Vendredi 9 décembre 2022 à 10h30 : Etude du Kovets Vaychla’h – « Bar Mitsva : Devenir “Ich” et “Adam” » – Rav Levi Azimov

Vendredi 9 décembre 2022 à 10h30 : Etude du Kovets Vaychla’h – « Bar Mitsva : Devenir “Ich” et “Adam” » – Rav Levi Azimov

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Vayichla’h – Bar Mitsva : Devenir “Ich” et “Adam”
Source : Likouté Si’hot volume 15, quatrième Si’ha sur Vayichla’h

 

 

Vaychla’h (Likouteï Si’hot, tome 15, page 289)

L’âge de la Bar Mitsva
(Discours du Rabbi, Tamouz 5711-1951 lors d’une Bar Mitsva)
Traduit par le Rav Haïm Mellul

1. Commentant le verset(1) : «les deux fils de Yaakov, Chimeon et Lévi, frères de Dina, prirent, chaque homme (Ich), son épée», nos Sages indiquent qu’ils avaient treize ans(2) et l’on en déduit(3) la Hala’ha selon laquelle : «à treize ans, on est astreint à la pratique des Mitsvot»(4). C’est, en effet, à cet âge que l’on est appelé Ich : «homme»(5), ce qui veut dire que l’on est alors considéré comme adulte(5*). C’est ainsi qu’il est écrit(6) : «qui a fait de toi un homme ?» et aussi : «tu te renforceras et tu seras un homme». Cela veut dire qu’à l’âge de treize ans, on devient adulte et l’on atteint alors la maturité de l’intellect et de la compréhension(7). C’est la raison pour laquelle on est ensuite astreint à la pratique des Mitsvot.

Ainsi(8), on peut imaginer qu’un enfant atteigne la maturité intellectuelle avant l’âge de treize ans. Néanmoins, sa compréhension et son sentiment ne seront pas encore totalement développés. Il ne percevra pas et ne ressentira pas la qualité et la valeur de la pratique des Mitsvot, ni le défaut engendré par une carence en la matière.

On mentionne(9), à ce propos, un exemple choisi dans le domaine courant. Un enfant de moins de treize ans «reste éloigné de ce que sont réellement l’argent et les honneurs», même quand il semble bien comprendre l’avantage que ceux-ci procurent, car il est loin de le percevoir et de le ressentir comme le ferait un adulte. Il en est de même également pour les situations inverses que sont l’humilité et la pauvreté. L’enfant comprendra les inconvénients qu’elles imposent, mais il ne sera jamais comme l’adulte qui : «ressent parfaitement le désagrément de l’humilité et de la pauvreté».

C’est pour cette raison que l’enfant n’est pas tenu pour responsable de ses actes et de son comportement. De ce fait, on ne peut pas l’astreindre à la pratique des Mitsvot.

2. A différentes occasions, lors de célébrations de Bar Mitsva, nos maîtres et chefs ont prononcé(10) des discours ‘hassidiques introduits par le verset(11) : «faisons l’homme (Adam)»(12). Il faut bien en conclure que la Bar Mitsva est également liée au niveau de Adam, qui est plus élevé que celui de Ich(13), comme l’établissent différents textes(14), énumérant les quatre noms que porte l’homme, Adam, Ich, Guéver, Enoch. Le plus haut des quatre, décrivant la plus haute perfection, est effectivement celui de Adam.

Or, cette constatation soulève la question suivante : s’il est suffisant, pour être astreint à la pratique des Mitsvot, lors de la Bar Mitsva, à treize ans, de devenir Ich, pourquoi cette célébration est-elle également liée au niveau de Adam ?

3. La différence entre Ich et Adam est la suivante. Le terme Ich s’applique à l’intellect qui est lié aux sentiments, aux sensations du cœur(15). Il existe, dans ce domaine, plusieurs niveaux et la plénitude, en la matière, est atteinte uniquement à l’âge de vingt ans(16). Le terme Adam, en revanche, décrit l’intellect dans toute son élévation, à un stade qui transcende les sentiments(17).

Ceci renforce la question qui a été posée sur la relation entre : «faisons l’homme (Adam)» et la Bar Mitsva : comment établir un lien entre le terme Adam et l’enfant qui vient d’avoir treize ans ? Il faut bien en conclure que, même si le Bar Mitsva devient Ich, comme on l’a dit, il doit, en outre, recevoir l’influence du niveau de Adam pour mettre en pratique les Mitsvot.

4. La référence de cette affirmation selon laquelle le niveau de Ich n’est pas suffisant est précisément ce verset : «ils prirent chaque homme (Ich) son épée», qui soulève la question suivante. Le fait nouveau survenant à l’âge de treize ans et justifiant que l’on soit astreint à la pratique des Mitsvot ne concerne pas les sentiments, mais l’intellect et la conscience donnant naissance à ces sentiments. La maturité intellectuelle et la capacité de comprendre permettent, en effet, d’accepter le joug, de prendre la responsabilité de la pratique de la Torah et des Mitsvot.

Comment faire une telle déduction du verset : «ils prirent chaque homme (Ich) son épée et ils tuèrent tous les hommes», décrivant des actions qui sont réalisées par celui qui éprouve des sentiments intenses(17*) ? Il faut en conclure que ce verset présente une qualité qui n’est pas nécessairement présente dans le niveau de Ich et qui permet d’atteindre une telle perfection. Ce verset enseigne donc non seulement qu’à treize ans, on devient Ich, mais, en outre, que cela n’est pas suffisant et que l’on doit disposer également de la qualité à laquelle ce verset fait allusion.

Ceci nous permettra de comprendre pourquoi nos maîtres et chefs disaient, lors des célébrations de Bar Mitsva, un discours ‘hassidique intitulé : «faisons l’homme (Adam)». Car, même si, de façon générale, la Bar Mitsva, à l’âge de treize ans, signifie que l’on devient Ich et que l’on est intellectuellement mûr, comme on l’a indiqué, cela n’est pas encore suffisant et l’on doit, de plus, recevoir l’influence de Adam, qui peut être comparée au contenu du verset : «ils prirent chaque homme». C’est ce que nous montrerons.

5. L’explication de tout cela est la suivante. On trouve deux avis, concernant l’origine de la Hala’ha selon laquelle l’âge de la Bar Mitsva est fixé à treize ans :
A) selon l’un, on le déduit, comme on l’a dit, de notre verset,
B) selon l’autre, on considère que cet âge a été transmis à Moché sur le mont Sinaï(18).

Il existe une différence entre ces deux avis. Le premier prend en compte un changement naturel. De façon générale, c’est, en effet, à treize ans que l’enfant atteint la maturité intellectuelle. Selon le second avis, en revanche, il n’y a là qu’un principe hala’hique, transmis par D.ieu à Moché, sur le mont Sinaï(19). Et, ces deux avis ont une incidence sur l’âge à partir duquel un descendant de Noa’h est astreint à la pratique de ses Mitsvot(20).

D’après le premier avis, l’âge de treize ans est arrêté en fonction de la nature des hommes et il s’applique donc, de la même façon, aux descendants de Noa’h, qui doivent, à leur tour, mettre en pratique leurs Mitsvot à partir de cet âge. D’après le second avis, en revanche, cet âge a été enseigné à Moché, sur le mont Sinaï et il ne concerne donc pas les descendants de Noa’h(21), dont l’âge adulte est différent pour chacun(22), en fonction de son propre développement intellectuel et de ses qualités naturelles(23).

6. Les deux avis qui viennent d’être mentionnés sont, en fait, deux conceptions de l’orientation que doit recevoir le début du service de D.ieu d’un Juif mettant en pratique la Torah et les Mitsvot. Selon le premier avis, l’approche de ce service doit être rationnelle. En effet, l’obligation de mettre en pratique les Mitsvot est basée sur la maturité intellectuelle qui est atteinte à cet âge. Celui(23*) qui est astreint à la pratique des Mitsvot comprend et ressent ce qu’elles sont. C’est pour cette raison que le joug des Mitsvot lui incombe. Le début du service de D.ieu a bien, en pareil cas, une approche rationnelle.

Selon le second avis, en revanche, un enfant de treize ans accepte le joug des Mitsvot parce que telle est la décision de D.ieu, telle qu’elle fut transmise à Moché sur le mont Sinaï. En pareil cas, on doit aborder la pratique des Mitsvot, en basant son service de D.ieu sur un sentiment de soumission(24).

7. Cependant, y compris selon le premier avis, déduisant du verset : «ils prirent chaque homme son épée», que le début du service de D.ieu, à l’âge de treize ans, doit avoir une approche rationnelle, il est bien question ici de prendre une épée, c’est-à-dire de mener une action, requérant le sacrifice de sa propre personne. Cela veut bien dire(25) que, selon cet avis également, la pratique des Mitsvot requiert un don de soi transcendant la raison.

Et, cette constatation ne contredit pas ce qui a été dit au préalable, le fait que cet avis introduise une approche rationnelle du service de D.ieu. En effet, même si la compréhension de la Torah et des Mitsvot est à la base du service de D.ieu, le fondement de ce service n’en reste pas moins la soumission, faisant abstraction de la compréhension. Car, c’est uniquement de cette façon que la pratique des Mitsvot basée sur la logique est conforme à ce qu’elle doit être(26).

8. On peut en citer quelques preuves. Il est dit(27), dans les mises en garde, d’ordre général, relatives à la pratique de la Torah et des Mitsvot : «vois, J’ai placé devant toi, en ce jour, la vie et le bien… et tu choisiras la vie». Or, un homme peut «observer», par les yeux de son intellect, que la voie de la Torah et des Mitsvot est effectivement : «la vie et le bien». Dès lors, pourquoi est-il nécessaire d’émettre une Injonction, en la matière, celle de choisir la vie ?

L’explication est la suivante. Si le choix, par l’homme, de la Torah et des Mitsvot est basé uniquement sur son intellect, la compréhension et la conscience du fait qu’elles sont : «la vie et le bien», on ne peut pas encore considérer qu’il sert D.ieu. Car, son service est comparable à celui de l’esclave envers son maître(28), uniquement motivé par l’état de soumission qui lui est imposé par le maître. De même, un homme doit faire le choix de la Torah et des Mitsvot parce que telle est la Volonté du Saint béni soit-Il, ainsi qu’il est dit : «et, tu choisiras la vie».

Toutefois, le verset indique, au préalable : «vois, J’ai placé» et, de même, quand le verset demande à l’homme de choisir, il précise bien : «et, tu choisiras la vie». Car, le Saint béni soit-Il veut qu’un Juif pénètre son existence de la Torah et des Mitsvot. De ce fait, un homme doit aussi accepter l’idée et ressentir que la Torah et les Mitsvot sont : «la vie et le bien».

9. Tout ce qui vient d’être dit permet d’établir un lien entre la Bar Mitsva et le verset : «faisons l’homme (Adam)». On trouve, en effet, deux définitions du terme Adam :
A) il représente, d’une part, la plénitude de l’intellect, comme on l’a expliqué au paragraphe 3,
B) ce terme est, en outre, l’anagramme de Méod, «très»(29), désignant ce qui dépasse la limite et transcende l’intellect(30). Cet aspect de la personnalité humaine s’exprime par la parole, émanant du caractère infini de l’âme, au-delà de l’intellect(31).

Ces deux définitions sont données, l’une et l’autre, à propos du terme Adam et il faut bien en conclure qu’elles sont liées. On peut préciser ce qui en découle pour le service de D.ieu. L’homme parvenu à la perfection intellectuelle du niveau de Adam, dépassant celui de Ich, doit, lui-même, avoir recours à l’abnégation qui transcende la raison(32).

Il en est de même à l’inverse. Celui qui est éclairé par la force d’abnégation dépassant toute rationalité ne peut pas se contenter de cet acquis. Il doit, en outre, faire en sorte que cette abnégation pénètre aussi ses forces profondes, comme on l’a indiqué au chapitre 8. Or, le début et le commencement de ces forces profondes est l’intellect.

C’est donc là une des allusions que l’on suggère à un Bar Mitsva en prononçant un discours ‘hassidique intitulé : «faisons l’homme (Adam)». On lui indique ainsi que, même s’il atteint toute la qualité de son intellect et de sa compréhension, en relation avec ses sentiments, au point d’être appelé Ich, il ne peut pas encore se contenter d’un tel accomplissement. Il est également nécessaire qu’il mette en pratique les termes du verset : «chaque homme (Ich) son épée», qu’il fasse don de sa propre personne, au-delà de toute compréhension(33), en faisant appel au niveau de Adam, anagramme de Méod.


Notes

(1) Vaychla’h 34, 25.
(2) Midrash Béréchit Rabba, chapitre 80, au paragraphe 10. Midrash Léka’h Tov et Sé’hel Tov, à cette référence, qui établit le même compte, mais d’une autre manière. On verra aussi les références qui sont citées dans la note suivante.
(3) Commentaire de Rachi sur le traité Nazir 29b. Commentaire de Rachi et de Rabbi Ovadya de Bartenora sur le traité Avot, chapitre 5, à la Michna 21, ou 22 selon la version de l’Admour Hazaken, dans son Sidour. Ma’hzor Vitry, à cette référence On connaît la question qui est posée, à ce propos, dans les responsa Maharil, au chapitre 51 : «D’où sait-on qu’avant l’âge de treize ans, on ne peut pas être appelé Ich, alors que, dans les premières générations, on enfantait à l’âge de huit ans ? On verra, à ce propos, la note 22, ci-dessous.
(4) On verra, notamment, le traité Avot, à la même référence, le Rambam, lois du repos du 10 Tichri, chapitre 2, au paragraphe 11. On verra aussi l’Encyclopédie talmudique, à l’article : «adulte», à la page 138 et dans les références.
(5) Selon les termes du Rambam, dans ses lois du mariage, chapitre 2, au paragraphe 10 : «il est considéré comme un adulte et il est appelé Ich».
(5*) Rachi et Rabbi Ovadya de Bartenora, commentant le traité Avot, à cette référence, disent : «Il est écrit : ‘un homme (Ich) ou une femme qui fera’. Or, on est appelé Ich uniquement à l’âge de treize ans». C’est donc d’un verset que l’on déduit le lien qui existe entre la pratique des Mitsvot et le niveau de Ich. En revanche, il n’y a pas lieu de penser qu’il s’agisse d’un Décret sans raison de la Torah.
(6) Chemot 2, 14, selon le commentaire de Rachi et de Rabbénou Be’hayé, à cette référence, qui n’est pas celui qui figure dans le Midrash Chemot Rabba, à la même référence. Mela’him 1, 2, 2 et l’on verra aussi le Séfer Ha Chorachim, du Radak, à l’article : «Ich».
(7) On verra l’Encyclopédie talmudique, au début de ce même article et les références indiquées.
(8) On consultera, à ce propos, le Kountrass Ha Tefila, chapitre 5, à partir de la page 15, le Séfer Ha Maamarim 5670, à la page 115, la séquence de discours ‘hassidiques de 5672, tome 3, à la page 1227.
(9) Kountrass Ha Tefila, chapitre 5, à la page 16, Séfer Ha Maamarim 5670, à la même référence et séquence de discours ‘hassidiques de 5672, à la même référence.
(10) On peut citer, à ce propos, par exemple du discours ‘hassidique intitulé : «faisons l’homme», de 5640.
(11) Béréchit 1, 26.
(12) Mon beau-père, le Rabbi, rapporta que nos maîtres avaient l’habitude de commencer les discours de Bar Mitsva par le verset : «faisons l’homme», mais quand le texte d’un discours était transmis pour être reproduit, il arrivait que l’on omette son titre.
(13) On notera qu’il est arrivé à nos maîtres et chefs de prononcer un discours ‘hassidique intitulé : «tu te renforceras et tu seras un homme (Ich)», lors de la première mise des Tefillin, comme le 11 Iyar 5653, selon le Likouteï Dibbourim, tome 1, à la page 107b ou bien le second jour de ‘Hanoukka 5696. On consultera le Séfer Ha Maamarim 5711, à la page 246 et le ‘Hano’h Le Naar, à la page 10, qui dit, à propos du Rabbi Rachab : «c’est alors qu’il devint Ich. Lors de sa Bar Mitsva, mon grand-père, le Rabbi Maharach lui a donné une bénédiction pour qu’il soit Adam».
(14) On verra, notamment, le Zohar, tome 3, à la page 48a, le Likouteï Torah, Chir Hachirim, à la page 25a, le discours ‘hassidique intitulé : «un homme qui pratiquera une entaille», de 5629, le Kountrass Torat Ha ‘Hassidout, au chapitre 7. On verra le Séfer Ha Ara’him ‘Habad, à l’article «Adam», aux paragraphes 8 et 9.
(15) Pirouch Ha Milot, de l’Admour Haémtsahi, au chapitre 2. On verra la longue explication du Likouteï Si’hot, tome 4, à partir de la page 1117.
(16) Pirouch Ha Milot, à la même référence.
(17) On verra, sur ce point, la longue explication du Likouteï Si’hot, à cette même référence et dans la note 24.
(17*) On verra le verset Vaychla’h 34, 7 : «ils en furent très irrités» et le commentaire de Rachi sur le verset Vaye’hi 49, 6.
(18) Responsa du Roch, au début du principe n°16. Responsa du Maharil, au chapitre 51. Second commentaire de Rachi sur le traité Avot, à cette référence.
(19) Peut-être est-il possible d’expliquer cette conception, en disant que les signes de puberté et le nombre d’années ont pour effet d’être considéré comme un adulte et ne sont pas seulement l’indication du fait que l’on a bien atteint cet âge. On verra, à ce propos, le Tsafnat Paanéa’h sur le Rambam, lois du mariage, chapitre 2, au paragraphe 9.
(20) On verra également, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 5, à la page 421 et tome 10, à partir de la page 70.
(21) Rambam, lois des rois, chapitre 9, au paragraphe 10.
(22) On verra, à ce propos, les Tossafot sur le traité Sanhédrin 69a, qui disent que, «dans les premières générations, on présentait rapidement des signes de puberté et l’âge adulte était donc beaucoup plus précoce.
(23) Selon les responsa ‘Hatam Sofer, Yoré Déa, chapitre 317, selon la conception du Rambam, à la même référence et au chapitre 10, paragraphe 2.
(23*) Bien qu’une exception soit envisageable et qu’à cet âge, on peut imaginer que l’on n’ait pas encore atteint la maturité intellectuelle. Néanmoins, la Torah prend en compte le cas le plus courant et l’on verra, à ce propos, le Guide des égarés, tome 3, au chapitre 34.
(24) Comme le disent nos Sages, dans le traité Yebamot 76b : «si c’est une Hala’ha, nous l’accepterons», alors que : «si c’est un raisonnement, on peut formuler une objection».
(25) On verra également, sur ce point, le Likouteï Si’hot, tome 5, à la page 162, dans la note 74 et à la page 421.
(26) On verra, notamment, le Likouteï Si’hot, tome 2, à la page 428 et tome 4, à partir de la page 1211.
(27) Nitsavim 30, 15-19.
(28) On verra le Tanya, au chapitre 41.
(29) Midrash Béréchit Rabba, chapitre 8, au paragraphe 5 et commentaire de Rachi, à cette référence du Midrash. Torah Or, à la page 46d. Likouteï Torah, Chir Hachirim, à la page 29b et séquence de discours ‘hassidiques intitulée : «et, ainsi», de 5637, au chapitre 22.
(30) On verra, notamment, le Likouteï Torah, à la même référence.
(31) Selon la séquence de discours ‘hassidiques intitulée : «et, ainsi», de 5637, à la même référence.
(32) L’explication logique est la suivante. L’intellect établit lui-même l’existence de ce qui le transcende. On verra, à ce propos, en particulier, la séquence de discours ‘hassidiques de 5672, tome 1, au chapitre 100.
(33) Comme l’explique, en particulier, le Séfer Ha Maamarim 5670, à partir de la page 122, à propos de la prise de conscience, qui intègre la volonté et même sa dimension profonde. Ceci permettra, en outre, de mieux comprendre ce que dit le texte, aux paragraphes 1 et 9, c’est-à-dire le fait que le don de soi, Meod, anagramme de Adam, transcendant la raison, soit inclut en l’homme, dès l’âge de treize ans, quand il devient Ich, capable de discernement.lote’ha.

Hassidout pour les enfants – Vayichla’h # 6 : « Vous pouvez commencer à changer notre monde !»

« vous pouvez commencer à changer notre monde, 
chaque jour, même avec une petite action ! »

Léilouy Nishmat Rav MORDE’HAÏ (Mottel) a’h PEVZNER
Chalia’h du Rabbi à Perpignan pendant 17 ans



HAYOM YOM DU 15 KISLEV

Le Rabbi nous montre une correction dans le Torah Ohr de la paracha de cette semaine.

L’Admour Hazaken (dont le ‘hag hagueoulah est dans quelques jours !) a dit au Mitteler Rebbe (dont le ‘hag

hagueoulah était il y a quelques jours !) quelque chose de très important enseigné par le Baal Chem Tov:

« Il faut faire Messirout Nefech (Don de soi), être prêt à faire N’IMPORTE QUOI par Ahavat Israël envers un autre Juif, même envers quelqu’un que l’on a jamais rencontré ni vu!

HAYOM YOM DU 16 KISLEV

Hachem a fait fonctionner une personne d’une certaine façon. Si on nous chatouille le ventre, on rigole ! Si quelqu’un dit «Bouh!», on a peur. Si on ne mange pas pendant un certain temps, on a faim. Une autre chose est que notre esprit contrôle notre cœur.

Par exemple, si on est « foufou » et qu’on joue dans la classe, c’est que notre cœur veut s’amuser ! Mais si le directeur entre, nous allons arrêter immédiatement, car nous comprenons que ce n’est pas bon qu’il nous voit agir ainsi. Ce à quoi on pense peut nous empêcher de nous sentir d’une certaine façon ! On appelle cela « Moa’h Chalit Al Halev ».

Un autre exemple : si quelque pense à toutes les choses amusantes qu’il fera au gan Israël, il s’excitera et aura envie d’y aller ! On est capable de ressentir quelque chose rien qu’en y pensant !

La ‘hassidout nous apprend à utiliser ce koa’h pour notre Avodat Hachem ! Il y a plusieurs façons de l’utiliser :

Disons que nous voulions quelque chose que Hachem ne veut pas (comme un bonbon qui appartient à quelqu’un d’autre, ou bien dire quelque chose qui n’est pas vrai), nous pouvons nous empêcher d’y penser en nous souvenant que Hachem regarde tout ce qu’on fait !

Nous pouvons aussi utiliser notre esprit pour se sentir d’une certaine façon, comme penser au moment spécial dans lequel nous vivons, en se préparant à Machia’h. Cela nous donnera une Hayout pour saisir chaque occasion de rapprocher la Gueoulah !

 

Houmach

PARSHAS VAYISHLACH – SHVI’I AVEC RASHI
Dans le Houmach d’aujourd’hui, nous entendons parler des gens qui vivaient à Seir, jusqu’à ce qu’Eisav les expulse. Nous entendons également parler de tous les huit rois d’Edom qui est Eisav (même s’ils venaient d’autres endroits, et pas vraiment du pays d’Edom) !

Avant la naissance de Yaakov et Eisav, Sheim a dit à Rivkah que lorsque l’un serait fort, l’autre serait faible. Ainsi, la Torah nous dit tous les rois qui régnaient depuis Eisav, avant les rois Yiddishe de Yaakov.

Dans le Na’h où il est question des rois juifs, il est dit que désormais, il n’y eut plus de rois d’Edom. Et après le dernier roi juif, il est dit qu’il y avait encore des rois de la famille d’Eisav.

Dans Yalkut Levi Yitzchak, un sefer avec la Torah du père du Rabbi, il y a de nombreuses explications de la Kabbale sur les huit rois de la famille d’Eisav et ce que chacun d’eux représente.

TEHILLIM

79 – 82
Le Shiour d’aujourd’hui de Tehilim est capitalisé par Ayin-Tes via Pey-Beis.

Capitole Pey-Alef était un capitole qui a été dit dans le Beis Hamikdash à Rosh Hashana !

Il mentionne que vous devez sonner le shofar : « Tiku Bachodesh Shofar, Bakeseh Leyom Chageinu », et dans le posuk suivant, « Ki Chok L’Yisroel Hu, Mishpot Leilokei Yaakov ». « Vous devriez souffler un shofar le nouveau mois, le jour qui est décidé comme notre Yom Tov ; parce que c’est un décret pour Bnei Yisroel, une décision de Hachem, le D.ieu de Yaakov.

La Gemara apprend de ce posuk qu’entre Rosh Hashana et Yom Kippour, une personne est jugée pour tous les brachos qu’elle obtiendra pour l’année à venir.

Il y a aussi d’autres opinions dans la Gemara, qu’une personne n’est pas seulement jugée à Roch Hachana, mais qu’elle est jugée tous les jours ! Selon un avis, nous sommes jugés toutes les HEURES ! Les Chachomim nous parlent d’un tsadik appelé R’ Yeiva Sava, que même lorsque la nourriture était sur la table devant lui, il demandait à Hachem de lui donner de la nourriture !

Le Rabbi Rashab explique dans Kuntres Umaayon que toutes ces choses sont vraies. Il y a un chayus général qui est décidé pour une personne entre Rosh Hashana et Yom Kippour, mais chaque jour, il est décidé comment ce chayus doit venir à la personne. C’est comme avoir de l’argent à la banque : allez-vous l’utiliser pour quelque chose de bien, quelque chose de moins bien, ou va-t-il simplement rester à la banque jusqu’à plus tard ?

Comment ce jugement est-il prononcé ? Basé sur la façon dont nous nous comportons!

Donc, le Rabbi Rashab s’assure que nous le sachions, afin que nous ne fassions rien de stupide comme ne pas avoir Kibbud Av Va’eim parce que nous voulons nous amuser, ou davening ultra-rapide pour que nous puissions aller jouer dehors. Nous obtiendrons PLUS de brachot si nous faisons correctement la mitsva, et à la fin nous aurons plus de plaisir aussi si nous faisons ce que Hachem veut !

TANYA

KUNTRES ACHARON SIMAN ZAYIN
Dans le Tanya d’aujourd’hui, le Alter Rebbe parle de la mitsva de Tsedakah. L’une des particularités de la tsédaka est qu’elle est capable de faire passer la lumière de Hachem de nos esprits à nos cœurs.

Vraiment, c’est quelque chose qui est très difficile à faire par nous-mêmes, mais lorsque nous donnons la tsédaka à quelqu’un d’autre qui ne peut pas obtenir l’argent lui-même, Hachem nous aide également à faire quelque chose que NOUS ne pouvons pas faire par nous-mêmes : apporter la lumière de Hachem de nos esprits dans nos cœurs !

SEFER HAMITSVOT

SHIUR #206 – Mitsvat ASEI #108
La mitsva d’aujourd’hui est la même que celle d’hier :
(Mitsvat Asei #108) Cette mitsva concerne Mei Nidah — l’eau mélangée aux cendres de la Parah Adoumah. Il y a certaines sortes de choses qu’il fait tamei, et d’autres choses qu’il fait tahor ! La mitsva est de suivre toutes ces halachos.

A la fin de cette mitsva, le Rambam nous indique la source de toutes les mitsvot de Toumah et Tahara dans la Torah ( Parshas Shemini, Tazria, Metzora et Houkat ), où elles sont expliquées dans Mishnayos ( Seder Taharos ), et qui mesechtos expliquent quelles mitsvoth.

RAMBAM

Dans le Rambam d’aujourd’hui, nous apprenons plus de halachos sur l’utilisation du Mei Nidah pour faire quelqu’un (ou quelque chose) Tahor de Tumat Met.

Perek Youd – Alef : Dans ce perek, nous apprenons tous les détails de la façon dont l’eau est réellement aspergée, en utilisant la branche Eizov.

Perek Youd – Beis : Nous apprenons ce qui se passe lorsque plus d’une personne ou chose est aspergée en même temps. Et si l’eau coulait de l’un sur l’autre ? Et si l’eau tombait sur une partie de quelque chose, comme seulement le couvercle d’une casserole ? Toutes les réponses sont dans le Rambam d’aujourd’hui !

L’une des choses que le Rambam nous enseigne s’appelle un Klubkerin – ce que nous appellerions un manteau d’hiver ! Même s’il y a une doublure intérieure douce et un extérieur fait d’autre chose, cela s’appelle juste une chose, et si l’eau a été aspergée sur n’importe quelle partie, le tout est tahor.

Perek Youd – Gimmel : Ce perek nous enseigne les règles supplémentaires de toumah et de tahara que nous avons avec les choses utilisées pour le Mei Nidah.

 

 


LES DOUZE PSOUKIM

1 – Torah
TORAH TSIVA LANOU MOCHÉMORACHA KÉHILAT YAAKOV.

תּוֹרָה צִוָּה לָנוּ מֹשֶׁה מוֹרָשָׁה קְהִלַּת יַעֲקֹב

“La Torah que Moïse nous a ordonnée est l’héritage de la Communauté de Jacob” (Deut. 33:4)

C’est Moïse, le fidèle serviteur de D.ieu qui nous a transmis la Torah. Et chaque Juif, garçon ou fille, la reçoit pour lui-même. Qu’il l’ait étudiée durant des années ou qu’il n’en connaisse qu’un tout petit peu, Elle lui appartient, pour l’appr-endre et la mettre en pratique. C’est le plus beau cadeau que D.ieu pouvait nous faire.


2 – Chéma
CHEMA YISRAEL ADO-NAY ELO-HÉNOU ADO-NAY É’HAD..

שְׁמַע יִשְׂרָאֵל ה’ אֱ־לֹהֵינוּ ה’ אֶחָד

Ecoute Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un.

C’est Moïse, le fidèle serviteur de D.ieu qui nous a transmis la Torah. Et chaque Juif, garçon ou fille, la reçoit pour lui-même. Qu’il l’ait étudiée durant des années ou qu’il n’en connaisse qu’un tout petit peu, Elle lui appartient, pour l’appr-endre et la mettre en pratique. C’est le plus beau cadeau que D.ieu pouvait nous faire.


3 – Bé’hol
BÉ’HOL DOR VADOR ‘HAYAV ADAM LIROT ETE ATSMO KE-ILOU HOU YATSA MIMITSRAYIM

בְּכָל דּוֹר וָדוֹר חַיָּב אָדָם לִרְאוֹת אֶת עַצְמוֹ כְּאִלּוּ הוּא יָצָא מִמִּצְרַיִם

“Dans chaque génération, il faut se considérer comme sorti soi-même d’Egypte.

Il y a quelques 3500 ans, Hachem nous a fait sortir d’Egypte. Il nous a fait passer de l’esclavage à la liberté. Et, si Hachem ne l’avait pas fait, nous serions encore des esclaves aujourd’hui. Aussi, chaque jour, nous remercions D.ieu de nous avoir libérés. Et, dans notre cœur, nous promettons d’utiliser notre liberté du mieux possible, comme les serviteurs choisis du Roi des rois.


4 – Kol Israël
KOL ISRAEL YECH LAHEM ‘HÉLEK LÉOLAM HABA CHÉNÉÉMAR VÉAMÈ’H KOULAM TSADIKIM LÉOLAM YIRCHOU ARETS NÉTSER MATAAÏ MAASSÉ YADAÏ LEHITPAERE.

בכָּל יִשְׂרָאֵל יֵשׁ לָהֶם חֵלֶק לְעוֹלָם הַבָּא, שֶׁנֶּאֱמַר: וְעַמֵּךְ כֻּלָּם צַדִּיקִים לְעוֹלָם יִירְשׁוּ אָרֶץ, נֵצֶר מַטָּעַי מַעֲשֵׂה יָדַי לְהִתְפָּאֵר

Tous les Juifs ont une part dans le monde futur, comme il est dit : « Dans Ton peuple, il n’y a que des Justes. Ils hériteront de la terre pour toujours. Ils sont le produit de Mes plantations, l’œuvre de Mes mains. Et, J’en suis fier. «

D.ieu est particulièrement fier de chaque Juif. Il nous a créés et Il prend soin de nous comme un jardinier prend soin d’une jeune plante. Et, comme nous grandissons, en étudiant Sa Torah, en faisant Ses Mitsvot extraordinaires, alors D.ieu nous prépare une place dans le Monde Futur, à côté d’Avraham, d’Its’hak, de Yaakov, de Moché, du roi David et de tous les grands hommes de notre histoire.


5 – Ki Karov
KI KAROV ÉLÉ’HA HADAVAR MÉOD BÉFI’HA OUVILVAV’HA LAASSOTO.

כִּי קָרוֹב אֵלֶיךָ הַדָּבָר מְאֹד בְּפִיךָ וּבִלְבָבְךָ לַעֲשׂוֹתוֹ

Obéir à la Torah en paroles, en pensée et en action, tout cela est à ta portée.

Tu sais, la Torah n’est pas dans le ciel. Elle est ici, sur terre, toute proche, facile à étudier et à pratiquer. Elle est à ta portée, aussi proche que la synagogue du coin de la rue, aussi proche que le livre que je tiens dans la main ou la phrase de Torah que je connais par cœur, ou encore que le bonheur que je ressens au fond de moi. En fait, la Torah, c’est tout ce que je veux vraiment. C’est comme cela que Hachem m’a fait.


6 – Véhiné Hachem
VÉHINÉ HACHEM NITSAV ALAV OUMELO KOL HAARETS KEVODO OUMAVIT ALAV OUVO’HEN KÉLAYOT VALEV IM OVDO KARAOUÏ.

וְהִנֵּה ה’ נִצָּב עָלָיו וּמְלֹא כָּל הָאָרֶץ כְּבוֹדוֹ וּמַבִּיט עָלָיו וּבוֹחֵן כְּלָיוֹת וָלֵב, אִם עוֹבְדוֹ כָּרָאוּי

D.ieu se tient au-dessus de lui, et toute la terre est pleine de Sa gloire. Il regarde au fond de son esprit et de son cœur pour voir s’il Le sert comme il convient.

Imagine que tu sois dans le palais d’un roi. Autour de toi, tout est magnifique : les pièces, les murs, les meubles. Des princes et des gouverneurs, habillés d’or et d’argent, se tiennent debout avec respect, attendant d’obéir à l’ordre du roi ou simplement de le voir. Imagine que tu passes au milieu d’eux et, tout à coup, tu te trouves devant le roi. Personne ne dit un mot. Comme tu approches, il te regarde avec un grand intérêt. Imagine l’effet que cela ferait ! Eh bien, c’est exactement ainsi que nous nous tenons à tout instant devant Hachem, le Roi du monde entier.


7 – Béréchit
BERECHIT BARA ELO-HIM ETE HACHAMAYIM VEETE HAARETS.

בְּרֵאשִׁית בָּרָא אֱ-לֹהִים אֵת הַשָּׁמַיִם וְאֵת הָאָרֶץ

Au commencement, D.ieu créa le ciel et la terre.

D.ieu a créé tout l’univers : les cieux et tout ce qui s’y trouve, la terre et tout ce qui y vit. C’est la toute première chose que la Torah nous dit. Aussi, si jamais nous avons peur du noir, de la tempête, du froid, des gens et si rien ne semble aller comme cela devrait, la Torah nous dit de ne pas en être effrayé. Hachem a créé l’univers et Il en prend soin. Et, Il nous a donné la Torah pour faire que les choses soient comme elles doivent être. La Torah nous dit ce que nous devons faire et comment nous pouvons rendre, la terre meilleure et plus sainte. Et quand D.ieu voit que nous nous conduisons bien, alors Il nous donne la réussite et Sa bénédiction.


8 – Véchinanetam
VÉCHINANETAM LÉVANÉ’HA VÉDIBARTA BAM BÉCHIVTÉ’HA BÉVÉTÉ’HA OUVLE’HTÉ’HA VADÉRÈH OUVCHO’HVÉ’HA OUVKOUMÉ’HA.

וְשִׁנַּנְתָּם לְבָנֶיךָ וְדִבַּרְתָּ בָּם בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ.

Et tu enseigneras la Torah à tes enfants, et tu en parleras chez toi et en voyage, avant de te coucher et quand tu te lèveras.

La Torah s’adresse à nos parents. Elle leur dit : « Papa, maman, enseignez-moi à vos enfants. Je veux qu’ils connaissent mes saints mots ». Nous aussi, il faut que nous disions à nos parents : « Papa, maman, faites la meilleure chose que vous puissiez faire pour moi: apprenez-moi la Torah. Apprenez-moi les phrases de la Torah avec soin jusqu’à ce que je m’en souvienne toujours, à la maison ou sur le chemin, en allant dormir ou en me levant ». Si nous le demandons du fond du cœur, de la manière que l’on utilise pour demander les choses que l’on veut vraiment, nos parents nous écouteront. Ils nous enverront dans une colonie de vacances dirigée selon la Torah et dans une école où nous apprendrons la Torah, les Mitsvot et tout le Judaïsme.


9 – Yagati
YAGATI VÉLO MATSATI AL TAAMINE. LO YAGATI OUMATSATI AL TAAMINE. YAGATI OUMATSATI TAAMINE.

ויָגַעְתִּי וְלֹא מָצָאתִי – אַל תַּאֲמִין, לֹא יָגַעְתִּי וּמָצָאתִי – אַל תַּאֲמִין, יָגַעְתִּי וּמָצָאתִי – תַּאֲמִין.

Si l’on te dit: « j’ai travaillé dur, mais je n’ai pas réussi », ne le crois pas. Si l’on te dit: « je n’ai pas travaillé dur, mais j’ai réussi », ne le crois pas. Si l’on te dit : « j’ai travaillé dur et j’ai réussi », tu peux le croire.

S’il arrive qu’un jour on n’agisse pas exactement comme il faudrait et que l’on ne se sente pas assez fort pour continuer d’étudier la Torah et de pratiquer les Mitsvot, alors il faudra se souvenir de la promesse de Hachem : Si nous essayons encore et encore plus, le mieux possible, alors finalement nous réussirons. Et ce que nous obtiendrons à ce moment-là dépassera tout ce que nous avions imaginé.


1 0 – Véahavta
VÉAHAVTA LÉRÉA’HA KAMO’HA. RABBI AKIVA OMER: ZÉ KLAL GADOL BATORAH.

וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ – רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר, זֶה כְּלָל גָּדוֹל בַּתּוֹרָה

Rabbi Akiva dit que « tu aimeras ton prochain comme toi-même » est un principe de base de la Torah.

Quand nous travaillons dur pour nous améliorer, il ne faut pas oublier nos amis et nos voisins. Comme l’a dit Rabbi Akiva, il faut aimer son prochain exactement comme on s’aime soi-même. C’est le plus important de tout ce que nous apprenons. Aussi, si nous avons la chance d’étudier la Torah, nous devons travailler dur pour aider nos amis juifs à la pratiquer eux aussi.


11 – Vézé
VÉZÉH KOL HAADAM VÉTA’HLIT BRIATO OUVRIAT KOL HAOLAMOT ÉLYONIM VETA’HTONIM LIHYOT LO ITBARE’H DIRA BETA’HTONIME.

וְזֶה כָּל הָאָדָם וְתַכְלִית בְּרִיאָתוֹ וּבְרִיאַת כָּל הָעוֹלָמוֹת, עֶלְיוֹנִים וְתַחְתּוֹנִים, לִהְיוֹת לוֹ יִתְבָּרֵךְ דִּירָה בְּתַחְתּוֹנִים.

Rabbi Akiva dit que « tu aimeras ton prochain comme toi-même » est un principe de base de la Torah.

Pourquoi D.ieu a-t-il créé chacun d’entre nous et l’univers tout entier ? Pour qu’en respectant la Torah et les Mitsvot, nous puissions faire de nous-mêmes, de nos maisons et du monde qui nous entoure un endroit où D.ieu puisse résider, un endroit où Il vivra exactement comme nous vivons dans nos maisons


12 – Yisma’h Israël
YISMA’H ISRAEL BÉOSSAV PÉROUCH CHÉKOL MI CHÉHOU MIZÉRA ISRAEL YECH LO LISMOA’H BESIM’HAT HACHEM ACHER SAS VÉSAMEA’H BÉDIRATO BÉTA’HTONIM.

יִשְׂמַח יִשְׂרָאֵל בְּעוֹשָׂיו, פֵּרוּשׁ שֶׁכָּל מִי שֶׁהוּא מִזֶּרַע יִשְׂרָאֵל יֵשׁ לוֹ לִשְׂמֹחַ בְּשִׂמְחַת ה’, אֲשֶׁר שָׂשׂ וְשָׂמֵחַ בְּדִירָתוֹ בְּתַחְתּוֹנִים.

« Les Juifs doivent se réjouir de leur Créateur ».Cela signifiqe que chaque Juif doit partager la joie de D.ieu, qui est heureux de Sa demeure dans ce monde.

Chaque Juif, quoi qu’il ait étudié jusqu’à présent, où qu’il ait vécu jusqu’ici, reste toujours un membre de notre peuple. Et il doit être heureux et fier que Hachem lui ait donné la plus grande mission du Monde : faire une Maison où D.ieu puisse habiter.

Hassidout pour les enfants – Vayichla’h # 5 : « Vous pouvez commencer à changer notre monde !»

Hassidout pour les enfants – Vayichla’h # 5 : « Vous pouvez commencer à changer notre monde !»

« vous pouvez commencer à changer notre monde, 
chaque jour, même avec une petite action ! »

Léilouy Nishmat Rav MORDE’HAÏ (Mottel) a’h PEVZNER
Chalia’h du Rabbi à Perpignan pendant 17 ans


HAYOM YOM DU 14 KISLEV

C’est notre minhag de faire birkat hamazon sur un verre de vin, même s’il n’y a pas de minyan ! On apprend aussi comment le faire.

Le Rabbi Rachab a expliqué dans une siha qu’on peut appeler un Juif par différents noms en fonction de son avodat Hachem.

Le premier nom est tsadik. C’est quelqu’un de très spécial par rapport aux mitsvot qu’on doit faire. Puis il y a yachar (quelqu’un qui fait très attention aux mitsvot lo taassé, aux choses qu’on n’a pas le droit de faire). Il y a aussi le nom tamim : c’est quelqu’un qui fait très attention aux mitsvot et qui y est très dévoué.

Et puis il y a un ‘hassid. Il y a beaucoup de façons dont une personne peut agir qui puissent lui faire mériter d’être appelé ‘hassid.

La première est qu’il ne laisse pas la gachmiout du monde l’arrêter d’agir comme Hachem l’attend de lui. C’est ce que CHAQUE Juif peut faire !

La deuxième est de ressentir dans chaque chose qu’on fait que Hachem est là. Tout le monde ne peut pas le faire, mais ce n’est pas impossible !

Enfin, la troisième façon est ce qui fait mériter d’être appelé un ‘Hassid.

Un Juif peut se comporter comme Hachem l’attend car il a envie d’être proche de Lui. Mais un hassid agit de façon très spéciale. Au lieu de penser à ce qu’il veut LUI, il pense à ce que HACHEM veut ! Il sait qu’Hachem veut amener Machia’h, et il pense à ce qu’il peut faire pour rapprocher la Gueoulah !

C’est ce que le Rabbi nous enseigne : qu’il faut vouloir Machia’h maintenant et qu’il faut faire tout ce qu’on peut pour que cela arrive tout de suite !

     Chaque jour j’étudie le Hayom Yom, le Rambam, le Houmach, les Tehilim et le Tanya


HOUMACH – PARSHAS VAYISHLACH – 5ème montée

Dina, la fille de Leah, aimait aller aider les gens à apprendre à bien servir Hachem. Elle est allée essayer d’aider les filles de Si’hem à apprendre les bonnes choses à faire.

Mais Si’hem, le fils de ‘Hamor, a vu Dina quand elle était là. Il a décidé de la prendre et de la faire vivre avec lui comme s’ils étaient mariés, même s’ils ne l’étaient pas ! Il ne lui a pas demandé si elle le voulait et l’a même blessée.

Ce que Shechem a fait était un grand aveira, et même les goyim savaient qu’il ne fallait pas agir de cette façon !

Mais même si tout le monde à Si’hem savait ce qui s’était passé, ils n’ont rien fait pour l’arrêter. Les habitants de la ville n’avaient même jamais fait de loi sur la façon de punir les gens qui faisaient des choses comme ça ! Avoir des lois et des règles fait partie de la Sheva Mitzvos Bnei Noach, que tous les goyim devaient respecter, mais la ville de Si’hem ne l’a pas fait.

Yaakov a entendu ce qui s’est passé, mais il n’a rien fait tout de suite. Il a attendu que les Shevatim reviennent après avoir observé les animaux dans les champs. Entre-temps, ‘Hamor est venu parler à Yaakov du mariage de Dina avec son fils Si’hem. ‘Hamor a dit à Yaakov que ce serait une bonne idée pour les gens de Si’hem et les gens de la famille de Yaakov de se marier.

Quand les Shevatim ont entendu ce que Si’hem avait fait, ils étaient très contrariés ! Ils n’étaient pas prêts à laisser quelque chose comme ça arriver sans rien faire. Ils ont pensé à un plan de ce qu’il fallait faire à la ville de Si’hem à cause de ce qui s’était passé.

Ils ont dit à ‘Hamor que tout le monde dans la ville devrait avoir une bris milah s’il voulait épouser des gens de la famille de Yaakov.

Puis, alors que tout le monde dans la ville se reposait de la bris milah, Shimon et Lévi prirent des épées et entrèrent dans la ville.

Ils n’ont pas demandé à leur père, mais sont allés avec le koach de leur père parce qu’ils estimaient que c’était la bonne chose à faire. En raison du zechus d’être les fils de Yaakov, ils ont pu détruire la ville de resha’im et ramener Dina à la maison en toute sécurité.

Yaakov n’était pas content de ce qu’ils ont fait. « Maintenant, tout le monde pensera que nous allons les tuer, et ils voudront se battre avec nous ! »

Mais Shimon et Levi ont dit : « Nous n’avions pas le choix ! Nous ne pouvons pas laisser une telle chose être faite à notre sœur.

Hachem a dit à Yaakov : « Ce qui est arrivé à Dina, c’est parce que tu n’as pas encore apporté les korbanos que tu as promis. Allez donc à Beis Keil et faites un Mizbeiach.

Yaakov a dit à sa famille et à tous les gens avec eux de se débarrasser de toutes les idoles qu’ils ont prises en tuant les gens à Si’hem, et d’enlever tous les vêtements qui ont des images d’idoles sur eux. « Ensuite, nous irons à Beis Keil et ferons un mizbeiach pour Hachem qui prend toujours soin de moi. »

Ils ont donné à Yaakov toutes les idoles et il les a enterrées près de la ville.

Au lieu de vouloir combattre Yaakov, les autres personnes avaient peur de lui, et personne n’a essayé de les combattre quand ils sont partis. Quand ils sont arrivés à Luz, qui est Beis Keil, Yaakov a fait un mizbeiach et a appelé cet endroit Keil Beis Keil, puisque c’est là que Yaakov a vu Hashem quand il fuyait Esav.

Devorah, l’infirmière de Rivkah, est décédée et a été enterrée à Beis Keil. Elle était venue dire à Yaakov de rentrer à la maison, puis est revenue avec eux en Eretz Israël. Alors qu’il enterrait Devorah, quelqu’un est venu et lui a dit que sa mère Rivkah était décédée. Yaakov a appelé cet endroit Alon Bachus, ce qui signifie une plaine de pleurs, car il y a pleuré que sa mère était décédée. (Il ne dit pas le nom de Rivkah ici dans la Torah, donc personne ne devrait dire de mauvaises choses à son sujet parce qu’elle était la mère d’Esav.)

Hashem est apparu à Yaakov à nouveau ici, et lui a donné une bracha pour le réconforter après le décès de Rivkah. Hashem a donné à Yaakov un autre nom, Yisrael, tout comme le malakh l’ avait dit. Hashem a promis à Yaakov que sa famille deviendrait nombreuse et qu’ils auraient Eretz Yisrael. Hashem lui a également donné une bracha spéciale qui, par Yosef, viendrait deux Shevatim (Menasheh et Efrayim), et par Benyamin, qui naîtrait bientôt, viendraient des rois (Shaul et Ish-Boshet).     Chaque jour j’étudie le Hayom Yom, le Rambam, le Houmach, les Tehilim et le Tanya


TEHILLIM 72 – 76 – Les chapitres d’aujourd’hui sont Ayin-Beis à Ayin-Vov.

Dans les Tehilim d’aujourd’hui, David Hamele’h dit à Hachem : « Beheimot Hamachiah ! « J’agis comme un beheimah (un animal) avec vous. »

Cela semble très étrange. Que dit David Hamele’h ?

Parfois, les gens s’inquiètent. Aurai-je assez à manger ? Assez d’argent pour acheter tout ce dont j’ai besoin ? Peut-être que quelqu’un essaiera de m’enlever mon parnasa ou d’autres choses qui m’appartiennent ?

C’est ce que disait David Hamele’h : « Je n’ai peur de rien de tout cela. Je fais juste ce que tu me demandes, Hachem ! Je ne m’inquiète de rien ! »

C’est comme un animal. Il n’a jamais peur que quelqu’un lui enlève des choses. Il compte sur son propriétaire pour en prendre soin ! C’est la même chose que David Hamele’h ressent avec Hashem.

Le Rabbi a dit un jour dans un farbrengen qu’un Chossid doit se sentir comme une chèvre. La seule chose dont une chèvre doit s’inquiéter est de donner du lait. C’est son boulot. Toutes les choses dont il a besoin, comme la nourriture, l’eau et un endroit pour dormir, sont de la responsabilité du propriétaire, et la chèvre n’a pas besoin d’y penser !

Il en va de même avec un ‘hossid : nous avons juste besoin de faire notre shlichus, et Hashem s’assurera que nous avons tout ce dont nous avons besoin pour rendre notre shlichus la meilleure possible !


TANYA  – KUNTRES AHARON SIMAN 6

Chaque mitsva que nous faisons apporte la Hayout de Hachem dans le monde. Alors disons que nous apportions un korban à l’époque du Beith Hamikdash – une Hayout spécial de Hachem desendait dans le monde. Ou, si de nos jours nous faisons une mitsva comme le loulav et l’etrog, en mettant les Téfilines ou en allumant des bougies de Chabbat. Toutes ces choses amènent la Hayout de Hachem dans le monde, pour que le monde puisse exister !

Mais que se passe-t-il si nous ne faisons pas la mitsva correctement ? Si vous mettez les téfilines de la mauvaise main, ou que Hass Veshalom vous allumez des bougies de Chabbat ou des Fêtes au mauvais moment, est-ce une mitsva ?

Non! Et comme ce n’est pas une mitsva, elle ne fait pas descendre la Hayout au monde !

Cela signifie que la Hayout que Hachem donne au monde dépend d’un détail de la Torah fait de la bonne manière !

Lorsque David Hamele’h traversait des moments difficiles, il pensait à quel point la Torah était spéciale, et cela lui apportait de la joie !

     Chaque jour j’étudie le Hayom Yom, le Rambam, le Houmach, les Tehilim et le Tanya


SEFER HAMITZVOS

SHIOUR #204 – MITZVAS ASEI #113
La mitsva d’aujourd’hui est la même que celle d’hier :

2) (Mitzvas Asei #113) C’est une mitsva de préparer la Parah Adumah afin que ses cendres puissent être utilisées pour fabriquer Yidden Tahor de Tumas Meis.

Nous apprenons cette mitsva d’un posuk dans Parshas Chukas :

Il y a tout un mesechta de Mishnayos qui traite des dinim de Parah Adumah, appelé Mesechta Parah.

RAMBAM – HILCHOS SÉVÈRE ADUMAH
Dans le Rambam d’aujourd’hui, nous en apprenons plus sur la préparation de la Parah Adumah :

Perek 5 : Nous apprenons qui devient tomei en travaillant à brûler la Parah Adumah. (Ils n’obtiennent pas Tumas Meis, mais ils sont tomei pendant une journée et doivent aller au mikvé avant de pouvoir retourner dans le Beis Hamikdash.)

Perek 6 : Ce perek explique où nous pouvons trouver l’eau pour la mélanger avec les cendres de la Parah Adumah.

Perek 7 : Le Rambam nous enseigne des choses qui peuvent faire que l’eau se remplisse pendant qu’elle se remplit, comme si quelqu’un faisait autre chose pendant que l’eau se remplissait.

HILCHOS SHE’EILAH U’PIKADON – PEREK 6
Une halakha que nous apprenons concerne si quelque chose a été volé au shomer, et au lieu de faire une shevuah, le shomer l’ a remboursé. Si le voleur est pris et doit rembourser le double, à qui le voleur paie-t-il le double ? Le propriétaire d’origine, ou le shomer ? La réponse est que le shomer est celui qui conserve le double paiement, puisqu’il a décidé de payer au lieu de faire un shevuah, et il est compté comme si c’était le sien.

Mazel Tov ! Nous avons maintenant fini d’apprendre cette série de halachos !

     Chaque jour j’étudie le Hayom Yom, le Rambam, le Houmach, les Tehilim et le Tanya


CALENDRIER

‘HASSIDISHE YOM TOV
Aujourd’hui est un jour très spécial pour les hassidim ! C’est le jour de la Hatouna du Rabbi et de la Rabbanit, dans l’année Tof-Reish-Pey-Tes.

Le Rabbi a dit aux hassidim que Yud- Daled Kislev est un jour très spécial pour nous !

Depuis que le Rabbi s’est marié avec la Rabbanit, qui est la fille du Frierdiker Rebbe, le Rabbi a commencé à aider le Frierdiker Rebbe, et à cause de cela, est devenu plus tard Rabbi. « Cela signifie », a déclaré le Rabbi aux hassidim, « que ce jour est vraiment le début de la connexion entre le Rabbi et les hassidim. Et le lien entre les hassidim et le Rabbi est qu’ensemble, nous ferons tout notre possible pour amener la Geoulah !

Voir farbrengen Yud-Daled Kislev 5754

 

 


LES DOUZE PSOUKIM

1 – Torah
TORAH TSIVA LANOU MOCHÉMORACHA KÉHILAT YAAKOV.

תּוֹרָה צִוָּה לָנוּ מֹשֶׁה מוֹרָשָׁה קְהִלַּת יַעֲקֹב

“La Torah que Moïse nous a ordonnée est l’héritage de la Communauté de Jacob” (Deut. 33:4)

C’est Moïse, le fidèle serviteur de D.ieu qui nous a transmis la Torah. Et chaque Juif, garçon ou fille, la reçoit pour lui-même. Qu’il l’ait étudiée durant des années ou qu’il n’en connaisse qu’un tout petit peu, Elle lui appartient, pour l’appr-endre et la mettre en pratique. C’est le plus beau cadeau que D.ieu pouvait nous faire.


2 – Chéma
CHEMA YISRAEL ADO-NAY ELO-HÉNOU ADO-NAY É’HAD..

שְׁמַע יִשְׂרָאֵל ה’ אֱ־לֹהֵינוּ ה’ אֶחָד

Ecoute Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un.

C’est Moïse, le fidèle serviteur de D.ieu qui nous a transmis la Torah. Et chaque Juif, garçon ou fille, la reçoit pour lui-même. Qu’il l’ait étudiée durant des années ou qu’il n’en connaisse qu’un tout petit peu, Elle lui appartient, pour l’appr-endre et la mettre en pratique. C’est le plus beau cadeau que D.ieu pouvait nous faire.


3 – Bé’hol
BÉ’HOL DOR VADOR ‘HAYAV ADAM LIROT ETE ATSMO KE-ILOU HOU YATSA MIMITSRAYIM

בְּכָל דּוֹר וָדוֹר חַיָּב אָדָם לִרְאוֹת אֶת עַצְמוֹ כְּאִלּוּ הוּא יָצָא מִמִּצְרַיִם

“Dans chaque génération, il faut se considérer comme sorti soi-même d’Egypte.

Il y a quelques 3500 ans, Hachem nous a fait sortir d’Egypte. Il nous a fait passer de l’esclavage à la liberté. Et, si Hachem ne l’avait pas fait, nous serions encore des esclaves aujourd’hui. Aussi, chaque jour, nous remercions D.ieu de nous avoir libérés. Et, dans notre cœur, nous promettons d’utiliser notre liberté du mieux possible, comme les serviteurs choisis du Roi des rois.


4 – Kol Israël
KOL ISRAEL YECH LAHEM ‘HÉLEK LÉOLAM HABA CHÉNÉÉMAR VÉAMÈ’H KOULAM TSADIKIM LÉOLAM YIRCHOU ARETS NÉTSER MATAAÏ MAASSÉ YADAÏ LEHITPAERE.

בכָּל יִשְׂרָאֵל יֵשׁ לָהֶם חֵלֶק לְעוֹלָם הַבָּא, שֶׁנֶּאֱמַר: וְעַמֵּךְ כֻּלָּם צַדִּיקִים לְעוֹלָם יִירְשׁוּ אָרֶץ, נֵצֶר מַטָּעַי מַעֲשֵׂה יָדַי לְהִתְפָּאֵר

Tous les Juifs ont une part dans le monde futur, comme il est dit : « Dans Ton peuple, il n’y a que des Justes. Ils hériteront de la terre pour toujours. Ils sont le produit de Mes plantations, l’œuvre de Mes mains. Et, J’en suis fier. «

D.ieu est particulièrement fier de chaque Juif. Il nous a créés et Il prend soin de nous comme un jardinier prend soin d’une jeune plante. Et, comme nous grandissons, en étudiant Sa Torah, en faisant Ses Mitsvot extraordinaires, alors D.ieu nous prépare une place dans le Monde Futur, à côté d’Avraham, d’Its’hak, de Yaakov, de Moché, du roi David et de tous les grands hommes de notre histoire.


5 – Ki Karov
KI KAROV ÉLÉ’HA HADAVAR MÉOD BÉFI’HA OUVILVAV’HA LAASSOTO.

כִּי קָרוֹב אֵלֶיךָ הַדָּבָר מְאֹד בְּפִיךָ וּבִלְבָבְךָ לַעֲשׂוֹתוֹ

Obéir à la Torah en paroles, en pensée et en action, tout cela est à ta portée.

Tu sais, la Torah n’est pas dans le ciel. Elle est ici, sur terre, toute proche, facile à étudier et à pratiquer. Elle est à ta portée, aussi proche que la synagogue du coin de la rue, aussi proche que le livre que je tiens dans la main ou la phrase de Torah que je connais par cœur, ou encore que le bonheur que je ressens au fond de moi. En fait, la Torah, c’est tout ce que je veux vraiment. C’est comme cela que Hachem m’a fait.


6 – Véhiné Hachem
VÉHINÉ HACHEM NITSAV ALAV OUMELO KOL HAARETS KEVODO OUMAVIT ALAV OUVO’HEN KÉLAYOT VALEV IM OVDO KARAOUÏ.

וְהִנֵּה ה’ נִצָּב עָלָיו וּמְלֹא כָּל הָאָרֶץ כְּבוֹדוֹ וּמַבִּיט עָלָיו וּבוֹחֵן כְּלָיוֹת וָלֵב, אִם עוֹבְדוֹ כָּרָאוּי

D.ieu se tient au-dessus de lui, et toute la terre est pleine de Sa gloire. Il regarde au fond de son esprit et de son cœur pour voir s’il Le sert comme il convient.

Imagine que tu sois dans le palais d’un roi. Autour de toi, tout est magnifique : les pièces, les murs, les meubles. Des princes et des gouverneurs, habillés d’or et d’argent, se tiennent debout avec respect, attendant d’obéir à l’ordre du roi ou simplement de le voir. Imagine que tu passes au milieu d’eux et, tout à coup, tu te trouves devant le roi. Personne ne dit un mot. Comme tu approches, il te regarde avec un grand intérêt. Imagine l’effet que cela ferait ! Eh bien, c’est exactement ainsi que nous nous tenons à tout instant devant Hachem, le Roi du monde entier.


7 – Béréchit
BERECHIT BARA ELO-HIM ETE HACHAMAYIM VEETE HAARETS.

בְּרֵאשִׁית בָּרָא אֱ-לֹהִים אֵת הַשָּׁמַיִם וְאֵת הָאָרֶץ

Au commencement, D.ieu créa le ciel et la terre.

D.ieu a créé tout l’univers : les cieux et tout ce qui s’y trouve, la terre et tout ce qui y vit. C’est la toute première chose que la Torah nous dit. Aussi, si jamais nous avons peur du noir, de la tempête, du froid, des gens et si rien ne semble aller comme cela devrait, la Torah nous dit de ne pas en être effrayé. Hachem a créé l’univers et Il en prend soin. Et, Il nous a donné la Torah pour faire que les choses soient comme elles doivent être. La Torah nous dit ce que nous devons faire et comment nous pouvons rendre, la terre meilleure et plus sainte. Et quand D.ieu voit que nous nous conduisons bien, alors Il nous donne la réussite et Sa bénédiction.


8 – Véchinanetam
VÉCHINANETAM LÉVANÉ’HA VÉDIBARTA BAM BÉCHIVTÉ’HA BÉVÉTÉ’HA OUVLE’HTÉ’HA VADÉRÈH OUVCHO’HVÉ’HA OUVKOUMÉ’HA.

וְשִׁנַּנְתָּם לְבָנֶיךָ וְדִבַּרְתָּ בָּם בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ.

Et tu enseigneras la Torah à tes enfants, et tu en parleras chez toi et en voyage, avant de te coucher et quand tu te lèveras.

La Torah s’adresse à nos parents. Elle leur dit : « Papa, maman, enseignez-moi à vos enfants. Je veux qu’ils connaissent mes saints mots ». Nous aussi, il faut que nous disions à nos parents : « Papa, maman, faites la meilleure chose que vous puissiez faire pour moi: apprenez-moi la Torah. Apprenez-moi les phrases de la Torah avec soin jusqu’à ce que je m’en souvienne toujours, à la maison ou sur le chemin, en allant dormir ou en me levant ». Si nous le demandons du fond du cœur, de la manière que l’on utilise pour demander les choses que l’on veut vraiment, nos parents nous écouteront. Ils nous enverront dans une colonie de vacances dirigée selon la Torah et dans une école où nous apprendrons la Torah, les Mitsvot et tout le Judaïsme.


9 – Yagati
YAGATI VÉLO MATSATI AL TAAMINE. LO YAGATI OUMATSATI AL TAAMINE. YAGATI OUMATSATI TAAMINE.

ויָגַעְתִּי וְלֹא מָצָאתִי – אַל תַּאֲמִין, לֹא יָגַעְתִּי וּמָצָאתִי – אַל תַּאֲמִין, יָגַעְתִּי וּמָצָאתִי – תַּאֲמִין.

Si l’on te dit: « j’ai travaillé dur, mais je n’ai pas réussi », ne le crois pas. Si l’on te dit: « je n’ai pas travaillé dur, mais j’ai réussi », ne le crois pas. Si l’on te dit : « j’ai travaillé dur et j’ai réussi », tu peux le croire.

S’il arrive qu’un jour on n’agisse pas exactement comme il faudrait et que l’on ne se sente pas assez fort pour continuer d’étudier la Torah et de pratiquer les Mitsvot, alors il faudra se souvenir de la promesse de Hachem : Si nous essayons encore et encore plus, le mieux possible, alors finalement nous réussirons. Et ce que nous obtiendrons à ce moment-là dépassera tout ce que nous avions imaginé.


1 0 – Véahavta
VÉAHAVTA LÉRÉA’HA KAMO’HA. RABBI AKIVA OMER: ZÉ KLAL GADOL BATORAH.

וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ – רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר, זֶה כְּלָל גָּדוֹל בַּתּוֹרָה

Rabbi Akiva dit que « tu aimeras ton prochain comme toi-même » est un principe de base de la Torah.

Quand nous travaillons dur pour nous améliorer, il ne faut pas oublier nos amis et nos voisins. Comme l’a dit Rabbi Akiva, il faut aimer son prochain exactement comme on s’aime soi-même. C’est le plus important de tout ce que nous apprenons. Aussi, si nous avons la chance d’étudier la Torah, nous devons travailler dur pour aider nos amis juifs à la pratiquer eux aussi.


11 – Vézé
VÉZÉH KOL HAADAM VÉTA’HLIT BRIATO OUVRIAT KOL HAOLAMOT ÉLYONIM VETA’HTONIM LIHYOT LO ITBARE’H DIRA BETA’HTONIME.

וְזֶה כָּל הָאָדָם וְתַכְלִית בְּרִיאָתוֹ וּבְרִיאַת כָּל הָעוֹלָמוֹת, עֶלְיוֹנִים וְתַחְתּוֹנִים, לִהְיוֹת לוֹ יִתְבָּרֵךְ דִּירָה בְּתַחְתּוֹנִים.

Rabbi Akiva dit que « tu aimeras ton prochain comme toi-même » est un principe de base de la Torah.

Pourquoi D.ieu a-t-il créé chacun d’entre nous et l’univers tout entier ? Pour qu’en respectant la Torah et les Mitsvot, nous puissions faire de nous-mêmes, de nos maisons et du monde qui nous entoure un endroit où D.ieu puisse résider, un endroit où Il vivra exactement comme nous vivons dans nos maisons


12 – Yisma’h Israël
YISMA’H ISRAEL BÉOSSAV PÉROUCH CHÉKOL MI CHÉHOU MIZÉRA ISRAEL YECH LO LISMOA’H BESIM’HAT HACHEM ACHER SAS VÉSAMEA’H BÉDIRATO BÉTA’HTONIM.

יִשְׂמַח יִשְׂרָאֵל בְּעוֹשָׂיו, פֵּרוּשׁ שֶׁכָּל מִי שֶׁהוּא מִזֶּרַע יִשְׂרָאֵל יֵשׁ לוֹ לִשְׂמֹחַ בְּשִׂמְחַת ה’, אֲשֶׁר שָׂשׂ וְשָׂמֵחַ בְּדִירָתוֹ בְּתַחְתּוֹנִים.

« Les Juifs doivent se réjouir de leur Créateur ».Cela signifiqe que chaque Juif doit partager la joie de D.ieu, qui est heureux de Sa demeure dans ce monde.

Chaque Juif, quoi qu’il ait étudié jusqu’à présent, où qu’il ait vécu jusqu’ici, reste toujours un membre de notre peuple. Et il doit être heureux et fier que Hachem lui ait donné la plus grande mission du Monde : faire une Maison où D.ieu puisse habiter.