A Chassidisher Derher Numéro 26

A Chassidisher Derher Numéro 23
A Chassidisher Derher Numéro 22









David Sebban / coolamnews
Cet Israélien qui habite le centre du pays est en vacances en Europe. Il apprend par hasard, qu’un vieux juif vit dans un quartier reculé. Malade, l’octogénaire n’a plus de contact avec la communauté. Il va lui rendre une visite…mémorable pour les deux hommes. (Voir vidéo au bas de l’article)
Réciter le chéma et mettre les téfilines. Voici ce que Shalom Hababou écrit sur sa page Facebook après avoir rendu visite au vieil homme juif.
« Ce monsieur n’a pas d’enfants. Pas de communauté juive alentour. Il souhaitait de tout son cœur entendre une prière. Lorsque l’on m’a raconté cela, j’ai pris sur moi de lui rendre visite. Je suis entré dans la pièce et j’ai ressenti un choc violent. De la peur et de la joie mêlées. J’ai cru voir mon père, que D-ieu ait son âme. Il soufrait de la même maladie. C’était le même visage, les mêmes mains.
Nous avons d’abord parlé. Il connaissait trois langues : le Français, l’Allemand et l’Espagnol. Il m’a montré les photos de sa jeunesse, a évoqué son travail, son passé. Un jeune homme beau et fort.
A un moment, il était tellement ému de me voir que j’ai crains que ses sanglots ne l’étouffent. Trop d’émotions, trop de joie. Mettre les téfilines, réciter le Chéma. Ce fut comme sa seconde Bar Mitsva.
Lorsque nous nous sommes quittés, j’ai fondu en larmes. Les passants me regardaient et je ne pouvais m’arrêter de pleurer.
Il m’a béni avant de nous séparer, c’était comme si mon père parlait à travers lui.
Cette rencontre m’a tellement apporté », conclut Shalom Hababou.



(Peinture à l’huile peinte par le Rav Yaacov Abergel, datée du 10 Sivan 5779. Dimension : 60 sur 70 cm)
Rabbi Yossef-Its’hak, sixième Rabbi de Loubavitch, parle dans ses écrits au sujet de la passion qu’il eût très tôt pour l’écriture. Son père, le Rabbi Rachab fut au départ surpris par cette passion naissante, mais, face à la détermination et au talent du jeune écrivain, il finit par l’accepter.
Le jeune Yossef-Its’hak remplissait de longues pages dans lesquelles il décrivait ce qu’il entendait sur les ‘Hassidim. Par exemple, lorsqu’il rendait visite à son oncle et sa tante, il prenait soin de les écouter très attentivement, puis lorsqu’il rentrait à la maison, il s’asseyait à son bureau et devant l’encrier et la feuille blanche, la plume à la main, il se mettait au travail.
Cette passion ne l’a plus jamais quitté, au fil des années Rabbi Yossef-Its’hak ‘écri-vit‘ de nombreux récits, parmi lesquels ‘les Mémoires’ , qui constituent une œuvre rare et exceptionnelle.
L’oeuvre écrite du Rabbi Rayats s’inscrit dans le projet divin. Il ne s’agit pas d’une ‘simple littérature’. Les récits du Rabbi véhiculent le divin. C’est la force du Rabbi, cette force remarquable qui fait descendre le divin des cîmes les plus élevées, jusqu’à le faire pénétrer dans les niveaux les plus bas, dans la matière brute de ce monde, en l’occurence ici, dans des mots matériels.
L’Eternel Lui-même agit de cette façon, et déclare au sujet du don de la Torah : ‘J’ai écrit Mon Essence et Je L’ai donnée !’
‘Ecrire L’Essence divine’, c’est écrire une chose qui est abstraite, au-delà de ce monde et de toutes formes, savoir introduire dans des mots, au départ limités, une lumière illimitée.
C’est à celà que se rapporte l’expression ‘Hassidique du Rabbi selon laquelle ‘les mots dits avec douceur pénètrent dans le cœur et y font leur effet’.
Ces ‘mots dits avec douceur’ expriment la qualité de la lumière infinie de D.ieu, laquelle, lorsqu’elle pénètre dans le cœur éveille un sentiment divin.
De ce fait le Rabbi Rayats est aussi un Artiste. Il réalise par son Art d’écrire l’injonction divine de ‘connaître D.ieu dans toutes Ses voies’. Connaître D.ieu également ‘dans toutes Ses voix’, car la voix d’un ‘Hassid unit le divin abstrait avec des mots matériels, au moyen de mots écrits, qui deviennent les Mémoires du peuple d’Israël, mais aussi et surtout son avenir.
Rav Yaacov Abergel
PHOTOS : MORDEHAI LUBECKI













