Vendredi 11 juillet 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Balak volume 23, Si’ha 2 – par le Rav Levi Azimov

Vendredi 11 juillet 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Balak volume 23, Si’ha 2 – par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
au Beth Loubavitch – 8 rue Lamartine 75009 Paris
Ce cours est retransmis en direct par téléphone
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593 (♯)

ET SUR RADIO HASSIDOUT
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La prophétie de Bilam et le destin des nations à l’époque messianique
Source : Likouté Si’hot Balak volume 23, Si’ha 2

Une vision universelle de la rédemption selon la tradition juive

La prophétie de Bilam soulève une question fondamentale sur le rôle des nations du monde dans l’ère messianique. Entre annihilation et élévation spirituelle, les commentateurs offrent des perspectives divergentes qui reflètent deux conceptions distinctes de la rédemption universelle. Cette analyse explore les différentes interprétations et révèle la vision hassidique d’une rédemption qui englobe l’humanité tout entière.

La prophétie de Bilam : deux interprétations divergentes

Dans la prophétie de Bilam, il est écrit : « וקרקר כל בני שת » (ve-qarqar kol benei Shet). Cette expression cryptique a donné lieu à deux interprétations majeures qui façonnent notre compréhension du destin des nations.

Onkelos traduit cette phrase par « וישלוט על כל בני אנשא » (« et il dominera sur tous les fils de l’homme »), suggérant une domination politique et spirituelle d’Israël sur les nations du monde.

En revanche, l’Ibn Ezra interprète « וקרקר » comme un terme de destruction. Cette lecture s’aligne avec les traductions de Yonatan ben Ouziel et du Targoum Yeroushalmi, qui mettent l’accent sur l’annulation et l’anéantissement des nations du monde.

Le paradoxe des prophéties concernant les nations

Cette interprétation destructrice soulève une question théologique majeure : comment peut-on affirmer que toutes les nations du monde seront anéanties alors que de nombreuses prophéties évoquent explicitement la présence des nations à l’époque messianique ?

Les Écritures regorgent de visions prophétiques décrivant les nations se tournant vers D.ieu, participant aux célébrations du Temple, et reconnaissant la souveraineté divine. Cette contradiction apparente nécessite une résolution conceptuelle profonde.

La résolution selon le Rambam et la Hassidout

La solution à ce paradoxe réside dans une compréhension nuancée de l’existence des nations à l’ère messianique. Selon cette approche, toutes les opinions s’accordent sur le fait que les nations du monde existeront dans le futur.

La divergence porte sur la nature de leur existence :
Première approche : Leur existence sera purement fonctionnelle, servant uniquement d’instrument pour Israël. Leur essence propre sera annulée, ne conservant qu’un rôle utilitaire.
Seconde approche : Les nations elles-mêmes connaîtront un processus d’élévation et de purification spirituelle, participant activement à la révélation divine.

Le Rambam (Maïmonide) et la Hassidout tranchent en faveur de la seconde approche, prônant une vision inclusive de la rédemption.

L’impératif d’une rédemption universelle

La justification de cette position repose sur un principe fondamental de perfection divine. Si les nations du monde ne reconnaissent pas – de leur propre essence – que D.ieu est Roi sur toute la terre, alors la purification du monde demeure incomplète.

Cette imperfection dans la révélation universelle constituerait également une lacune dans la rédemption et la révélation destinées aux enfants d’Israël. La rédemption juive ne peut atteindre sa plénitude sans l’élévation spirituelle de l’humanité tout entière.

La vision du Rabbi : une lumière qui dissipe les ténèbres

Cette perspective trouve son expression la plus achevée dans les enseignements de Rabbi Chnéour Zalman de Liadi, l’Admour Hazaken, fondateur du mouvement Habad. Dans son œuvre fondamentale, le Tanya, il formule cette vision universelle :

« Et par l’excellence de l’illumination d’Israël, les ténèbres des nations seront dissipées. »

Cette formulation révèle que la mission d’Israël n’est pas de dominer ou d’anéantir les nations, mais de servir de catalyseur pour leur élévation spirituelle. La lumière d’Israël ne vise pas à éclipser les autres peuples, mais à illuminer leur propre potentiel divin.

Conclusion : vers une humanité unifiée

La prophétie de Bilam, comprise dans cette perspective, ne prédit pas l’anéantissement des nations mais leur transformation radicale. L’ère messianique verra l’émergence d’une humanité unifiée dans la reconnaissance divine, où chaque peuple contribuera à la révélation universelle selon sa nature propre.

Cette vision offre un modèle de rédemption qui respecte la diversité des nations tout en les élevant vers un objectif spirituel commun. Elle transforme le particularisme juif en universalisme divin, faisant d’Israël non pas un conquérant mais un guide vers la lumière.

 

 

 

 

15 Tamouz : Hilloula de Rabbi Haim Ben Attar, le Or Ha’haim (1696-1743)

15 Tamouz : Hilloula de Rabbi Haim Ben Attar, le Or Ha’haim (1696-1743)

Rabbi Haïm Ben Attar, figure emblématique de l’histoire juive, est né en 1696 à Salé au Maroc, au sein d’une riche famille d’origine espagnole. Cette famille s’était scindée, une partie s’installant en Hollande et l’autre au Maroc, plus précisément à Salé et à Fez. L’éducation du jeune Haïm débuta sous l’égide de son grand-père. À l’âge de neuf ans, sa famille se rendit à Meknès pour faire du commerce, avant de revenir à Salé où son grand-oncle, Rabbi Moshé, officiait en tant que Naguid de la communauté juive locale et également en tant que conseiller du sultan Moulay Ismaël.

Rabbi Haïm Ben Attar épousa la fille de Rabbi Moshé, ce qui le libéra du fardeau de la parnassa (la subsistance), lui permettant de se consacrer pleinement à l’étude et à l’enseignement de la Torah. Il renoua également avec ses amis d’enfance, Rabbi Moshé et Rabbi Yéhouda Berdugo.

En 1724, à 28 ans, Rabbi Haïm Ben Attar se retrouva au cœur d’une querelle d’héritage à la suite du décès de son beau-père. De plus, une taxe spéciale fut prélevée sur le reste de la fortune. Déçu par son entourage et par ces tracas financiers, il retourna à Salé avec sa famille pour vivre auprès de son père. Il consacra alors son temps à la méditation et à la rédaction de ses ouvrages.

En 1738, le Maroc connut une grande famine. Face à ces souffrances et ces déceptions, Rabbi Haïm Ben Attar décida de quitter le Maroc pour Jérusalem. Selon le Gaon de Vilna, l’année 1740 du 6ème millénaire correspondait à l’aube de la Guéoula. Rabbi Haïm Ben Attar proclamait que cette Guéoula devrait être précédée par une immigration massive vers Israël.

Il arriva à Alger en 1739, où il fut accueilli avec les plus grands honneurs par Rabbi Itshak Chouraqui et Rabbi Yéhouda Ayache. Ses livres firent une excellente impression sur les deux éminents rabbins. La même année, il arriva à Livourne en Italie, où il fut également reçu avec des éloges et où il publia son livre « Or Hahaïm ».

Les rabbins de Modène furent impressionnés par son œuvre. Ils déclarèrent : « Cette fois, le soleil (R. Haim) du couchant (Magreb) a brillé sur la terre ». Rabbi Haïm Ben Attar entreprit de collecter des fonds pour créer en Israël une yéchiva, « Knesset Israel ». Il forma un groupe potentiel d’immigrants pour Israël.

En Roch Hodech Av 1741, accompagné d’un groupe de 30 personnes et de Rabbi Moshé Franco, il quitta l’Italie pour Israël. Ils arrivèrent à Acco le 24 Elloul et passèrent Kippour dans la grotte d’Elie sur le mont Carmel.

Au mois de Adar, ils quittèrent Acco pour Safed, où une maison fut mise à sa disposition. Cette maison avait servi à Rabbi Yossef Karo et avait hébergé Rabbi Itshak Louria. Au mois de Adar 2, il se rendit à Tibériade avec l’un de ses élèves pour rendre visite à Rabbi Aboulafia, qui essaya de le convaincre de s’installer à Tibériade. Cependant, il préféra s’installer à Jérusalem, où il arriva en 1742 et y créa sa yéchiva « Knesset Israel ».

Il forma plusieurs élèves dont le Hida, qui raconte qu’après le Chabbat, ils étudiaient jusqu’à l’aube. Rabbi Haïm Ben Attar divisait la nuit en quatre temps, consacrés à l’étude de la Michna, de la Guemara, du Zohar et de la Hala’ha.

Son livre « Richon Letsion », publié à Jérusalem, fut très bien accueilli par les rabbins de Jérusalem. Ils dirent de lui : « Cet homme venu du Magreb possède sagesse, sciences et crainte de D.ieu, il a l’apparence d’un mortel mais c’est un ange de l’armée céleste ».

Rabbi Haïm Ben Attar quitta ce monde le 15 Tamouz 1743, à l’âge de 47 ans. Ses élèves l’enterrèrent sur le Mont des Oliviers auprès de ses deux épouses.

Le Baal Chem Tov souhaitait rencontrer Rabbi Haïm Benatar. Il voyagea jusqu’à Istanbul, mais une violente tempête l’en empêcha. Le prophète Elie apparut au Baal Chem Tov et lui dit : « Si deux hommes de votre valeur se rencontrent dans la même génération, ils peuvent provoquer la Guéoula mais l’heure n’est pas encore venue ». Le jour de la mort de Rabbi Haïm Benatar, le Baal Chem Tov, assis avec ses disciples pour le repas chabbatique, déclara soudainement : « La lumière (Or Hahaim) du couchant (Magreb) vient de s’éteindre ». Interrogé sur la manière dont il avait obtenu cette information, il répondit : « Une grande kavana m’a été révélée (lors de l’ablution des mains) – celle-ci ne peut être révélée qu’à une seule personne par génération ». Le Baal Chem Tov ajouta alors : « J’ai compris que Rabbi Haïm n’était plus de ce monde ». De la même façon, le jour où Rabbi Haïm entra à Jérusalem, le Baal Chem Tov dit à ses élèves : « Le Machiah vient de rentrer à Jérusalem! ».

Un aumônier militaire israélien inspire les jeunes avec ses récits de courage au front

Un aumônier militaire israélien inspire les jeunes avec ses récits de courage au front

 

Le Rav Major Shlomo Goldfarb, aumônier militaire ayant servi près de 600 jours en service actif depuis le 7 octobre, a captivé dimanche dernier les campeurs du Camp L’man Achai par ses témoignages bouleversants. Ses récits de foi et de dévouement sur les lignes de front ont profondément ému les participants, illustrant comment la spiritualité juive peut prospérer même dans les conditions les plus extrêmes. Cette visite exceptionnelle s’inscrit dans sa tournée de conférences à travers les États-Unis, où il partage son expérience unique de service religieux en temps de guerre.

 

 

Le Rav Major Shlomo Goldfarb a rendu visite au Camp L’man Achai après avoir achevé près de 600 jours de service actif dans Tsahal suite aux événements du 7 octobre. Pendant sa présentation, il a partagé des histoires extraordinaires de son rôle d’aumônier militaire, notamment l’installation de Mezouzot sur les bases militaires, la célébration de mariages et de circoncisions sur le terrain, et des événements miraculeux de protection divine. Son fils Mendel, membre du personnel du camp, avait créé le lien entre son père et l’établissement. La visite a profondément inspiré les campeurs, dont plusieurs ont pris des engagements spirituels, recevant en retour des souvenirs militaires personnels du Rav.

Une connexion familiale qui ouvre les portes

La présence du Rav Goldfarb au camp découle d’un lien personnel établi l’été dernier par son fils Mendel, membre dévoué du personnel du Camp L’man Achai. Mendel avait tissé des liens solides avec ses campeurs, maintenant le contact tout au long de l’année et continuant même à donner des cours.

L’impact de Mendel a été si remarquable que lorsque le chalia’h local a rapporté au Rav Goldfarb le dévouement exceptionnel du personnel du camp, ce dernier a décidé qu’il devait le constater par lui-même. Actuellement en tournée de conférences à travers les États-Unis, le Rav Goldfarb a passé le Chabbat précédent à Deal, dans le New Jersey, avant de se rendre au camp pour partager ses expériences extraordinaires avec les jeunes.

Des miracles sur les champs de bataille

Les récits du Rav Goldfarb ont révélé des aspects méconnus de son service militaire unique. Il a décrit son rôle essentiel consistant à s’assurer que les besoins religieux des soldats étaient satisfaits, même pendant les combats les plus intenses.

Une histoire particulièrement saisissante concernait une base où lui et son équipe avaient installé 35 nouvelles Mezouzot. Le jour même, cette base a subi une attaque directe de drone du Hezbollah. Miraculeusement, personne n’a été blessé et aucun dommage grave n’a été causé.

Dans un autre cas remarquable, sa communauté avait offert un Sefer Torah à l’armée. Bien que la base qui l’abritait ait été détruite lors d’une attaque ultérieure, le Sefer Torah est resté presque entièrement intact, constituant un signe évident de protection divine.

La spiritualité au cœur du conflit

Le Rav Goldfarb a également partagé des témoignages extraordinaires de célébration de la vie juive dans les conditions les plus difficiles. Il a raconté comment il avait fait imprimer le Tanya pour la première fois en Liban et en Syrie, allumé des menorahs à travers les zones de guerre, et maintenu les traditions juives même dans les environnements les plus hostiles.

Ses interventions créatives pour répondre aux besoins spirituels des soldats ont particulièrement marqué l’audience. Lorsqu’un soldat s’inquiétait de ses projets de mariage perturbés par la guerre, le Rav Goldfarb a célébré la cérémonie directement sur la base militaire avec sa fiancée.

Un autre soldat ne pouvait quitter le champ de bataille pour la brit mila ou le pidyon haben de son nouveau-né. Le Rav Goldfarb a apporté ces cérémonies sur le terrain, utilisant des solutions halakhiques créatives pour s’assurer que les mitzvot soient accomplies.

Un impact émotionnel profond sur les campeurs

L’assemblée des jeunes campeurs était captivée par ces récits. L’émotion était palpable dans l’assistance, culminant lorsqu’un campeur, visiblement ému, a levé la main pour déclarer : « Rav, je veux vous serrer dans mes bras. Je suis si fier de vous. » Les deux se sont embrassés, créant un moment empli de fierté juive et d’unité.

Le Rav Goldfarb a partagé des écussons militaires et a même offert sa casquette personnelle de Tsahal et ses tsitsit verts à des campeurs qui ont accepté de prendre des engagements spirituels, comme porter des tsitsit quotidiennement ou mettre les téfilines régulièrement.

Une inspiration durable

L’expérience a laissé un impact puissant et durable. De nombreux campeurs ont fait la queue après la présentation pour obtenir son autographe, poser des questions et exprimer leur admiration. L’atmosphère était électrisée par l’inspiration et la fierté d’être juif.

Plus tard dans la soirée, le Rav Goldfarb a poursuivi sa tournée avec un arrêt au Camp Emunah, répandant son message de force et d’émouna partout où il passe. Cette visite du 14 Tamouz 5785 restera gravée dans la mémoire des participants comme un témoignage vivant de la résistance spirituelle face à l’adversité.

 

 






 

Attentat meurtrier au carrefour de Gush Etzion : un jeune homme de 22 ans assasiné

Attentat meurtrier au carrefour de Gush Etzion : un jeune homme de 22 ans assasiné

 

Un attentat combiné a frappé jeudi un centre commercial près du carrefour de Gush Etzion, coûtant la vie à un jeune homme de 22 ans qui s’est courageusement opposé aux deux terroristes qui ont été éliminés par les forces de sécurité et des citoyens armés après un bref échange de tirs. L’armée israélienne a immédiatement bouclé le village de Halhul et mis en place des barrages dans la région.

 

 

L’attaque s’est déroulée dans le parking d’un centre commercial situé près du carrefour stratégique de Gush Etzion. Deux terroristes armés de couteaux ont d’abord poignardé un agent de sécurité avant de s’emparer de son arme. La victime, un jeune homme dans la vingtaine, a tenté de les arrêter avant d’être abattue. L’intervention rapide des forces de l’ordre et de citoyens armés a permis d’éliminer les terroristes, mais trop tard pour sauver la victime dont le décès a été constaté sur place.

Un acte de bravoure qui a coûté la vie à la victime

Selon notre correspondant militaire Hillel Biton Rosen, la séquence tragique a débuté lorsque deux terroristes sont descendus de leur véhicule, armés de couteaux. Ils ont d’abord attaqué l’agent de sécurité du centre commercial, le poignardant avant de s’emparer de son arme de service.

« Le jeune homme a été tué alors qu’il se battait courageusement contre les terroristes », précise notre correspondant, soulignant l’acte héroïque de la victime qui a tenté d’arrêter les terroristes.

Intervention rapide des forces de sécurité

L’alerte a immédiatement été donnée, déclenchant l’intervention de citoyens armés présents sur les lieux ainsi que des forces de sécurité. Un bref mais intense échange de tirs s’est ensuivi, se soldant par la neutralisation des deux terroristes.

Les forces de Tsahal ont rapidement été déployées sur zone, procédant au bouclage du village de Halhul, considéré comme le point de départ présumé des terroristes. Des barrages routiers ont également été érigés dans l’ensemble de la région.

Témoignages des secouristes sur place

Achiad Goharian, ambulancier du Magen David Adom arrivé en premier sur les lieux, a décrit une scène tragique : « Nous avons reçu un signalement concernant un homme blessé dans un attentat par balles et sommes immédiatement sortis en grands effectifs. Nous avons trouvé un jeune homme d’environ 20 ans, inconscient, sans pouls ni respiration, présentant des blessures par balles sur le corps. »

Malgré les efforts des secouristes, les blessures se sont révélées fatales. « Nous avons effectué des examens médicaux mais malheureusement, ses blessures étaient trop graves et nous avons dû constater son décès », a expliqué l’ambulancier.

Abraham Zeibold, secouriste d’urgence du Magen David Adom, a également témoigné de la gravité de la situation : « Il s’agit d’une scène d’attentat par balles bouleversante. Nous sommes arrivés avec d’importants effectifs du Magen David Adom, et sur le lieu de l’incident régnaient une grande agitation et une panique considérable. »

Perturbations importantes de la circulation

Les autorités ont immédiatement mis en place des mesures de sécurité exceptionnelles ayant un impact significatif sur la circulation dans la région. La route 60, artère principale de la zone, fait l’objet de fermetures importantes au niveau du carrefour de Gush Etzion.

Le carrefour des contournements est également fermé en direction de Kiryat Arba ainsi que vers Telem et Adora. Ces mesures entraînent des retards considérables dans les transports publics desservant la région depuis ces directions.

Par ailleurs, le checkpoint de Beitar a été fermé à la circulation pour les véhicules venant de Jérusalem, compliquant davantage les déplacements dans ce secteur stratégique de Judée-Samarie.

Contexte sécuritaire tendu

Cet attentat s’inscrit dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans la région de Gush Etzion, zone située entre Jérusalem et Hébron. Le carrefour de Gush Etzion, point de passage stratégique, a déjà été le théâtre de plusieurs attentats par le passé.

L’intervention rapide des forces de sécurité et de citoyens armés illustre l’état d’alerte permanent maintenu dans cette région sensible, où la coopération entre civils et militaires fait partie du dispositif de sécurité quotidien.

L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de l’attaque et identifier d’éventuels complices des terroristes neutralisés.

 

 

Un soldat réserviste Habad et père de famille élimine le terroriste qui l’avait poignardé dans le dos

Un soldat réserviste Habad et père de famille élimine le terroriste qui l’avait poignardé dans le dos

Un soldat réserviste du mouvement Habad, père de sept enfants, a fait preuve d’un courage exceptionnel lors d’une opération militaire près de Jénine. Poignardé par surprise dans le dos par un terroriste, il a réussi à se retourner et à éliminer son agresseur malgré sa blessure. Le militaire, évacué par hélicoptère, se trouve actuellement dans un état stable à l’hôpital Rambam de Haïfa.

 

Un soldat réserviste hassidique du bataillon 941, père de sept enfants résidant dans le centre d’Israël, a été attaqué par un terroriste lors d’une mission opérationnelle dans le village de Rumana. Malgré une blessure par arme blanche dans le dos, le militaire a immédiatement riposté et neutralisé son agresseur. Transporté d’urgence vers le centre médical Rambam de Haïfa, son pronostic vital n’est pas engagé.

Un réserviste expérimenté pris par surprise

L’incident s’est déroulé en périphérie du village de Rumana, dans la brigade de Manashé, lors d’une opération de routine. Le soldat concerné, un hassid du mouvement Habad originaire du centre d’Israël et père de sept enfants, sert comme réserviste au sein du bataillon 941. Diplômé du programme militaire Netzah Yehouda, il possède une solide expérience du terrain.

L’attaque s’est produite de manière soudaine : le terroriste a surgi par derrière et a planté son arme dans le dos du militaire, cherchant visiblement à le prendre par surprise.

Une riposte immédiate malgré la blessure

Malgré la douleur et l’effet de surprise, le soldat a fait preuve d’une présence d’esprit remarquable. Se retournant immédiatement, il a ouvert le feu sur son agresseur avec précision, parvenant à le neutraliser définitivement.

« L’événement s’est développé en quelques secondes », précisent les sources militaires. « Malgré la blessure et la surprise, le combattant a montré de l’ingéniosité, s’est retourné et a tiré sur le terroriste, le neutralisant. »

Évacuation médicale et prise en charge

Après avoir sécurisé la zone et s’être assuré de l’absence d’autres terroristes, l’unité a immédiatement fait appel à un hélicoptère militaire pour évacuer le blessé vers le centre médical Rambam de Haïfa.

Selon le porte-parole de Tsahal, le soldat a été blessé de manière modérée par l’arme blanche, mais grâce aux soins rapides et à l’évacuation héliportée, son état est désormais défini comme léger et stable. Il demeure pleinement conscient.

Le service de communication du centre médical Rambam a diffusé une courte vidéo montrant l’arrivée du patient au service, confirmant la stabilité de son état et l’absence de danger vital.

Témoignage sur les réseaux sociaux

Yankee Farber a témoigné sur Twitter de l’incident : « Le réserviste du bataillon 941 blessé aujourd’hui lors d’une activité opérationnelle près de Jénine est un religieux diplômé du bataillon Netzah Yehouda, père de 7 enfants, habitant du centre. Le terroriste a surpris le combattant par derrière, l’a poignardé, le combattant a immédiatement éliminé le terroriste. Le combattant a été évacué par hélicoptère vers Rambam, son état est stable. »

Le message se conclut par un appel : « Dites des Tehilim pour sa guérison complète. »

Un symbole de détermination

Cet incident illustre la détermination des soldats israéliens face au terrorisme, même dans les situations les plus périlleuses. Le courage affiché par ce père de famille, membre de la communauté Habad, témoigne de l’engagement des réservistes israéliens, qui continuent de servir leur pays tout en assumant leurs responsabilités familiales et communautaires.

Netanyahu offre à Trump un dollar béni du Rabbi et une Mezouza en forme de bombardier B-2

Netanyahu offre à Trump un dollar béni du Rabbi et une Mezouza en forme de bombardier B-2

Lors de leur rencontre à la Maison Blanche, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a remis au président Donald Trump deux cadeaux d’une portée spirituelle exceptionnelle. Le dirigeant israélien a offert un dollar béni par le Rabbi de Loubavitch et une Mezouza enchâssée dans un boîtier reproduisant la forme du bombardier B-2 ayant frappé les installations nucléaires iraniennes. Ces présents symbolisent l’alliance profonde entre les deux nations et l’influence spirituelle du mouvement Habad sur la diplomatie israélienne.

 

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré le président Donald Trump à Washington dans le cadre de l’opération « Lion Rugissant » contre les capacités nucléaires iraniennes. Au-delà des discussions diplomatiques, Netanyahu a remis deux cadeaux symboliques : une Mezouza façonnée dans les débris d’un missile iranien et montée dans un boîtier en forme de bombardier B-2, ainsi qu’un dollar américain béni par le Rabbi de Loubavitch. Ces présents témoignent de l’influence spirituelle du mouvement Habad sur la politique israélienne et de la relation particulière entre les deux dirigeants.

Des cadeaux chargés de symbolisme lors d’une rencontre historique

La rencontre entre Benjamin Netanyahu et Donald Trump à la Maison Blanche mardi dernier s’inscrivait dans la continuité de l’opération « Lion Rugissant », menée conjointement le mois précédent pour détruire les capacités nucléaires iraniennes.

« Cette mission commune a renforcé nos liens stratégiques », confie un proche du Premier ministre israélien, soulignant l’importance de cette alliance dans la lutte contre la menace iranienne au Moyen-Orient.

Au cours de leur entretien, Netanyahu a d’abord présenté officiellement à Trump une copie de la lettre qu’il avait adressée au Comité Nobel pour le proposer au prix Nobel de la paix. « Wow ! Venant de vous en particulier, c’est très significatif. Merci beaucoup », a répondu le président américain, visiblement ému par cette démarche.

Une Mezouza forgée dans l’histoire contemporaine

Mais c’est en privé que Netanyahu a remis les deux cadeaux les plus symboliques de cette rencontre. Le premier consistait en une Mezouza nichée dans un boîtier exceptionnel, façonné à partir des débris d’un missile iranien tiré contre Israël.

« Ce boîtier reproduit fidèlement la forme du bombardier furtif Northrop B-2 Spirit, le même modèle utilisé par les États-Unis pour frapper les sites nucléaires iraniens », explique un responsable du bureau du Premier ministre.

Cette Mezouza représente ainsi la transformation symbolique d’une arme de destruction en objet de protection spirituelle, incarnant la résilience israélienne face aux menaces régionales.

Un dollar du Rabbi, symbole d’une guidance spirituelle

Le second présent revêtait une dimension spirituelle encore plus profonde : un billet d’un dollar américain que le Rabbi de Loubavitch avait personnellement remis avec sa bénédiction pour le succès.

Netanyahu entretient depuis longtemps une relation particulière avec l’héritage du Rabbi, qu’il a rencontré personnellement à plusieurs reprises. « Le Rabbi a toujours encouragé Netanyahu à rester ferme dans la défense de la terre d’Israël et de son peuple », rappelle Meir Bar Lev, maire adjoint de Beitar Illit affilié au mouvement Habad.

De son côté, Trump avait visité le Ohel du Rabbi dans le Queens durant sa campagne de réélection, témoignant de son respect pour cette figure spirituelle du judaïsme.

Un parcours révélateur du dollar béni

L’histoire de ce dollar révèle l’influence du mouvement Habad dans les cercles dirigeants israéliens. Selon nos informations, ce billet est parvenu à Netanyahu grâce à Meir Bar Lev, qui lui avait offert un premier dollar du Rabbi avant son voyage diplomatique.

« Touché par ce geste, Netanyahu m’a demandé un second dollar pour l’offrir à Trump », raconte Bar Lev. Ce dernier s’est alors tourné vers Rav Haïm Greenberg, directeur de Heichal Menachem à Beitar Illit, qui a accepté de donner un autre dollar de sa collection privée.

Le billet remis à Trump avait été originellement reçu du Rabbi le 29 Chevat 5746 (1986), soit près de quarante ans auparavant. Il fut placé dans un étui en cuir sur mesure, confectionné par l’entreprise Rober à Kfar Habad.

Une gravure témoignant d’une amitié diplomatique

La gravure ornant l’étui témoigne de la profondeur des relations israélo-américaines : « Au président Donald J. Trump, un véritable ami et partenaire d’Israël et du peuple juif, de la part du Premier ministre Benjamin Netanyahu. »

Bar Lev, qui a remis ce cadeau à Netanyahu au nom du mouvement Habad, a également cité le premier commentaire de Rachi sur la Torah, expliquant que la terre d’Israël appartient au peuple juif par droit divin. Cette référence renforce la position inébranlable du Rabbi concernant l’intégrité territoriale d’Israël.

Une guidance spirituelle dans l’action politique

Netanyahu, qui conserve dans son bureau une photo de sa rencontre avec le Rabbi, réaffirme continuer d’agir selon les enseignements de ce dernier dans sa mission de protection d’Eretz Israël.

« Ces cadeaux ne sont pas de simples présents diplomatiques », analyse un expert des relations israélo-américaines. « Ils incarnent la dimension spirituelle qui sous-tend la politique étrangère israélienne et l’influence durable du Rabbi sur les dirigeants israéliens. »

Une date symbolique pour une rencontre historique

Cette rencontre coïncidait avec une date particulière du calendrier Habad : les 12-13 Tamouz, anniversaire de la libération du Rabbi Rayatz de sa prison soviétique pour avoir maintenu la vie juive derrière le rideau de fer.

Cette synchronisation temporelle ajoute une dimension supplémentaire à la symbolique de ces échanges, rappelant la lutte constante du mouvement Habad pour la préservation de l’identité juive face à l’adversité.

Les deux dirigeants ont ainsi scellé leur alliance stratégique par des gestes qui dépassent le cadre diplomatique traditionnel, ancrant leur partenariat dans une dimension spirituelle et historique profonde.

 

EN IMAGES : Grand Farbrenguen du 12-13 Tamouz au Beth Habad de Flandre,  avec le Rav Mendel Azimov (Chaliah du Rabbi à Neuilly-sur-Seine)

EN IMAGES : Grand Farbrenguen du 12-13 Tamouz au Beth Habad de Flandre, avec le Rav Mendel Azimov (Chaliah du Rabbi à Neuilly-sur-Seine)

La communauté Habad de Paris se prépare à vivre un moment spirituel intense ce mercredi 9 juillet avec l’organisation d’un Grand Farbrenguen au Beth Habad de Flandre. Cette célébration exceptionnelle, animée par le Rav Mendel Azimov, commémore la fête de la libération des 12-13 Tamouz, l’un des événements les plus significatifs du calendrier hassidique.
Cette soirée, qui sera également retransmise en direct, promet de rassembler une large communauté autour des
valeurs et traditions du mouvement Loubavitch.

 

Le Beth Habad de Flandre organise ce mercredi 9 juillet un Grand Farbrenguen en l’honneur des 12-13 Tamouz, date qui commémore la libération miraculeuse du Rabbi précédent des geôles soviétiques en 1927. Le Rav Mendel Azimov, fils du Rav Levi Azimov, Chaliah à Neuilly, a dirigé cette célébration spirituelle majeure qui rassemblera la communauté hassidique parisienne. Cet événement s’inscrit dans la tradition séculaire des Farbrenguen Loubavitch, moments privilégiés de partage et d’enseignement hassidique.

Cette intervention s’inscrit dans la lignée des grands Farbrenguen organisés traditionnellement pour marquer les dates importantes du calendrier Loubavitch.

L’héritage des 12-13 Tamouz dans la tradition hassidique

La commémoration des 12-13 Tamouz revêt une importance capitale pour le mouvement Habad-Loubavitch. Cette date rappelle l’arrestation et la libération du sixième Rabbi de Loubavitch par les autorités soviétiques en juin 1927, un épisode dramatique qui illustre la résistance spirituelle face à l’oppression.

L’emprisonnement du Rabbi précédent pour avoir maintenu clandestinement plus de 500 institutions juives en Russie bolchevique constitue un symbole de courage et de détermination. Sa libération miraculeuse les 12-13 Tamouz est devenue une source d’inspiration pour les générations suivantes.

Le Farbrenguen constitue l’un des piliers de la pédagogie hassidique. Ces rassemblements, mêlant enseignements spirituels, chants traditionnels et partages communautaires, perpétuent une tradition séculaire de transmission orale.

« Ces moments de rassemblement créent des liens indissolubles entre les générations », explique un habitué de ces célébrations. « C’est ici que se transmet l’âme du mouvement Habad ».

Un événement ouvert à tous les publics

L’événement de ce mercredi 9 juillet était un moment fort de la vie communautaire parisienne, alliant commémoration historique et célébration spirituelle sous la conduite éclairée du Rav Mendel Azimov.

 

 

Syrie-Israël : arrangement qui clarifierait que les deux nations ne se considèrent plus comme ennemies

Syrie-Israël : arrangement qui clarifierait que les deux nations ne se considèrent plus comme ennemies

Les négociations en cours entre Israël et la Syrie ne visent pas un traité de paix traditionnel, mais plutôt un arrangement de cessez-le-feu qui clarifierait que les deux nations ne se considèrent plus comme ennemies. Selon des sources arabes, le régime syrien dirigé par Al-Jolani aurait accepté de renoncer au plateau du Golan en échange d’une reconnaissance israélienne de son autorité. Cet accord potentiel inclurait également la création de trois zones tampons dans le sud de la Syrie.

 

 

Les discussions diplomatiques entre Israël et la Syrie se concentrent sur un cessez-le-feu durable plutôt que sur une normalisation complète des relations. Le nouveau dirigeant syrien Abu Muhammad Al-Jolani serait prêt à abandonner ses revendications sur le plateau du Golan contre une légitimation de son pouvoir par Israël. L’accord envisagé prévoit la mise en place de zones tampons stratégiques et des restrictions sur le déploiement d’armes lourdes près de la frontière israélienne.

Un cessez-le-feu sans normalisation diplomatique

Contrairement aux accords d’Abraham signés avec d’autres pays arabes, les négociations actuelles entre Israël et la Syrie ne prévoient pas d’établir des relations diplomatiques normalisées. Des sources impliquées dans les discussions ont confirmé au New York Times que l’objectif principal consiste à mettre fin à l’état de belligérance entre les deux pays.

Cette approche pragmatique reflète les réalités géopolitiques complexes de la région, où la stabilité immédiate prime sur les considérations diplomatiques à long terme.

Le plateau du Golan au cœur des négociations

Selon un rapport d’Al Mayadeen, le régime syrien aurait accepté de renoncer définitivement au plateau du Golan, territoire occupé par Israël depuis 1967. Cette concession majeure constituerait un tournant historique dans les relations israélo-syriennes.

En contrepartie de cette renonciation territoriale, Israël reconnaîtrait officiellement l’autorité d’Abu Muhammad Al-Jolani sur la Syrie. Cette reconnaissance revêt une importance cruciale pour le nouveau dirigeant syrien, qui cherche à consolider sa légitimité internationale après la chute du régime Assad.

Trois zones tampons pour sécuriser la frontière

L’accord en discussion prévoit la création de trois zones tampons stratégiques dans le sud de la Syrie, situées dans les régions de Deraa, Quneitra et Sweida. Ces zones serviraient de barrière de sécurité entre les forces syriennes et la frontière israélienne.

Dans chacune de ces zones, le régime Al-Sharea serait autorisé à déployer des forces de sécurité locales, mais uniquement avec des armes légères et après accord préalable. Cette restriction vise à prévenir tout risque d’escalade militaire tout en permettant au gouvernement syrien de maintenir un contrôle territorial minimal.

Les forces syriennes s’engageraient également à ne pas introduire d’équipements militaires lourds dans ces zones sensibles, garantissant ainsi la sécurité des communautés frontalières israéliennes.

Des contacts diplomatiques confirmés à Abu Dhabi

Des sources syriennes ont confirmé l’existence de rencontres entre des représentants israéliens et syriens dans la capitale émiratie. Le site syrien Al-Jumhuriya a rapporté que deux sources distinctes ont confirmé une réunion entre des officiels des deux camps.

Une source a précisé qu’il ne s’agissait pas de la première rencontre entre les parties, suggérant l’existence d’un canal diplomatique secret établi depuis plusieurs semaines. Ces contacts discrets témoignent de la volonté des deux parties de parvenir à un accord malgré les tensions régionales.

L’impact de la politique américaine

L’administration Trump a récemment décidé d’annuler la suppression de « Hayat Tahrir al-Sham » de la liste des organisations terroristes. Cette décision influence directement les négociations, car Al-Jolani dirigeait précédemment cette organisation, anciennement connue sous le nom d' »Al-Qaïda en Syrie ».

Ce contexte complique la reconnaissance internationale du nouveau régime syrien, rendant d’autant plus précieuse une éventuelle reconnaissance israélienne pour Al-Jolani.

Perspectives et défis à venir

Bien que ces négociations représentent une avancée significative, de nombreux obstacles demeurent. La question du statut des réfugiés syriens, le rôle de l’Iran dans la région et les préoccupations sécuritaires israéliennes concernant le Hezbollah libanais constituent autant de défis à résoudre.

L’accord potentiel marquerait néanmoins une étape importante vers la stabilisation du Moyen-Orient, même sans aboutir à une paix durable. Cette approche pragmatique pourrait servir de modèle pour d’autres conflits régionaux où la coexistence pacifique prime sur la réconciliation complète.

 

 

La Marseillaise : Comment un chant révolutionnaire devint un hymne hassidique

La Marseillaise : Comment un chant révolutionnaire devint un hymne hassidique

Avant d’aborder les transformations musicales officielles de la Marseillaise, il convient de rappeler une perspective singulière sur cet hymne national qui trouve ses racines dans un événement extraordinaire survenu en 1973 à New York.

 

 

Le moment fondateur : Tichri 5734 (1973)

Lors des fêtes de Tichri de l’année 5734 (1973), dans la grande synagogue du 770 Eastern Parkway à Brooklyn, se déroula un événement qui marqua à jamais les relations entre le mouvement Loubavitch et la France. Une trentaine de jeunes Français étaient présents parmi les quelque 4000 fidèles rassemblés pour vivre ces moments d’intense spiritualité auprès du Rabbi.

Au cours des danses traditionnelles de Sim’hat Torah, alors que résonnaient habituellement les airs hassidiques familiers, le Rabbi fit signe que l’on se taise et entonna un chant que personne dans l’assistance ne reconnut d’abord – à l’exception des quelques Français présents. Au bout d’une minute ou deux, la surprise fut générale : c’était la Marseillaise qui retentissait dans cette synagogue de Brooklyn, chantée par seulement 30 personnes sur les 5000 présents.

L’explication du Rabbi : « un air de révolution »

Le lendemain, le Rabbi expliqua le sens de ce geste inédit : « C’est un air de révolution, un air avec lequel les choses ont changé et les choses doivent continuer de changer. » Il établit alors un lien direct avec la Révolution française, soulignant qu’un hymne national représente l’esprit et l’âme d’un pays.

Mais l’événement ne s’arrêta pas là. Le Rabbi demanda que tous les Français présents se mettent à part, et s’adressant à chacun individuellement par l’intermédiaire de son secrétaire, il leur confia une mission extraordinaire. Devant 4000 personnes dans cette grande synagogue, dont seule la trentaine de Français comprenait le sens de ses paroles, le Rabbi déclara en français : « C’est pour faire la révolution en France », ajoutant en anglais « as soon as possible » (aussi vite que possible).

Une mission spirituelle pour la France

Cette « révolution » dont parlait le Rabbi n’était pas politique mais spirituelle. Il s’agissait de transformer le judaïsme français, de l’enraciner dans ce terroir qui n’avait pas toujours été accueillant. Le Rabbi précisa que lorsque certains voulurent chanter ce chant lors de la prière du matin à la synagogue, il ne l’encouragea pas, expliquant que ce chant était destiné aux Français sceptiques pour qu’ils transforment leur pays et leur ville. « Ici, dit-il à Brooklyn, cela ne veut rien dire, ça devient un chant parmi les autres. »

L’héritage vivant

Depuis lors, lorsque la Marseillaise retentit dans les synagogues Loubavitch de France, c’est un peu de cette transformation qui continue d’œuvrer. Cette vision mystique de l’hymne français, perçu non plus comme un simple chant patriotique mais comme un vecteur de révolution spirituelle, témoigne de la capacité des symboles nationaux à transcender leur origine pour porter des messages universels.

Cette approche s’inscrit dans une tradition hassidique plus large, rappelant comment l’Admour Hazaken avait demandé qu’on lui fasse connaître la marche avec laquelle les Français avaient traversé la frontière russe, ou encore comment les hassidim chantent la marche de Napoléon à la sortie de Yom Kippour, transformant un chant militaire en hymne de victoire spirituelle.

Une nouvelle orchestration présidentielle

En 1974, à la demande du nouveau Président de la République, Roger Boutry, chef de musique de la Garde Républicaine, propose une nouvelle harmonisation et orchestration de la Marseillaise. L’histoire avait fait de ce chant de guerre révolutionnaire, composé par Rouget de Lisle en 1792, un hymne national aux accents de liberté qui accompagne désormais la plupart des manifestations officielles.

La diversité des versions historiques

Il n’existe pas de version unique de la Marseillaise, mise en musique dès l’origine sous des formes variées, avec ou sans chant. Parmi les interprétations les plus remarquables, on peut citer la partition d’Hector Berlioz, qui remit l’hymne à l’honneur lors de la Révolution de 1830, après son interdiction sous l’Empire et la Restauration.

Les motivations de Valéry Giscard d’Estaing

Valéry Giscard d’Estaing estimait que l’hymne était joué trop rapidement et manquait du caractère solennel qui doit caractériser un chant national. À l’époque de sa composition, l’armée marchait d’un pas plus lent qu’aujourd’hui. Au fil des années, l’habitude s’était prise d’exécuter la Marseillaise de plus en plus vite. Cette réorchestration visait donc à rappeler que la Marseillaise est un hymne, non une marche.

Un retour aux sources musicales

Cette nouvelle partition constitue la quinzième transformation connue de la Marseillaise selon Roger Boutry, et représente un véritable retour aux sources. L’orchestration, qui ne comporte aucun instrument à percussion (tambour, cymbales et grosse caisse), fut conçue d’après un fac-similé de la partition de 1792.

Les innovations musicales de Boutry

La Marseillaise perd ainsi le caractère martial de la version officielle de Pierre Dupont, en usage jusqu’alors, pour retrouver la solennité de l’hymne. Le changement se remarque dès l’ouverture : les premières notes – « Allons enfants… » – retrouvent l’aspect mélodique originel autour d’un intervalle de tierce. Roger Boutry précise que ce changement de note, plus doux à l’oreille, permet à la mélodie de mieux démarrer.

L’ambiance devient par ailleurs plus majestueuse grâce à des accords généreux, quasi romantiques dans leur expression harmonique, enrichis de nouveaux contre-chants qui viennent sublimer la mélodie principale.

Une parenthèse éphémère

Créée le 11 novembre 1974, cette version de la Marseillaise demeure en usage jusqu’à l’élection de François Mitterrand. Le nouveau président choisit alors de revenir à la version précédente, la partition de Pierre Dupont, qui reste en vigueur de nos jours.

Conclusion : de la caserne de Strasbourg aux synagogues Loubavitch

Mais au-delà de ces transformations officielles, l’événement extraordinaire de 1973 à Brooklyn nous rappelle qu’un hymne peut également porter une transcendance spirituelle inattendue. De la mission confiée par le Rabbi de Loubavitch aux jeunes Français – « faire la révolution en France » – aux fruits que cette « révolution » spirituelle a portés dans le renouveau du judaïsme français, la Marseillaise a trouvé une résonance particulière dans l’univers hassidique.

Qu’elle soit chantée dans la version martiale de Pierre Dupont, dans l’orchestration solennelle de Roger Boutry, ou dans les synagogues Loubavitch comme hymne de transformation spirituelle, la Marseillaise demeure capable de porter des messages qui dépassent ses origines révolutionnaires.

 

 

19 Kislev (1798) et 12 Tamouz (1927) : Les deux étapes de la transformation spirituelle de la France

19 Kislev (1798) et 12 Tamouz (1927) : Les deux étapes de la transformation spirituelle de la France

Dans les annales du temps, se dessinent deux moments de transcendance, deux instants de métamorphose spirituelle pour la France. Le 19 Kislev a marqué le point de départ, l’éclat initial qui a éveillé les âmes à la lumière de la Torah. Puis, le 12 Tamouz est venu sceller cette transformation, libérant la nation de ses entraves spirituelles et lui ouvrant les portes d’une nouvelle destinée.

 

Rav Haïm Mellul

 

Le 15 Sivan 5687 (1927), commença l’incarcération bien connue du Rabbi Rayats. Au milieu de la nuit, il fut arrêté dans sa maison, à Leningrad et conduit à la prison Shpolerki, accusé d’avoir agi, avec abnégation, pour maintenir vivace la flamme du Judaïsme en Union soviétique.

Les autorités voulurent condamner le Rabbi Rayats à la peine capitale, mais, grâce à différentes démarches et à la bonté de D.ieu, celle-ci fut commuée d’abord en dix ans d’exil dans les îles slovaques, puis en trois ans d’exil à Kostroma.

Le 3 Tamouz, le Rabbi Rayats fut effectivement exilé à Kostroma, mais, peu après, le 12 Tamouz, sa libération définitive lui fut signifiée. Le 13 Tamouz, il quitta Kostroma pour rejoindre la cour de Loubavitch, à Leningrad. Quelques semaines après cette libération, au lendemain de la fête de Soukkot 5688 (1927), le Rabbi quitta la Russie et il parvint à Riga, en Lettonie.

La libération du Rabbi et son départ de Russie reçurent, par la suite, une signification plus importante et plus large, parce qu’une période nouvelle commença, grâce à cela, dans son œuvre et dans l’influence qu’il exerçait dans son entourage, y compris auprès des nations du monde et, notamment, en France.

Le Rabbi, chef de notre génération, évoqua cette importante signification, dans l’une de ses causeries, qu’il prononça à l’occasion de la fête de la libération, le 12 Tamouz 5749 (1989), qui était, cette année-là, le saint Chabbat Parchat ‘Houkat – Balak. Un important groupe d’invités de France, revenu à la pratique de la Torah et des Mitsvot grâce à ses émissaires, se trouvait alors chez le Rabbi.

Lors de cette réunion ‘hassidique, le Rabbi établit un lien entre l’arrivée de ces invités, venus de France et la libération du 12 Tamouz. Il développa, en particulier l’explication suivante(5) :

« On sait la relation que l’Admour Hazaken avait avec la Russie et la France. Quand ces deux pays étaient en guerre, il voulut la victoire de la Russie, contre la France, car la situation morale des enfants d’Israël, pour tout ce qui concerne leur crainte de D.ieu, serait meilleure sous l’autorité de la Russie que sous celle de la France ».

« On peut observer concrètement qu’en toutes les générations, depuis le Baal Chem Tov, jusqu’à mon beau-père et maître, le Rabbi, chef de notre génération, pendant les premières années de sa direction des ‘Hassidim, la révélation et la diffusion de l’enseignement de la ‘Hassidout se faisaient précisément en Russie ».

« Il en résulte que, même après la libération de l’Admour Hazaken, le 19 Kislev, lorsque : ‘l’Eternel a accompli des merveilles aux yeux des princes et de toutes les nations, dans toutes les provinces du Roi’, la transformation de la France n’avait pas encore été réalisée. Ce pays était et il restait dans une situation inférieure, par rapport à ce que doit être un comportement basé sur la crainte de D.ieu, selon la voie de la ‘Hassidout ».

« En la matière, un fait nouveau a été introduit par le chef de notre génération. Avant même de prendre la direction des ‘Hassidim, il a agi en France et il a transformé le pays. Quand il quitta la Russie, après la libération des 12 et 13 Tamouz, il envoya des émissaires et des manuscrits de ‘Hassidout, en France ».

« Par la suite, ce processus s’amplifia, jusqu’à ce jour et l’on peut observer concrètement, ces dernières années, la grande action de diffusion des sources de la ‘Hassidout à l’extérieur, qui est réalisée en France. De nombreux Juifs s’y sont rapprochés de la Torah et du Judaïsme. Ils se sont attachés au chef de la génération, à celui dont nous célébrons la libération. Désormais, ils étudient son enseignement ».

« Ils sont ainsi devenus des « lumières pour éclairer », en se consacrant à la diffusion de la Torah et du Judaïsme, à la diffusion des sources de la ‘Hassidout à l’extérieur, au point d’agir également sur les nations du monde qui se trouvent dans ce pays, afin qu’elles mettent en pratique les sept Mitsvot des descendants de Noa’h ».

« Cela veut dire que la libération du 12 Tamouz souligne l’action et l’influence exercée sur les nations du monde, y compris les plus basses, jusque dans le pays duquel l’Admour Hazaken craignait l’impact et l’autorité sur la situation morale des enfants d’Israël ».

« De cette façon, a été conduite à son terme la préparation de la délivrance véritable et complète, lorsque, d’une manière concrète et évidente, la Résidence de D.ieu, béni soit-Il, sera parmi les créatures inférieures, les plus inférieures qui soient »

Révélation de Celui Qui possède la vie éternelle dans les domaines du monde

A la suite de ces propos, le Rabbi établit un lien également entre la délivrance du Rabbi Rayats, le 12 Tamouz et l’arrivée de ces personnes qui avaient été rapprochées de la pratique juive en France. Le Rabbi dit ceci :

« Tout ce qui vient d’être exposé est encore plus clairement souligné parce que, dans cette réunion ‘hassidique en l’honneur de la fête de la libération du 12 Tamouz, dans les quatre coudées de celui dont nous célébrons la libération, se trouve un groupe de Juifs venus de France, qui ont été rapprochés de la Torah et des Mitsvot telles qu’elles sont pénétrées du luminaire de la Torah, l’enseignement de la ‘Hassidout, en conséquence du fait nouveau qui a été introduit par celui dont nous célébrons la libération, dans la diffusion des sources de la ‘Hassidout à l’extérieur. »

« Il est donc judicieux de les honorer en leur demandant de dire Le’haïm et un chant joyeux, l’hymne de la France qui a été transformé en sainteté. On notera que cet honneur est, en outre, une forme d’hospitalité. Cependant, ils le feront, non pas en tant qu’invités, mais comme des maîtres de maison, qui, notamment, seront rejoints par tous les présents, qui chanteront avec eux ».

« On rappellera que ces jours-ci marquent le bicentenaire de la révolution française, dont l’Admour Hazaken craignait les conséquences. Et, ceci a également été transformé en sainteté. On obtient, de cette façon, la révolution française dans sa dimension positive, la diffusion de la Torah et du Judaïsme, la diffusion des sources de la ‘Hassidout à l’extérieur, en France ».

« Ceci s’exprime aussi dans l’hymne de la France, un chant révolutionnaire, que l’on transforme en sainteté, ‘le pouvoir et la fidélité appartiennent à Celui Qui possède la vie éternelle’, comme c’est le cas pour la marche de Napoléon, que de nombreuses communautés des enfants d’Israël ont coutume de chanter à la fin et à la conclusion du jour sacré de Yom Kippour ».

« Et, l’on consultera, à ce propos, le Sefer Ha Si’hot 5703 selon lequel l’Admour Hazaken demanda qu’on lui fasse connaître la marche avec laquelle les Français avaient traversé la frontière russe. On le chanta donc devant lui et il constata que c’était une marche de victoire. Il resta alors profondément concentré, puis il conclut qu’au final, on emporterait la victoire ».

« Cette marche est chantée sur les mots : ‘le pouvoir et la fidélité appartiennent à Celui Qui possède la vie éternelle… la louange et la gloire appartiennent à Celui Qui possède la vie éternelle’. La signification de ces mots indique le dévoilement et la révélation de ‘Celui Qui possède la vie éternelle’ dans tous les domaines du monde, qui sont figurés par les vingt-deux lettres de l’alphabet, de l’Aleph jusqu’au Tav, par lesquelles le monde fut créé, ‘le pouvoir et la fidélité appartiennent à Celui Qui possède la vie éternelle… la louange et la gloire appartiennent à Celui Qui possède la vie éternelle’ ».

« Puisse D.ieu faire que ce qui vient d’être dit se renforce chez les membres de ce groupe, avec tous les participants à cette réunion ‘hassidique, au sein de tous les enfants d’Israël, où qu’ils se trouvent ».

« Et, que ceci se renforce encore plus quand ils rentreront chez eux. Ils étendront ainsi leur action au monde entier, depuis : ‘le pouvoir et la fidélité appartiennent à Celui Qui possède la vie éternelle’ jusqu’à : ‘la louange et la gloire appartiennent à Celui Qui possède la vie éternelle’ ». 

A l’issue de ces propos, le Rabbi s’adressa au groupe d’invités venus de France et il leur dit, en français :

« Que tous les invités venus de France pour la fête de la libération soient les bienvenus. Vous aurez l’honneur de chanter votre chant, ‘le pouvoir et la fidélité appartiennent à Celui Qui possède la vie éternelle’ jusqu’à : ‘ la louange et la gloire appartiennent à Celui Qui possède la vie éternell ».

« Lorsque vous rentrerez chez vous, vous diffuserez le message selon lequel : ‘‘le pouvoir et la fidélité appartiennent à Celui Qui possède la vie éternelle’ jusqu’à : ‘la louange et la gloire appartiennent à Celui Qui possède la vie éternelle’. Tout ceci sera dans la joie et dans l’enthousiasme, avec un bon Mazal, d’une manière fructueuse et bénie ».

Le Rabbi commença ensuite à chanter Ha Adéret Ve Ha Emouna. Concrètement, ces propos du Rabbi sur la signification de la libération du Rabbi Rayats, le 12 Tamouz 5687 (1927) et sur le lien qui peut être établi entre cette délivrance et l’action du Rabbi Rayats en France, permettent de comprendre plus profondément l’action importante qui fut menée par le Rabbi Rayats en France, pendant la décennie qui suivit sa libération.

Comme on le montrera ci-dessous, le Rabbi Rayats, pendant ces dix ans, se rendit en France, à Paris à de multiples reprises. Il mena une intense action auprès de personnalités et de dirigeants français. Il prit l’initiative d’organiser des réunions de Torah et de ‘Hassidout.

Le Rabbi Rayats diffusa lui-même la ‘Hassidout en France. Il intervint également par l’intermédiaire de son gendre, le Rabbi, chef de notre génération, de ses émissaires et de ses ‘Hassidim. De nombreuses actions furent menées de cette façon. Toutes furent, comme le souligna le Rabbi, une conséquence de sa libération du 12 Tamouz 5687 (1927).