Donné lors du jour de Tiferet chebeTiferet — la beauté dans la beauté — au cœur du compte de l’Omer, ce cours explore la nature profonde de la beauté spirituelle et son pouvoir de transfigurer le réel. De l’analyse linguistique du Rabbi à l’expérience intime d’une artiste en chemin de Techouva, une pensée vivante se déploie. Elle révèle que la délivrance n’est pas l’abolition du monde matériel, mais son illumination de l’intérieur.

 

 

Rav Yaacov Abergel

 

1. La Beauté Spirituelle (Tiferet)

  • La beauté véritable n’est pas limitée aux formes extérieures, mais exprime l’intériorité et la lumière divine.

  • À titre d’exemple, la beauté constante de Sarah Imeinu découlait de son lien avec la lumière infinie de Dieu.

  • La lumière spirituelle était également perceptible dans la présence et le bureau du Rabbi Rayatz.

2. De l’Exil à la Délivrance

Le Rav Abergel s’appuie sur une analyse linguistique du Rabbi de Loubavitch pour définir la délivrance:

  • Gola (exil) et Gueoula (délivrance) partagent les mêmes racines, la seule différence étant l’ajout de la lettre Aleph.

  • Ce Aleph symbolise le Maître du Monde (Aloufo shel Olam).

  • La délivrance ne nécessite pas de supprimer la matière ou l’exil, mais d’y injecter une dimension divine.

3. L’Art et l’Engagement Religieux

Le récit intègre l’expérience personnelle d’une artiste peintre en processus de Tshouva:

  • Le Rabbi exhortait les artistes à maintenir leur pratique tout en y intégrant le « Aleph » divin.

  • Selon le Rabbi, l’art consiste à saisir l’essence d’un objet au-delà de ses contours visibles pour révéler une vérité cachée.

  • Une rencontre avec un peintre hassidique au Canada a illustré cette fusion, l’encourageant à peindre tout en portant son Tallit Katane pour unir l’acte créatif et la pratique religieuse.

4. La Transformation de l’Âme

Le compte de l’Omer est présenté comme une période de purification des forces intérieures:

  • L’âme animale ne doit pas être détruite, mais plutôt domptée et canalisée vers la sainteté.

  • L’image du bœuf illustre ce concept : une âme animale puissante, si elle est bien dirigée, permet d’approfondir considérablement le service divin.

En conclusion, chaque talent humain doit être utilisé pour transformer le monde matériel en une « demeure pour Dieu » en y dévoilant l’étincelle divine.