Texte et Audio : A la lumière du Dvar Mal’hout – « La clef de la Terre d’Israël », par le Rav Yaacov Abergel

Texte et Audio : A la lumière du Dvar Mal’hout – « La clef de la Terre d’Israël », par le Rav Yaacov Abergel

 

 

Un ‘Hassid demanda à son ami la signification de ‘Pchitout’, nom que l’on emploie pour qualifier l’Essence divine. Le ‘Hassid qui n’arrivait pas à comprendre de manière claire le sens de ce nom espérait que son ami lui répondrait mais ce ne fut pas le cas car il lui était également impossible d’expliquer avec des mots le sens de ‘Pchitout’. Cependant, le ‘Hassid insista et il insista tellement que son ami finit par lui dire : la seule chose que je peux te dire sur la Pchitout c’est que tous les qualificatifs que l’on peut trouver pour la définir, ne la définissent pas !

La lecture de la Torah du Chabbat de la Paracha Chela’h a pour sujet l’histoire des explorateurs qui furent envoyés par Moché en Erets Israël, et la Haftara que nous lisons juste après, raconte l’histoire des explorateurs que Yéochoua envoya par la suite en Erets Israël.

Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Chela’h, le Rabbi établit la différence entre les forces de l’âme et l’Essence de l’âme à travers les différences qui existent entre la mission des explorateurs de Moché et la mission des explorateurs de Yéochoua.
La mission des explorateurs de Moché correspond au service divin que l’on accomplit au moyen des forces de l’âme qui s’habillent dans le corps, et la mission des explorateurs de Yéochoua correspond au service divin que l’on accomplit par la force de l’Essence de l’âme.

Ainsi, le Rabbi traite du sujet du dévoilement de l’Essence de l’âme dans les forces de l’âme qui s’habillent dans le corps. Le Rabbi traita de ce sujet dès le premier jour de son investiture officielle en tant que Rabbi et dirigeant de Habad. Dans la première Si’ha qu’il prononça ce jour-là, le Rabbi souligna la différence qui existe entre les forces de la partie de l’âme qui s’habille dans le corps (l’intellect, les sentiments, et l’action), et l’Essence de l’âme (qui ne s’habille pas dans le corps).

C’est le dévoilement de la force de l’Essence de notre âme dans notre âme qui provoquera la Délivrance finale et c’est pour cela que toute la Torah du Rabbi traite du sujet de l’Essence de l’âme Juive et des moyens qui nous sont donnés pour dévoiler sa force dans nos actes, au jour le jour.

Les explorateurs de Moché sont au nombre de douze. De manière profonde les 12 princes des tribus que Moché envoya pour explorer la Terre d’Israël représentent les forces de la partie de l’âme qui s’habille dans le corps, car de même que l’âme vivifie chaque membre du corps (l’intellect dans le cerveau, les sentiments dans le cœur, la force de la vision dans les yeux..) les explorateurs de Moché visitèrent chaque partie du ‘corps’ que représente la Terre d’Israël.

A l’opposé du chiffre 12 qui représente comme il vient d’être dit la ‘Hit’halkout’ (la pluralité, la division) le nombre des explorateurs de Yéochoua fut de 2, chiffre qui représente la ‘A’hdout’ : l’Unité.
Les explorateurs de Yéochoua sont donc une allusion à l’Essence de l’âme, du fait que le caractère de ‘l’Essence’ est celui de l’Unité qui est au-delà de toutes formes, de toutes divisions. L’Essence de l’âme Juive peut être définie comme le ‘point divin’ qui échappe à toutes les limites. Pour cette même raison les deux explorateurs sont décrits dans le texte de la Haftarah comme étant ‘deux hommes simples’ car la simplicité est précisément la qualité de l’Essence divine, laquelle est indivisible.

Le Rabbi poursuit son enseignement en soulignant que l’endroit où les deux explorateurs de Yéochoua arrivèrent fut Yéri’ho qui est appellé ‘le verrou’ (‘nahoul’), la ‘clef’ de la terre d’Israël. Or, nahoul a la même racine que Neïla, la cinquième prière du jour de Kippour. Pendant cette prière Hachem verrouille les portes de la Synagogue pour S’entretenir en privé avec le peuple d’Israël.
Ce moment est unique, car pendant le temps de la Neïla l’Essence de l’âme de chaque Juif Se dévoile. Ainsi, Yéri’ho (‘nahoul’), la ville dans laquelle parvinrent les deux explorateurs est une allusion à ce dévoilement, et leur mission évoque la révélation de l’Essence de l’âme dans le corps.

Il est écrit dans la Haftarah que les explorateurs de Yéochoua demeurèrent ‘en dehors de la ville’ et il est possible d’établir ici un lien avec l’enseignement de l’Admour Hazaken selon lequel ‘la ville’ est une allusion au corps de l’homme. En effet, dans le livre du Tanya l’Admour Hazaken emploie l’exemple de deux Rois qui luttent pour conquérir une ville pour décrire la lutte qui oppose le bon au mauvais penchant qui désirent tous les deux prendre le contrôle du corps (lui-même comparé à une ville). A la lumière de cet exemple, ‘les deux explorateurs de Yéochoua qui demeurèrent en dehors de la ville’ ne sont pas sans évoquer l’enseignement du Rabbi selon lequel l’Essence de l’âme ne réside pas dans le corps mais dans les quatre coudées qui l’entourent, ‘en dehors de la ville’ : en dehors du corps (voir Iniana chel Torat-ha-‘Hassidout, Chapitre 20).

Il est écrit que les deux explorateurs de Yéochoua ‘agirent en silence’ et il convient ici de se rapporter à l’enseignement du Rabbi Rachab selon lequel ‘la Séfira de Kéter représente 3 choses : le silence l’attente et l’espoir…L’attente et l’espoir que l’Eternel insuffle Sa Sagesse dans notre esprit…’. Plus encore, le Roi David écrit (Téhilim 4, 5) : ‘Tremblez et ne commettez pas de fautes. Méditez en votre cœur, sur votre couche et restez silencieux pour toujours’ et le Pirkeï Avoth enseigne (Chapitre premier, 17) : ‘Shimon le fils de Rabban Gamliel disait : J’ai passé toute ma vie parmi les Sages, et je n’ai rien trouvé de mieux pour le corps que le silence. Ce n’est pas l’étude qui est essentiel mais l’action. Celui qui augmente ses paroles occasionne des péchés’.

Il est aussi écrit (Chemini, 10, 3) : ‘Aaron se tut’ et Rachi écrit ‘qu’Aaron reçut une récompense pour son silence. Et quelle récompense reçut-il ? Que la Parole de D.ieu s’isolât avec lui, car c’est à lui seul que lui a été dite la section à propos de ceux qui sont ivres et ne doivent pas entrer dans le Sanctuaire’.

Le silence est l’expression de notre plus totale soumission face à L’Eternel comme c’est par exemple le cas lorsque nous prions la Amida en demeurant dans le plus grand silence. Peut-être pouvons-nous aussi parler de silence au sujet de l’Essence de l’âme et dire que l’Essence de l’âme demeure silencieuse car elle se tient constamment devant D.ieu et ressent Sa Présence du fait qu’Elle est liée à l’Essence divine d’un lien essentiel ainsi que l’écrit le Rabbi : L’Essence de l’âme est enracinée dans L’Essence divine, et Rabbi Shimon Bar- Yohaï déclare lui-même : ‘Je suis attaché par un lien, en lui je m’unifie, en lui je m’enflamme’.

Ainsi, conformément à l’enseignement du Rabbi selon lequel les deux explorateurs représentent l’Unité de l’âme, c’est à dire son Essence, le fait que ces deux explorateurs agirent en silence exprime la qualité de soumission et d’annulation de l’âme face à L’Eternel.

Par ailleurs, le Rabbi souligne aussi le fait que contrairement aux explorateurs de Moché, qui étaient connus de tous les membres de l’Assemblée d’Israël, l’identité des deux explorateurs de Yéochoua demeura inconnue pour la plupart. L’absence des noms des explorateurs n’est pas non plus sans évoquer le fait que l’Essence de l’âme ne possède pas de nom. De fait, l’Essence de l’âme est bien au-delà du monde, de ses mesures et de ses limites. Elle ne possède pas de nom car un nom la limiterait.

La mission des explorateurs de Yéochoua évoque donc l’unité, L’Essence divine, à l’exemple de l’Arche Sainte contenant les Tables écrites du doigt de D.ieu dont il est dit ‘qu’elle ne prenait pas de place’ quand on la déposait dans le Saint des Saints’. Cependant, l’Arche Sainte est un objet matériel qui a ses propres dimensions, et que l’on peut mesurer, à l’exemple de la mission des explorateurs de Moché qui représente le travail que l’on accomplit au moyen des forces de l’âme, lesquelles possèdent aussi des mesures, et sont également limitées.
Le Rabbi explique dans le Dvar Mal’hout que la mission des explorateurs de Moché et la mission des explorateurs de Yéochoua ont toutes les deux un même but. Celui de purifier la Terre d’Israël. De fait, notre mission consiste à faire de notre corps, et du corps de ce monde, une demeure pour L’Eternel, pour Son Essence bénie. Ces deux missions correspondent donc à deux services divins qui sont tous les deux nécessaires, et qui se complètent. Les explorateurs de Moché sont une allusion à la purification du corps au moyen des forces de l’âme, et ce travail a pour effet d’attirer un dévoilement divin qui est relatif aux limites imposées par ce monde matériel. Les explorateurs de Yéochoua sont une allusion à la purification du corps au moyen de la force de l’Essence de l’âme, et ce travail a pour effet d’attirer un dévoilement divin qui est totalement au-delà des limites de ce monde.

Ainsi, raffiner et purifier le corps et ce monde matériel ne doit pas se limiter à exploiter seulement les forces de de la partie de l’âme qui s’habille dans le corps, il s’agit aussi de ‘vider les trésors du palais’, c’est à dire de révéler la partie la plus profonde et la plus intérieure de l’âme, l’Essence de l’âme, pour faire de ce monde une demeure pour ‘Son Essence’. Ce n’est qu’en dévoilant la partie profonde de l’âme, et la partie profonde de la Torah, que le travail de raffinement et de purification de la Terre d’Israël atteint la perfection.

C’est à cela que se rapporte la déclaration du Zohar selon laquelle ‘le point se trouve au milieu du palais’, car la perfection de notre service divin est atteinte lorsque l’on parvient à unir la mission des explorateurs de Yéochoua, ‘le point’, à la mission des explorateurs de Moché, ‘le palais’. Lorsque l’Essence de l’âme, ‘le point’ , illumine les forces de l’âme, ‘le palais’. Lorsque notre étude de la partie profonde de la Torah, le point, éclaire notre étude de la partie révélée de la Torah, le palais.

Dans son ouvrage intitulé ‘Iniana chel Torat-ha’Hassidout’ (chapitre 20) le Rabbi nous enseigne que l’Essence de l’âme qui est enracinée dans l’Essence divine se dévoile précisément lorsqu’un Juif raffine et sanctifie un objet matériel en accomplissant une Mitsvah au moyen de cet objet. Cependant, bien que la manifestation de l’Essence de l’âme se produise à travers l’observance active des Mitsvoth, il demeure que l’effusion de l’Essence dans les actes accomplis est tributaire des ressources intérieures humaines, intellectuelles et émotionnelles. C’est pour cette raison que l’amour et la crainte sont appelés ‘les voies de D.ieu’.

Ainsi, le Rabbi met en évidence l’importance de dévoiler l’amour et la crainte de D.ieu dans notre cœur et l’Admour Hazaken, dans le Livre du Tanya, décrit lui-même plusieurs niveaux d’amour et de crainte. Or, c’est précisément par notre attachement à ces enseignements et aux directives du Rabbi que nous aurons le mérite d’atteindre avec l’aide d’Hachem les plus hauts niveaux d’amour et de crainte et réveiller ainsi le désir divin de résider en ce monde avec le dévoilement de notre Juste Machia’h, très bientôt et de nos jours.

 

 

Vendredi 24 juin 2022 à 10h30 : Etude en direct du Kovets Chela’h – « L’acte et l’intention du coupeur de bois », avec le Rav Levi Azimov

Vendredi 24 juin 2022 à 10h30 : Etude en direct du Kovets Chela’h – « L’acte et l’intention du coupeur de bois », avec le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Tél. : +33 0756753993 – code : 33 41 593#
Egalement EN DIRECT  sur
RADIO HASSIDOUT

Chela’h – L’acte et l’intention du coupeur de bois
Source : Likouté Si’hot volume 28, deuxième Si’ha sur Chela’h

 

 

Enseignements du Rabbi sur les Contes de Nos Sages #10 – Chela’h

Enseignements du Rabbi sur les Contes de Nos Sages #10 – Chela’h

 

Rabba Bar Bar Hana était le petit- fils de Hana, le frère de ‘Hiya. Il se rendit en Eretz Israël et devint le disciple de Rabbi Yo’hanane dont il transmit les enseignements. Apparemment, il ne fut pas très estimé dans ce pays car Rabbi Chimone ben Lakish ne lui faisait pas l’honneur de s’adresser à lui en public. Après un assez long séjour, il retourna en Babylonie, à Soura et Pumbedita. Là il refusa au début d’assister aux cours de Rabbi Yehouda ben Yé’hezkel mais finit par devenir son ami. Celui-ci le consultait pour des questions de hala’ha. Rabbi Yehouda et son disciple Rabba Bar Bar Hana rendirent une fois visite à Rabba qui était malade pour lui soumettre une question de hala’ha. Soudain un prêtre zoroastrien apparut et éteignit la lampe car on était un jour d’Ormuzd où les Juifs n’avaient pas le droit d’avoir du feu dans leurs maisons. Peiné, Rabba s’exclama : « Oh D.ieu, laisse-nous vivre sous Ta protection ou, au moins, sous celle des enfants d’Esaü (les Romains) !».
Rabba souhaita introduire dans le rituel de prière la récitation du Décalogue mais Rabbi ‘Hisda l’en dissuada.

Rabba Bar Bar Hana raconta ses observations de ses voyages en Eretz Israël mais aussi en mer.
Rabba Bar Bar ‘Hana raconte :
« Un jour, alors que nous marchions dans le désert, un commerçant arabe nous accompagna et proposa : Je vais vous montrer les (gens qui sont) morts (pendant les 40 ans d’errance du peuple juif) dans le désert (du Sinaï). Je suis allé avec lui et je les ai vus : leurs visages resplendissaient et semblaient joyeux comme ceux des gens qui se sont enivrés. Ils étaient étendus comme s’ils dormaient, sur le dos. L’un d’entre eux était couché avec la hanche redressée : un commerçant arabe sur un chameau, brandissant en l’air une épée passa sous lui sans le toucher. J’ai coupé un coin de son Talit mais les animaux que nous chevauchions furent incapables de bouger. L’Arabe m’avertit : Est-ce que tu lui as pris quelque chose ? Rends-le lui ! Nous avons une tradition que, si on leur prend quelque chose, on ne peut plus avancer ! Je suis allé remettre le coin du Talit et nous sommes partis. Quand j’ai raconté cela aux Sages, ils ont rit de moi : quiconque s’appelle Abba est un sot ! Et quiconque s’appelle Bar Bar Hana est un idiot. Puis ils m’ont demandé : Pourquoi as-tu coupé le coin du Talit ? Tu voulais résoudre la discussion entre Beth Chamaï et Beth Hillel (à propos des Tsitsits) ? Il aurait suffi de compter les fils et les nœuds ! »

L’enseignement du Rabbi (Rechimot 48)

Voici comment le Rabbi explique cette histoire, pratiquement incompréhensible sans la Hassidout…

Dans le désert, les Juifs sont morts par la faute des explorateurs. Ils avaient reçu la Torah au mont Sinaï, ils avaient appris les enseignements de Moché Rabeinou etc., leurs âmes provenaient du monde de la pensée, qui est bien éloigné du monde de l’action concrète. Ils souhaitaient rester dans un monde, qui serait rempli de Torah et de spiritualité : la nourriture tombait du ciel, l’eau provenait du puits de Myriam, leurs habits étaient lavés par les nuées de gloire…Ils n’étaient pas dérangés par les tracas quotidiens : le gagne-pain, la bassesse de notre monde, «le monde de l’action». Ils voulaient rester dans un monde spirituel, dégagé et séparé des soucis bassement matériels.

Or D.ieu ne nous a pas fait sortir d’Égypte et donné la Torah pour cela ! D.ieu désire que nous transformions le monde matériel grâce à la Torah et ainsi construire pour D.ieu une demeure ici-bas.

Le commerçant arabe a voulu lui montrer : ces gens ont voulu vivre dans le désert. Un de ses guides arabes connaissait si bien le désert qu’il lui montra le Mont Sinaï, l’endroit où Kora’h fut englouti et d’où émanaient les cris : «Moché est vérité et sa Torah est vérité mais nous sommes des menteurs».

Il vit les corps nombreux des Juifs morts dans le désert ainsi que l’endroit où la terre et le ciel se touchent presque et il put ainsi observer la rotation des sphères célestes autour de la terre pendant 24 heures, séparés du monde ; c’est pour cela qu’ils apparaissent comme ivres, comme des ivrognes déconnectés du monde réel.

Ils en étaient arrivés au point que leur visage était tourné vers le ciel. Ils étaient intensément tournés vers la spiritualité, ils ne voulaient pas s’en détacher et affronter les défis du monde matériel. L’un d’entre eux avait même la hanche redressée : la hanche représente la part inférieure de l’homme. Il était parvenu à un niveau très élevé.

Le « commerçant » représente le fait de transformer la matière. Il déplace la marchandise d’une personne à une autre. C’est le travail du Juif : transformer la matière que D.ieu met à sa portée dans ce monde matériel et la déplacer dans le monde spirituel.

Il chevauchait un chameau : le chameau représente l’animal raffiné et discret, que le «commerçant spirituel» a réussi à élever. Celui-ci tenait une « Roma’h », une épée : la valeur numérique de « Roma’h » est 248, représentant les 248 mots du Chema Israël, donc le don de soi dans le service de D.ieu dans ce monde ci.

Avec toute ses qualités, il n’a pas réussi à touché la hanche du mort du désert,  il n’est pas parvenu au niveau le plus bas des morts du désert – tant leur niveau spirituel était extraordinaire.

À ce moment-là, Rabba Bar Bar Hana a voulu retourner en Israël : avec la force de ces gens-là, qui n’avaient pas de lien avec le monde de l’action et, pour cela, il a cru bon de prendre un morceau de leur habit. A ce moment, il ne pouvait plus avancer : comme nous le savons, la Torah appelle l’homme « marcheur » tandis que les anges, contrairement à l’homme, sont appelés « ceux qui se tiennent debout » puisqu’ils restent statiques, toujours dans la même niveau spirituelle – même dans leur progression.

En prenant cet habit, il se détachait du monde de l’action et ne pouvait pas continuer à « marcher », à véritablement progresser comme un homme de ce monde.

Ce n’est que lorsque Rabba Bar Bar Hana a rendu l’habit , qu’il a pu sortir du désert pour retourner dans son endroit, dans le monde de l’action pour le raffiner.

Bien que la génération du désert ait atteint un niveau très élevé, ces gens sont restés dans le désert et n’ont pas pu « avancer », n’ont pas pu transformer le monde.

Nous, avec nos modestes forces et avec notre niveau spirituel bien inférieur au leur, nous pouvons remplir cette tâche et améliorer ainsi le monde pour en faire une demeure pour D.ieu et ainsi faire venir le Machiah, maintenant.