Vayigach A la lumière du Dvar Mal’hout – Rav Yaacov Abergel

Vayigach A la lumière du Dvar Mal’hout – Rav Yaacov Abergel

 

Pour la guérison complète de Eli ben Peîrel et de Raphaêl ben Yamna

Le Rabbi expliqué Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Vayigach que la force dont un Juif a besoin pour faire face à l’exil peut s’exprimer de deux façons :
Dans un premier cas la force d’un Juif reste limitée car il compose avec le monde et ne sort pas des limites qu’il lui impose.
Dans un deuxième cas, le fait de vivre dans l’obscurité de l’exil n’empêche absolument pas ce Juif de vivre en étant totalement détaché de tous les sujets de l’exil. Il renforce tellement le lien qui l’unit à Hachem que ses pensées ses paroles et ses actions ont pour effet de transformer la réalité au point que même la plus grande autorité du pays dans lequel il se trouve se pliera à sa volonté (laquelle se fond dans la Volonté du Saint béni soit-Il). Ainsi, le Rabbi explique que la force d’un Juif consiste à s’élever bien au-delà du monde et de l’exil afin d’en briser les limites pour en faire le réceptacle de la Lumière infinie de D.ieu.

L’exemple donné ici est celui de Mordé’haï au temps de Pourim. Il est écrit au sujet du festin que donna le Roi A’hachvéroch (Méguila d’Esther, 1, 8) :
‘On buvait à volonté, sans aucune contrainte, car le Roi avait recommandé à tous les sujets de sa maison de faire la volonté de l’un et de l’autre’.
On explique que l’expression ‘faire la volonté de l’un et de l’autre’, signifie que le roi A’hachvéroch ordonna de faire en même temps, ‘selon la volonté de Mordé’haï et d’Aman’.
Or, comment est-il possible de faire en même temps, selon la volonté de Mordé’haï, ‘un homme Juif’, et d’Aman, ‘un oppresseur et un ennemi’ d’Israël’ ?
Peut-on ‘Faire la volonté de l’un et de l’autre ? Le vent peut-il souffler en même temps dans deux directions opposées pour permettre à deux bateaux de naviguer dans deux directions opposées ? ‘. De fait, il est impossible d’assouvir, en une seule fois, deux désirs qui s’opposent l’un avec l’autre : la volonté de Mordé’haï en même temps que celle d’Aman.

Il est écrit (Méguila, 3, 2) : ‘Tous les serviteurs du roi, admis à la cour royale, s’agenouillaient et se prosternaient devant Aman, car tel était l’ordre donné par le roi en son honneur, mais Mordé’haï ne s’agenouillait ni ne se prosternait’.
L’opposition entre Mordé’haï et Aman exprime notre façon de combattre l’exil : en composant avec le monde et donc en restant soumis aux limites que cet exil nous impose (Aman), ou bien en nous attachant à D.ieu d’un lien si intense que cela nous permet de nous élever bien au-delà de toutes les limites (Mordé’haï).

Chaque Juif a le devoir de se soumettre aux lois du pays dans lequel il vit, évidemment c’est seulement dans le cas où ces lois ne contredisent pas la Hala’ha. Personne ne peut imposer à un Juif d’agir contrairement à la Volonté de D.ieu. Le point que le Rabbi soulève ici ne concerne pas les sujets qui sont liés à la Torah et aux Mitsvoth. Il concerne les sujets qui sont permis par la Torah.
Un Juif peut-il vivre selon les normes et les usages de ce monde conformément à la volonté d’Aman et en même temps selon la volonté de Mordé’haï qui ‘ne s’agenouillait pas et ne se prosternait pas’ ?
A priori nous pouvons penser que le fait que L’Eternel nous a envoyé en exil implique que nous soyons obligés de nous plier aux limites et aux usages qu’il nous impose, et dans ce cas comment est-ce possible d’agir à l’exemple de Morde’haï ? En effet l’attitude de Mordé’haï, contrairement à la volonté d’Aman, exclut totalement l’idée de composer avec le monde et dans ce cas comment est-il possible de ‘faire la volonté de l’un (Aman) et de l’autre (Mordé’haï)’ ?
S’il se soumet aux lois et aux usages du pays (la volonté d’Aman) comment pourra-t-il dans ce cas faire la volonté de Mordé’haï qui consiste à ne ‘jamais s’agenouiller ni à se prosterner’ ?
De fait, les usages et les normes d’un pays, même s’ils ne sont pas contradictoires avec la Hala’ha peuvent constituer des limites dans nos actions qui ont pour but de provoquer la Délivrance.

Le ‘Hidouch que le Rabbi nous enseigne ici est que ‘si nous nous attachons à D.ieu tel qu’Il est au-delà de la façon dont Il dirige ce monde, il devient alors possible d’unir deux contraires : même en nous trouvant dans ce monde et dans l’exil nous pouvons agir conformément au verset selon lequel ‘Il ne s’agenouillait ni ne se prosternait’, car nous nous trouverons à un niveau qui est bien au-delà du monde (et de ses limites)’.

L’exemple de l’Arche de l’Alliance :
Cet enseignement du Rabbi n’est pas sans nous rappeler cet autre enseignement du Maguid de Mézeritch. A celui qui désirait obtenir la richesse, le Maguid conseilla ‘d’aller vers le nord, car la Table des pains de proposition se trouve au nord, dans le Temple’. S’il désirait la Torah, ‘il lui fallait se diriger vers le sud, car la Ménorah se trouve vers le sud, dans le Temple’. Enfin, s’il désirait les deux, ‘il lui fallait se diriger vers l’endroit de l’Arche, car l’Arche ne prenait pas de place dans le Temple’.
De fait, chaque Juif détient le pouvoir d’unir deux contraires, d’attirer la lumière infinie de D.ieu dans ce monde inférieur. Il lui suffit pour cela de ‘se diriger vers l’endroit de l’Arche’, c’est-à-dire d’agir par la force de l’Essence de son âme, laquelle se situe bien au-delà de ce monde puisqu’elle est enracinée dans l’Essence divine. Chacun détient la capacité de dévoiler en lui-même la force du lien qui unit son âme à D.ieu. Il doit pour cela tout d’abord utiliser les forces de la partie de l’âme qui s’habille dans le corps (l’intellect, les sentiments, l’action), et c’est par elles qu’il parviendra ensuite à révéler en lui-même la force infinie de l’Essence de son âme.
Révéler l’Essence de son âme c’est parvenir au niveau de l’Arche qui ‘ne prend pas de place dans le Saint des Saints’, donc au-delà de toutes les limites de ce monde matériel.

Dans son discours intitulé ‘Et tu ordonneras aux enfants d’Israël’ le Rabbi explique que le dévoilement de la force de l’Essence de l’âme provient du fait d’avoir le cœur brisé par l’absence du Machia’h et du troisième Temple. Cette souffrance ressentie par un Juif qui provient du fait de vivre dans l’exil, l’amène à dévoiler les forces les plus profondes de son âme. Ainsi, lorsque le Rabbi nous enseigne que nous devons pousser le cri de ‘Ad-matai ?’, ‘Jusqu’à quand ?’, nous devons comprendre que ce cri doit être l’expression de notre souffrance face à l’exil et face à l’absence du Machia’h et que ce cri a pour but d’accomplir une action qui aura pour effet de provoquer la Délivrance finale. Peut-être est-il judicieux d’expliquer que ‘nous ‘agenouiller et nous prosterner’ devant l’exil signifie que l’exil nous affaiblit car il est à l’origine de notre tristesse et de notre inaction. A l’opposé, nous devons nous conformer à l’enseignement du Rabbi Rachab selon lequel l’exil ne doit avoir pour effet sur nous-mêmes que celui de nous faire prendre conscience et de ressentir dans notre cœur de l’amertume face à tout ce qui nous empêche de percevoir le Divin. Dans ce cas, l’exil nous permettra d’accéder à une Téchouva véritable.

 

L’Attitude de Yéhoudah :
Dans le Livre Torah-Or, sur la Paracha Vayigach, L’Admour Hazaken explique que dans le monde qui a été créé selon l’enchaînement des mondes le niveau de Yossef correspond aux 6 Attributs divins (Midot) du monde d’Atsilout : ‘Hessed, Gvurah, Tiféreth, Netsa’h, Hod Yessod, et le niveau de Yéhoudah correspond à l’Attribut de Mal’hout qui est la dernière des Sefirot du monde d’Atsilout.
Comme nous le voyons dans la Paracha, Yéhoudah est totalement soumis à Yossef, exactement comme Mal’hout est totalement soumise aux Sefirot qui la précèdent puisque la lumière de Mal’hout ne provient pas d’Elle-même mais des Attributs divins qui la précèdent dans l’ordre de l’enchaînement des mondes.

De manière plus profonde encore l’Admour Hazaken explique que les éléments matériels du Michkan suivent l’ordre de l’enchaînement des mondes :
*Le sol du Michkan fait de poussière correspond au règne le plus bas : le règne Minéral : Afar, Domem.
*Les poutres du Michkan faites de bois de Cèdre s’élèvent au-dessus du sol et correspondent au règne Végétal (Tsoméa’h) qui est plus élevé que le règne Minéral.
*Le toit du Michkan fait de peaux d’animaux recouvre l’ensemble du Michkan et correspond au règne Animal qui est plus élevé que le règne végétal.

Cependant, il est écrit que dans les temps Messianiques la lune deviendra aussi grande que le soleil. Cela s’exprimera par le fait que l’Attribut de Mal’hout (la lune) s’élèvera au-dessus de tous les Attributs divins (le soleil), ainsi qu’il est dit : ‘la nuit brillera comme le jour’, et ‘l’épouse vertueuse (Mal’hout) deviendra la couronne de son mari (les Attributs du monde d’Atsilout)’. Ainsi, l’Admour Hazaken nous enseigne que le règne Minéral s’élèvera au-dessus des autres règnes à l’image du toit du troisième Temple qui sera fait de pierres.

Ainsi, selon l’ordre de l’enchaînement des mondes le règne le plus bas est celui de Afar : la poussière inanimée, mais dans les temps futurs c’est le niveau de Afar qui s’élèvera au-dessus des autres règnes.

L’Admour Hazaken nous enseigne que ce principe s’accorde au fait que ‘la fin de l’action est au-départ dans la pensée’. Cela signifie que la terre qui est elle-même l’élément le plus bas de la Création est en réalité le but de la Création. En effet, le ciel est apparu avant la terre dans la Création du monde mais d’après le principe selon lequel ‘la fin de l’action est au-départ dans le pensée’ la terre est apparue en premier dans la Pensée de D.ieu signifie qu’elle est le but de la Création et c’est pour cela qu’elle est apparue en dernier.

Il en va de même au sujet de Yossef et de Yéhoudah car aujourd’hui Yéhoudah reçoit l’influence de Yossef, mais lorsque L’Eternel dévoilera Sa Pensée c’est Yéhoudah qui deviendra Roi d’Israël (à l’exemple de la lune qui deviendra aussi grande que le soleil). Dans notre service divin, Yéhoudah représente le ‘Bitoul’ la soumission la plus totale (à l’exemple du Minéral, ‘la terre que l’on piétine’) et Yossef représente l’amour et la crainte de D.ieu : les Midot (à lexemple du Végétal, comme un arbre qui grandit, l’amour et la crainte de D.ieu grandissent dans le cœur).

L’enseignement que nous devons tirer est que l’attitude que nous devons adopter pour provoquer la Délivrance finale est celle de Yéhoudah.
‘Yéhoudah’ exprime le fait de reconnaître (‘Hodaa’ : ‘reconnaissance’) à chaque instant et dans chaque situation ‘qu’il n’y a rien en dehors de Lui’.
Bien que Yéhoudah savait que pour libérer son frère Benyamin il devait avant tout se soumettre à Yossef, ainsi qu’il est dit (Vayigach, 44, 18) : ‘De grâce, mon maître…Car tu es comme Pharaon…’. Cependant, le Rabbi nous enseigne que Yéhoudah n’a pas agi en étant soumis aux normes et aux usages de ce monde. Il ‘s’approcha de Yossef’ sans même en avoir reçu l’autorisation, et bien que Yéhoudah était soumis à Yossef, une force redoutable l’animait. Ainsi, le Rabbi souligne que Yéhoudah était même d’un niveau supérieur à celui de Mordé’haï. Contrairement à Mordé’haï qui fut nommé comme associé du roi par A’hachvéroch, ou comme Yossef qui fut nommé vice-roi par Pharaon, Yéhoudah agit seulement par ses propres forces lorsqu’il ‘s’approcha de Yossef’, et c’est par cette attitude que Yéhoudah donna la force aux enfants d’Israël de combattre l’exil de l’Egypte, et de s’y installer dans la largesse.
A l’exemple de Yéhoudah, c’est par notre soumission vis-à-vis de l’Eternel et notre soumission vis-à-vis du Rabbi que nous aurons enfin le mérite de provoquer la Délivrance et le dévoilement de notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.
*

Dans le discours Hassidique intitulé ‘Chouva Israël’, le Rabbi Rachab nous enseigne que le dévoilement supérieur de l’Essence de l’âme Juive, tout comme le dévoilement de l’Essence de la Torah, sont allusionnés dans les mots du verset (Chir Ha Chirim, 2, 6) : שמאלו תחת לראשי ו’מ’נו תחבקנ’ :
‘Son bras gauche soutient ma tête et son bras droit m’enlace’.

Le Rabbi Rachab explique que la ‘Droite’ correspond au dévoilement de l’Essence divine, c’est ‘le niveau de la Torah telle qu’elle est dans Son Essence’ (Chapitre 2 du discours du Rabbi Rachab).

A la lumière de cet enseignement, il est possible de dire que le nom ‘Benyamin’, qui est composé des mots בן (fils) et ימין (droite), évoque aussi le dévoilement de l’Essence divine : ‘la Droite’. (Par ailleurs, Yaacov donna à Benyamin, une Bénédiction qui est liée à la construction du Temple où réside la Présence divine, ‘la Droite’).

Plus encore, il est possible d’établir ici un lien entre l’emprisonnement de Shimon le fils de Yaacov, qui aboutit finalement au fait que tous les fils de Yaacov, et Yaacov lui-même, furent libérés de toutes leurs épreuves lorsque Yossef ‘installa son père et ses frères et leur donna une propriété dans le pays d’Egypte’ (Vayigach, 47, 11), avec ‘l’emprisonnement’ de Rabbi Shimon Bar-Yohaï dans une caverne, qui aboutit finalement au dévoilement du Livre du Zohar.

L’emprisonnement de Shimon, le fils de Yaacov, dans une prison d’Egypte, et l’enfermement de Rabbi Shimon Bar-Yohaï dans une caverne, aboutirent donc tous les deux à une délivrance : la délivrance des enfants d’Israël, et la délivrance de la partie cachée de la Torah.

Ces deux évènements expriment clairement le principe que la lumière qui vient de l’obscurité est plus élevée que la lumière elle-même, et ce même principe s’applique à l’enseignement du Rabbi dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha.

En effet, dans ce Dvar Mal’hout de la Paracha Vayigach, le Rabbi explique que la force d’un juif pour combattre l’exil peut s’exprimer de deux façons :
Dans un premier cas, la force reste soumise et doit s’accorder aux limites que nous imposent le monde, à ses normes, ses usages, et ses lois.
Dans le deuxième cas, un Juif parvient à s’élever totalement au-dessus des choses de ce monde, au-dessus des peuples et de l’exil.
Ainsi, le Rabbi explique que la force d’un Juif ne consiste pas seulement dans le fait de se rendre maître du monde et de l’exil, avec leurs usages, leurs normes et leurs limites, mais elle consiste à s’élever bien au-delà du monde et de l’exil afin d’en briser les limites, pour en faire le réceptacle de la lumière infinie de D.ieu.

Aussi, le Rabbi vient nous donner l’exemple de Mordé’haï Ha Yéhoudi et celui de Yéhoudah, le fils de Yaacov, car ils expriment tous les deux l’attitude qui consiste à s’élever au-dessus du monde, afin de provoquer la Délivrance :
Yéhoudah et Mordé’haï Ha Yéhoudi ‘s’élevèrent au-dessus de toutes les limites du monde et de l’exil’.

C’est par le fait de s’attacher à D.ieu de la manière la plus profonde que l’on parvient à atteindre un tel niveau, à transformer l’exil en une demeure pour l’Essence divine.
Parvenir à ce niveau implique donc que nous ne devons pas nous accomoder à l’exil, mais d’agir dans l’exil en ayant une attitude qui le dépasse totalement. On parvient dans ce cas à unir deux contraires : la Volonté de D.ieu, qui est au-delà de ce monde, avec l’exil et toutes les limites qu’il nous impose.

A l’exemple de Yéhoudah et de Morde’haï, nous devons ressentir la soumission la plus totale vis-à-vis de D.ieu, et ce travail de soumission s’accorde précisément avec les mots du verset שמאלו תחת לראשי : ‘Son bras gauche soutient ma tête’.

On parvient au dévoilement de l’Essence, la ‘Droite’, précisément au moyen de notre soumission, notre ‘bras gauche’ :
Lorsque l’on ressent une profonde amertume en prenant conscience de notre éloignement vis-à-vis de D.ieu (de tous les voiles qui nous empêchent de percevoir le divin, lesquels sont dûs essentiellement à nos péchés), alors nous parvenons à la Téchouva véritable et du plus profond de notre être.

Cette Téchouva, profonde et sincère, a pour effet que D.ieu nous ‘enlace de Son bras droit’, ce qui signifie qu’Il dévoile la partie la plus élevée de notre âme, le niveau de ‘Tu aimeras L’Eternel ton D.ieu de tout ton pouvoir’ (un amour pour D.ieu qui dépasse totalement l’amour qui naît de la raison et de l’intellect).

Tout dépend donc de notre attitude face à l’exil. Le Rabbi préconise que nous devons adopter l’attitude de Mordé’haï au sujet duquel il est dit (Méguila, 3, 2) :

‘Tous les serviteurs du roi, admis à la cour royale, s’agenouillaient et se prosternaient devant Aman, car tel était l’ordre donné par le roi en son honneur, mais Mordé’haï ne s’agenouillait ni ne se prosternait’.

Peut-être est-il judicieux d’expliquer à ce sujet que ‘nous ‘agenouiller et nous prosterner’ devant l’exil signifie que l’exil nous affaiblit car il est à l’origine de notre tristesse et de notre inaction. A l’opposé, nous devons nous conformer à l’enseignement du Rabbi Rachab en méditant au fait que l’exil ne doit avoir pour effet que celui de nous faire prendre conscience et de ressentir dans notre cœur de l’amertume face à tout ce qui nous empêche de percevoir le Divin. Dans ce cas, l’exil nous permettra d’accéder à une Téchouva véritable.

Le secret d’une éducation réussie – par Chava Sokol

Le secret d’une éducation réussie – par Chava Sokol

 

L’éducation, tâche la plus sainte, belle, complexe et magnifique à la fois qu’une personne puisse réaliser tout au long de sa vie. L’éducation est la mission qui en fait nous définit le plus en étant à l’image de D., D. Créateur de l’homme, et nous, au travers de l’éducation créons l’homme de demain.

Et c’est pourquoi, afin de réaliser et de réussir dans cette action sacrée, nous pouvons regarder et prendre exemple sur nos patriarches, qui au cours de leur vie représentent pour nous un exemple à suivre.

Aujourd’hui c’est de Yaakov et Yossef que nous allons parler.

La relation entre les deux dès le début est particulière – « Et son âme était liée à son âme ». Rarement dans la Torah avons-nous vu des termes aussi forts pour exprimer une relation d’amour père/fils. Et pourtant ici, la relation de Yaakov et Yossef est décrite de cette façon car elle était particulièrement forte.

Yaakov aimait Yossef d’un amour profond, fils tant attendu de sa bien-aimée Rachel, chaque rencontre entre les deux était source de joie, ils aimaient étudier ensemble et Yossef procurait à Yaakov une fierté immense.

Malheureusement, cet amour déclenche une jalousie destructrice au sein de ses frères et Yossef à l’âge de 17 ans se fait jeter dans un puits, puis vendu par ses propres frères aux Ismaélites.

Le voici tout seul dans un pays étranger, en Égypte. Il se trouve à travailler pour Potiphar. Mais ses problèmes ne font que commencer puisque la femme de Potiphar, Potiféra, décida de séduire Yossef afin de le faire plonger dans la faute.

Jour après jour elle venait en essayant sans repos de le séduire. Et voici qu’un jour, notre jeune Yossef a failli tomber dans la faute. Mais… À ce moment-là… Il vit le visage de son père. L’image de son père lui apparut. Et ceci lui redonna des forces incroyables qui le sauvèrent de la faute.

Que s’est-il passé à ce moment-là ? Pourquoi le fait de revoir l’image de son père a sauvé Yossef de la faute ?

Il y a ici un secret immense. Le secret de la réussite dans l’éducation.

Quand Yossef a reçu l’image de son père, il y a deux choses qui lui sont passées à l’esprit :

1) « Rappelle-toi qui tu es » – Yossef, tu n’es pas seulement Yossef, tu es le descendant d’Abraham, Itshak et Yaakov, tu fais partie d’une famille royale qui a pour mission de donner naissance au peuple juif.

Nous aussi, il est important de distiller à travers nos discours avec nos enfants la force de leur identité juive, la fierté d’être juif, de leur rappeler sans cesse qu’ils sont créés à l’image de D. Qu’ils ont une âme spéciale et qu’ils ont une mission particulière à réaliser dans ce monde. Ceci est une fierté positive à installer et à instiller aux enfants au travers de leur vie dès leur plus jeune âge.

2) Il s’est rappelé de la force de l’amour de son père, et ce qui lui a traversé à l’esprit à ce moment-là c’est : « Mon père m’aime trop, j’aime trop mon père, je ne peux pas le décevoir ». La force de cet amour a été assez puissante pour, alors qu’il était jeté seul en Égypte, l’aider à résister à la tentation, car il s’est rappelé de l’amour immense que son père portait pour lui.

La réussite de l’éducation se base sur la connexion que l’on va construire avec nos enfants, l’amour que nous donnons à nos enfants. Un enfant qui se sent aimé par ses parents est un enfant heureux. Chaque moment partagé avec l’enfant, moment de dialogue, de retrouvailles, de balade, de jeux, est un moment qui crée la connexion avec l’enfant.

Plus la connexion est forte, plus l’enfant est heureux et ouvert à suivre la voie que ses parents lui montrent. Même au travers de nos instructions et remontrances, nous voulons les faire de telle façon que l’enfant ressente l’amour qui se trouve derrière ces instructions.

Ce que nous voulons donner à nos enfants est un amour sans limite et des limites dans l’amour. La voie vers la réussite dans l’éducation est une voie complexe, pleine d’embûches et d’épreuves chaque jour et l’outil le plus puissant que nous possédons toujours est notre prière.

Je finis donc en prière, pour que D. nous aide chaque jour à guider nos enfants dans le chemin de la Torah et des mitsvot et dans la voie qui les mènera vers leur bonheur et réussite. Amen.

Vendredi 22 décembre 2023 à 10h30 : Etude du Kovets de Vayigach – Likouté Si’hot volume 20, 1ère Si’ha,  par le Rav Levi Azimov

Vendredi 22 décembre 2023 à 10h30 : Etude du Kovets de Vayigach – Likouté Si’hot volume 20, 1ère Si’ha, par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Attention : nouveau numéro
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#
ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Vayigach – Parler « dans les oreilles »
Source : Likouté Si’hot volume 20, première Si’ha sur Vayigach

 

 

 

Le jeûne du 10 Tévet tombe cette année vendredi 22 décembre 2023

Le jeûne du 10 Tévet tombe cette année vendredi 22 décembre 2023

Le jeûne commence à l’aube, vendredi 22 décembre 2023 (6h57 en Ile-de-France) et se termine à la tombée de la nuit (17h42 en Ile-de-France).
Voir tous les horaires ci-dessous.

 

En ce jour funeste commença le siège de la ville sainte de Jérusalem par l’armée babylonienne, sous les ordres du cruel Nabuchodonosor en 3336 (425 ans avant le début de l’ère commune).

A cause de sa gravité – puisqu’il marque le début de la destruction et de l’exil – il ne peut être repoussé à une date ultérieure (contrairement aux jeûnes du 17 Tamouz et du 9 Av) ou avancé à une date précédente (comme le jeûne d’Esther). C’est le seul jeûne qui puisse tomber un vendredi – donc veille de Chabbat. Du fait de sa gravité, il aura d’ailleurs une place de choix quand les jours de jeûne seront transformés en jours de joie (avec la venue de Machia’h).

Le but du jeûne est que même le corps physique ressente « la diminution de la graisse et du sang ». On ne mange pas et on ne boit pas. On ne se rince pas la bouche. Mais on peut se laver sans restriction.

Les enfants qui n’ont pas encore atteint l’âge de la Bar ou Bat Mitsva (les filles dès 12 ans et les garçons dès 13 ans) ne jeûnent pas. Les personnes fragiles, les femmes enceintes ou qui viennent d’accoucher ou qui allaitent ne jeûnent pas. Cependant, ceux qui ont la permission de manger s’abstiendront de manger des friandises.

Comme il est le premier, il est aussi le plus important et peut donc tomber un vendredi, comme c’est le cas cette année. Du fait qu’il est suivi du Chabbat, on allumera les bougies de Chabbat pendant le jeûne (avant 16h38, en Ile-de-France) et on coupera le jeûne à partir de 17h42, avec le Kidouch du vendredi soir.

Dans la prière du matin, on récite les Seli’hot spéciales de ce jour après le Ta’hanoun ainsi que « le grand Avinou Malkénou ». Puis on lit dans la Torah le passage Vaye’hal (Chemot – Exode 32 : 11 jusqu’à 34 : 1). Seul celui qui a jeûné peut être appelé à la Torah.

Lois et coutumes

Durant la prière de Min’ha (l’après-midi), on lit dans le rouleau de la Torah le chapitre Vaye’hal. Dans la Amida, on ajoute le passage Anénou (« Réponds-nous, Éternel au jour de notre jeûne car nous sommes dans une grande peine… »).

Comme tous les jours de jeûne, on procédera à un examen de conscience approfondi et on évitera de se mettre en colère. On augmentera les dons à la Tsedaka (charité). Rabbi Chnéor Zalman explique qu’un jour de jeûne est aussi un jour de bienveillance divine. Comme ce jeûne du 10 Tévet est particulièrement important, on comprend que la Techouva (retour à D.ieu) procurée par ce jeûne est aussi d’un niveau plus élevé.

Dans de nombreuses communautés, ce jeûne est associé au souvenir des martyrs de la Shoa et est appelé le jour du Kaddich mondial.

entrée et  sortie


  • Paris 6:57 • 17:42
  • Lyon 6:42 • 17:41
  • Marseille 6:35 • 17:46
  • Strasbourg 6:35 • 17:21
  • Jérusalem 5:18 • 17:13
  • Ashdod 5:20 • 17:15
  • Netanya 5:20 • 17:13
  • Tel-Aviv 5:20 • 17:14
  • New York 5:49 • 17:10
  • Bruxelles 6:53 • 17:27
  • Montréal 5:55 • 16:56
  • Genève 6:37 • 17:35
  • Londres 6:12 • 16:43
  • Casablanca 7:11 • 19:00
Le 10 Tévet: endurer, et donner naissance

Le 10 Tévet: endurer, et donner naissance

Par Nechoma Greisman / fr.chabad.org

À notre vision limitée, il semble que les jours commémorés par les jeûnes sont tristes et solitaires. Mais le Rabbi explique que quand Machia’h viendra, les choses seront révélées dans leur vraie réalité. Et alors nous verrons que ces jours n’étaient pas aussi mauvais qu’ils paraissaient. Au contraire, nous verrons comment ces jours recelaient un potentiel gigantesque de proximité et de sainteté. Il en va de même pour le 10 Tévet.

Le nombre dix désigne un certain niveau de sainteté, de plénitude et de perfection dans les choses saintes. Il y a Dix Sefirot (Émanations divines) et Dix Paroles par lesquelles le monde fut créé. Il y a Dix Commandements, et dix niveaux de sainteté dans la terre d’Israël. Ce n’est pas par hasard que Yom Kippour, le jour le plus saint de l’année, tombe aussi le 10 du mois, le 10 Tichri. « OK, dites-vous, Tichri est Tichri, mais Tévet ? Quelle peut bien être l’importance de Tévet ? » Comme vous le savez, nous comptons les mois à partir de Nissan, que la Torah appelle le premier des mois. Quel mois est Tévet si Nissan est le premier ? Le dixième ! Donc le dixième jour de Tévet est le 10ème du 10ème. C’est l’indication d’un niveau supplémentaire de kedoucha (sainteté) que l’on ne trouve pas même dans les fêtes !

Dans la Torah, la période de galout (exil), et en particulier sa fin, est souvent comparée à la situation d’une femme sur le point d’accoucher. À mesure que la naissance approche, les douleurs sont plus fréquentes et plus difficiles à supporter. Cependant, bientôt, la douleur n’est plus qu’un vague souvenir, appartenant au passé, et le jour où le bébé est né est désormais évoqué comme un jour joyeux. Avec le temps, le souvenir de la douleur est de moins en moins présent, et la joie et le na’hat l’emportent sur le souvenir de la douleur et la difficulté de l’accouchement. Et telle est l’idée de la galout. Nous éprouvons actuellement les douleurs de l’enfantement, les contractions. C’est difficile, mais temporaire. C’est seulement un petit prix qu’il nous faut payer pour la joie et la grande bénédiction qui en résultera. À nouveau, si j’avais le temps, je m’étendrais sur le sujet, mais voilà une façon de considérer une journée de jeûne sous un jour positif, et de l’exploiter pour étudier et s’efforcer d’être meilleur et plus juif, sachant que quand il sera un Yom-Tov et que Machia’h sera là, tout sera oublié.

Par Nechoma Greisman

Guidance et encouragement : l’implication du Rabbi dans les travaux du Rav Adin Even Israël Steinsaltz

Guidance et encouragement : l’implication du Rabbi dans les travaux du Rav Adin Even Israël Steinsaltz

 

Beaucoup a été écrit sur la vie du Rav Adin Even-Israel (Steinsaltz) et son érudition aux multiples facettes. En l’honneur de Hé Tevet, son fils  un autre aspect de sa vie : sa profonde connexion avec le Rabbi et l’implication du Rabbi dans ses travaux.

 

Par le Rav Meni Even-Israel
Directeur exécutif du Centre Steinsaltz – Jérusalem

Hé Tevet, la « célébration des livres », va de pair avec l’appel du Rabbi pour une maison pleine de livres de Torah. À bien des égards, la Nessiout du Rabbi était entourée de livres de Torah – la création de livres de Torah, encourageant les gens à apprendre d’eux et à célébrer les nouvelles publications.

En 1990, le Rabbi a distribué ce que j’appelle le « Tanya vert ». Il existe de nombreuses photos de personnes recevant cette édition spéciale. L’une des images les plus emblématiques que nous ayons au Centre Steinsaltz est celle du Rabbi parlant avec mon père – le Rav Adin Even-Israel (Steinsaltz) – en lui tendant le Tanya. Cette photo orne également la couverture du livre de mon père « Mon Rabbi ». Il est approprié que cette image emblématique de mon père avec le Rabbi soit associée à la réception du Tanya, que mon père a traduit et expliqué dans son œuvre séminale sur le hassidisme.

Tout au long de sa carrière d’écriture et de publication de livres, le Rabbi a guidé mon père. Il était en quelque sorte un partenaire des efforts de mon père dans l’écriture et au-delà. Le Rabbi lui disait souvent : « Je n’aime pas interférer », puis lui disait ce qu’il devait faire…

Mon père a commencé à traduire et à composer le Gemara. Nous parlons d’une époque où la composition était faite à la main, à l’aide de tampons en argile ou d’autres matériaux, bien avant l’avènement des ordinateurs. C’était un processus désuet, pas tout à fait du 16ème siècle, mais certainement traditionnel. L’un des principaux défis était l’énorme quantité d’informations sur chaque page, y compris les commentaires, les traductions, les images et les notes.

À cette époque, deux options sont apparues pour la mise en page. L’une consistait à étendre la page tout au long du processus pour qu’une page occupe trois ou quatre pages avec des commentaires, dont nous avons quelques échantillons. Les instructions du Rabbi étaient intéressantes ; il a suggéré que chaque page soit divisée en deux. Cette approche a conduit à la création des gros livres marrons emblématiques, bien que mon père ait subi des critiques pour cette décision.

La deuxième fois notable où le Rabbi « est intervenu », c’est lorsqu’il a demandé à mon père de créer « Sefer HaKen », qui devait être publié pour le 150ème anniversaire du Alter Rebbe. Il a donné des instructions spécifiques sur ce qu’il voulait voir dans le livre et a insisté pour ne pas en faire partie, demandant à mon père de collaborer avec Zalman Shazar, alors président d’Israël. Ce projet a été retardé pour diverses raisons, conduisant le Rabbi à s’enquérir de ses progrès. Ce livre a finalement été publié dans une première édition en 1969. Nous avons eu le mérite de republier le Sefer Haken en l’honneur de la bar mitzvah de mon fils aîné.

Le troisième cas concernait les trois petits livres « Les femmes dans le Talmud », « Les hommes dans le Talmud » et « Images bibliques ». Deux choses particulières dans la réponse du Rabbi à leur sujet : premièrement, la façon dont il s’adressait à mon père est passée de Harav Hachassid (« le Rav hassidique ») à Harav Hagaon (« le grand Rabbin »). Deuxièmement, il a commenté l’une des images de couverture, qui représentait les Louhot sous forme ronde et non carrée.

La quatrième fois que le Rabbi « est intervenu », c’était quand mon père a eu l’idée de créer un nouveau commentaire sur le Tanya, pour le rendre plus accessible. La réponse du Rabbi a été assez sévère, insistant sur le fait que les mots du Tanya doivent rester intacts et que tout commentaire ne devrait pas altérer le texte original.

La cinquième et dernière fois que le Rabbi a commenté le travail de mon père, c’était après une période difficile avec certains groupes qui ont cherché à nuire à sa réputation. Mon père était découragé, mais le Rabbi l’a encouragé avec la maxime, « לפום צערא אגרא » – selon la douleur est la récompense.

L’idée de l’étude de la Torah a toujours été prise au sérieux. Aucun autre Rabbi n’a autant publié que notre Rabbi, et l’impact sur notre apprentissage est énorme. La demande continue d’apprentissage était ancrée en nous tous. Il a inculqué en nous le besoin d’un apprentissage continu, non seulement en théorie ou dans le domaine spirituel, mais dans une étude réelle et constante, qu’il s’agisse de Sihot, de Maamarim ou d’une étude quotidienne. Le Rabbi a insisté pour créer un mouvement dans lequel la possession d’une bibliothèque de livres juifs et leur étude sont primordiales dans la vie juive.

 

 

Une dénonciation anonyme a amené des inspecteurs en prévention des incendies au 770

Une dénonciation anonyme a amené des inspecteurs en prévention des incendies au 770

Des  inspecteur en prévention des incendies de New York, accompagnés de policiers, sont arrivés pour une inspection surprise au 770 à Brooklyn, New York. Ils ont commencé à inspecter le bâtiment pour voir s’il était conforme aux normes de sécurité incendie et ont menacé de fermer le bâtiment. 

 

Des inspecteurs des incendies de New York sont arrivés pour une inspection surprise à la Yéchiva du Rabbi au 770 à Brooklyn, New York, et ont commencé à inspecter le bâtiment pour voir s’il était conforme aux normes de sécurité incendie.

Les fonctionnaires ont inspecté les bureaux à l’étage supérieur et la Yéchiva, suite à une plainte anonyme concernant une surpopulation présumée dans certaines zones du bâtiment.

L’ensemble du bâtiment 770 est actuellement géré par Agoudat Chassidei Chabad et le Centre pour l’éducation, à l’exception de la grande Yéchiva du Rabbi située au rez-de-chaussée du 770.

L’inspection a surpris tout le monde, car ils travaillent en coordination totale avec les autorités et les fonctionnaires de la ville, et que l’endroit est géré conformément à toutes les règles de sécurité.

Selon les rapports, les inspecteurs ont menacé de fermer le bâtiment parce que le nombre de personnes à l’intérieur dépassait la capacité autorisée.

Après en avoir été informé, le militant du Conseil de la communauté juive se sont rendus au 770, accompagné de deux hauts responsables du bureau du maire de New York, Eric Adams.

« Nous sommes déterminés de corriger tout problème soulevé par les inspecteurs ». Les circonstances amènent à supposer que le dénonciateur a fourni des informations erronées dans le but de nuire. Le 770 n’avait reçu aucune plainte depuis 1977″.

L’une des remarques des inspecteurs était que le mur entre le 770 et le bâtiment 788 avait été enlevé, un mur qui avait été retiré il y a quelques années.