« Bootcamp » : un nouveau projet de Chabad on Campus

« Bootcamp » : un nouveau projet de Chabad on Campus

Chabad on Campus International (COCI) vient d’organiser un grand séminaire au Hilton de Parsippany dans le New Jersey. Plus de 100 Chlou’him d’Amérique du Nord, d’Afrique du Sud, d’Australie, d’Angleterre et d’Argentine, ont participé pendant trois jours à une veritable immersion de développement professionnel intensif qui porte le nom de « Bootcamp ».

 

Les Chouhim ont participé à des cours, des ateliers et des conférences destinés à leur fournir des outils pour développer les activités de Chabad on Campus. « Ce programme a un impact très important. Il crée de meilleures conditions de vie pour leurs femmes et leurs enfants et approfondit le lien entre eux, mais aussi la vie de tous les étudiants juifs sur le campus, car cela donne au Chaliah l’état d’esprit nécessaire pour développer ses relations avec les étudiants. »

 

Le programme d’études et de formation « Bootcamp » a été conçu par le Rav Elazar Green, directeur de l’Initiative stratégique du COCI. « Ce programme est unique dans le monde juif », selon le Rav Avi Weinstein, directeur de l’administration du COCI. « Nous avons vu par les années passées quel impact ce programme a eu sur la croissance de tant de Batei Habad sur le campus », a déclaré Weinstein.

 

Pendant trois jours, les Chlouhim ont travaillé avec des Coach de classe mondiale, dont Marc A. Pitman, Coach de leadership et de collecte de fonds, Roger Craver, spécialiste de la rétention des donateurs, John Haydon, grand spécialiste des médias sociaux et Jeff Brooks, spécialiste en communication.

 

La première soirée de « Bootcamp », les Chlouhim ont été rejoint pour le dîner par le Rav Moshe Herson qul a partagé des histoires fascinantes de ses entretiens avec le Rabbi.

 

Les Chlouhim ont également pu rencontrer l’un des philanthropes les plus éminents dédiés aux causes juives, M. George Rohr, le principal mécène du Chabad on Campus et du COCI.

 

Lors du déjeuner de clôture, le Rav Moshe Kotlarsky, président du COCI, a inspiré les Chlouhim avec des anecdotes sur La Chlihout ainsi que sur ses nombreuses années à aider les Chlouhim à partir en mission pour le Rabbi.

 

Ces passionnantes journées étaient interrompues par de brefs entraînements de grande intensité, menés par l’entraîneur Shmuel Balisok.

 

Bien que ce « Bootcamp » soit terminé, l’apprentissage vient de commencer. Le programme comprend six mois de coaching individuel avec des coachs professionnels afin d’aider les Chlouhim à intégrer ce qu’ils ont appris.

 

« Bootcamp est plus qu’un séminaire de formation, c’est le début d’un voyage », a déclaré le Rav Yossy Gordon, vice-président exécutif du COCI. «Nous aidons les Chlouhim à appliquer les leçons à la maison et dans la vraie vie avec un programme de suivi qui comprend des webinaires, un coaching continu et des conférences téléphoniques.

 

Ainsi Chabad on Campus atteint une croissance et un succès à des niveaux inégalés.

 

Un rescapé de la Shoah retrouve des proches grâce à un interview

Un rescapé de la Shoah retrouve des proches grâce à un interview

Il y a environ dix ans, j’ai rencontré M. Bernard Barouh Cytryn, un survivant de l’Holocauste et un vétéran de la guerre de Corée. Reb Baruch, massothérapeute neuromusculaire, connu de ma famille, vit dans ma ville. L’énergie et l’enthousiasme de Reb Baruch m’ont attiré vers lui comme un « aimant » et il était devenu comme un « Papi » pour nous.

 

La première fois que nous nous sommes rencontrés, il était excité de me montrer une lettre précieuse qu’il avait reçu du Rabbi le 5 Tamouz 5711 (1951) : «J’ai été un peu surpris que vous me m’ayez pas parler de vos contacts personnels avec vos amis en matière de Judaisme, car si l’influence par le bon exemple est assez efficace, il est nécessaire d’en faire l’objet de conversations dès que possible. Menahem Schneerson »

 

Reb Barouh avait échappé de justesse au crématorium à Auschwitz alors qu’il était âgé de 13 ans. Il croyait être le seul survivant de toute sa famille. Comme il le disait, «ma famille a été détruite». Et pour Barouh Cytryn, la famille était tout. Bien qu’il ai eu l’occasion de s’échapper au début de la guerre, il ne l’a pas fait car sa mère ne voulait pas se séparer de lui.

 

Avec l’aide de D., il se rendit aux Etats-Unis après la guerre et, malgré tous ses souvenirs atroces du passé, il s’engagea dans la guerre de Corée en 1951 en reconnaissance aux États-Unis de l’avoir sauvé de la barbarie nazi.

 

Un de ses amis de l’époque, le Rav Eliyahu Gross, l’emmena voir le Rabbi avant de partir pour la Corée. Le Rabbi lui demanda de mettre Tefilines tous les jours lui donna sa bénédiction qu’il rentrerait chez lui en toute sécurité. Il se souvient comment les balles sifflaient à quelques centimètres de son visage sans l’atteindre grâce à la bénédiction du Rabbi.

 

Apres avoir entendu son histoire, je l’ai mis en contact avec le Rav Yechiel Cagen du projet « Ma rencontre avec le Rabbi » des vidéos JEM qui l’a interviewé en 2010. Cette histoire fut d’ailleurs sélectionnée pour être publiée dans le nouveau livre de JEM : « My Story ».

 

Mais l’histoire de Reb Barouh ne s’arrête pas là. Il y a environ deux semaines, j’ai reçu un appel d’un couple de jeunes Habad qui envisageait de partir en Chlihout dans une ville de la côte Est des Etats-Unis. Une famille locale devait les accueillir pour une fête de ‘Hanoucca avec 35 autres juifs locaux.

 

Pour les remercier, les nouveaux Chlou’him ont offert à la famille d’accueil le nouveau livre de JEM, « My Story » qui venait de sortir. Le livre décrit l’impact que le Rabbi a eu et continue d’avoir sur la vie des juifs à travers le monde.

 

Quelques jours plus tard, le jeune couple de Chlouhim reçu un appel téléphonique de la famille d’accueil. Ils venaient de lire l’histoire d’un certain Bernard Barouh Cytryn. Ils étaient très intrigués d’avoir le même nom de famille et d’être originaires de la même ville (Kielce) en Pologne. Ils contactèrent donc JEM pour avoir les coordonnes de ce Barouh Cytryn.

 

Le Rav Yechiel Cagan de JEM me transmit l’information et j’ai bien sur immédiatement appelé Reb Barouh. Après lui avoir demandé de s’asseoir j’ai partagé avec lui cette histoire et lui ai dit qu’il était fort probable qu’il ait de la famille aux Etats Unis! La voix de Reb Baruch était entrecoupée de sanglots.

 

La famille Cytryn devait voyageait pour la Floride pour une réunion de famille et, en quelques heures, Barouh (qui vit en Floride) les a rencontrés et ils ont découvert qu’ils étaient en effet de la même famille!

 

De toute évidence, Reb Barouh n’était pas le seul survivant de sa famille. Il a finalement eu le famille qu’il avait toujours espéré! Ils l’ont bien sur invité à se joindre à leur fête de famille et lui ont donné une place d’honneur! Barouh a pu rencontré son cousin Albert Cytryn et près de 40 membres de la famille qu’il n’avait jamais revu!

 

Si JEM n’avait pas minutieusement fait ces interviews, Reb Barouh aurait-il eu l’occasion de rencontrer sa famille? Notre jeune génération qui n’a jamais vu le Rabbi aurait-elle pu faire l’expérience de la grandeur de notre Rabbi et être capable de se connecter à ces histoires?

 

J’espère qu’en partageant cette histoire miraculeuse, les gens seront inspirés et sentiront la grande importance du projet JEM!

Commémoration à l’Hyper Cacher en présence de Philippe, Hollande et Valls

Commémoration à l’Hyper Cacher en présence de Philippe, Hollande et Valls

Une cérémonie s’est tenue ce mardi porte de Vincennes pour commémorer le troisième anniversaire de l’attentat de l’Hyper Cacher. Le Premier ministre Edouard Philippe était présent mais également des dirigeants de l’époque de l’attaque comme François Hollande et Manuel Valls. Des bougies ont été allumées en mémoire des victimes et aucun représentant politique ne s’est exprimé. Le grand rabbin de France et le président du Crif se sont également recueillis.

 

CARAIBES : Les Juifs de Curaçao accueillent leur Rabbin Loubavitch

CARAIBES : Les Juifs de Curaçao accueillent leur Rabbin Loubavitch

Chabad.org, traduit par Hassidout.org

 

Curaçao est l’une des îles Sous-le-Vent aux Petites Antilles (Caraïbes), formant un État autonome au sein du royaume des Pays-Bas depuis la dissolution de la fédération des Antilles néerlandaises en 2010. Elle compte environ 150 000 habitants pour une superficie de 450 km2. Sa capitale est Willemstad.

Curaçao abrite une communauté juive depuis 1651, lorsqu’un petit groupe de colons à la recherche de débouchés économiques – des descendants de Juifs espagnols et portugais installés aux Pays-Bas après avoir été expulsés en 1492 – s’embarquent pour cette île hollandaise. dans les Caraïbes. La communauté sépharade, très soudée, s’installe rapidement dans leur nouveau monde et, en 1732, elle construit une magnifique synagogue, un Mikvé, qui existe encore aujourd’hui et est visitée quotidiennement par des milliers de touristes chaque année.

 

Selon la tradition locale, le premier juif ashkénaze est arrivé à Curaçao par accident en 1920. Cet homme qui rêvait du Nouveau Monde a embarqué dans un paquebot pour l’Amérique en destination de New York. Il ne savait pas que lorsque le capitaine accueillait ses passagers à terre, il les accueillait sur une île des Caraïbes, et non New York leur destination finale. Il réalise que cette île a un grand potentiel et decide de s’y installer. Une deuxième communauté a commencé à se former.

La population juive a reçu un coup de pouce important peu de temps après, quand ils ont été rejoints par des parents qui avaient survécu à l’Holocauste, amenant la communauté ashkénaze à sa taille maximale de 230 familles.

Les deux communautés juives ont conservé des synagogues séparées avec leurs propres coutumes et traditions respectives. Pendant de nombreuses années, la vie religieuse sur l’île a été vibrante, les deux communautés comptant de nombreux membres. Mais au fil du temps, la vie juive a commencé à décliner.

Cependant, la présence de représentants Loubavitch a été une constante au fil des ans. Déjà en1940, le futur Rabbi de Loubavitch commença à envoyer des étudiants rabbiniques itinérants dans des communautés isolées du monde entier chargés de lourdes valises de livres de Torah et de produits Cachers. Depuis les années 50, les îles des Caraïbes, y compris Curaçao, ont reçu des visites régulières de jeunes Chlou’him.

Eli Groisman a grandi à Curaçao dans les années 1980. « Il n’y avait pas d’école juive sur l’île à l’époque. Mes parents m’ont donc inscrit à l’école protestante locale», rapporte Eli, qui est devenu aujourd’hui un Hassid Habad.

« J’ai passé des moments très difficile dans cette école », poursuit-il. « Bien qu’avoir été élevé dans un foyer non-pratiquant, j’ai obstinément refusé de participer aux services religieux et aux cours de catéchisme qui faisaient partie du programme. Les autres élèves se moquaient de moi tous les jours et provoquaient des bagarres. J’ai senti que mes professeurs et le directeur de l’école prenaient leur parti. Mes parents étaient très préoccupés au point d’envisager de me retirer de l’établissement ».

Peu de temps après, mon père rêve qu’il se voit, à l’âge de 3 ans, assis sur les genoux de sa grand-mère qui lui dit: « Liuvu [‘mon amour’ en russe], lorsque tu as des ennuis, le seul qui peut t’aider est le Rabbi de Loubavitch! ». C’était la première fois que son père entendait parler du Rabbi de Loubavitch.

Le lendemain, il entre dans la petite synagogue ashkénaze et verse son cœur dans la prière. En sortant de la synagogue, un rabbin vient à sa rencontre et lui dit: « Nous avons été envoyés par le Rabbi de Loubavitch. Nous voulons avoir des informations sur la communauté. » C’était le Rav Moshe Kotlarsky.

« Mon père raconte alors au Rav Kotlarsky ma situation critique dans l’ecole et me présente à lui », poursuit Eli. « Ma première question au Rav Kotlarsky était: » Est-ce que l’on est autorisé à te défendre si quelqu’un vous frappe et vous traite de sal juif? « J’avais été impressionné de voir que dans les films et les émissions de télévision sur l’Holocauste, les Juifs étaient faibles et ne se défendaient pas. Il répondit: ‘Vous devez vous défendre et faire de tels dégâts qu’ils ne recommenceront jamais!’ J’ai pensé que ce rabbin était vraiment cool. » Eli Groisman s’envole donc pour New York le même été pour aller au Camp Gan Israel et commence ses études à la Yechivah.

Il y a vingt ans, le Rav Ariel Yeshurun et son épouse ​​ont déménagé à Curaçao pour diriger la communauté ashkénaze. Sous la direction du Rav Yeshurun, un magnifique centre communautaire « Shaarei Tsedek » a été construit. Mais le Rav et son épouse sont partis en 2011 et depuis, les 350 Juifs de Curaçao se sont retrouvés avec des synagogues mais sans rabbin. Les étudiants rabbiniques Loubavitch ont continué à organiser des programmes et des services de vacances plusieurs fois par an, mais une présence permanente était nécessaire. C’est le Rav Raphael et Hanni Silver (qui a grandi à New York et à Paris, respectivement) et leur petite fille Haya qui viennent finalement s’installer dans la petite île.

«Notre communauté rétrécissait», a déclaré Ivan Becher, président du Centre Communautaire « Shaarei Tsedek ». « Mais après avoir rencontré le Rav Raphael Silver, j’ai bon espoir que nous grandirons à nouveau. Je sais que les Loubavitch apportent le succès!  »

La famille Silver a atterri à Curaçao une semaine avant Rosh Hachana. Ils travailleront au Centre Communautaire Shaarei Tsedek et répondront aux besoins de toute la population juive de Curaçao: les sépharades, les ashkénazes, les non-affilés, les touristes et tous les autres.

« Le tourisme s’est beaucoup développé ces dernières années », rapporte le rabbin, « en particulier l’année dernière avec l’ajout de vols directs et la construction d’une jetée supplémentaire pour les bateaux de croisière. Nous avons déjà rencontré des centaines de touristes juifs du monde entier.  »

Dans les semaines à venir, ils lanceront des programmes tel que «Mommy & Me», des déjeuners-conférences hebdomadaires et des cours pour hommes et femmes.

« Nous sommes très heureux que le Rav Silver soit arrivé », déclare Armand Elmaleh, un habitant de l’île. « ils font déjà des choses incroyables. »

Le rabbin a été présenté au Premier ministre de Curaçao, Eugene Rhuggenaath, pour ce qui était initialement une réunion de cinq minutes et qui a duré près d’une heure. M. Rhuggenaath a révélé qu’il était impressionné par les projets de Habad de mobiliser les communautés juives sur l’île et de favoriser le développement de la pratique religieuse parmi les résidents et les touristes.

« Tout cela est très exaletant. Les Silver conviennent à Curaçao comme un gant », explique Rabbi Mendel Zarchi, co-directeur du Beth Habad de Porto Rico. « Ils degagent un enthousiasme et une vigueur, et la communauté les a embrassés avec amour.

Raphael et Hanni Silver reçoivent chaque Chabbat 10 à 15 invités à leur table. « Nous essayons d’atteindre chaque juif, » ajoute Raphael, « des familles qui sont ici depuis des centaines d’années aux touristes qui s’y promènent, ne sachant pas grand-chose de leur judaïsme. Nous sommes ici pour chacun d’entre eux.  »