Une lettre historique du Rabbi de Loubavitch datant de 1941, miraculeusement découverte

Une lettre historique du Rabbi de Loubavitch datant de 1941, miraculeusement découverte

Alors que le monde juif célébrait la Hilloula de Guimel Tamouz, une opération clandestine était en cours pour sauver une lettre historique écrite de la main du Rabbi qui avait été découverte dans un funérarium du Connecticut.

Le peuple juif vient de marquer en grande pompe le quatre-vingtième anniversaire du 28 Sivan, célébrant l’arrivée miraculeuse du Rabbi et de la Rebbetzin aux États-Unis, il y a quatre-vingts ans.

Alors que l’on se concentrait sur la célébration de Gimmel Tammuz et que plus de cinquante mille personnes visitaient le Ohel du Rabbi le jour de Guimel Tamouz, une opération clandestine était menée par quelques personnes, qui allait révéler un précieux trésor historique.

Le directeur d’une entreprise de pompes funèbres juives du Connecticut reçoit de temps en temps des collections de livres et de documents de Juifs décédés, en vue de leur inhumation ou de leur mise à la gueniza. Ces derniers jours, une boîte à chaussures contenant des documents était destinée à un destin similaire mais, en feuilletant les documents, une lettre spécifique a attiré son attention. Il ne reconnaissait pas l’écriture, mais quelque chose en lui l’a poussé à photographier la lettre et à la télécharger, le jour du Guimel Tamouz, sur un groupe de médias sociaux à la recherche de toute personne ayant des informations supplémentaires sur cette lettre.

En quelques minutes, plusieurs ‘hassidim Loubavitch ont identifié l’écriture du Rabbi et ont contacté le directeur pour lui demander de retirer le message d’Internet et de faire en sorte que des experts en la matière examinent le contenu de la boîte pour une enquête plus approfondie.

Des représentants de la bibliothèque centrale de Agoudat Habad et de la société de publication Kehot se sont rendus au domicile du directeur des pompes funèbres et ont découvert que la lettre faisait partie d’une collection de grande valeur historique, et l’ont gracieusement reçue du directeur des pompes funèbres. Se dépêchant de retourner à Crown Heights, ils ont rapporté la découverte au secrétaire du Rabbi et exécuteur testamentaire, Rav Yehouda Krinsky, qui a eu le mérite par le passé de sauver diverses collections de cette nature pour le Rabbi et la bibliothèque.

Le jeudi 7 Tamouz, les documents uniques ont été apporté à la bibliothèque centrale Chabad de Agoudat Hassidei Habad, et transmis au directeur de la bibliothèque, le Rav Shalom DovBer Levine. Ainsi, la collection a rejoint sa famille – la grande collection de documents et de lettres conservée dans le centre d’archives de la bibliothèque.

Le document le plus précieux de la collection découverte est une lettre écrite par le Rabbi quelques semaines seulement après son arrivée aux États-Unis, en 1941. Il s’agit de la première lettre connue du Rabbi à cette époque.

L’équipe de rédacteurs travaillant sur les Iguerot Kodesh du Rabbi s’est immédiatement mise au travail, analysant et annotant la lettre Juste à temps pour Youd beth Tamouz. Cette lettre du Rabbi, vieille de quatre-vingts ans est publiée par Kehot.

Il est intéressant de noter qu’une autre lettre fascinante, datée du 8 Tammuz 5702 (1942), a également été découverte ces dernières semaines. Cette lettre a été écrite à Reb Asher Segal, qui avait été parmi les réfugiés juifs à Lisbonne, au Portugal, avec le Rabbi et la Rebbetzin – alors qu’ils attendaient de traverser l’océan Atlantique pour se mettre en sécurité.

Cette lettre est arrivée à la bibliothèque grâce aux efforts du Rav Yaakov Yosef Raskin, Chalia’h en Jamaïque, où vivait Reb Asher Segal.

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Pour en savoir plus sur cette incroyable découverte, nous nous sommes rendus dans le bureau du Rav Haïm Shaul Bruk, directeur de Lahak Hanachos et l’un des éditeurs de la série Igrot, qui a raconté l’effort de sauvetage et expliqué la signification de cette découverte.

Pourquoi êtes-vous tous si enthousiastes cette semaine ?

« Tout d’abord, nous avons découvert une nouvelle lettre du Rabbi qui n’était pas connue auparavant. Deuxièmement, les lettres écrites de la main du Rabbi sont extrêmement rares. Troisièmement, et c’est le plus important, c’est la seule lettre de l’année 5701, l’année où le Rabbi et la Rebbetzin sont arrivés aux États-Unis – il y a exactement quatre-vingts ans (il y a la traduction d’un télégramme envoyé de Nice, mais pas une seule lettre). »

Que contient exactement cette lettre ?

« En général, nous n’avons pas de lettres antérieures au 28 Sivan 5701. Toutes les lettres publiées dans les Iguerot de ces années-là étaient celles conservées dans les Reshimos du Rabbi. Même après l’arrivée du Rabbi en Amérique et sa nomination à la tête des Merkos, Machne et Kehos, il n’existe aucune lettre de cette année-là. Le fait qu’elle nous parvienne aujourd’hui, quatre-vingts ans plus tard, est une incroyable Hachga’ha Pratit.

« De plus, cette lettre contient un récit de première main sur la vie du Rabbi et de la Rebbetzin, et plus particulièrement sur les années difficiles de la Seconde Guerre mondiale. Elle a été écrite le 19 Tamouz 1941, moins d’un mois après leur arrivée en Amérique.

« Au cours des vingt dernières années, des budgets et des efforts considérables ont été investis pour documenter la vie du Rabbi. Des chercheurs et des historiens experts ont travaillé sans relâche pour rassembler chaque document et chaque morceau de papier qui pouvait faire la lumière sur les débuts de la vie du Rabbi, comme cela a été récemment publié dans le livre « Early Years » de Jem, par le Rav Barou’h Oberlander et le Rav Elkana Shmotkin.

« Cependant, les années du Rabbi sous l’occupation nazie ont été principalement documentées par le bouche-à-oreille de personnes qui ont passé du temps avec le Rabbi et la Rebbetzin ou qui les ont rencontrés dans un endroit ou un autre. La seule fois où nous avons eu l’occasion d’entendre un récit à la première personne a été lors de la publication d’Iguerot Kodesh en 1983, lorsque le Rav Sholom Ber Levin, de la bibliothèque du Rabbi, a eu l’opportunité de rendre visite à la Rebbetzin et d’entendre son récit des événements.

« Mais ici, dans cette lettre, le Rabbi décrit clairement l’ordre de leurs voyages de ville en ville et de pays en pays. Outre son immense valeur historique, c’est une révélation étonnante pour les ‘hassidim qui ont soif de chaque information qu’ils peuvent obtenir sur le Rabbi. »

 

 

Comment expliquez-vous le miracle de la découverte de cette lettre quelques instants avant d’être enterrée à jamais ?

« Barou’h Hachem, j’ai eu le mérite de passer près de quarante ans à trouver et obtenir les Iguerot, Reshimot, Maanot, Sihot et Hanachot du Rabbi pour les mettre sous presse. Je pense que la récompense est dans la Mitsva elle-même – « Se’har Mitsva Mitsva ». Au mérite de la publication de la Torah des Rebbeïm, et de la Torah du Rabbi en particulier, nous avons reçu cette lettre de manière miraculeuse – même vingt-sept ans après Guimel Tamouz.

« La leçon la plus importante que je retiens de cet événement est que tous les écrits et les possessions du Rabbi appartiennent au Rabbi, et leur place est dans la bibliothèque du Rabbi. De même que nous avons réussi à ramener cette lettre, ainsi que de nombreux autres documents et possessions, à leur véritable place dans la bibliothèque du Rabbi au 770, de même, toutes les autres possessions et documents – leur place est dans la bibliothèque du Rabbi et j’espère qu’ils y arriveront tous très bientôt !

« Nous devons mettre fin aux ventes honteuses des biens du Rabbi au plus offrant. Malheureusement, certains de nos propres Anash sont impliqués dans ces ventes ; pour quelques dollars, ils sont prêts à se séparer de précieuses possessions du Rabbi et de la Rebbetzin, ainsi que des Rebbeim. Nous devons dire les choses telles qu’elles sont : C’est un crime, et cela cause une douleur indicible et au Rabbi.

« Nous nous souvenons tous de la façon dont le Rabbi a parlé avec douleur du fait que les biens du Rabbi précédent étaient mis en vente au plus offrant, sans aucun égard pour leur caractère sacré et précieux. Comme l’a dit le Rabbi, il s’agit de la vie même du Rabbi ! Selon la Torah, a expliqué le Rabbi, il est interdit de vendre un esclave juif sur un marché d’esclaves ordinaire en raison de la honte qu’il subirait ; vendre les biens du Rabbi précédent aux enchères  constituait une humiliation similaire. Le Rabbi a dit ces mots : « Vous devez savoir que vous jouez avec une bombe explosive ! ».

« J’espère vraiment que ces ventes cesseront et que les sites internet et les institutions de Habad ne coopéreront pas du tout avec elles. »

Dites-nous en plus sur la lettre ?

Le Rabbi a écrit cette lettre récemment découverte au Rav Shimon Aryeh Leib Greenberg, originaire de Varsovie, qui avait été étudiant à Tomchei Temimim à Loubavitch et ensuite à Schedrin. Il était un baal menagen et un ‘Hazan bien connu. En 5692 (1932), il a été envoyé par le Rabbi précédent à Paris où il a occupé plusieurs fonctions : Shadar, Sho’het, Sofer et Mashpia. En 5699 (1939), il a immigré, seul, aux Etats-Unis et s’est installé à Hartford, Connecticut, en 5707 (1947), où il a servi la communauté juive jusqu’à son décès le 1er Adar II 5719 (1959). Il est enterré près du Ohel.

La lettre a été découverte par M. Levi Yonasan Holtz, directeur de la Hevra Kadisha de Hartford, dont le père, Haïm Leib Holtz, était le directeur avant lui. Après avoir découvert la lettre, il a reçu la visite du Rav Avraham Berkowitz et du Yirmi Berkowitz, qui représentaient la bibliothèque de Agoudat Hassidei Habad et Kehot, qui lui ont expliqué la signification de la lettre et le grand mérite qu’il aurait à rendre un bien du Rabbi à la bibliothèque de Agoudat Habad, comme le souhaitait le Rabbi.

Au début, il a douté que ce soit la meilleure façon d’agir. Au cours de sa réflexion, il a sorti le livre de la Hevra Kadisha qui donne la liste de tous les membres de la communauté décédés avec leurs dates de décès et leurs lieux de sépulture. Soudain, un livret est tombé d’entre les pages : un livret publié il y a une dizaine d’années en l’honneur de Guimel Tammuz, avec la photo du Rabbi sur la couverture.

Tout le monde dans la pièce a été surpris. Le message était clair. De plus : La brochure contenait un article sur deux Ha’hourim qui s’étaient rendus en Alaska dans le cadre du Merkaz Chlihout et qui avaient incité une jeune fille de cet endroit lointain du monde à allumer les bougies de Chabbat. En lisant l’histoire, il découvrit le nom de l’un des Ba’hourim : ce n’était autre que Rav Avraham Berkowitz lui-même.

M. Holtz était abasourdi. Bien que cela ait pris plusieurs minutes supplémentaires, il était clair qu’il était déjà d’accord.

Télécharger les Kuntres ici.

7 montées 7 enseignements Hassidiques – Parachat Balak, par le Rav Shaul Sillam

7 montées 7 enseignements Hassidiques – Parachat Balak, par le Rav Shaul Sillam

Balak, 1ère montée: Le mal, création Divine à transformer en bien.

Balak, 2ème montée – Le mal et ses origines.

Balak, 3ème montée: Une sorcellerie ratée !

Balak, 4ème montée – Les Patriarches, nos rochers

Balak, 5ème montée: « Attraper » des Mitsvot!

Balak, 6ème montée:La Tsni’out, force de la nation

Balak, 7ème montée: Bil’am et ses prophéties messianiques

Texte et Audio : ‘Houkat  ‘La Torah fait partie de nous-mêmes’, par le Rav Yaacov Abergel

Texte et Audio : ‘Houkat ‘La Torah fait partie de nous-mêmes’, par le Rav Yaacov Abergel

 

Pour l’élévation de l’âme de ‘Hannania ben Yaacov

 

A l’époque de Yéochoua, les enfants d’Israël étaient en guerre pour conquérir la Terre d’Israël. Au milieu du combat Yéochoua redoutait que le soleil se couche car l’obscurité ne lui permettait pas de poursuivre l’ennemi. Yéochoua ordonna donc au soleil d’arrêter sa course et Dieu entendit sa voix. Le miracle se produisit alors et le soleil continua à briller, permettant ainsi à Israël de remporter la victoire.

Ce miracle qui est survenu le jour de guimel Tamouz à l’époque de Yéochoua, d’aller contre la nature en ordonnant au soleil d’arrêter sa course, peut se réaliser encore de nos jours. Nous devons comprendre que la lumière du soleil est aussi un exemple pour désigner la lumière de la Torah et plus particulièrement celle de la Torah du Rabbi. Dans ce cas « ordonner au soleil d’interrompre sa course » signifie que nous devons faire briller la lumière de la Torah du Rabbi de manière incessante et avec toujours plus de force afin que celle-ci ne laisse jamais (et en aucun cas) la place à l’obscurité de l’exil.

Au sujet de la Paracha Houkat le Rabbi nous explique (Likouteï Si’hot, 28, 129-130) que le mot ‘Houkat qui désigne le décret, le commandement divin de la vache rousse est apparenté au mot ‘Hakika : gravure, qui n’est pas sans évoquer les lettres que l’Eternel grava dans la pierre des Tables de l’Alliance.

Une lettre gravée dans la pierre fait un avec elle. On peut effacer en la grattant une lettre écrite sur du parchemin, mais si l’on détruit une lettre gravée dans la pierre, on détruit du même coup la pierre elle-même car elle est confondue avec la lettre qui y est gravée. Le Rabbi nous enseigne que cela est aussi vrai pour un Juif. La Torah doit être gravée en lui au point que si on lui enlève sa Torah (que D.ieu nous en préserve), c’est lui-même que l’on détruit.

Rachi explique (‘Houkat, 19, 2) que le décret de la vache rousse est une décision tranchée par D.ieu et que nous n’avons pas la permission de réfléchir, ni de poser des questions à ce sujet. L’acceptation du joug divin (sans faire intervenir l’intellect) est donc la condition nécessaire pour faire en sorte que la Parole divine devienne une partie de nous-même. Aussi, c’est précisément celui qui se soumet aux décrets divins et qui agit au-delà de la raison et de l’intellect qui détient le pouvoir d’aller contre la nature et qui peut ‘ordonner au soleil d’arrêter sa course’.

A la fin des cinq livres de la Torah il est écrit : « A la main puissante et à la grande crainte que Moché fit régner aux yeux de tout Israël » (Bra’ha, 34, 12).

A la lumière de ce verset nous comprenons que la mission de Moché fut d’ouvrir les yeux de l’Assemblée d’Israël, et il en va de même pour le ‘Moché’ de chaque génération » en l’occurrence le Rabbi. La lumière de son enseignement éclaire notre vision, c’est-à-dire qu’elle nous permet de comprendre et d’intégrer en nous-même de manière profonde la Parole divine. Cela s’accorde avec la déclaration des Sages selon laquelle Machia’h enseignera au moyen de la vision car ‘lorsqu’un homme conçoit dans son intellect un certain concept, celui-ci est comme ajouté à lui-même, ce qui n’est pas le cas lorsqu’il voit une chose, cette chose est gravée au plus profond de lui-même, comme si elle devenait une partie de lui-même, et de ce fait ne peut subir aucun changement’ (Séfer ha Maamarim, 2, 183).

Un Juif parvient à graver en lui-même les enseignements de la ‘Torah de lumière’ lorsqu’il associe à son étude de la partie révélée de la Torah l’étude de sa partie profonde : l’étude de la ‘Hassidouth.

Le jour du Guimel Tamouz donne la force à chacun ‘d’interrompre la course du soleil’, c’est-à-dire de graver de manière fixe en notre âme la lumière des enseignements du Rabbi, afin que nos pensées nos paroles et nos actes provoquent la venue du Machia’h. C’est à cela que se rapporte la déclaration du Tséma’h Tsédek selon laquelle : ‘la profondeur attire la profondeur’. Plus notre attachement au Rabbi est profond, plus nous révélons le désir profond de D.ieu de nous délivrer.

L’un des enseignements que le Rabbi délivre dans le Dvar Mal’hout se base sur la signification profonde du chiffre 7 et du chiffre 10.

L’année pendant laquelle le Rabbi délivra ses enseignements du Dvar Malhout de la Paracha ‘Houkat la date du Chabbat était le 10 Tamouz. Ce Chabbat représentait donc l’union entre le chiffre 7 et le chiffre 10, car le jour du Chabbat est le septième jour de la semaine et ce jour était aussi le dixième jour du mois de Tamouz.

De façon générale, le Rabbi explique que le compte d’après les jours de la semaine correspond à la Création du monde. En effet, le monde a été créé en 6 jours et L’Eternel S’est reposé le septième jour. Ces 7 jours correspondent aux 7 Séfirot.

Quant au compte des jours du mois, il correspond à l’action de l’homme dans le monde. Le mot ‘Hodèch’ : ‘mois’ est apparenté au mot ‘Hidouch : ‘nouveauté’, et le compte des jours du mois désigne donc la nouveauté que l’homme introduit par le travail qu’il accomplit dans le monde.

Le chiffre 10 (comme la date du 10 Tamouz) représente les 10 Séfirot dont découlent les 10 forces de l’âme (l’intellect les sentiments et l’action). Durant l’exil, notre travail pour conquérir la Terre d’Israël consiste essentiellement à raffiner les sept Midot (sentiments), lesquelles correspondent aux sept Terres que L’Eternel nous a déjà données.

Aussi, le Rabbi nous enseigne que le compte des mois, symbolisé par le chiffre 10, englobe en plus des 7 Séfirot qui sont à l’origine de la Création du monde les 3 Séfirot qui sont au-delà de ce monde : les 3 Mo’hin de ‘Habad (‘Ho’hmah, Binah, Daat).

La mission de chaque Juif consiste à apporter la nouveauté à ce monde, créé au moyen des 7 attributs divins, en le menant à la perfection du chiffre 10 par le dévoilement des 3 Mo’hin de ‘Habad. La perfection de ce dévoilement spirituel qui aura lieu dans les temps messianiques s’exprimera aussi de façon matérielle par l’acquisition des terres de ‘Kini’ ‘Knizi’ et ‘Kadmoni’ qui correspondent aux attributs de ‘Ho’hmah Binah et Daat

De fait, le travail que l’on accomplit actuellement sur les 3 forces de l’intellect se limite à l’action que l’intellect exerce sur le cœur mais lors de la Délivrance finale, l’Assemblée d’Israël possèdera la totalité des 10 Terres et notre travail sur les 3 forces de l’intellect s’étendra alors au dévoilement de ces forces pour elles-mêmes. En d’autres termes, l’acquisition des Terres de ‘Kini’ ‘Knizi’ et ‘Kadmoni’ correspond au dévoilement des 3 forces de ‘Habad : la révélation des Secrets des Secrets de la Torah et la révélation des raisons des Commandements divins.

Ainsi, le chiffre 7 représente le niveau du divin qui s’habille dans le monde (‘Hessed, Gvurah, Tiféreth, Nétsa’h Hod Yessod Mal’hout), et le chiffre 10 représente le niveau du divin qui est au-delà de ce monde (‘Ho’hmah, Binah, Daat).

Du fait que le chiffre 7 représente la Création du monde par D.ieu et qu’à l’opposé le chiffre 10 évoque le travail de l’homme et l’ajout qu’il apporte à la Création, le Rabbi énumère les différentes significations que l’on peut donner de ces deux chiffres :

Le chiffre 7 représente la Torah écrite, laquelle provient de D.ieu. Le chiffre 10 représente la Torah orale, laquelle provient de l’homme.

Le chiffre 10 représente le travail de l’âme, telle que celle-ci désire s’élever au-delà de ce monde et des limites qu’il nous impose. Lorsque l’âme tend à s’élever au-delà des limites du corps, afin d’atteindre le divin illimité. C’est le mouvement de l’âme appelé : ‘Ratso’.

Le chiffre 7 représente le mouvement de l’âme appelé ‘Chov’. C’est le travail du haut vers le bas, que l’âme accomplit précisément lorsqu’elle s’habille dans le corps et qui consiste à attirer les lumières célestes supérieures dans ce monde inférieur.

Le Rabbi souligne ici que notre travail consiste à unir le niveau du chiffre 7 au niveau du chiffre 10. Unir ‘Ratso’ à ‘Chov’ (Dvar Mal’hout, ‘Houkat) :

‘La perfection du travail consiste à l’union des 2 ensemble. En même temps que la volonté de l’âme de quitter le corps, doit demeurer le travail de l’âme dans le corps, et le désir de l’âme de quitter le corps ne doit pas être dissocié du sentiment d’agir pour dévoiler le divin ici-bas (dans le corps, et dans le monde)’.

Le chiffre 7 symbolise donc ce monde limité et le chiffre 10 symbolise ce qui est au-delà du monde.

Dans le discours ‘Hassidique ‘Vé Atah Tetsaveh’, le Rabbi explique longuement que l’Essence divine, ‘Atsmout’, ‘transcende toutes les divisions’, et c’est la raison pour laquelle elle détient le pouvoir de s’unir avec les forces limitées de l’âme, de faire de ce monde symbolisé par le chiffre 7, le réceptacle de l’Essence divine, évoquée par le chiffre 10, ainsi qu’il est écrit (‘Vé Atah Tetsaveh’, chapitre 11) : ‘Par le travail des enfants d’Israël (et après que Moché ait dévoilé l’Essence de leurs âmes), même les forces dévoilées de l’âme s’unissent à l’Essence de l’âme’.

A la lumière de ce qui a été dit, nous pouvons comprendre l’une des raisons pour laquelle le Rabbi est comparé à l’Arche sainte. L’Arche sainte est un objet matériel qui possède des mesures précises, cependant il est écrit dans le Traité Yoma que lorsqu’elle était déposée au centre du Saint des Saints ‘elle ne prenait pas de place’.

(En effet, la largeur du Saint des Saints est de 20 ama, or si l’on mesurait à partir de l’extrémité gauche de l’Arche jusqu’au mur de gauche du Saint des Saint, on obtenait 10 ama ; et si l’on mesurait de l’extrémité droite de l’Arche jusqu’au mur de droite, on obtenait aussi 10 ama. Il se trouvait donc que l’Arche ne prenait pas de place).

A l’image de l’Arche, le Rabbi ‘possède des mesures’ car il est un être de chair et de sang, mais d’un autre côté, ‘il ne prend pas de place’ car il est l’émissaire du Saint béni soit-Il et ‘l’émissaire est comme celui qui l’envoie’.

Aussi, la mission du Rabbi est bien de nous donner les moyens d’unir le chiffre 7, c’est-à-dire ce monde matériel ‘qui possède des mesures’, avec le chiffre 10 qui représente le divin illimité ‘qui ne prend pas de place’.

De faire de ce monde un réceptacle capable de recevoir le dévoilement du Machia’h, très bientôt et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.

 

Vendredi 18 juin 2021 à 10h30 : Etude en direct du Kovets de Houkat avec le Rav Levi Azimov

Vendredi 18 juin 2021 à 10h30 : Etude en direct du Kovets de Houkat avec le Rav Levi Azimov

 

Chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot avec le Rav Levi Azimov 10h30 – 11h30
Tél. : 07 55 50 09 02 – code : 33 41 593#
Egalement EN DIRECT à PARTIR DE 10h30 sur
RADIO HASSIDOUT

 

‘HOUKAT – « Qu’il se dévoile rapidement, Amen ! » Source : Likouté Si’hot volume 28, première Si’ha sur ‘Houkat – Vendredi 18 juin 2021

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