Tout ce que vous avez voulu savoir sur les Loubavitch

Tout ce que vous avez voulu savoir sur les Loubavitch

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Vous avez sans doute déjà été dans un Beth ‘Habad. Vous connaissez certainement un « ’Habadnik » ou un « Loubavitch », ou vous en avez un dans votre famille. Il est également probable qu’un ‘Habadnik vous ait abordé pour vous proposer de mettre les téfilines ou d’allumer les bougies de Chabbat. 1Mais qu’est-ce que ‘Habad ?

C’est ce dont nous allons traiter ici : non pas ce que ‘Habad fait, mais ce que ‘Habad est.

Il serait inexact d’appeler ‘Habad un mouvement ou une idéologie ou même un courant particulier au sein de la ‘Hassidout. La meilleure description serait peut-être que ‘Habad est une manière de faire la ‘Hassidout.

Comme je l’ai écrit dans l’article sur la ‘Hassidout, les enseignements du Baal Chem Tov étaient en mesure de rendre manifestes l’essence du Juif et l’essence de la Torah, injectant ainsi une énergie vitale dans la vie juive.

‘Habad fait franchir à ce pouvoir une étape supplémentaire en plaçant ces enseignements directement entre les mains de chacun d’entre nous. D’une certaine façon, ‘Habad est « un Judaïsme à faire soi-même ». Le tsadik joue toujours un rôle décisif – peut-être même plus décisif encore –, mais plutôt comme un facilitateur que comme une centrale énergétique.

Contexte historique

Chaque membre du cercle intérieur du Baal Chem Tov était déjà un grand érudit de la Torah avant de rejoindre son maître. Après son décès, le Baal Chem Tov eut pour successeur Rabbi Dov Ber, le Maguid de Mézeritch, à la fois expert dans le Talmud et la Kabbale et auteur de profondes métaphores offrant une perspective pénétrante de la psyché humaine.

Ses disciples furent des hommes de grande stature, chacun avec son propre parcours, sa propre approche, sa propre façon de mettre en pratique les enseignements de son maître. Certains s’illustrèrent par l’extase et la joie, d’autres par la ferveur de leur prière, d’autres par l’intensité de leur étude et la profondeur de leur perception, d’autres encore par leur amour envers toute créature, grande ou petite.

Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi était le plus jeune membre de ce cercle intérieur, et également un érudit exceptionnel, à tel point que le Maguid de Mézeritch lui demanda de composer une nouvelle édition du Choul’hane Aroukh (le code de la loi juive) qui inclurait l’argumentation et l’explication des lois.

Rabbi Chnéour Zalman avait lui aussi une approche personnelle, qu’il avait développée avant même d’arriver à Mézéritch : chaque idée qu’il apprenait de ses maîtres devait être intégrée à travers une intense méditation, jusqu’à être distinctement ressentie dans son cœur. Dans l’esprit, après tout, c’était seulement une idée. Mais dès lors qu’elle résidait dans le cœur, une idée pouvait transformer une personne. Elle pouvait devenir réelle.

Chaque idée devait être intégrée à travers une intense méditation jusqu’à être distinctement ressentie dans son cœurIl ne fait aucun doute que les autres disciples du Maguid s’engageaient également dans de profondes méditations. Rabbi Chnéour Zalman, toutefois, considérait que telle était la voie pour chaque Juif.

Pour de nombreux autres disciples du Maguid, la ‘Hassidout était une forme de leadership. « Le juste vit par sa foi » dit le verset, mais ces disciples en avaient une lecture légèrement différente : « Le juste donne vie par sa foi ».

Dans leur perspective, le tsadik éclairé serait celui qui connaîtrait les enseignements secrets et qui se consacrerait à l’extase de la prière et de l’union mystique et, de cette expérience, ses adeptes recevraient également un flux de vitalité.

Rabbi Chnéour Zalman s’opposa radicalement à cette conception. Il avait de ce verset une lecture simple : pour être juste, chaque personne doit vivre avec la foi profonde, la quintessence de l’âme que le Baal Chem Tov a rendue accessible, et en faire la force motrice de toutes ses facultés personnelles. Le rôle du tsadik est de faciliter cela, mais chacun doit faire ce travail par soi-même. La vie, après tout, n’est pas quelque chose que l’on reçoit, comme une marionnette, d’une main extérieure ; la vie fait partie intégrante de la personne.

C’est seulement par cette approche, soutenait Rabbi Chnéour Zalman, que le Juif intégrera la vitalité de la ‘Hassidout dans sa vie. Il cita l’adage talmudique du voleur qui voulut entrer par effraction chez un homme riche. Sur le point d’émerger de son tunnel dans la maison, conscient qu’il risquait sa vie et prêt à prendre celle de quiconque se mettrait en travers de son chemin, il murmurait cette fervente prière : « Mon D.ieu aide-moi! »2

Le voleur croit vraiment en D.ieu. Pourtant, sa foi est en contradiction avec la réalité de sa vie : il sait bien que D.ieu désapprouve son activité, mais cette notion occupe un certain compartiment de sa conscience, et son mode de vie en occupe un autre.

En d’autres termes, il a échoué à harmoniser ses convictions profondes avec sa personnalité extérieure. Pour Rabbi Chnéour Zalman, le tsadik est celui qui entreprend de guérir cet écart, soudant ensemble l’âme et le corps en illuminant l’esprit et le cœur conscients du Juif avec l’étincelle cachée de sa quintessence.

L’approche ‘Habad a développé les enseignements du Baal Chem Tov en poussant leur logique jusqu’au bout.Le D.ieu du Baal Chem Tov se trouve en tout lieu et en toute chose, comme l’énonce le Zohar : « Il n’est pas de lieu qui soit vide de Lui. »

Affirmer que la connaissance de D.ieu pouvait seulement pénétrer l’esprit élevé des grands tsadikim mais pas celui de l’homme ou de la femme du commun, revenait à déclarer l’existence d’un vide de la Divinité, d’un endroit que la lumière de D.ieu n’atteint pas. Pour que les enseignements du Baal Chem Tov soient pleinement réalisés, il était nécessaire que chaque individu, quel qu’il soit, puisse se les approprier.

Qui est-ce qui prie ?

Voici une histoire qui illustre la distinction entre les deux écoles de pensée :
Rabbi Chnéour Zalman avait un disciple qui était marchand, comme l’étaient de nombreux Juifs à cette époque. Dans le jargon ‘hassidique, un disciple est appelé un « ’hassid » et son maître, son « rabbi ».

Il arrivait que ce ‘hassid partît pour les grandes foires marchandes en compagnie d’un ami qui était un disciple de Reb ‘Haïkel, l’un des collègues de Rabbi Chnéour Zalman. Un jour, ce marchand ‘hassid ‘Habad vint se plaindre à son Rabbi en ces termes :

« Chaque matin, à l’auberge où nous logeons, mon ami se lève de bonne heure et moi aussi je me lève de bonne heure, raconta-t-il. S’il n’y a pas de mikvé, il s’immerge dans une rivière ou un ruisseau avoisinant, et je fais de même. Puis il commence à réciter sa prière avec une ferveur et un enthousiasme incroyables, et c’est chaque matin la même chose, sans faillir !

« Et moi ? Je révise un enseignement du Rabbi. Je m’efforce de me concentrer au maximum, d’évacuer toute pensée au sujet de mon voyage, de  la foire, de la marchandise, des affaires et de penser uniquement à cet enseignement ; j’essaie de le visualiser dans mon esprit. Ensuite je fais ma prière à grand peine. Il y a des matins où je ressens tant bien que mal quelque inspiration. Et d’autres matins où…

« Mais mon ami ressent chaque matin la même ferveur, la même flamme. En un instant, il prie sans effort ! »

Ce à quoi Rabbi Chnéour Zalman répondit : « C’est lui qui prie penses-tu? C’est Reb ‘Haïkel qui prie! »

Le livre pour tous

À cette fin, Rabbi Chnéour Zalman présenta son approche sous la forme de deux courtes œuvres, réunies en un seul volume qu’il appela « Un recueil de propos », se contentant d’indiquer modestement sur la page de garde que ces enseignements avaient été rassemblés « à partir de livres et de scribes ». De nos jours, ce livre est généralement appelé « le Tanya », d’après le premier mot du premier chapitre. La première partie de ce livre est judicieusement intitulée « le Livre pour l’Homme Ordinaire ».

C’est certes une traduction assez pauvre, mais elle exprime bien l’objet du livre : il ne s’agit pas de guider l’âme pure à trouver sa voie vers l’illumination. Rabbi Chnéour Zalman s’adresse au Juif du monde qui combat son mauvais penchant au quotidien. Il lui apporte une vision de soi-même totalement restructurée et lui prodigue son conseil, lui montrant comment il peut, lui aussi, servir D.ieu avec joie et amour, tout au moins suffisamment pour avoir toujours le dessus sur son mauvais penchant.

Il prodigue à cet homme ordinaire un saisissant encouragement en lui affirmant que sa lutte permanente contre ces pulsions récurrentes procure à D.ieu un plaisir que même un tsadik ne peut Lui apporter, car le tsadik vit dans un monde de lumière, tandis que lui affronte l’obscurité et suscite une lumière qui transcende tout ce que le tsadik peut atteindre.

Le Tanya et la psychologie

L’approche du Tanya rappelle beaucoup ce que les psychologues appellent de nos jours le « recadrage cognitif », c’est-à-dire aider une personne à ajuster son idée de soi-même et de sa place dans le cosmos au point d’entraîner un changement dans son attitude et son comportement. Rabbi Chnéour Zalman l’a décrit comme « le chemin long et court ». « Long », parce que c’est à soi-même de faire ce travail d’ouvrir son esprit, étape par étape, à la lumière de son âme jusqu’à ce qu’elle puisse éveiller le cœur. Et « court », parce qu’il vous met directement en contact avec cette lumière.3

La plupart des enseignements de Rabbi Chnéour Zalman, cependant, étaient oraux. Ils furent appelés maamarim (pluriel de maamar), et mémorisés puis mis par écrit par ses élèves (parmi lesquels son fils et son petit-fils) pour être ensuite publiés, souvent accompagnés de développements et d’explications. Ils constituaient la matière sur laquelle les ‘hassidim ‘Habad méditaient avant et pendant leur prière, comme le prône le Tanya.

De génération en génération, les Rabbis successifs ont développé les enseignements de ces maamarim, ce qui aboutit à la vaste bibliothèque de la ‘Hassidout ‘Habad que nous connaissons aujourd’hui dans laquelle le ‘hassid ‘Habad puise quotidiennement.

Dans son travail de recherche sur ‘Habad, Roman Foxbrunner résume ainsi l’harmonie des traits de caractère que Rabbi Chnéour Zalman et ses successeurs ont cultivé chez leur ‘hassidim :

Savant, mais sociable ; réservé, mais prompt à entonner des mélodies ‘hassidiques et à raconter les histoires et les traditions ‘hassidiques ; sérieux, mais pas sombre ou sans humour ; profondément religieux, mais pas mielleux ou piétiste ; modeste, mais confiant en soi ; dévoué à RCZ [Rabbi Chnéour Zalman], mais tout à fait capable de penser par soi-même : ce ‘hassid personnifiait le système profond et paradoxal qui allait être connu comme le ‘Hassidisme ‘Habad.4

Pourquoi le nom Habad ?

D’autres disciples du Maguid ont mis l’accent sur l’enthousiasme dans la prière. Rabbi Chnéour Zalman a quant à lui mis en valeur la contemplation avant et pendant la prière qui peut engendrer spontanément cet enthousiasme. Il a donc distingué son école de pensée en l’appelant ‘Habad :

   

REPRÉSENTE…

TRADUIT PAR

SIGNIFIE…

‘H

ח ‘Hokhmah Sagesse conception d’une idée

B

ב Binah Compréhension cognition d’une idée

D

ד Daat Connaissance prise de conscience d’une idée

 

L’approche cognitive a prouvé son efficacité de nombreuses façons. Dans la Russie tsariste de la fin du 19ème siècle, les Juifs furent rapidement exposés à la pensée laïque de l’Europe occidentale. La jeunesse juive s’enflammait pour les idéaux de réforme sociale, dédaignant une religion qu’elle considérait comme rétrograde, archaïque et ridicule.

Rabbi Chalom Dovber, le Rabbi de ‘Habad de cette époque, réagit en ouvrant une yéchiva où les jeunes gens étudieraient la ‘Hassidout ‘Habad parallèlement à leurs études talmudiques, mais avec le même esprit révolutionnaire que ceux qui étudiaient Marx et Engels. Plus tard, en Pologne, son fils allait encourager les jeunes femmes à constituer des cercles pour faire de même.

Avec la montée du régime totalitaire de Staline, la vie même de ceux qui avait une quelconque pratique religieuse était menacée. Cette fois encore, l’approche responsabilisante  de ‘Habad allait jouer un rôle déterminant. Les ‘hassidim de ‘Habad, en particulier ceux qui avaient étudié dans les yéchivas ‘Habad, refusèrent de renoncer à leur pratique religieuse, quand bien même étaient-ils soumis à la plus cruelle oppression.

Ils furent nombreux à être exécutés ou envoyés en Sibérie pour « activités contre-révolutionnaires ». Alors que quasiment toutes les autres organisations juives succombèrent sous les coups répétés de la Yevsektsia et du KGB, ‘Habad résista vaillamment à travers un vaste réseau clandestin qui parvint à maintenir allumé le feu du judaïsme tout au long des années les plus sombres de la persécution religieuse.

L’approche de ‘Habad s’est avérée puissante et invincible dans toutes sortes d’épreuves décisives

Lorsque le sixième Rabbi de ‘Habad, Rabbi Yossef Its’hak, arriva en Amérique au cours de la Seconde Guerre mondiale, il y apporta ce même esprit infatigable. Presque immédiatement après son arrivée, il déclara : « L’Amérique n’est pas différente ! » Son gendre, Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, lui succéda en 1950, mais même avant cela, il était déjà impliqué dans le processus qui allait faire de ‘Habad une agence mondiale, une planche de salut pour l’âme juive.

Au moment d’accepter le rôle de leader en récitant son premier maamar public, le Rabbi réaffirma immédiatement l’approche ‘Habad : « En général, chez ‘Habad, annonça-t-il, chacun est censé faire soi-même son propre travail, et ne pas s’en remettre aux rabbis. » Le Rabbi poursuivit en décrivant la différence entre les deux interprétations du verset « le tsadik vit par sa foi », rapportées ci-dessus. Il dit ensuite :

Mais nous, ‘Habad, chacun d’entre nous doit faire son travail soi-même, avec chaque membre et chaque tendon de son corps et chaque membre et chaque tendon de son âme.

Je ne dis pas que je ne vais pas aider, à D.ieu ne plaise. Je vais aider autant que j’en serai capable. Mais, puisque « tout est entre les mains du Ciel, à l’exception de la crainte du Ciel », par conséquent, sans le travail que vous faites vous-mêmes, en quoi serait-il utile que je publie des écrits, que je chante des mélodies ou que je dise avec vous « le’haïm » ?5

‘Habad aujourd’hui

Tout comme l’approche ‘Habad a prouvé sa force dans le shtetl traditionnel, face au cynisme de la Russie révolutionnaire et sous la persécution religieuse du régime bolchevique, elle a aussi démontré sa viabilité dans le monde moderne, laïque, mobile et interconnecté. Ses aspects superficiels se sont adaptés à chaque période, mais son moteur est resté le même : ‘Habad est une approche qui a foi en l’étincelle présente sans aucun doute en chacun de nous, et nous permet de trouver cette étincelle et d’en attiser la flamme. Ce n’est pas à travers la coercition, la culpabilisation ou des harangues moralisatrices, ni par des promesses d’illumination immédiate que ‘Habad touche le juif, mais en aidant chacun à suivre sa propre voie.

« Chaque Juif a une mitsva pour laquelle il ou elle a une affinité, affirmait le Rabbi. Ne vous disputez pas avec un Juif. Il n’est pas nécessaire de le convaincre de quoi que ce soit. Il suffit de trouver cette mitsva et d’aider le Juif à la faire. »

Et ensuite, comme la Michna le promet, « une mitsva entraine une autre mitsva ».

La même idée fut exprimée dans les mots que le Rabbi adressa à un autre rabbin qui se plaignait de l’obstination de la communauté juive américaine. Le Rabbi insista sur le fait qu’ils étaient néanmoins de bons Juifs. « Vous ne pouvez certes rien leur faire pratiquer, lui dit le Rabbi. Mais vous pouvez tout leur enseigner. »

« Vous ne pouvez rien leur faire pratiquer, mais vous pouvez tout leur enseigner. »Tout comme l’approche est restée essentiellement la même, de même, l’objectif n’a pas changé : susciter cette lumière essentielle de l’âme juive et de notre sainte Torah, lui permettre de jaillir du cœur de chacun d’entre nous avec une telle intensité que le reste du monde, lui aussi, sera touché par cette lumière, jusqu’à ce que le monde entier soit rempli de sa splendeur.

À la fin de l’article sur la ‘Hassidout, j’ai décrit la rencontre du Baal Chem Tov avec le Machia’h qui lui dit qu’il viendra « lorsque tes sources se répandront à l’extérieur ».

Tout comme Rabbi Chnéour Zalman s’en tint à l’interprétation simple de « un tsadik vit par sa foi », de même le Rabbi, le chef de ‘Habad de notre génération, s’en tint à l’interprétation simple des paroles du Baal Chem Tov, expliquant : « Ce n’est pas l’eau des sources qui doit se répandre à l’extérieur, ce sont les sources elles-mêmes. Chacun d’entre nous, quel que soit le degré “d’extériorité” que nous nous attribuons, doit devenir l’une de ces fontaines d’eaux vives du Baal Chem Tov. »

 

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NOTES
1. Voilà d’ailleurs une bonne occasion de dissiper un malentendu : « Chabad » ne se prononce pas « Shabad », mais « ’Habad ». Le « Ch » étant une convention américaine équivalente du « ’H » en français pour désigner le son guttural de la lettre hébraïque « ’het » (proche du jota espagnol).
2. nEïn Yaakov, Berakhot 63a.
3. Voir Talmud, Erouvine 53b.
4. Roman Foxbrunner, Ḥabad: the Hasidism of R. Shneur Zalman of Lyady (Tuscaloosa: University of Alabama Press, 1992), p. 202.
5. nSi’ha du 11 Chevat 5711, publiée dans Torat Mena’hem 5711, vol. 2, pp. 212–213.
CUBA: Sept jeunes étudiants Loubavitch et la révolution spirituelle cubaine

CUBA: Sept jeunes étudiants Loubavitch et la révolution spirituelle cubaine

Collive, traduit par Hassidout.org

Cuba, en forme longue la République de Cuba, est un État insulaire des Caraïbes formé de l’île de Cuba (la plus grande île des Antilles), de l’île de la Jeunesse (appelée île aux Pins jusqu’en 1976) et de quelques autres petites îles. Il est situé à l’ouest des grandes Antilles, à la confluence de la mer des Caraïbes, du golfe du Mexique et de l’océan Atlantique ; au nord-est des Îles Caïmans; au nord-nord-ouest de la Jamaïque; à l’est du Mexique (Yucatan); au sud-sud-est de la péninsule de Floride; au sud-ouest des Bahamas; à l’ouest des îles Turques-et-Caïques.

 

L’organisation « Les Amis de Habad de la Communauté juive de Cuba » (CFCJ) a accueilli sept jeunes Chlou’him du Rabbi pendant trois semaines et demie.

En préparation à la Fête de Pessa’h, l’organisation a mis en place un programme complet afin de fournir aux juifs de l’île tout le nécessaire pour passer la Fête dans les meilleures conditions.

« L’objectif était de faire en sorte que les juifs vivant dans ces régions éloignées aient la possibilité de célébrer la fête de la Pâque avec dignité et joie », ont déclaré les organisateurs.

Les Chlou’him en visite étaient Avraham Baron (Howard County, MD), Levi Cohen (Los Angeles, CA), Avraham Deitch (New Haven CT), Yisroel Posner (Boston MA), Menachem Zeiler (Lod, Israël),  Shmuel Goldman et Benyamin Abrams (Los Angeles, CA).

La plupart de ces étudiants Chlou’him étudient depuis quelque temps dans des Yechivot en Amérique du Sud, où ils ont appris l’espagnole.

Ils ont  distribué des Matsot Chemourot et du vin, des Hagadot de Pessa’h traduites en espagnole et des guides de la Fête, en faisant du porte  à porte dans 14 villes et villages repartis sur les 1100 km de l’île.

Deux grands Seders communautaires ont été également organises dans la capitale de la Havane et un sur la côte est de l’île.

Il y avait des activités supplémentaires dont la « Seoudat Machia’h », célébrée à la fin de la fête avec Benyomin Abrams et Shmuel Goldman qui a culminé les vacances avec la communauté.

« D.ieu merci, les émissaires ont eu une grande réussite dans leurs multiples missions, car pratiquement chaque maison juive de cette bande de 1100km a été visitée personnellement, conformément à la fameuse prophétie messianique: » Ve-atem Teluktu L’E’had E’had Beit Israel « – « Et vous, la maison d’Israël, vous serez rassemblés un par un », souligna le Rav Shimon Aisenbach, directeur du CFCJ.

Chassidishe et de talentueux conseillers principaux ayant plusieurs années d’expérience, opéreront sous la direction du directeur du camp, le rabbin Berel Bendet. Ils ont travaillé dur pendant plusieurs semaines, planifiant et organisant un programme incroyable pour les jeunes Shluchim.

 

 

 

 

Crown-Heights : Le Hassid agressé Chabbat après-midi, interviewé par un journaliste

Crown-Heights : Le Hassid agressé Chabbat après-midi, interviewé par un journaliste

Collive, traduit par Hassidout

 

Le président de l’arrondissement de Brooklyn, Eric Adams, envisage de se tenir aux côtés des représentants du Crown Heights Jewish Community Council pour dénoncer les attaques récentes contre des juifs à Crown Heights.

 

Ils seront rejoints par des organisations de défense telles que l’Anti-Defamation League (ADL) et le Jewish Community Relations Council (JCRC), et des élus locaux tels que les membres du Conseil, Alicka Ampry-Samuel et Laurie Cumbo.

 

Une manifestation sera organisée lundi prochain à 16h30 à l’angle de Rutland Road et de l’avenue Schenectady, où un Hassid de 50 ans qui rentrait chez lui Chabbat a rencontré un un agresseur qui l’a battu et étranglé en criant des menaces antisémites.

 

Le bureau d’Adams a déclaré qu’il prévoyait de demander l’aide du public pour retrouver l’agresseur, ainsi que les agresseurs d’un homme de 42 ans sur Eastern Parkway près de l’avenue Brooklyn tôt samedi 14 avril.

 

La Ligue anti-diffamation a annoncé dimanche qu’elle offrait des récompenses de 5 000 dollars pour les informations menant aux arrestations et aux condamnations des responsables des deux attaques.

 

« Nous condamnons sans équivoque ces assauts insensés », a déclaré Evan R. Bernstein, directeur régional de l’ADL à New York.

 

l’Anti-Defamation League (ADL) a recensé 11 agression antisémites dans l’État de New York en 2017, dont sept à Brooklyn. À l’échelle de l’État, les agressions antisémites ont progressé de plus de 90% en 2017.

 

JERUSALEM : pose de la première pierre du centre mondial de l’organisation de secours Zaka

JERUSALEM : pose de la première pierre du centre mondial de l’organisation de secours Zaka

 

 

 

 

Une cérémonie impressionnante a eu lieu à Jérusalem de la pose de la première pierre du centre mondial de l’organisation de secours Zaka , en présence du Grand Rabbin d’Israel, le  Rav David Lau, le Grand Rabbin de Jérusalem, Rav Shlomo Amar, le ministre du Logement, Yoav Galant, le chef de la direction Ministère du logement, Hagai Reznik, le maire par intérim de Jérusalem, YosSef Deitsch, les membres du conseil municipal,  Et les bénévoles.

 

Zaka est une organisation volontaire humanitaire, coordonnant près de 1600 volontaires, répondant aux incidents tragiques en Israël.

 

ZAKA a émergé en Israël, comme l’organisation non gouvernementale prédominante de secours, de recherche et de sauvetage, travaillant côte à côte avec les forces de police et de secours en répondant aux incidents du terrorisme, des accidents ou des désastres 

 

Le Rav David Lau, Grand Rabbin d’Israël, a félicité la famille des donateurs et a déclaré que « Zaka est une organisation dont l’essence est de s’occuper de tout le monde, non seulement pendant la vie, mais aussi après la vie. La maison qui sera construite ici, à Jérusalem-Est, sera une lumière pour le monde entier, et nous espérons que vous n’aurez pas beaucoup de travail, mais si c’est le cas, vous serez parmi ceux qui apporteront une aide vitale dans toutes les situation ».

 

 

CHINE : Le Beth Habad et les deux milles juifs de Beijing

CHINE : Le Beth Habad et les deux milles juifs de Beijing

 

 

 

Le Beth Habad de Beijing, en Chine, a été établi en août 2001. Le Rav Shimon et Dini Freundlich ainsi que leurs deux filles, Haya Moushka et Devorah, ont été envoyés pour établir et diriger le Beth Habad. Ils sont maintenant rejoints par leurs filles, Chava et Grunia et leurs fils, Aaron et Eliyahu Akiva.

 

L’objectif du Beth Habad est d’atteindre les quelque 2000 juifs vivant actuellement à Beijing. Il y a des Juifs de différents horizons et de différents pays. Les principaux pays d’origine sont les États-Unis, Israël, l’Azerbaïdjan / Russie et l’Europe.

 

Le Beth Habad comprend une École juive pour les enfants de 1 à 12 ans, des ours et leçons pour les enfants et les adultes, deux restaurants Casher: Restaurant Kosher (viande), Café (Lait), une école hébraïque, des groupes  féminins mensuels, vente de produits casher, tels que de la viande, ainsi que des produits kasher, des cours de Bar et Bat Mitzvah, des activités et programmes pour les fêtes juives, des activités de jeunesse, des Minyanim, des offices de Chabbat et repas de Chabbat, des services de vacances et repas (seder de Pessah, Rosh hashanah, etc…)

 

Outre les Juifs qui vivent à Beijing, il y a environ 15 000 hommes d’affaires et touristes qui voyagent chaque année. Habad est ici pour leur servir de «maison loin de chez eux», en les aidant à prendre soin de leurs besoins juifs. Cela comprend les services de Chabbat, les repas de Chabbat, les réservations d’hôtel et des informations générales.

 

Tout au long de l’année et surtout pendant les mois de printemps / été, de nombreux touristes israéliens traversent l’Asie. En passant par Beijing, Habad est là pour leur donner la chaleur, la nourriture et un endroit pour se ressourcer et se reconnecter avec leur identité juive.

 

Lorsque le Rabbi de Loubavitch a commencé à envoyer des émissaires à travers le monde, il a insisté pour que les installations établies soient appelées Beth Habad, pas centre ou institution, indépendamment de leur taille et de leur structure. Le Rabbi voulait établir des maisons à travers le monde qui seraient là pour n’importe quel Juif, peu importe leur observance juive. Il voulait que chaque Juif puisse toujours avoir un endroit où ils pourront se sentir chez eux.

 

 

Crown Heights : Un juif a été agressé ce Chabbat alors qu’il rentrait chez lui après la prière de Cha’harit

Crown Heights : Un juif a été agressé ce Chabbat alors qu’il rentrait chez lui après la prière de Cha’harit

 

Collive, traduit par Hassidout

 

Vers 14 h 30, cet homme de 50 ans se promenait sur Rutland Road et E46 Street, quand il a salué un homme afro-américain qu’il croisait, avec un «salut» amical.

 

L’afro-américain lui a alors crié: « Je n’aime pas les Juifs! », et a dit, « ils ont pris ma maison », a déclaré une source du NYPD, la police de New York, et  l’a violemment attaqué en essayant de l’étrangler. La victime a été transportée à l’hôpital.

 

C’est le deuxième Chabbat qu’une agression violente a eu lieu dans le quartier. Le Chabbat précédent, un homme juif de 42 ans qui visitait le quartier de Crown Heights et marchait avec un juif hassidique vers 3h30 du matin a été attaqué sur Eastern Parkway.

 

À la lumière de ces incidents, la police de New-York a ajouté des patrouilles supplémentaires dans le quartier de Crown-Heights, a indiqué la source.

Comment le Rabbi a réagi lorsqu’un juif lui a dit: «Que le Rabbi puisse se rendre très bientôt en Israël»

Comment le Rabbi a réagi lorsqu’un juif lui a dit: «Que le Rabbi puisse se rendre très bientôt en Israël»

 

 

Par Dovid Zaklikowski 

 

On a souvent demandé au Rabbi pourquoi était-il resté à New York alors qu’il aurait pu s’établir en Israël. Pour beaucoup, il semblait étrange qu’il soir resté dans la diaspora, d’autant plus qu’il professait un tel amour pour la Terre sainte et ses habitants.

 

Un jour, un juif dit timidement au Rabbi: «Que Dieu fasse que le Rabbi se rende très prochainement en Terre d’Israël».

Le Rabbi a paru surpris. « Que je devrais voyager? »

L’homme sourit timidement et hocha la tête.

« Je vais demander à mon secrétariat si j’ai un billet d’avion prêt », répondit le Rabbi avec un sourire.

Alors que l’homme était sur le point de partir, le Rabbi lui dit:

« Il n’est pas nécessaire que vous m’achetiez ce billet… ».

 

Quant à la question elle-même, pourquoi le Rabbi n’a-t-il pas vécu en Israël, le Rabbi a donné plusieurs réponses différentes.

Sa propre raison peut être déduite de la réponse que le Rabbi a donné de nombreuses fois à différents dirigeants communautaires aux Etats-Unis qui désiraient s’installer en Israel :

«Il y a beaucoup à faire pour le renforcement et la diffusion du judaïsme dans votre communauté. De plus, le besoin est très grand et, en même temps, la main-d’œuvre est très petite, car il y a peu de personnes actives dans ce domaine. Par conséquent, en tant que leader, vous devriez rester où vous êtes. »

 

Le Rabbi était profondément impliqué dans la vie en Israël. Il essayait de trouver des solutions à de nombreux problèmes complexes et il connaissait toutes les figures les plus influentes du pays. À plus d’une occasion, des ministres du gouvernement étaient étonné par la perspicacité profonde du Rabbi et sa connaissance de la sécurité et des questions diplomatiques, dont certaines étaient très secrètes.

 

 

 

 

Les hauts responsables militaires qui ont parlé avec le Rabbi ne pouvaient pas croire à quel point le Rabbi connaissait la topographie du pays dans les moindres détails, alors qu »il n’avait jamais visité les régions en question. Lors des réunions avec des maires locaux, le Rabbi a montré un niveau de connaissance surprenant des différents quartiers des villes d’Israël.

 

Le Rabbi a grandement encouragé l’Aliya en Israël. Il a soutenu la construction de colonies de peuplement et a ordonné à ses ‘hassidim d’y installer des industries, de stimuler le moral des gens et de faire tout ce qui était en leur pouvoir pour les rassurer au cours de leurs moments les plus difficiles.

 

 

 

 

En conséquence, beaucoup ont demandé pourquoi le Rabbi lui-même n’avait pas déménagé en Israël. Le Rabbi, cependant, ne donnait que de brèves réponses à cette question posée par des personnalités israéliennes.

 

Le Rabbi a une fois expliqué qu’il voyait le monde juif comme un navire qui coulait et Israël comme le canot de sauvetage. « Quand le navire coule, le capitaine doit d’abord mettre tous ses passagers sur l’embarcation de sauvetage. Alors seulement, il est autorisé à quitter le navire « .

 

Le Rabbi a parfois dit qu’il voyait sa propre arrivée en Israël comme l’achèvement de son travail pour sauver la nation juive de l’assimilation. Mais ce travail n’est pas encore terminée et ses Chlou’him se dévouent pour venir en aide aux juifs afin de préparer le monde à la venue imminente du Machia’h.

 

 

 

Impressionnante tempête de sable en Iran

Impressionnante tempête de sable en Iran

Un mur de sable venu du désert qui s’abat sur la ville, à une vitesse de plus de 100 km/h : les images de la tempête qui a frappé  Yazd, une ville du centre de l’Iran, sont impressionnantes.

 

Selon les médias locaux, la tempête de sable a fait une dizaine de blessés dans les rues de la ville, bâtie en plein désert.

 

Les habitants ont été surpris par la vitesse à laquelle le phénomène météorologique a déferlé sur la ville, bloquant les rayons du soleil pendant plusieurs instants en pleine journée.