2] et le Zohar [3] que pendant une période d’épidémie, chaque individu doit aller en isolement ou en quarantaine.
Dans les mots du Talmud: [4] «Nos Sages ont enseigné: Quand il y a un fléau dans la ville, rassemblez vos jambes [c’est-à-dire fuyez] comme le verset [5] déclare« Et vous ne quitterez pas l’ouverture de vos maisons jusqu’à ce que matin… . Rava pendant les périodes de colère [Rashi = pendémie] fermait ses fenêtres.
Selon les termes de l’Alter Rebbe dans Hilhot Shemirat Hagouf Vehanefesh Hla’ha 13 : «Quand il y a une épidémie dans la ville, il ne faut pas marcher au milieu de la route étant donné que l’ange de la mort marche au milieu de la route, puisqu’il a maintenant la permission de passer. [6]
La première consiste à échapper à une ville lorsque l’épidémie commence pour la première fois, bien que si l’on ne s’échappait pas quand elle a commencé, il ne devrait pas s’enfuir vers sa fin. [7] Au contraire , il faut se cacher dans des endroits cachés et ne pas montrer son visage sur le marché en raison du Mazikin, comme il est dit dans le verset [8] [ en ce qui concerne la pendémie qui a frappé l’Egypte dans la nuit du 15 Nissan] «Et vous ne quitterez l’ouverture de vos maisons que le matin. [9] « Pour expliquer pourquoi ce n’est qu’au début de la pendémie qu’on est chargé de quitter la ville, le Taz [YD 116: 5] écrit que c’est parce que la maladie s’est déjà propagée et que cela n’aidera plus à l’éviter en s’enfuyant, et de plus, sortir dans le public peut rendre quelqu’un vulnérable à la maladie étant que l’ange de la mort parcourt maintenant les rues sans limitation. [10] En effet, Rav Yosef Caro, le célèbre auteur du Choul’han Arou’h a fui la ville de Tsfat pendant une épidémie en 1572 et a vécu dans la ville voisine de Biriyah pendant l’intérim. Le célèbre kabbaliste, Rav Avraham Azulay écrit: [11] Il est sous-entendu du Zohar que le moyen le plus efficace d’échapper à une épidémie est de s’isoler dans sa chambre et, par conséquent, il est sans aucun doute approprié pour les gens de s’isoler pendant une période de pendémie et d’étudier la Torah, et Hashem le protégera. »
Placer sa famille et ses enfants dans l’isolement : [12] La Shelah Hakadosh [13] écrit que quand il y a une épidémie dans la ville, chaque individu devrait aider ses enfants à fuir la ville et s’ils s’abstiennent de le faire, ils sont responsables de leur âmes.
Médecins, ambulanciers et personnes travaillant en première ligne pour aider les personnes touchées par l’épidémie : le Rav Avraham Azulaiy [14] souligne que par une longue épidémie qui dure 3-4 mois, ces personnes qui travaillent en première ligne pour aider les malades et enterrer les morts doivent continuer leur travail sacré et de ne pas s’inquiéter de la pendémie et du fait qu’ils ne suivent pas le protocole d’isolement, comme «Shomer Pesaim Hashem».
Questions à Hashkafah
Pourquoi dois-je me mettre en quarantaine et agir comme si je pouvais fuir la colère de D.ieu? Si je suis censé tomber malade, cela arrivera de toute façon et sinon je vivrai de toute façon. Tout a déjà été décidé à Roch Hachana et Yom Kippour, alors quelle est la valeur de tout cela fuyant la réalité et sabotant la vie et l’activité religieuses?
En effet, cette question même a été abordée par Gedolei Haposkim et Mefarshei Hatorah. Rabbeinu Be’hayeh dans la Paracha de Korach [15] explique que s’exposer à la maladie provoque naturellement une infection par elle, et donc même s’il ne méritait pas de recevoir initialement la maladie, cela ne lui donne pas une protection de la recevoir face à une exposition ouverte. Un précédent pour cela peut être trouvé dans la Torah concernant la femme de Lot, que bien qu’elle ait été destinée à être sauvée avec son mari, mais comme elle s’est retournée, elle ‘est exposée au châtiment de Sodome, et a également perdu la vie. Une autre raison de l’exigence de s’isoler est que les ‘Hazal [16] déclarent qu’à une époque où l’attribut du jugement s’exprime dans le monde, il ne fait pas la différence entre un Tsadik et un Rasha, et donc s’exposer à la pendémie peut lui coûter la vie même s’il n’était pas destiné à mourir.
Le Rashbash à Techouva 195 [17] a également abordé cette question et expliqué en détail que tous ceux inscrits à Roch Hachana dans le livre de la vie survivront à l’épidémie même s’ils ne s’échappent pas de la ville, tandis que tous ceux qui sont inscrits dans le livre de la mort mourront de l’épidémie même s’ils s’échappent de la ville. Cependant, il est possible que certaines personnes aient été laissées dans les limbes à Roch Hachana et à Yom Kippour et n’aient été inscrits ni pour la vie ni pour la mort, et c’est pour ce groupe de personnes que fuir la ville et s’isoler peut aider à sauver leurs vies. Il écrit une parabole à ce sujet : un certain État s’est révélé rebelle contre le roi et le roi a décidé d’envoyer une armée pour détruire tous les rebelles. Il a donc ordonné à son armée de tuer tous les rebelles de la ville et tous les rebelles qui se seraient enfuis dans la clandestinité. Il a également ordonné que tous ses fidèles serviteurs soient protégés même s’ils restent dans la ville. Cependant, ceux qui ne sont pas des rebelles mais qui ne sont pas non plus des serviteurs du roi n’ont pas reçu la protection du roi et, par conséquent, s’ils sont restés dans la ville, ils s’exposent à la mort.
Comment est-il possible de fermer une synagogue, un Mikvé et des Minyanim de Tefila. Ne devrions-nous pas faire Messirout Nefesh et faire confiance à D.ieu, même en cette période d’épidémie?
S’il est certainement vrai que pendant les périodes de persécution religieuse, les juifs étaient prêts à donner leur vie pour apprendre la Torah, se rassembler dans les sybagogues pour prière et faire fonctionner les Mikvaot et les Yéchivot, néanmoins, ce n’est pas le cas concernant une épidémie. La même Torah qui nous demande, lors de persécutions religieuses, de renoncer à nos vies pour le bien d’Hachem et de ne transgresser aucune des Mitsvot, nous ordonne également de transgresser la Torah quand elle implique une urgence médicale.
Il en va de même de la décision des Poskim dans les lois de Yom Kippour qui stipulent que si quelqu’un est malade et que le jeûne mettrait sa vie en danger, alors il doit manger. « S’il ne le fait pas, il est tenu pour responsable du déversement de son propre sang, que D.ieu vengera contre lui. [18] »
En conséquence, dans cette période de pandémie, toute expression de don de soi pour une activité religieuse publique qui contredit les instructions médicales, est une perversion du véritable sens de Messirout Nefesh qui est uniquement appliquée dans un cas de persécution religieuse. dans un cas de pandémie, la Torah ordonne qu’il doit abandonner la Mitsva pour garder sa vie.
Y a-t-il jamais eu un précédent dans l’histoire juive dans lequel les synagogues et les Mikvaot ont été fermés en raison d’une épidémie?
Il ressort de la décision du Talmud et des Poskim rapportée ci-dessus que si les gens avaient pour instruction de s’isoler chez eux ou de s’échapper de la ville, la ville restait sans Minyanim ni Mikvaot en fonction. En outre, à l’époque de l’épidémie de choléra, le Rav Akiva Eiger avait ordonné le respect de certaines restrictions de fréquentation des synagogues pour Rosh Hashanah, ce qui a empêché de nombreuses personnes d’assister aux prières même pendant les grandes Fêtes. [19]
Pourquoi Hashem empêcherait-il les juifs de venir à la synagogue et de s’immerger dans un Mikveh et de Le servir correctement?
De toute évidence, nous ne connaissons pas les calculs du Ciel et quelles sont les intentions de D.ieu. Cependant, tout est certainement pour le bien, et par conséquent nous devons certainement trouver un dérivé positif de cet événement, et le message possible que D.ieu nous envoie. Dans une prière seul, on est certainement capable de redoubler d’énergie, de passer plus de temps àau service de D.ieu et à prier à haute voix sans crainte de réaction ou de perturbation des fidèles. Peut-être que Hashem veut que nous nous concentrions sur une forme plus profonde de prière et nous a donc envoyé ce message. Certes, si chaque individu améliore sa façon de prier pendant cette période, cela aidera à capitaliser sur le Gam Zu Letovah que Hashem a certainement à l’esprit.
[1] Concernant la définition d’un fléau dans la Hala’ha: Voir Mic-‘haber OC 576: 2 concernant l’établissement d’un jour de jeûne [ratio de 3: 500 de la population employée est morte en trois jours et que s’il y a un fléau dans tout Israël, tout le monde jeûne et s’il y a un fléau dans une région du monde dans laquelle les gens voyagent vers et depuis, alors toutes les destinations de voyage doivent jeûner]; 576: 3 [Que même si le fléau vient des porcs, ou des gentils, il faut jeûner]; M ”A 576: 2 qu’aujourd’hui nous ne jeûnons plus en raison du danger; [2] Hil’hot Shemirat Hagouf Vehanefesh Hla’ha 13; Rama YD 116: 5; Voir Ze’her David Mamar Alef chapitre 39 p. 98 [3] Voir Zohar Vayakhel p. 197; Vayera p. 107b [4] Braita Bava Kama 60b [5] Chemot 12:22 [6] Admour ibid; Taz YD 116: 5; Braita Bava Kama 60b [7] Admour ibid; Rama YD 116: 5; Maharil 50; Maharshal Yam Shel Shlomo Bava Kama ibid [8] Chemot 12:22 [9] Admour ibid; Bava Kama ibid; Zohar Vayakhel p. 197 [10] Voir aussi Rashal ibid; Iyun Yaakov Bava Kama ibid; Voir cependant Torah Temima Chemot 12 note de bas de page 195; Zivcheiy Tzedek 2: 116 [11] ‘Hessed Leavraham Mayan ‘Hamishi Eiyn Mishpat Nehar 28, introduit [12] M « A 576: 3; Beir Heiytiv 576; M « B 576 [13] Shaar Haosiyot Ere’h «Dere’h Erets» 14 [14] ‘Hessed Leavraham ibid [15] Ramené à Hagahot Rabbi Akiva Eiger YD 116: 5 [16] Bava Kama 60a [17] Introduit à Pischeiy Teshuvah YD 116: 8 [18] Admour 618: 11 [19] Voir Igeret Sofrim 29
La Hala’ha est claire au sujet d’un malade, même hors de danger de mort, qu’il est exempt de jeûner. (Choul’han Arou’h 554, 6 au sujet du 9 av)
Pour cela, tout malade, femme enceinte ou qui allaite, ne jeûneront pas ce jeûne (demain 17 Tamouz).
Celui qui est positif au Covid-19, même s’il n’a aucun symptôme et se sent plutôt bien, ne devra en aucun cas jeûner de peur que la maladie s’aggrave H »v.
Pour les gens en bonne santé, ils jeûneront comme les autres années. Cependant il faudra limiter les sorties de la maison, et être très scrupuleux quant aux directives sanitaires dans les synagogues comme la distanciation, le port du masque ou les trop grand rassemblement. (voir le responsa du Tsemah Tsedek Orah Haim 110, qui conseille déjà de se couvrir le nez et la bouche pour empêcher les épidémies).
Toute personne à risques*, dans la plupart des cas sera considérée comme malade, et même si elle a jeûné les années précédentes, elle devra demander à son Rav si elle peut jeûner cette année et en tout cas devra faire encore plus attention de tout moindre doute concernant sa santé. Il est même préférable qu’elle n’aille pas à la synagogue.
Il est aussi évident, qu’en cas du moindre doute pour quiconque, il n’y a pas lieu d’être scrupuleux et l’on devra demander à son Rav.
Que la volonté Divine fasse que ce jeune se transforme en « et le 4e jeûne….sera joie allégresse et de grandes fêtes »
Menahem Mendel Laloum
*Quelles sont les personnes considérées comme à risques face à la COVID-19 ? L’ensemble de la population est susceptible de contracter la maladie COVID-19. Certaines populations sont toutefois plus à risques de formes graves, d’admissions en réanimation ou de décès : -Les personnes de plus de 65 ans -Les personnes atteintes d’une maladie chronique ou fragilisant leur système immunitaire (notamment antécédents cardiovasculaires, tension artérielle), diabète et obésité, pathologies chroniques respiratoires, cancers, insuffisance rénale, cirrhose, splénectomie, drépanocytose…) -Les femmes enceintes
« Tu appelleras le Chabbat un délice, pour sanctifier l’Éternel, honoré » (Isaïe 58 : 13).
De là, nos Sages ont déduit qu’il faut honorer le Chabbat et se réjouir pendant Chabbat.
On prendra soin de laver tout son corps à l’eau chaude (ou au moins le visage, les mains et les pieds) vendredi (ou jeudi soir) et de mettre des vêtements qui honoreront ce jour. Un homme s’efforcera de posséder un grand Talit spécialement réservé au Chabbat.
On préparera des mets raffinés, en particulier du vin et de la viande car la plupart des gens les apprécient. Si possible, on mange du poisson le Chabbat (sauf si on n’aime pas cela ou si cela risque d’être nocif pour la santé).
Il est recommandé de ne pas regarder à la dépense si on peut se permettre d’acheter des aliments de qualité. Pour autant, on évitera de s’endetter et on ne dépensera pas au-delà de ses moyens.
Même celui qui n’a pas la possibilité de préparer un festin s’efforcera de prévoir au moins deux aliments cuits pour chacun des repas de Chabbat.
Si on a les cheveux trop longs, il est recommandé de les couper vendredi (ou jeudi) en l’honneur du Chabbat. On se coupe les ongles – mais on ne coupe pas ceux des pieds et des mains le même jour. On commence par la main (ou le pied) gauche et on ne les coupe pas dans l’ordre.
On évite de prendre un grand repas vendredi après-midi afin d’être capable d’apprécier le repas de Chabbat.
Celui qui voyage vendredi doit prendre toutes les précautions possibles pour arriver bien avant l’heure de l’allumage des bougies et doit prévenir ses hôtes éventuels afin qu’ils préparent assez de nourriture pour lui.
La Sidra de la semaine
Feiga Lubecki (d’après Rav Yossef Kolodny – N’shei Chabad Newsletter N° 8004)
Dans le Noussa’h Sefarad et Arizal, à Moussaf du premier jour de Pessah on arrête de réciter « Machiv Haroua’h Oumorid Haguechem » et on récite « Morid Hatal« . Le Gabbai doit annoncer avant le silence de la Amida de Moussaf que « Morid Hatal » doit être dit.
Si l’on dit accidentellement Machiv Haroua’h Oumorid Haguechem :
Si l’on dit accidentellement « Machiv Haroua’h Oumorid Haguechem » et qu’on s’en souvient avant de conclure la bénédiction qui suit, on doit retourner au début d’Ata Guibor. [Si on a déjà récité la bénédiction dans la Amida de Moussaf du premier jour de Pessa’h on ne recommence pas la Amida. Cependant, à partir de Min’ha et au-delà, on doit reprendre depuis le début du Chmonei Essrei.
Dans un Minyan, que faire si l’on a pas encore prié la Amida de Cha’harit et que le Minyan a déjà prié Moussaf? Une fois que le Minyan a prié Moussaf, et a ainsi commencé à récité « Morid Hatal« , alors celui qui prie en privé et qui n’a pas encore prié Cha’harit, doit réciter « Morid Hatal » dqns la Amida de Cha’harit.