Revivez le « 3ᵉ Voyage Annuel Dames chez le Rabbi », Mars 2025. Expérience inoubliable à découvrir !

Revivez le « 3ᵉ Voyage Annuel Dames chez le Rabbi », Mars 2025. Expérience inoubliable à découvrir !

Revivez le 3ᵉ voyage annuel des DAMES chez le Rabbi – Adar 5785 (Mars 2025), organisé par le Beth Habad 77 sous la direction de Mme Tzal’ha Amar. Du 20 au 23 mars 2025, des femmes inspirantes ont vécu une expérience inoubliable, entre spiritualité profonde, connexions authentiques et émotions intenses. Plongez au cœur de leurs témoignages bouleversants et laissez-vous transporter par cette aventure extraordinaire !

 

 

Dans le tourbillon de la vie quotidienne, rares sont les moments où l’on peut véritablement se connecter à une dimension spirituelle profonde. Ce « 3ᵉ Voyage Annuel Dames chez le Rabbi », organisé en mars 2025, s’affirme comme l’une de ces précieuses occasions, offrant aux participantes bien plus qu’un simple pèlerinage, mais une véritable transformation intérieure.

Un voyage guidé vers l’authenticité spirituelle

« Je suis venue sans savoir vraiment. Enfin, je savais où je venais, je savais que je venais prier, mais ça n’a rien à voir avec ce que j’ai fait cette fois-ci. » Ce témoignage, livré avec émotion par l’une des participantes, illustre parfaitement ce qui distingue cette expérience d’une simple visite spirituelle.

La différence fondamentale réside dans la préparation et l’accompagnement offerts tout au long du voyage. « On nous guide en fait du début jusqu’à la fin, il y a une vraie préparation pour prier, » explique-t-elle. Pour celles qui, comme elle, pensent « ne pas savoir prier », cette structure devient une révélation. La possibilité de lire les prières en français à haute voix transforme l’expérience : « On les comprend, on les ressent, c’est très émouvant, c’est très prenant. »

Cette approche immersive permet aux participantes de dépasser la barrière de la langue et du rituel pour accéder à l’essence même de la prière. « On prend vraiment part, on se rapproche de lui, et nos prières vont être entendues, » confie cette même dame, touchée par la profondeur de l’expérience.

L’orchestration d’une expérience transformatrice

Au cœur de ce voyage se trouve la Chlou’ha du Rabbi en Seine et Marne, Salha Amar, guide spirituelle dont la bienveillance et le dévouement sont unanimement salués par les participantes. « Je remercie vraiment Salha pour cet accompagnement, pour cette générosité, tout ce qu’elle a pu nous transmettre, » témoigne une participante reconnaissante.

Ce n’est pas un hasard si tant de femmes reviennent année après année. Comme l’exprime Carly, présente pour la quatrième fois : « C’est vrai qu’on est venu pour une demande très importante qui a été, ma foi, exaucée. » Elle souligne comment le programme soigneusement élaboré par Salha permet aux participantes de transcender leurs préoccupations personnelles : « Elle a réussi grâce à son programme et grâce à ce voyage à nous faire oublier nos propres émotions, tellement qu’on a eu des émotions envers le Rabbi. »

Cette capacité à créer un espace où les participantes peuvent se détacher de leurs soucis quotidiens pour se concentrer pleinement sur une connexion spirituelle authentique constitue l’une des forces majeures de ce voyage. « On a oublié pendant quatre jours ce qui se passait dans nos vies, » confirme Carly. « On était concentrées uniquement sur le Rabbi et sur nos demandes. »

Des témoignages de transformation personnelle

Les récits qui émergent de cette expérience partagent tous un dénominateur commun : une transformation intérieure profonde qui se manifeste de différentes manières selon les parcours individuels.

Pour Ophélie, revenue pour la seconde fois, le voyage a été l’occasion d’un véritable miracle : « La première année, je suis venue pour une demande. Cette année, je suis revenue et mon miracle a été réalisé. » Son message aux hésitantes est clair : « Il faut venir, parce que si vous avez des demandes, et même si vous n’en avez pas, venez quand même. »

Une autre participante témoigne de l’impact durable que le voyage a eu sur sa vie : « Ça m’a apporté beaucoup de brachot [bénédictions] dans ma vie et ça m’a permis vraiment de me ressourcer et de revenir à l’essentiel. » Dans une société où les distractions sont omniprésentes, ce recentrage spirituel devient précieux : « Avec le quotidien, on oublie l’importance de la Torah, on oublie l’importance de faire des mitzvot, on oublie l’importance de prier. »

Pour Céline, qui découvrait largement cette tradition, l’expérience a été une véritable révélation : « Je m’attendais pas du tout à ce voyage. Je voyais qui était le Rabbi, mais vraiment je ne le connaissais pas, et j’ai l’impression d’avoir rencontré le Rabbi. » Cette rencontre spirituelle a initié en elle un processus de transformation : « Je pense qu’il y a quelque chose en moi qui s’est créé et qui, j’espère, va m’améliorer dans ma pratique. »

Un voyage qui nourrit l’âme au-delà du tourisme

Les participantes tiennent à souligner que ce voyage n’a rien d’une excursion touristique ordinaire. « C’est pas une visite de New York, ne vous attendez pas à faire beaucoup de shopping, » prévient Carly. « C’est vraiment une connexion avec le Rabbi. »

Cette dimension spirituelle est ce qui donne à l’expérience sa profondeur unique. « Ce voyage, c’est un moment hors du temps. On revient vraiment à l’essentiel, » explique une participante. Parmi les moments forts mentionnés, le repas de Shabbat chez l’habitant est décrit comme « incroyable », illustrant l’authenticité culturelle et spirituelle recherchée.

Une autre participante résume avec justesse l’essence de cette expérience : « C’est un voyage où tu remplis ton cœur. En fait, tu te rapproches du Rabbi, tu te rapproches d’Hachem, et tu te rapproches de toi aussi. » Cette triple connexion – avec la figure spirituelle vénérée, avec le divin, et avec sa propre intériorité – constitue sans doute la richesse fondamentale de ce voyage.

La méthode Salha : des clés pour une prière authentique

Au-delà de l’organisation logistique, c’est la méthode pédagogique de Salha qui marque profondément les participantes. « J’ai eu l’occasion de faire des voyages aux États-Unis, mais je n’ai pas prié de la même façon, » confie une participante. « J’ai pu prier grâce à tes cours et à ces petites clés que tu envoies au fur et à mesure. »

Cette préparation spirituelle progressive, bien que décrite comme « un programme long », s’avère parfaitement calibrée pour conduire les participantes vers une connexion authentique. « Elle a des petites clés, des petits mots, des phrases qui font que tu te connectes, et que le jour où tu arrives devant ce Ohel [tombeau du Rabbi], en fait tu écris mais avec tout ton cœur et tout ce qu’il faut faire. »

Cette méthodologie, fruit de l’expérience et de la sensibilité spirituelle de Salha, permet même aux moins initiées de vivre pleinement cette rencontre avec le Rabbi. Comme le note avec émotion une participante : « C’était beau de voir le Rabbi dans chacune de vous. C’était beau de voir que chacune avait son histoire, sa croyance et son rapprochement. »

Un appel unanime à vivre l’expérience

Toutes les participantes partagent ce même message : cette expérience mérite d’être vécue au moins une fois. « C’est un voyage extraordinaire que je conseille à chaque personne de faire au moins une fois dans sa vie, parce que si on ne le vit pas, on ne le comprend pas, » affirme l’une d’elles avec conviction.

Une autre résume le sentiment général : « On a passé quatre jours de rêve dont on se souviendra toujours, et la seule chose dont j’ai envie, c’est de revenir, d’en parler autour de moi et dire : venez ! »

Conclusion : une parenthèse spirituelle qui transforme la vie quotidienne

Le « 3ᵉ Voyage Annuel Dames chez le Rabbi » s’affirme comme bien plus qu’un simple pèlerinage. C’est une expérience holistique qui transforme profondément celles qui la vivent, les reconnectant à des valeurs essentielles souvent éclipsées par le rythme effréné de la vie moderne.

Comme le témoignent les participantes, on en revient « avec plus de force », avec un sentiment de renouveau spirituel, et parfois même avec des réponses concrètes à des prières profondément ressenties. Dans un monde où la dimension spirituelle est souvent négligée, ce voyage offre une précieuse parenthèse qui, loin d’être une simple évasion, nourrit durablement l’âme de celles qui osent s’y engager pleinement.

La véritable magie de cette expérience réside peut-être dans cette capacité à créer un pont entre l’intensité spirituelle vécue pendant ces quatre jours et la vie quotidienne qui attend les participantes à leur retour. Comme le formule simplement l’une d’elles : « Ça nous remet vraiment sur le droit chemin et ça me donne beaucoup de force pour la suite et pour évoluer. »

Un voyage transformateur qui, à en croire les nombreux témoignages enthousiastes, mérite amplement son qualificatif d' »inoubliable ».

 


Pour plus d’informations sur le prochain « Voyage Annuel Dames chez le Rabbi » et pour réserver votre place, contactez l’organisatrice Salha et rejoignez la communauté Habad 77 pour cette expérience spirituelle unique.
Beth Habad Seine et Marne – 55 Ave des Lilas 77340 PONTAULT COMBAULT 01 60 29 50 17

 

Israël : Tragique disparition dans un accident de la route du Rav Shneor Zalman Avircham, dévoué au projet du Sefer Torah général

Israël : Tragique disparition dans un accident de la route du Rav Shneor Zalman Avircham, dévoué au projet du Sefer Torah général

Barou’h Dayan Haemet : C’est avec une grande tristesse et un profond choc que nous apprenons ce matin la terrible nouvelle du décès prématuré du Rav Shneor Zalman Avircham, survenu hier soir dans un accident de voiture tragique sur la route côtière. Le Rav Avircham servait comme membre du comité du Sefer Torah général sous la direction de son père.

C’est avec une profonde tristesse que la communauté Habad a appris le décès tragique du Rav Shneor Zalman Avircham, emporté dans un accident de la route sur la voie côtière. Ce membre dévoué du comité du Sefer Torah général laisse derrière lui un héritage spirituel important et une famille éplorée.

Un accident mortel sur la route côtière

L’accident s’est produit mardi soir, vers 22h00, lorsque le véhicule du Rav Avircham est entré en collision avec un autobus circulant sur la route 2, près du kibboutz HaHotrim. Selon les premiers rapports, un homme d’environ 40 ans a été grièvement blessé dans cette collision entre un autobus et une voiture particulière.

Les secouristes et paramédicaux de Magen David Adom (MDA) arrivés sur place l’ont trouvé piégé dans sa voiture complètement détruite. Souffrant d’un traumatisme crânien sévère et inconscient, il a été désincarcéré par les pompiers de Haïfa avant d’être évacué en urgence vers l’hôpital Rambam dans un état instable. Malheureusement, il n’a pas survécu à ses blessures.

Omar Yehoshua, secouriste de MDA, a témoigné : « Nous avons vu le conducteur piégé dans un véhicule particulier qui était entièrement écrasé. Il souffrait d’un grave traumatisme crânien et était inconscient. Après l’avoir dégagé, nous lui avons prodigué des soins médicaux d’urgence et l’avons transporté à l’hôpital dans un état instable. »

Un pilier du projet du Sefer Torah général

Le Rav Shneor Zalman Avircham était le fils du Rav Moshe Shmuel Avircham, éminent dirigeant du comité du Sefer Torah général à Kiryat. Cette initiative d’importance majeure pour la communauté Habad a été lancée par le Rabbi de Loubavitch à la veille de l’année 5742 (1981-1982).

Le projet du Sefer Torah général représente une entreprise d’unification exceptionnelle au sein du judaïsme mondial. Depuis son lancement, près de 27 rouleaux de la Torah ont été écrits, avec des lettres acquises par plus de 6 millions de Juifs de toutes origines et de tous horizons à travers le monde.

En tant que membre actif du comité présidé par son père, le Rav Shneor Zalman Avircham s’était pleinement investi dans l’inscription des Juifs au Sefer Torah, conformément à la vision du Rabbi. Son engagement témoignait d’une profonde conviction dans le pouvoir unificateur de cette initiative.

Une initiative d’unité et de spiritualité

Le projet du Sefer Torah général a été conçu comme un moyen de renforcer l’unité juive. Lors de son annonce, le Rabbi de Loubavitch avait souligné l’importance pour chaque Juif de posséder une lettre dans un rouleau de la Torah, expliquant que « la perfection du Sefer Torah est atteinte lorsque toutes les lettres sont présentes » et qu’il était donc « nécessaire de s’assurer qu’aucun Juif ne reste sans avoir une lettre dans l’un des rouleaux de la Torah ».

Cette initiative n’était pas une mesure temporaire, mais un projet permanent. Le Rabbi a clairement indiqué que l’objectif n’était pas de multiplier les rouleaux de la Torah, mais plutôt de rassembler autant de Juifs que possible autour d’un nombre limité de Sefer Torah.

En Israël, le comité dirigé par le Rav Moshe Shmuel Avircham, père du défunt, a été établi par des militants et des émissaires du Rabbi à Haïfa et dans les régions environnantes. Ce comité a continué à suivre les directives du Rabbi même après la complétion du premier rouleau de la Torah en 1982.

Un homme au service de sa communauté

Ceux qui l’ont connu décrivent le Rav Shneor Zalman Avircham comme une personne rayonnante, pleine d’amour pour Israël et profondément engagée dans des actes de bonté. Il diffusait les valeurs du judaïsme et du hassidisme dans son entourage avec une énergie et une sincérité remarquables.

Son décès prématuré, alors qu’il était en pleine force de l’âge, a provoqué une onde de choc dans la communauté Habad et parmi les émissaires du Rabbi. La perte est d’autant plus douloureuse qu’il laisse derrière lui son épouse, issue de la famille Lasker de Kfar Habad, et quatre jeunes enfants, dont l’aîné n’a que huit ans, ainsi que ses parents, frères et sœurs.

L’héritage du Sefer Torah général

Le projet auquel le Rav Avircham a consacré tant d’efforts continue de prospérer. Au fil des années, il a reçu le soutien de nombreuses personnalités éminentes du judaïsme, tant en Israël qu’à l’étranger. Des grands rabbins, des leaders hassidiques et des figures publiques ont participé aux cérémonies marquant l’achèvement des rouleaux de la Torah et ont encouragé leurs communautés à acquérir des lettres.

Le Rabbi de Loubavitch lui-même accordait une importance particulière à cette initiative, la qualifiant de « projet spécial pour notre génération », de « projet intime » et « d’entreprise à la fois très générale et très personnelle ». Il suivait régulièrement les progrès du comité et encourageait constamment les efforts de sensibilisation.

Récemment, durant la guerre « Épées de fer », le comité a lancé une vaste campagne pour inscrire tous les Israéliens, y compris les soldats de Tsahal, les otages et les résidents des communautés frontalières de Gaza. Grâce à la mobilisation des membres de la communauté, des émissaires et des étudiants, toutes les lettres ont été acquises et un rouleau complet de la Torah a été achevé en trois mois seulement après le début du conflit.

Informations sur la Lévaya

La Lévaya du Rav Shneor Zalman Avircham aura lieu aujourd’hui à 13h15.

Le cortège partira de la synagogue centrale située au 17 rue Lihman, derrière la caisse d’assurance maladie Clalit de Kiryat Yam.

L’inhumation aura lieu à 16h00 au nouveau cimetière de Tsfat, dans la zone où se trouve la tombe du Rav Pinhas ben Yaïr.

Les Chiva se dérouleront au domicile de la famille Avircham, 10 rue Gilboa à Kiryat Yam,.

Un adieu douloureux

La communauté Habad pleure aujourd’hui la perte d’un serviteur dévoué qui incarnait les valeurs d’unité, de foi et d’engagement communautaire. Le rabbin Shneur Zalman Avircham laisse derrière lui non seulement une famille endeuillée, mais aussi un exemple lumineux de dévouement à une cause qui transcende les divisions et rassemble le peuple juif autour de son héritage spirituel.

Puisse sa mémoire être une bénédiction et son œuvre continuer à inspirer les générations futures dans leur attachement aux valeurs du judaïsme et de l’unité.

« Je ne veux pas Ton Gan Eden, je ne veux pas Ton Olam Haba… je ne veux rien d’autre que Toi Seul ! »

« Je ne veux pas Ton Gan Eden, je ne veux pas Ton Olam Haba… je ne veux rien d’autre que Toi Seul ! »

Cet enseignement du Maamar du 11 Nissan 5731 (1971) s’enracine dans une référence biblique à la tribu d’Asher. Ce nom, intimement lié aux concepts de bonheur (osher) et de bénédiction, porte en lui une promesse de rédemption future pour Israël. Cette référence n’est pas fortuite, car elle ouvre la voie à une méditation profonde sur la nature du choix spirituel et de la relation authentique avec le Divin.

Adapté du Maamar Rabbi du 11 Nissan 5731

 

Un enseignement ancré dans la tribu d’Asher

Cet enseignement, transmis le 11 Nissan 5731 (1971), trouve ses racines dans une référence biblique ancienne : la tribu d’Asher. Ce nom, qui signifie bonheur (*osher*) en hébreu, n’est pas choisi au hasard. Dans la tradition juive, Asher est associé à la bénédiction, à la prospérité et à une joie profonde, comme en témoignent les paroles de Moïse dans Deutéronome 33:24 : « Qu’Asher soit béni parmi les fils, qu’il trempe son pied dans l’huile. » Cette image évoque une abondance naturelle et spirituelle, mais aussi une promesse plus vaste : celle d’une rédemption future pour Israël. L’enseignement s’appuie sur cette symbolique pour inviter à une méditation sur le choix spirituel et sur la manière dont une relation authentique avec D.ieu peut transformer notre existence. Il ne s’agit pas seulement d’un exercice intellectuel, mais d’une exploration de ce qui donne un sens ultime à la vie humaine.

Le paradoxe du choix spirituel

Au centre de cette réflexion se pose une question fondamentale : que signifie réellement « choisir » D.ieu ? La tradition affirme que les Juifs ont choisi D.ieu – notamment au mont Sinaï en acceptant la Torah – et que D.ieu, en retour, a choisi Israël comme peuple élu. Ce double choix semble créer un paradoxe. Si D.ieu représente la vérité absolue, l’éternité et la source de toute existence, tandis que l’idolâtrie n’est qu’une illusion temporaire – un mirage spirituel – pourquoi ce choix ne s’impose-t-il pas à tous comme une évidence ? Un esprit rationnel ne devrait-il pas, face à cette alternative, opter immédiatement pour la vérité plutôt que pour le mensonge ? Pourtant, l’histoire humaine raconte une tout autre réalité : des civilisations entières ont vénéré des idoles, des forces naturelles ou des divinités fabriquées, ignorant ou rejetant la Source unique.

Ce paradoxe révèle que le choix spirituel dépasse la simple logique. Il ne s’agit pas seulement de distinguer le vrai du faux, mais de s’engager dans une démarche qui touche les profondeurs de l’être. La tradition juive identifie plusieurs niveaux dans ce choix. D’abord, le choix extérieur : les actions concrètes, comme observer les commandements ou se rattacher à une communauté. Ensuite, le choix intellectuel : une compréhension raisonnée des principes divins, comme lorsqu’un esprit étudie la Torah pour saisir la vérité. Puis, le choix émotionnel : un élan du cœur, porté par l’amour de D.ieu ou la crainte respectueuse de Sa grandeur. Enfin, au-delà de ces dimensions, il y a le choix essentiel, celui de l’âme elle-même. Ce dernier n’est pas une décision calculée, mais une orientation innée, une inclination fondamentale qui précède toute réflexion et qui définit l’identité spirituelle la plus profonde.

La parabole du roi et des ministres

Pour illustrer cette idée complexe, l’enseignement se tourne vers une parabole éloquente du Midrash. Imaginez un roi puissant, entouré de ses ministres – des ducs, des gouverneurs, des stratèges – qui administrent son royaume. La plupart des gens, attirés par les richesses, le pouvoir ou les faveurs immédiates, choisissent de s’attacher à ces ministres. Ils y voient une source de bénéfices tangibles : une promotion, une protection, une récompense rapide. Mais une personne, dotée d’une sagesse exceptionnelle – le *pikeach* –, fait un choix différent. Elle déclare : « Je choisis le roi lui-même, car les ministres passent, leurs postes changent, leurs faveurs s’évanouissent, mais le roi, lui, demeure éternellement. »

À première vue, cette histoire semble opposer une vision à court terme à une perspective à long terme. Choisir les ministres, c’est chercher un gain rapide mais instable ; choisir le roi, c’est privilégier une stabilité durable. Cependant, la parabole cache une signification bien plus profonde dans un contexte spirituel. Les ministres représentent les forces intermédiaires de la création : les anges, les astres comme le soleil et la lune, ou encore les lois naturelles qui régissent le monde. Dans les anciennes cultures, chaque nation vénérait un « sar » – une puissance céleste – qu’elle considérait comme son guide ou son dieu. Mais Israël, dans une intuition unique, s’est tourné directement vers le Roi, le Créateur de toutes choses, rejetant tout intermédiaire. Le roi de la parabole, immuable et éternel, symbolise D.ieu, dont l’Essence transcende toutes les manifestations temporaires et changeantes du monde.

Les deux erreurs de l’idolâtrie

Cette parabole permet de mieux comprendre les deux grandes erreurs qui définissent l’idolâtrie. La première est évidente : attribuer un pouvoir indépendant aux intermédiaires. Les peuples anciens voyaient dans le soleil, la mer ou les étoiles des divinités autonomes, dotées de volonté propre. Cette méprise est grossière, car elle confond l’instrument avec son maître, le pinceau avec le peintre. La seconde erreur est plus subtile et donc plus insidieuse : reconnaître que ces forces tirent leur pouvoir de D.ieu, mais leur prêter une liberté de choix dans la manière de l’exercer. Dans cette vision, les astres ou les anges seraient comme des ministres capables de décider qui bénir ou qui punir, indépendamment de la volonté du roi.

La Hassidout corrige ces illusions avec une image saisissante : ces intermédiaires ne sont que « la hache dans la main du bûcheron ». Ils n’ont ni conscience ni autonomie ; ils exécutent la volonté divine sans dévier. Prenons une analogie contemporaine : certains pourraient voir les lois de la physique comme des forces indépendantes qui régissent l’univers (première erreur), ou comme des mécanismes créés par D.ieu mais dotés d’une certaine « intelligence » propre (seconde erreur). La vérité, selon la perspective juive, est que ces lois ne sont que l’expression continue de la volonté divine, sans aucune marge de manœuvre. Ces erreurs mènent toutes deux à un même égarement : s’attacher à l’intermédiaire plutôt qu’à la Source.

Abondance illusoire contre abondance véritable

L’enseignement s’attarde ensuite sur une distinction cruciale entre deux formes d’abondance, tant matérielle que spirituelle. Celle qui provient des intermédiaires – appelée *sitra a’hra* ou « l’autre côté » dans la terminologie kabbalistique – peut sembler impressionnante. Elle est souvent immédiate, abondante, et ne demande ni effort ni mérite particulier. On pourrait penser à un homme qui prospère sans jamais se poser de questions spirituelles, accumulant richesses et succès sans transformation intérieure. La Hassidout explique ce phénomène : cette abondance puise dans une lumière divine élevée mais extérieure, appelée « l’enveloppant extérieur » (*makif ha-hitzon*). Parce qu’elle n’est pas intégrée au destinataire, elle reste superficielle, comme un vêtement qu’on porte sans qu’il devienne partie de soi.

Une métaphore puissante illustre cette idée : un roi donne un festin somptueux à ses serviteurs loyaux, mais laisse tomber quelques miettes par-dessus son épaule pour les chiens qui rôdent derrière lui. Ces miettes ne sont pas un don intentionnel ; elles tombent par hasard, sans amour ni lien véritable. De même, l’abondance accordée par les intermédiaires est illusoire : elle peut briller un temps, mais elle est vouée à disparaître lorsque le monde atteindra sa purification finale. En revanche, l’abondance qui découle d’une connexion directe avec D.ieu semble parfois plus modeste sur le plan matériel. Elle exige souvent un effort, une discipline, une fidélité. Mais elle est enracinée dans la volonté divine intérieure (*pnimiyut ha-ratzon*), ce qui lui confère une valeur éternelle. Comme le dit l’enseignement : « Les intermédiaires s’effacent, mais le Roi demeure. » Un exemple concret pourrait être celui d’une vie simple mais empreinte de sens spirituel, qui surpasse en profondeur une existence fastueuse mais vide.

L’élan profond de l’âme juive

Ce discernement n’est pas le fruit d’un simple calcul intellectuel ; il émane de l’essence même de l’âme juive. Décrite dans la Hassidout comme « une partie de D.ieu d’en haut » (*helek Eloka mi-ma’al*), cette âme possède une affinité naturelle avec sa Source. Comme une flamme s’élève instinctivement vers le ciel, elle aspire à D.ieu non pas pour des récompenses, mais parce que cette connexion est sa raison d’être. Ce choix fondamental dépasse les considérations d’avantage ou de désavantage. Un homme peut choisir une carrière pour son salaire, ou un ami pour son soutien ; l’âme juive, elle, choisit D.ieu parce qu’elle ne peut faire autrement – c’est sa nature intime.

Cette inclination profonde transforme l’intellect lui-même. Éclairé par l’âme, il ne se limite plus aux raisonnements ordinaires. Il devient capable de percevoir des vérités qui échappent à la logique conventionnelle : la supériorité d’une vie alignée sur l’éternel plutôt que sur le temporaire, la richesse d’une relation directe avec D.ieu plutôt que des bénéfices éphémères. Les grands sages juifs, comme Maïmonide ou le Baal Shem Tov, incarnaient cette fusion : des esprits brillants, analytiques, mais guidés par une vision spirituelle qui transcendait les limites humaines.

L’aspiration à l’Essence divine : « je ne veux que Toi seul ! »

Cette quête atteint son apogée dans une déclaration bouleversante d’Admour Hazaken, le premier Rabbi de Loubavitch : « Je ne veux rien, ni Ton paradis, ni Ton monde à venir… je ne veux que Toi seul. » Ces mots ne sont pas une simple hyperbole ; ils expriment l’aspiration ultime de l’âme juive. Même les récompenses spirituelles les plus sublimes – le Gan Eden (paradis) ou l’Olam Haba (monde à venir) – ne sont que des manifestations limitées de D.ieu. Dans la Hassidout, les mondes supérieurs, les *sephirot* (attributs divins) et les lumières spirituelles les plus intenses sont encore des reflets de l’Infini (*Ein Sof*). Mais l’âme éveillée ne se satisfait pas de ces éclats, aussi magnifiques soient-ils. Elle cherche l’Essence divine (*Atzmut*), ce qui est au-delà de toute forme, de toute récompense, de toute manifestation.

Ce désir dépasse le choix du sage dans la parabole. Ce n’est pas seulement une question de permanence (« le roi ne change pas ») ni même de qualité supérieure des dons du roi. C’est une reconnaissance que seule l’union avec l’Essence répond à la soif profonde de l’âme. Imaginez un amoureux qui ne veut pas les cadeaux de l’être aimé, ni même ses paroles d’affection, mais simplement sa présence pure et totale. Ainsi, l’âme juive aspire à D.ieu pour Lui-même, dans une intimité qui transcende tout calcul ou attente.

Une harmonie entre l’âme et le service divin

Dans cet état d’unité, l’intellect et l’âme fusionnent en une harmonie parfaite. Le véritable bonheur – évoqué une fois encore par le nom d’Asher – ne se mesure ni en possessions matérielles ni en expériences spirituelles passagères, mais dans la connexion directe avec la Source de toute existence. Cette perspective redéfinit le service divin. Observer les commandements ou étudier la Torah n’est plus une obligation extérieure ni une quête de mérites ; cela devient une expression naturelle de cette relation essentielle. Chaque acte – allumer les bougies de Shabbat, donner la charité, prier – devient un canal pour révéler cette connexion intime.

Mais cette vision va plus loin : elle transforme notre rapport au monde. Le but ultime n’est pas seulement de s’élever soi-même spirituellement, mais de dévoiler la présence divine cachée dans toute la création. Chaque geste qui sanctifie le matériel – transformer une table en autel par une bénédiction, ou un moment ordinaire en Shabbat – participe à ce projet cosmique. La rédemption promise par Asher n’est pas un simple événement futur ou un changement de circonstances extérieures. Elle est la révélation universelle du lien qui unit chaque être, chaque particule de l’univers, à son Créateur. Dire alors « L’Éternel est ma part » n’est plus une formule abstraite : c’est une affirmation vivante, portée par la clarté du sage qui choisit le roi et par la profondeur de l’âme qui ne cherche que son Essence.

 

 

 

 

 

Lorsque la réalité virtuelle révolutionne l’éducation juive à l’approche de Pessa’h

Lorsque la réalité virtuelle révolutionne l’éducation juive à l’approche de Pessa’h

À l’heure où les écrans captent l’attention des jeunes générations, une startup transforme cette réalité en opportunité éducative. Casques sur la tête et mains tendues vers un passé devenu tangible, des milliers d’enfants redécouvrent les rituels millénaires de Pessa’h à travers une expérience immersive saisissante.

 

Par notre correspondant à New York

Dans une petite salle de classe du quartier de Crown Heights à Brooklyn, une vingtaine d’enfants s’exclament en chœur, les yeux dissimulés derrière des casques de réalité virtuelle. Ces élèves de 10 ans ne sont pas en train de jouer à un jeu vidéo ordinaire – ils se trouvent virtuellement dans la cour du Temple de Jérusalem, assistant à la préparation du sacrifice pascal tel qu’il était pratiqué il y a deux millénaires.

« C’est tellement mieux que des livres! Je peux voir comment ils faisaient vraiment, » s’enthousiasme Yossi, 10 ans, qui vient de retirer son casque. « Maintenant, je comprends pourquoi on fait toutes ces choses pendant le Séder. »

Cette scène illustre la dernière innovation de TorahVR, une startup israélienne fondée en 2023, qui transforme rapidement l’apprentissage des traditions juives. À l’approche de Pessah, leur nouvelle expérience « KorbanPesachVR » connaît un succès retentissant auprès des écoles religieuses, des synagogues et même des familles particulières.

 

 

« La technologie au service de la tradition »

« Les enfants d’aujourd’hui sont nés dans un monde numérique. Pour transmettre efficacement notre patrimoine, nous devons parler leur langage, » explique le fondateur de TorahVR. Dans son bureau de l’incubateur technologique de Jérusalem, ce quadragénaire barbu, ancien élève du Technion et de la yeshiva de Mir, manipule avec aisance les équipements de pointe. « Notre mission est de rendre l’expérience ancestrale du judaïsme accessible à la génération Z et Alpha. »

L’entreprise propose également « ChametzVR », une expérience ludique où les participants apprennent les lois complexes de la recherche du pain levé en le traquant virtuellement dans une maison interactive. « C’est un jeu, mais aussi un véritable outil pédagogique, » précise Sarah Levy, directrice pédagogique. « Nous avons travaillé avec des rabbins éminents pour garantir l’exactitude halakhique de chaque détail. »

Un impact mesurable sur l’apprentissage

À l’école juive de San Francisco, la directrice Mme Brook confirme l’impact: « Depuis que nous utilisons ces technologies, la participation aux discussions sur les fêtes a explosé. Les enfants posent plus de questions au Séder familial et comprennent mieux la signification des rituels. »

Le phénomène dépasse les frontières d’Israël. De New York à Paris, de Melbourne à Johannesburg, plus de 50 institutions juives ont adopté cette technologie. « La demande est telle que nous peinons à produire suffisamment de casques, » admet le rabbin Goldstein.

Entre tradition et innovation

Certains traditionalistes expriment des réserves, craignant une « gamification » excessive des traditions sacrées. Mais le Rav Stern de l’université Bar-Ilan nuance: « À chaque génération ses outils. Dans le passé, on utilisait des illustrations, puis des films… La réalité virtuelle n’est qu’un nouveau médium pour transmettre les mêmes valeurs éternelles. »

Témoignage d’un parent

« Mon fils n’avait jamais montré beaucoup d’intérêt pour nos traditions, » raconte Avraham Weiss, père de famille à Miami. « Après avoir expérimenté KorbanPesachVR à son école, il est rentré à la maison plein de questions sur le Beth Hamikdash et l’histoire de l’Exode. Pour la première fois, il attend le Séder avec impatience. »

L’avenir de l’éducation juive?

Alors que Pessah approche, TorahVR prépare déjà sa prochaine innovation: une expérience immersive de la traversée de la Mer Rouge. « Imaginez pouvoir marcher aux côtés de Moïse, » sourit le Rav Goldstein. « C’est notre façon de construire un pont entre le passé et l’avenir. »

 

 

L’expérience immersive du Beth Hamikdash: témoignage d’Avraham Fried

Le célèbre chanteur hassidique Avraham Fried, visiblement ému, témoigne de son expérience avec le nouveau dispositif de réalité virtuelle qui reconstitue le Temple de Jérusalem.

« Quand j’ai retiré les lunettes, je suis revenu dans la pièce et j’ai dit ‘Oh mon Dieu, j’étais comme dans un tout autre monde!’ La hauteur des parojis et des rideaux et des murs, c’est tout simplement incroyable. Ce que je dis peut sembler exagéré, mais si vous aviez vu ce que j’ai vu, vous seriez d’accord que c’est absolument stupéfiant. »

Cette technologie innovante répond à un besoin contemporain que Fried identifie clairement: « Dans le passé, il n’y avait pas grand-chose à voir, donc nous devions écouter. Aujourd’hui, les enfants veulent voir. ‘Montre-moi, montre-moi!’ Alors ils ont des vidéos, ils ont ceci et cela, mais ça, c’est un tout nouveau niveau qui capturera l’imagination des enfants comme jamais auparavant. Rien ne s’en approche, rien ne peut se comparer à cela. »

L’artiste souligne particulièrement la précision des détails concernant l’accomplissement des Mitsvot dans le Temple: « Vous pouvez voir la mitzva, c’est incroyable – comment l’accomplir, à quoi elle ressemblait, la taille, les mesures, la couleur, les spécifications… c’est absolument incroyable. »

Conquis par l’expérience, il conclut avec enthousiasme: « J’aimerais pouvoir le montrer à mes petits-enfants. »

https://www.torahvr.com/

 

 

























Un Chabbaton exceptionnel réunit les élèves de la Yéchiva Ketana de Brunoy à Lagesse

Un Chabbaton exceptionnel réunit les élèves de la Yéchiva Ketana de Brunoy à Lagesse

Un Événement spirituel marquant pour les élèves de Yéchiva Ketana de Brunoy s’est déroulé à Lagesse, à 200 km dau sud de Paris. Spiritualité et activités récréatives se sont harmonieusement rencontrées lors du Chabbat Pékoudé organisé par la Yéchiva, offrant aux élèves une expérience inoubliable mêlant prières, enseignements et convivialité dans un cadre ressourçant.

 

 

Le dernier week-end a été marqué par un événement significatif pour la communauté éducative de la Yéchiva de Brunoy. En effet, les élèves du Chiour Beth et Guimmel de la Yechiva Ketana se sont réunis à Lagesse, France, pour vivre ensemble le Chabbat Parachat Pékoudé, le 29 Adar dernier.

Cette initiative, organisée par l’établissement, avait pour objectif d’offrir aux jeunes étudiants une expérience spirituelle et communautaire enrichissante, loin du cadre habituel des études. « Ce type d’événement est essentiel pour renforcer les liens entre les étudiants et approfondir leur connexion avec les enseignements traditionnels, » confie une source proche de l’organisation.

L’ambiance qui régnait durant ce Chabbat a été qualifiée d’extraordinaire par plusieurs participants. Les moments forts se sont succédé, des Tefilot collectives aux repas traditionnels de Chabbat, en passant par un grand Farbrenguen et un Seder Nigounim (session de chants Hassidiques) qui a particulièrement marqué les esprits.

Le point culminant de ce rassemblement fut sans doute le grand Farbrenguen animé par  le Rav Mendel Abrams et le Rav Yoel Eidelman, tous deux enseignants à la Yéchiva de Brunoy.

L’événement a pris une dimension supplémentaire grâce à la présence exceptionnelle du Rav Menahem Altabe, Chalia’h à Nice, spécialement invité pour l’occasion. Sa perspective unique, forgée par son expérience de terrain dans une communauté différente, a offert aux étudiants un regard nouveau sur l’application concrète des enseignements hassidiques dans le monde contemporain. Ses interventions, mêlant sagesse traditionnelle et compréhension des défis modernes, ont suscité de nombreux échanges enrichissants entre les participants.

Durant plusieurs heures, les trois Rabbanim ont alterné enseignements, chants et discussions interactives, créant un espace où chaque étudiant pouvait non seulement recevoir mais aussi questionner et partager. Les témoignages recueillis après l’événement soulignent l’impact profond de ces moments sur le parcours spirituel des jeunes bahourim, nombreux à évoquer des « prises de conscience » et des « moments de clarté » survenus pendant ce Farbrenguen mémorable.

Au-delà de l’aspect purement spirituel, les organisateurs avaient prévu diverses activités récréatives pour les jeunes bahourim, créant ainsi un équilibre parfait entre étude, prière et divertissement. Cette approche holistique de l’éducation juive traditionnelle illustre la philosophie de la Yéchiva de Brunoy, qui vise à former des individus équilibrés et profondément ancrés dans leur tradition.

La logistique de l’événement, gérée notamment par les étudiants émissaires  Reouven Farouz et Tzemach Sultan, a été saluée par tous. Leur travail minutieux a permis aux participants de se concentrer pleinement sur l’aspect spirituel de ce Chabbat, sans se soucier des questions pratiques.

Dans un contexte où les jeunes sont constamment sollicités par le monde extérieur, de telles initiatives prennent une importance capitale pour maintenir vivante la tradition et assurer la transmission des valeurs fondamentales du judaïsme. Ce Chabbaton  semble avoir pleinement atteint ses objectifs, laissant aux participants des souvenirs durables et un renouveau spirituel qui les accompagnera dans leur parcours éducatif.

Le succès de cet événement pourrait bien inciter la direction de la Yéchiva, menée par le Rav M. Gourevitch, à renouveler l’expérience dans un futur proche, pour le plus grand bénéfice des étudiants et de toute la communauté.

 

Un « kazayit » spécial : Distribution de petites Matsot Chemourot de 18 cm aux soldats juifs en Ukraine

Un « kazayit » spécial : Distribution de petites Matsot Chemourot de 18 cm aux soldats juifs en Ukraine

Innnovation pour Pessah en Ukraine : des Matsot Chemourot miniatures format « kazayit » (18 cm) vont être distribuées aux soldats juifs. Une initiative de la Fédération des Communautés Juives pour ce quatrième Pessa’h en temps de guerre, malgré les bombardements et le couvre-feu.

 

En cette période de Pessa’h, les émissaires du Rabbi, en collaboration avec la « Fédération des Communautés Juives d’Ukraine » (FJCU), viennent de terminer la distribution de Matsot chemourot (gardées) à des dizaines de milliers de foyers juifs à travers le pays. Cette initiative prend une dimension particulière dans le contexte du conflit qui se poursuit en Ukraine.

Pour la première fois cette année, des Matsot d’un format spécial ont été distribuées aux soldats juifs servant dans l’armée ukrainienne. Ces Matsot, produites spécifiquement à la taille exacte d’un « kazayit » (mesure minimale requise pour accomplir le précepte de consommer de la Matsa), sont probablement les plus petites Matsot au monde. D’un diamètre d’environ 18 cm, contre 30 cm pour une Matsa standard, elles ont été conçues pour permettre aux soldats de les transporter facilement sans qu’elles prennent trop de place dans leur équipement.

Une fabrique de Matsot ‘hassidique au service des militaires

Ces Matsot miniatures ont été cuites dans la fabrique de Matsot ‘Habad de Dnipro, en Ukraine. En plus de ces Matsot spéciales, des kits complets pour le Séder de Pessa’h ont également été distribués aux soldats sur la ligne de front, leur permettant d’observer les rituels de la fête même dans des conditions difficiles.

Maintenir la tradition malgré l’intensification du conflit

Cette année marque le quatrième Pessa’h consécutif depuis le début du conflit en Ukraine. Malgré l’intensification des bombardements sur les villes principales, le couvre-feu nocturne et le nombre croissant de jeunes juifs mobilisés au front, les émissaires du Rabbi organiseront des dizaines de Sédarim publics à travers le pays, avec le soutien de la Fédération.

Rav Meir Stambler, émissaire et président des communautés juives d’Ukraine, déclare avec espoir : « Après quatre années de guerre amère, nous sommes convaincus qu’à l’occasion de la prochaine fête de la Liberté, nous mériterons de nous asseoir à Jérusalem, la ville sainte, et d’y manger des sacrifices et de l’agneau pascal, avec le Rabbi à notre tête. »

Un effort logistique considérable

La distribution de Matsot et l’organisation de Sédarim dans un pays en guerre représentent un défi logistique majeur. Les routes sont parfois coupées, les déplacements dangereux, et les infrastructures endommagées. Malgré ces obstacles, les émissaires ‘Habad sont déterminés à atteindre chaque foyer juif pour que tous puissent célébrer la fête dans les meilleures conditions possibles.

Des volontaires locaux, souvent au péril de leur vie, transportent les Matsot et les provisions nécessaires à la célébration du Séder vers des communautés isolées. Dans certaines zones particulièrement exposées aux combats, les colis sont parfois livrés plusieurs semaines à l’avance pour garantir leur disponibilité pendant la fête.

Une Matsa symbolique de la résistance spirituelle

La Matsa, pain non levé consommé pendant Pessa’h, est traditionnellement associée à la libération du peuple juif de l’esclavage en Égypte. Dans le contexte ukrainien actuel, elle prend une signification supplémentaire, devenant un symbole de persévérance et d’espoir pour une population éprouvée par la guerre.

Pour les soldats juifs au front, recevoir ces Matsot spéciales est aussi un rappel de leur identité et de leur communauté qui les soutient, même dans les moments les plus difficiles. Le format compact et précis du « kazayit » illustre également l’attention portée aux détails de la pratique religieuse, maintenue envers et contre tout.

 

 

Du virtuel à la réalité : 120 élèves du ‘Heder en ligne’ se rencontrent en Russie

Du virtuel à la réalité : 120 élèves du ‘Heder en ligne’ se rencontrent en Russie

Du virtuel au réel: Pour la première fois, 120 jeunes élèves du « Heder en ligne » Or Menahem, enfants d’émissaires Habad dispersés à travers l’immense territoire de l’ex-URSS, se sont réunis à Moscou pour dix jours d’immersion scolaire.

 

Les élèves du Talmud Torah central « Heder Menahem » de Moscou ont accueilli avec enthousiasme environ cent vingt camarades de leur âge lors d’un événement exceptionnel. Ces jeunes étudiants, qui suivent habituellement leurs cours à distance dans le ‘Heder en ligne’ « Or Menahem », se sont retrouvés face à face pour la première fois après des mois, voire des années, d’interactions uniquement virtuelles.

Ce programme éducatif unique est destiné aux jeunes enfants des émissaires Habad (chlou’him) répartis dans les pays de l’ex-Union soviétique. Vivant souvent à des milliers de kilomètres les uns des autres, ces enfants n’avaient jusqu’alors communiqué qu’à travers leurs écrans d’ordinateur.

Une initiative du Grand Rabbin de Russie

À l’initiative du fondateur de cette institution novatrice, le Grand Rabbin de Russie Rav Berel Lazar, tous les élèves ont été transportés à Moscou depuis leurs pays respectifs pour un rassemblement spécial de dix jours. Durant ce séjour, ils ont été intégrés aux classes locales des établissements éducatifs de la ville.

Pour la première fois, ces enfants ont pu expérimenter l’apprentissage traditionnel en classe : s’asseoir aux côtés de camarades, faire face à un enseignant physiquement présent, participer à des jeux collectifs pendant les récréations et partager leurs repas dans une cantine commune.

Les défis de l’éducation à distance internationale

« Lors d’une journée normale chez nous, les pauses repas diffèrent selon les élèves. Pour l’un, c’est encore l’heure du petit-déjeuner, tandis que pour son camarade, c’est déjà le dîner », explique Rav Menahem Mendel Halperin, le dévoué directeur d' »Or Menahem ». Cette anecdote illustre l’un des nombreux défis que pose la gestion d’une école virtuelle dans le plus grand pays du monde, qui s’étend sur neuf fuseaux horaires, sans compter les différents horaires des pays voisins de la CEI où résident également des élèves.

Pendant ces dix jours d’apprentissage à Moscou, Rav Halperin a pu rencontrer personnellement chaque élève, suivant de près leurs progrès académiques et leur comportement ‘hassidique.

Un modèle éducatif éprouvé

L’institution, qui dispose également d’un établissement parallèle pour les filles des rabbins émissaires, a fait ses preuves pendant la période du Covid il y a environ cinq ans. Alors que de nombreuses écoles dans le monde luttaient pour s’adapter à l’enseignement à distance, les cours à « Or Menahem » se sont poursuivis normalement.

Chaque élève était déjà habitué à s’asseoir devant un ordinateur – configuré exclusivement pour le cadre éducatif et hermétiquement fermé à tout autre contenu. L’équipe pédagogique, dont la majorité réside en Israël, a dû composer avec cette situation complexe, mais leur dévouement a surmonté tous les obstacles. « Or Menahem » est ainsi devenu le seul établissement éducatif au monde à poursuivre ses activités normalement pendant cette période difficile.

Un programme riche au-delà de la classe

Pendant leur séjour de dix jours à Moscou, les enfants ont non seulement fait l’expérience de l’apprentissage en classe, mais ont également noué des liens importants avec les enfants de Moscou.

Après les cours, ils ont profité d’activités sociales divertissantes et fédératrices, participé à des excursions et visité des attractions de la ville, accompagnés d’une équipe d’éducateurs. Les familles de la communauté et les institutions de Moscou ont offert un soutien chaleureux aux jeunes émissaires des régions périphériques, les accueillant dans leurs institutions et dans leurs foyers pendant le Chabba.

Une rencontre personnelle avec le Grand Rabbin

Un moment particulièrement marquant fut la visite du Grand Rabbin de Russie, qui est venu personnellement rencontrer les élèves. Il a passé une heure entière avec chaque groupe, écoutant attentivement, répondant à diverses questions, partageant ses expériences en tant qu’émissaire et renforçant considérablement leur moral.

Remerciements et collaboration

En collaboration avec son partenaire dans la gestion, le rabbin de Novokuznetsk, l’émissaire Rav Menachem Rabinowitz, le directeur Rav Halperin a remercié le président de la Fondation éducative « Or Avner », Rav David Mondshine, sous l’égide de laquelle fonctionne l’école en ligne « Or Menahem ».

Des remerciements ont également été adressés aux nombreux éducateurs de Moscou, notamment au directeur général des institutions éducatives de Moscou, Rav Yossef Itshak Lipsker, et au directeur du « Heder Menahem » de Moscou, Rav Avraham Gurevitch, pour leur coopération et leur soutien tout au long du projet.

 

 

 

 

Un pèlerinage émouvant sur les traces des 11 Hassidim martyrs de Saint-Pétersbourg

Un pèlerinage émouvant sur les traces des 11 Hassidim martyrs de Saint-Pétersbourg

À Saint-Pétersbourg, les étudiants de la Yeshiva Tomchei Temimim d’Istra-Moscou ont honoré la mémoire des «11 martyrs». Sur ce site récemment découvert reposent onze ‘hassidim exécutés sous l’ère soviétique, dont Rav Morozov et Rav Raskin. Entre prières et chants traditionnels, ces jeunes ont rendu hommage à ceux qui ont sacrifié leur vie pour préserver le judaïsme en URSS.

SAINT-PÉTERSBOURG – Dans un acte de mémoire poignant, les étudiants de deuxième année de la Yeshiva Tomchei Temimim d’Istra-Moscou se sont rendus à Saint-Pétersbourg ce week-end pour honorer la mémoire de onze ‘hassidim exécutés pendant les persécutions soviétiques. Cette visite s’inscrivait dans le cadre d’un shabbat spécial de mission organisé sous la direction du Rav Hanan Teichtal.

Après plusieurs jours d’activités intenses dans l’ancienne capitale impériale, les jeunes « temimim » (étudiants) ont conclu leur voyage par une cérémonie solennelle au lieu connu sous le nom de « Tombe des dix martyrs du royaume », une fosse commune où reposent onze ‘hassidim qui ont sacrifié leur vie pour la sanctification du Nom divin. Ce site, récemment découvert après des décennies d’oubli forcé, représente un lieu de mémoire essentiel pour la communauté Habad.

Des figures légendaires du mouvement Habad

Parmi les martyrs inhumés en ce lieu figure Rav Elchanan Dov Morozov (1877-1938), connu sous le nom de Rav Honia ou par son nom de code clandestin « ADaM » (acronyme formé par ses initiales). Secrétaire personnel du Rabbi Rashab puis de son fils, le Rabbi Rayatz de Loubavitch, il dirigea le réseau clandestin des yeshivot Tomchei Temimim en Russie soviétique jusqu’à son exécution le 9 avril 1938 pour ses activités de préservation du judaïsme.

Né à Tcherkassy en Ukraine, Morozov perdit son père à l’âge de 13 ans et étudia d’abord à la yeshiva de Minsk. En 1897, à la fondation de la yeshiva Tomchei Temimim à Loubavitch, il y poursuivit ses études aux côtés de son futur maître, Rabbi Yossef Yitzchak Schneersohn. Nommé superviseur de la yeshiva en 1908, il épousa la même année Esther, fille du shohet de Klimovitch, avec qui il eut cinq enfants. Après le décès de son épouse, il se remaria avec sa cousine, Brakha Katz.

À côté du Rav Morozov se trouve également la tombe de Rav Itshak Raskin (1883-1938), plus connu sous le nom d’Itche Raskin. Né en 1883 (11 Kislev 5644), il fut envoyé à l’âge de huit ans à Loubavitch pour étudier et s’imprégner de l’atmosphère hassidique de la yeshiva. Après quatorze années d’études approfondies de la Torah et de la philosophie hassidique, il s’installa à Leningrad après son mariage.

Dans cette ville, Raskin prit courageusement en charge la gestion des affaires juives malgré les risques mortels que cela comportait. Sa maison était constamment ouverte aux visiteurs – il hébergea notamment Rav Honia Morozov pendant sept ans. Infatigable défenseur du judaïsme, il supervisait le ‘heder (école primaire juive), recrutait et rémunérait des enseignants, et veillait au fonctionnement clandestin du mikvé caché dans un appartement privé. Il pratiquait également l’abattage rituel casher et soutenait financièrement les familles des hassidim emprisonnés. Connu comme un grand « oved » (serviteur de Dieu), il consacrait la majeure partie de son temps à la pratique des circoncisions.

Arrêté le 2 Adar 5698 (1938) avec Rav Morozov et d’autres hassidim, Raskin demanda à ses filles de ne pas retarder le mariage de sa fille Mina à cause de lui et de poursuivre leur vie selon les principes pour lesquels il était arrêté. Sa famille apprit d’abord qu’il avait été condamné à dix ans de travaux forcés en Sibérie, mais des années plus tard, sa fille Sarah découvrit qu’il avait en réalité été jugé sommairement et condamné à mort. Le 7 Nissan 5698 (9 avril 1938), il fut exécuté dans les caves du NKVD et enterré dans un cimetière près de Leningrad.

Ces deux hommes, Morozov et Raskin, font partie des nombreux ‘hassidim qui ont maintenu la flamme du judaïsme vivante pendant les heures les plus sombres de la répression religieuse en Union soviétique, et leurs tombes sont désormais marquées par des stèles commémoratives.

Au cours de la cérémonie, le Rav Teichtal a partagé avec les étudiants les dernières paroles prononcées par Rav Morozov et Rav Raskin avant leur arrestation, détention dont ils ne sont jamais revenus. Ce moment de transmission a profondément ému l’assistance, créant un pont entre les générations et rappelant l’importance du sacrifice consenti par ces ‘hassidim.

Une cérémonie empreinte d’émotion et de foi

La commémoration s’est poursuivie par la récitation de psaumes, l’étude de chapitres de la Mishna et le Kaddish, prière traditionnelle pour les défunts. L’émotion a atteint son paroxysme lorsque tous les participants ont entonné ensemble la mélodie composée par Rav Honia Morozov lui-même, suivie du chant « Ani Maamin » (« Je crois »), profession de foi dans la venue du Messie qui était souvent sur les lèvres des juifs persécutés.

Pour conclure cette journée mémorielle, les jeunes étudiants se sont lancés dans une danse ‘hassidique spontanée au rythme de l’air bien connu en russe « Dans l’eau nous ne nous noyons pas, dans le feu nous ne brûlons pas », mélodie qui exprime la force inébranlable de la foi des ‘hassidim de cette époque troublée.

Un héritage vivant

Cette visite symbolique illustre la volonté du mouvement Habad de maintenir vivant l’héritage spirituel de ces martyrs et de transmettre leur exemple de détermination aux nouvelles générations. « Ces hommes n’ont pas simplement préservé leur foi dans des circonstances impossibles, ils ont activement œuvré pour que le judaïsme survive en Russie soviétique », a expliqué un des organisateurs.

Pour ces jeunes étudiants qui se préparent eux-mêmes à devenir des émissaires (chlou’him) du mouvement Habad à travers le monde, cette rencontre avec l’histoire tragique mais inspirante de leurs prédécesseurs constitue une étape formative dans leur parcours spirituel.

Le retour de la communauté juive dans l’espace post-soviétique, symbolisé par l’activité florissante des centres Habad en Russie moderne, apparaît ainsi comme le témoignage ultime de la victoire posthume de ces martyrs sur un régime qui avait juré d’éradiquer toute expression religieuse.