Hachem et la Torah sont parfaits, mais les hommes n’étant pas en mesure de percevoir la réalité divine dans sa totalité, peuvent se fourvoyer dans leur service divin.

Les commandements prescrits par Hachem permettent à l’homme de se réaliser dans ce monde, de s’approcher du Tout Puissant et de « ressentir sa main », ils ne sont absolument pas une série d’interdits visant à briser l’homme au point d’en faire un « survivant » qui attend que les journées passent…

Lorsque l’on fait Techouva, on est plein de bonne volonté, on veut tout accepter de la Torah et on a d’ailleurs parfaitement raison ; or cette acception tourne trop souvent à l’obsession et aux autocritiques.

Comme l’on veut rattraper « le retard », on est susceptible de s’interdire des tonnes de choses et souvent bien plus qu’il n’en faut, sans parler du regard intransigeant que l’on peut porter parfois sur ceux qui ne suivent pas le même chemin ! Il est fort probable que l’on aille à des cours qui nous parlent de la punition divine et dans lesquels on n’oublie qu’avant de faire un reproche à quelqu’un il faut lui donner beaucoup d’amour, et qui peuvent mener malheureusement à assimiler que l’on est une mauvaise personne qui doit faire encore plus d’efforts que les autres car elle n’a pas commencé sa vie de façon religieuse… En apprenant la casherout et ses subtilités, et en posant des questions à droite à gauche, on peut finir par avoir peur de manger chez untel et untel et s’isoler petit à petit dans un monde où l’on n’ose plus bouger de trop, par peur de la transgression ! Il est également fort probable en décidant, à juste titre, de faire téchouva sur ses mauvaises paroles, qu’on en vienne à ne plus oser s’exprimer par crainte du Lachon Hara et que l’on se terre dans une solitude pesante et étouffante, et le risque est de finir par fuir loin de la Torah alors que ce n’était pas le résultat escompté ! Est-ce un tour du mauvais penchant ?

La Torah est une Torah de vie !

Il est clair que pour changer de vie et ne pas retomber dans ses travers passés, il faille faire des choix, des changements de direction et des concessions, et une certaine rigueur est même parfois nécessaire un temps ; or une fois les lois comprises et assimilées, les limites définies et le chemin tracé, il faut absolument se retrouver soi-même dans tout ceci. On est tous unique, avec des ADN différents, avec des envies, des sensibilités et des missions propres, alors pourquoi ne pas servir l’Éternel avec notre particularité tout en observant les mitsvot, et ce, sans vouloir ressembler aux autres…

La phrase dans le Tehilim 100 : « Aimez l’Eternel avec joie… » et les enseignements du Baal Chem Tov sur le service divin dans l’allégresse sont édifiants !

En souhaitant à chacun un retour sincère et agréé, sans perdre de vue que la joie et les plaisirs font partie intégrante de la conduite d’un bon juif comme l’enseigne la h’assidout !

À méditer !

Ruth BENITAH

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