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Lois relatives aux relations interdites (Chapitres 3 à 5)
Chapitre Trois – Sanctions selon les statuts particuliers (17 lois)
- Exemption pour relations avec femmes de mineurs ou incapables – Celui qui a une relation avec la femme d’un katane (mineur), d’un sourd-muet, d’un fou, d’un toumtoum ou d’un androgyne est exempt de peine capitale. De même pour relations avec sourde-muette ou folle mariée à un homme sain d’esprit, ou femme dont le statut matrimonial est douteux.
- Ketana mariée avec un gadol – Si son père l’a consacrée : l’homme est étranglé, elle est exempte mais interdite à son mari. Si elle peut accomplir le mioune : flagellation rabbinique (makat mardout), elle reste permise à son mari même cohen.
- Fille de cohen adultère – Mise à mort par le feu, quel que soit le statut du mari (même mamzer ou natine). Son complice est étranglé. La femme d’un cohen est étranglée comme toute femme mariée.
- Na’ara consacrée – Relations avec na’ara vierge consacrée dans la maison paternelle : lapidation pour les deux. Si bogueret ou déjà entrée dans la ‘houppa : strangulation.
- Ketana consacrée – L’homme est lapidé, elle est exempte. Na’ara fille de cohen consacrée qui commet adultère : lapidation.
- Relations multiples avec na’ara consacrée – Premier complice : lapidation. Suivants : strangulation. Exception : si relations anormales, tous lapidés car elle reste betoula.
- Na’ara consacrée convertie ou affranchie – Si conversion/affranchissement avant trois ans et un jour : strangulation comme femme mariée ordinaire.
- Cas particulier des propos diffamatoires – Na’ara sur laquelle des propos diffamatoires ont été tenus : si adultère prouvé même après sortie de chez son père, lapidation devant la porte paternelle. Autres na’ara consacrées après sortie paternelle : strangulation.
- Lieu de lapidation – Adultère dans domaine paternel : porte de la maison paternelle. Adultère chez beau-père avant remise : porte de la ville.
- Témoignage tardif – Si témoins se présentent après qu’elle soit devenue bogueret ou ait consommé le mariage : maison de lapidation, même si adultère commis comme na’ara chez son père.
- Statut de conversion et lieux – Non conçue dans sainteté : porte de la ville. Ville à majorité non-juive : porte du tribunal. Pas de père ou de maison paternelle : maison de lapidation.
- Relations multiples avec même erva – Passible de retranchement ou mort pour chaque relation. Relations impliquant plusieurs transgressions : sacrifice pour chaque transgression si inconscient, multiples fautes si volontaire.
- Servante ‘haroufa – Moitié servante, moitié affranchie, consacrée à esclave juif. Si totalement affranchie : peine capitale car devient vraie femme mariée.
- Particularité de la servante promise – Elle reçoit flagellation, lui apporte sacrifice acham. Volontaire comme involontaire apportent acham. Relations multiples : un seul acham pour lui, flagellation pour chaque relation pour elle.
- Conditions de culpabilité – Relation complète requise. Seulement si elle est guedola, non-vierge, volontaire et consciente. Exemptions : ketana, vierge, inconsciente, forcée, endormie, relation anormale.
- Exemptions et sanctions rabbiniques – Quand exempt : pas de sacrifice ni flagellation. Néanmoins makat mardout rabbinique si deux adultes conscients.
- Enfant avec servante promise – Garçon de neuf ans et un jour : elle flagellée, lui sacrifice, à condition qu’elle soit adulte, non-vierge, volontaire. Son obligation dépend de sa culpabilité à elle.
Chapitre Quatre – Lois de la Nidda (25 lois)
- Équivalence nidda-erva – Nidda identique aux autres erva : retranchement pour relation normale ou anormale, même avec ketana de trois ans et un jour. Fille peut être nidda dès naissance, zava dès dix ans.
- Période d’interdiction – Interdiction durant sept jours de nidda même si écoulement qu’un jour, durant quatorze jours pour accouchement de fille, durant jours d’écoulement et décompte de zava. S’applique aux servantes et affranchies.
- Nécessité d’immersion – Période limitée seulement si immersion après décompte. Sans immersion : retranchement même après années. Règle générale : impureté jusqu’à immersion.
- Non-juifs – Pas de culpabilité pour nidda/zava/accouchement de non-juive. Sages ont décrété : tous non-juifs considérés zav en permanence.
- Sang de pureté – Écoulement durant 33 jours (garçon) ou 66 jours (fille) après accouchement appelé « sang de pureté », n’interdit pas la femme. Immersion après 7/14 jours permet relations malgré écoulement.
- Horaire d’immersion – Toutes immersions de jour sauf nidda et accouchante : nuit du huitième jour. Accouchement garçon : nuit du huitième, fille : nuit du quinzième.
- Immersion différée – Si plusieurs jours d’attente : seulement la nuit, pour éviter erreur d’autres femmes qui s’immergeraient trop tôt.
- Exceptions horaires – Si malade, lieu éloigné, brigands, froid, portes fermées : immersion de jour autorisée du huitième jour.
- Présomption de pureté – Femmes à cycle régulier présumées pures sauf si disent « je suis impure » ou présumées nidda par voisines. Mari absent : pas besoin de demander si laissée pure, hors période de cycle.
- Déclaration d’impureté puis rétractation – Si dit « impure » puis « pure, je plaisantais » : pas crue. Si explication valable (présence belle-famille) : crue.
- Découverte d’impureté pendant relation – Ne pas se retirer immédiatement en érection (profit du retrait). Méthode : enfoncer ongles, attendre détumescence, puis se retirer.
- Interdiction préventive – Interdit d’avoir relations avant période de cycle. Si habitude de jour : interdit depuis début du jour. Si habitude de nuit : interdit depuis début de nuit.
- Cycle manqué – Si moment habituel passé sans cycle : autorisé jusqu’à fin de période de précaution correspondante.
- Examen post-coïtal – Coutume d’examen après relations : homme et femme s’essuient avec tissus, vérifient sang. Femme digne de confiance pour tissu du mari.
- Tissus témoins – Lin usé et blanc appelés « témoins ». Tissu de l’homme : « son témoin », tissu de la femme : « son témoin ».
- Examens pré et post-coïtaux – Femmes pudiques examinent avant relations. Femme sans cycle régulier : examen obligatoire avant. Toutes : deux témoins après relations (lui et elle). Exceptions : bétoula et période sang de pureté.
- Relations multiples – Pas besoin vérification à chaque fois : essuyage après chaque relation, vérification le lendemain. Si témoin perdu : examen avant relation suivante.
- Interprétation des taches – Témoin sous coussin avec sang : forme allongée (essuyage) = impure, forme ronde (vermine) = pure.
- Témoin vérifié/non vérifié – Témoin vérifié puis mis sous cuisse avec sang trouvé : impure. Témoin non vérifié : si tache ≥ griss = nidda, si < griss = pure.
- Écoulements lors des relations – Trois écoulements sans cause attribuable : interdiction définitive avec ce mari. Causes possibles : proximité cycle, blessure interne.
- Divorces successifs – Après trois maris avec même problème : divorce et interdiction mariage jusqu’à guérison.
- Test de guérison – Cylindre de plomb avec piston et tissu pour atteindre col utérus. Sang au sommet : provient utérus. Rien : provient frottement, guérison confirmée.
Chapitre Cinq – Détails des impuretés féminines (25 lois)
- Impureté involontaire – Femme devient impure contre son gré (saut, vision accouplement, désir). Toute quantité d’écoulement rend impure, même goutte comme graine moutarde.
- Définition de l’extérieur – Impure même si sang reste dans partie externe, dès sortie du col utérin même si reste dans chair. Col = niveau atteint par organe masculin lors de relation.
- Allégorie anatomique – Utérus = « source »/ »chambre » (lieu conception). Col utérin = « couloir » (voie qui se ferme en grossesse, s’ouvre accouchement).
- Suite de l’allégorie – Organe masculin entre dans « couloir » sans atteindre extrémité. Au-delà : « étage » (glandes et maturation semence féminine). Ouverture entre étage et couloir = « escalier ».
- Statut des sangs selon origine – Sang de « chambre » : impur (sauf sang pureté et douleurs accouchement). Sang « étage » : pur (comme blessure organes). Couloir depuis « escalier » vers intérieur : impur (présomption provenance chambre).
- Seul le sang rend impur – Liquides autres que sang depuis chambre : purs. Liquide blanc ou vert même texture sang : pur si pas apparence sang.
- Cinq couleurs impures – Rouge, noir, semblable safran, semblable eau terreuse, semblable vin coupé. Autres couleurs : pures.
- Définition du rouge et noir – Rouge : premier flot saignée humaine. Noir : encre sèche. Safran : feuille centrale de tige centrale de safran frais avec terre.
- Règle des nuances – Si sang semblable ou plus sombre que références : impur. Plus clair : pur. Exemple : plus noir qu’encre = impur, moins noir (olive, poix, corbeau) = pur.
- Vin coupé et témoignage – Une proportion vin frais nouveau de Sharon + deux proportions eau. Sang différent de ce mélange : pur. Femme crue si décrit aspect perdu.
- Méthode de comparaison – Sage tient tissu avec sang, observe références, évalue selon vision, déclare statut. Récipient large (mané, deux log) pour bonne lumière.
- Conditions d’examen – Tissu blanc, lumière solaire, ombre de main sur sang. Sage expérimenté : déclaration immédiate. En cas doute : comparaison avec références.
- Émission de morceaux de chair – Morceau avec sang à l’extérieur : impure. Sans sang extérieur : pure, même si intérieur rempli sang (pas sang nidda).
- Test de dilution – Morceaux ressemblant écorce, cheveu, poussière, moustiques rouges : eau tiède. Dilution : impure (sang coagulé). Pas dilution 24h : pure (blessure).
- Créatures émises – Sauterelles, poissons, bestioles, insectes : impure si sang avec, sinon pure.
- Cylindre interne – Sang trouvé dans cylindre introduit : pure. Écoulement doit être « dans sa chair » selon usage féminin habituel.
- Sang avec urines – Sang sortant avec urines (debout ou assise) : pure, même avec sensation corporelle. Urines ne viennent pas de chambre, sang de blessure.
- Sang hymen – Sang hymen (première relation) : pur, pas sang nidda/zava, comparable blessure. Ketana mariée : permise jusqu’à guérison blessure.
- Statut selon âge mariage – Na’ara jamais eu écoulement : quatre jours permis. Na’ara ayant eu écoulement avant : première fois seulement. Bogueret jamais eu écoulement : toute première nuit.
- Quatre nuits non consécutives – Na’ara sans écoulement antérieur : quatre nuits même espacées, pourvu blessure non guérie.
- Ketana jusqu’à guérison – Délai jusqu’à guérison même une année, relations espacées ou quotidiennes permises.
- Changement statut pendant mariage – Ketana devenant na’ara sous autorité mari : relations comme ketana comptent une nuit, trois jours complétés comme na’ara.
- Signes guérison blessure – Non guérie : sang debout pas assise, assise sol pas coussins. Guérie : arrêt complet ou écoulement même sur coussins (alors sang nidda).
- Écoulement pendant/après relations – Pendant relation : blessure. Relation sans sang puis écoulement hors relation : sang nidda.
- Anomalies de timing – Bétoula sans sang première relation puis sang deuxième : sang nidda (hymen aurait saigné dès début). Fille moins trois ans avec sang : sang hymen.



