Hevron : Commemoration du Yortzait de la Rabbanit Menou’ha Rahel Slonim



















































































Avec une superficie de 14 millions de kilomètres carrés, l’Antarctique est plus petit que l’Asie, l’Afrique ou l’Amérique ; seules l’Europe et l’Océanie sont plus petites que lui. Quelque 98 % de sa surface sont recouverts d’une couche de glace d’une épaisseur moyenne de 1,6 km.
L’Antarctique est le continent le plus froid, le plus sec et le plus venteux. C’est également, de tous les continents, celui qui a l’altitude moyenne la plus élevée. Puisqu’il n’y tombe que peu de précipitations, excepté sur ses parties côtières où elles sont de l’ordre de 200 mm par an, l’intérieur du continent constitue techniquement le plus grand désert du monde. Il n’y a pas d’habitat humain permanent et l’Antarctique n’a pas de population indigène connue. Seuls des plantes et des animaux adaptés au froid, au manque de lumière et à l’aridité y survivent, comme des manchots, des phoques, des poissons, des crustacés, des mousses, des lichens et de nombreux types d’algues.
Le grand cabaliste Rabbi Its’hak Louria enseignait que chaque objet, chaque force et chaque phénomène qui existent ont en eux une étincelle de spiritualité, un petit point de divinité qui constitue leur âme, leur essence spirituelle, leur raison d’être. Cette étincelle représente le désir divin que la chose existe et sa fonction dans la perspective générale du projet divin de la création. Quand un homme utilise quelque chose pour servir son Créateur, il pénètre son écorce de matérialité et révèle et réalise son essence divine.
C’est à cette fin que nous fûmes dispersés à la surface du globe : pour entrer en contact avec ces étincelles de divinité qui attendent la rédemption dans tous les coins du monde. Chaque âme possède ses propres étincelles éparpillées dans le monde et qui forment une partie intégrante d’elle-même : aucune âme n’est complète tant qu’elle n’a pas libéré ces étincelles constituant son être. Ainsi l’être humain avance dans la vie, mu de lieu en lieu, d’occupation en occupation par des forces qui semblent aléatoires. Mais tout est issu de la Providence Divine qui guide chacun vers des occasions et des circonstances en étroite relation avec son âme.
La leçon
Il est des circonstances où l’on est tenté d’échapper à l’exil en s’enfermant dans un cocon de spiritualité, dévouant nos jours et nos nuits à l’étude de la Torah ou à la prière. Mais au lieu de le fuir, on ne fait que s’y enfoncer davantage car l’on abandonne alors les membres de notre propre âme, les étincelles de spiritualité, dans le désert d’une matérialité que l’on se refuse à raffiner.
Ce n’est qu’en relevant les défis que la Providence Divine met sur notre chemin, en utilisant chaque parcelle d’or et d’argent matériels à une fin divine que nous pouvons soustraire ces étincelles à leur exil, que nous parvenons à une délivrance personnelle et que nous hâtons la Rédemption universelle.
Photos : Sheva Redondy















Le mot «gala» évoque des idées très diverses. Si l’on en faisait la liste rapide, on y trouverait sans doute, parmi bien d’autres, celles de rituel obligé, de nécessité communautaire, de solidarité ou de soutien actif.
Pourtant, au fil des années, il existe des cérémonies de ce type qui, peu à peu, perdent de leur éclat. Est-ce l’usure du temps, la lassitude des participants ? Le fait est que, dans bien des cas et malgré les efforts méritoires des organisateurs, la splendeur d’antan semble bien lointaine.
Pourquoi le gala du Beth Loubavitch échappe-t-il donc à la règle ? Pourquoi donc chacun ressent-il à la fois comme une joie et un devoir d’y être présent ? Pourquoi les participants y sont-ils, chaque année, plus nombreux et aussi plus heureux que jamais ? Comme s’ils se rendaient à une grande fête attendue et jamais décevante.
Certes, il ne faut pas mésestimer le fait que tous sont parfaitement conscients des enjeux. L’action du Beth Loubavitch, au service de tous dans la région parisienne, fait tant partie du paysage communautaire que ses avancées sont décidément celles de tout un chacun et ses réussites, un motif de satisfaction générale.
Il est vrai que toute la communauté se sent ainsi partie prenante dans ces accomplissements et chacun sait pouvoir en bénéficier quand et où il en a besoin. Cela suffirait sans doute à expliquer, au moins dans une certaine mesure, le succès jamais démenti de ce gala.
Pourtant, il y a encore autre chose : un élément impalpable, profondément attachant, une atmosphère que les mots peinent à exprimer. Car ce gala est aussi, et peut-être surtout, un temps précieux, un moment de retrouvailles, de joie.
N’ayons pas peur des mots : c’est, au plein sens du terme, un moment de bonheur. Cela semble-t-il paradoxal ? Sans doute mais c’est ainsi que chacun vit cette soirée aux côtés de sa famille et de ses amis, la chaleur au cœur.
C’est peut-être d’ailleurs là que tient tout le secret. Au dehors, il fait froid. L’hiver est parmi nous et les hommes ont trop tendance à s’enfoncer avec complaisance dans cette ère de glaciation des âmes et des esprits. Mais ici, au gala du Beth Loubavitch, le temps est à la chaleur qui rapproche les hommes, crée le bonheur et en assure la pérennité.
Le gala du Beth Loubavitch ? Beaucoup plus qu’un rendez-vous comme les autres, une expérience profonde que personne ne veut manquer.
PHOTO : MORDEHAI LUBECKI



























































