Innnovation pour Pessah en Ukraine : des Matsot Chemourot miniatures format « kazayit » (18 cm) vont être distribuées aux soldats juifs. Une initiative de la Fédération des Communautés Juives pour ce quatrième Pessa’h en temps de guerre, malgré les bombardements et le couvre-feu.
En cette période de Pessa’h, les émissaires du Rabbi, en collaboration avec la « Fédération des Communautés Juives d’Ukraine » (FJCU), viennent de terminer la distribution de Matsot chemourot (gardées) à des dizaines de milliers de foyers juifs à travers le pays. Cette initiative prend une dimension particulière dans le contexte du conflit qui se poursuit en Ukraine.
Pour la première fois cette année, des Matsot d’un format spécial ont été distribuées aux soldats juifs servant dans l’armée ukrainienne. Ces Matsot, produites spécifiquement à la taille exacte d’un « kazayit » (mesure minimale requise pour accomplir le précepte de consommer de la Matsa), sont probablement les plus petites Matsot au monde. D’un diamètre d’environ 18 cm, contre 30 cm pour une Matsa standard, elles ont été conçues pour permettre aux soldats de les transporter facilement sans qu’elles prennent trop de place dans leur équipement.
Une fabrique de Matsot ‘hassidique au service des militaires
Ces Matsot miniatures ont été cuites dans la fabrique de Matsot ‘Habad de Dnipro, en Ukraine. En plus de ces Matsot spéciales, des kits complets pour le Séder de Pessa’h ont également été distribués aux soldats sur la ligne de front, leur permettant d’observer les rituels de la fête même dans des conditions difficiles.
Maintenir la tradition malgré l’intensification du conflit
Cette année marque le quatrième Pessa’h consécutif depuis le début du conflit en Ukraine. Malgré l’intensification des bombardements sur les villes principales, le couvre-feu nocturne et le nombre croissant de jeunes juifs mobilisés au front, les émissaires du Rabbi organiseront des dizaines de Sédarim publics à travers le pays, avec le soutien de la Fédération.
Rav Meir Stambler, émissaire et président des communautés juives d’Ukraine, déclare avec espoir : « Après quatre années de guerre amère, nous sommes convaincus qu’à l’occasion de la prochaine fête de la Liberté, nous mériterons de nous asseoir à Jérusalem, la ville sainte, et d’y manger des sacrifices et de l’agneau pascal, avec le Rabbi à notre tête. »
Un effort logistique considérable
La distribution de Matsot et l’organisation de Sédarim dans un pays en guerre représentent un défi logistique majeur. Les routes sont parfois coupées, les déplacements dangereux, et les infrastructures endommagées. Malgré ces obstacles, les émissaires ‘Habad sont déterminés à atteindre chaque foyer juif pour que tous puissent célébrer la fête dans les meilleures conditions possibles.
Des volontaires locaux, souvent au péril de leur vie, transportent les Matsot et les provisions nécessaires à la célébration du Séder vers des communautés isolées. Dans certaines zones particulièrement exposées aux combats, les colis sont parfois livrés plusieurs semaines à l’avance pour garantir leur disponibilité pendant la fête.
Une Matsa symbolique de la résistance spirituelle
La Matsa, pain non levé consommé pendant Pessa’h, est traditionnellement associée à la libération du peuple juif de l’esclavage en Égypte. Dans le contexte ukrainien actuel, elle prend une signification supplémentaire, devenant un symbole de persévérance et d’espoir pour une population éprouvée par la guerre.
Pour les soldats juifs au front, recevoir ces Matsot spéciales est aussi un rappel de leur identité et de leur communauté qui les soutient, même dans les moments les plus difficiles. Le format compact et précis du « kazayit » illustre également l’attention portée aux détails de la pratique religieuse, maintenue envers et contre tout.

















