Un anniversaire après le décès ? - Likoutei sihot - Volume 2 - Hossafot - 10 Chevat - Paragr 1-4
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Youd Chevat Série : 10 - Youd ChvatSérie : Likoutei sihot
1. La première année qui suit un décès se distingue de toutes les années suivantes, pour les Juifs les plus simples comme pour les grands d’Israël. Passée cette première année, la présence ici-bas de celui qui a quitté ce monde s’estompe. Nos Sages disent, cependant, que “ lorsque le Juste prend une décision, D.ieu l’entérine ”. Bien plus, “ lorsque D.ieu prend une décision, le Juste l’annule ”. Et, plus encore, au delà de ce qui vient d’être dit, les Sages affirment même que “ les Justes peuvent modifier la création ”.
Ainsi, le traité Chabbat et différents autres textes établissent bien une différence entre les douze premiers mois suivant le décès et la suite, passée cette date. Néanmoins, ceci concerne uniquement celui qui n’exerce pas son autorité sur ce monde et ce qu’il contient. Les Justes, à l’opposé, possèdent les clés de l’existence physique et de la résurrection des morts. Et, il est dit que, d’ordinaire, ces deux clés ne peuvent être simultanément transmises à la même personne.
Si un tel pouvoir est confié aux Justes, combien plus peuvent-ils eux-mêmes se trouver où bon leur semble, se maintenir dans l’endroit qu’ils estiment être le meilleur pour eux.
2. Pour le Rabbi, l’amour de D.ieu, l’amour de la Torah et l’amour du prochain ne formaient qu’une seule entité. Ainsi, l’Admour Hazaken disait que l’Injonction “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ” est un réceptacle, un commentaire et une explication du Précepte “ tu aimeras l’Eternel ton D.ieu ”.
Ces trois amours sont donc liés. Certes, la matière est un voile, qui empêche de percevoir la Présence divine, l’éclat de la Torah et du service de D.ieu. Néanmoins, le Rabbi écartait tous les calculs, renonçait à son propre bien-être, matériel ou même spirituel, pour se consacrer à son prochain. Il est dit que celui qui a adopté un comportement positif pendant la majeure partie de sa vie est assuré qu’il en sera ainsi également par la suite. C’est le cas pour un simple Juif et, combien plus pour un Juste, un ‘Hassid qui, tout au long de sa vie, fit don de lui-même, de son âme naturelle et même de son âme divine.
En conséquence, il est une certitude absolue que, maintenant encore, le Rabbi souhaite se trouver là. Puisque telle est sa volonté, il est certain qu’il se trouve parmi nous et les Tossafot, commentant le traité Chabbat 152b, disent que “ ce que l’on veut réellement peut effectivement s’exprimer ”.
3. Que découle-t-il concrètement de tout ce qui vient d’être dit ? Que la première Hilloula du Rabbi est, certes, déjà passée. De façon générale, j’évite de parler de la “ première Hilloula ” ou de l’écrire, car il faut espérer qu’il n’y en ait pas une seconde, que l’an prochain, sera déjà réalisée la promesse selon laquelle “ ils se réveilleront et se réjouiront ceux qui reposent sous terre ”. Dès lors, il sera parmi eux. Je ne parlerai donc pas de première Hilloula, mais de première élévation, car il est certain, en revanche, qu’il y en aura d’autres, par la suite.
A l’issue de ce premier anniversaire, donc, on pourrait imaginer qu’il faille affaiblir son attachement à lui, ce qu’à D.ieu ne plaise. Il faut donc savoir que le contraire est vrai, que cet attachement doit désormais être encore plus fort. En effet, le Rabbi connaît maintenant des élévations successives. Il faut donc réunir toutes ses forces pour pouvoir le suivre.
4. Ceci apporte également une réponse à ceux qui se demandent si, après le 10 Chevat, il faut continuer à lire, chaque jour, le Psaume 71, qui correspond au nombre des années du Rabbi et, le cas échéant, jusqu’à quand faudra-t-il le faire. La réponse est bien claire. Il faudra le lire jusqu’au 12 Tamouz, date de l’anniversaire de sa naissance.
Selon certains, il y a une controverse entre le Rambam et le Rabad pour savoir si le temps continue à s’écouler de la même façon, après le décès et si, en pareil cas, on peut encore parler de croissance et d’âge. Deux preuves peuvent être citées, établissant que ces notions demeurent, même après le décès.
La première preuve est la coutume, répandue dans l’ensemble du peuple juif, qui consiste à célébrer l’anniversaire du décès. Cette date marque l’élévation de l’âme et il en résulte que, pour elle, celle-ci s’inscrit effectivement dans le temps.
Par ailleurs, il est une note du Rabbi, dans laquelle il décrit une vision nocturne qui lui fut accordée, au cours de laquelle son père développa un commentaire de ‘Hassidout basé sur le Psaume 84. [Le Rabbi écrit, dans cette note: “ Lundi 20 Mar’Hechvan, c’est aujourd’hui la date anniversaire de la naissance de mon père, qui naquit le lundi de la Parchat ‘Hayé Sarah, 20 Mar’Hechvan 5621, à la neuvième heure du matin. J’ai vu mon père en rêve. Il portait ses vêtements du Chabbat et son visage était particulièrement lumineux. Il m’a dit: Ces vingt quatre heures marquent le quatre vingt quatrième anniversaire de la descente de mon âme dans le monde inférieur. A cette occasion, nous recevrons d’illustres invités.
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Ainsi, le traité Chabbat et différents autres textes établissent bien une différence entre les douze premiers mois suivant le décès et la suite, passée cette date. Néanmoins, ceci concerne uniquement celui qui n’exerce pas son autorité sur ce monde et ce qu’il contient. Les Justes, à l’opposé, possèdent les clés de l’existence physique et de la résurrection des morts. Et, il est dit que, d’ordinaire, ces deux clés ne peuvent être simultanément transmises à la même personne.
Si un tel pouvoir est confié aux Justes, combien plus peuvent-ils eux-mêmes se trouver où bon leur semble, se maintenir dans l’endroit qu’ils estiment être le meilleur pour eux.
2. Pour le Rabbi, l’amour de D.ieu, l’amour de la Torah et l’amour du prochain ne formaient qu’une seule entité. Ainsi, l’Admour Hazaken disait que l’Injonction “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ” est un réceptacle, un commentaire et une explication du Précepte “ tu aimeras l’Eternel ton D.ieu ”.
Ces trois amours sont donc liés. Certes, la matière est un voile, qui empêche de percevoir la Présence divine, l’éclat de la Torah et du service de D.ieu. Néanmoins, le Rabbi écartait tous les calculs, renonçait à son propre bien-être, matériel ou même spirituel, pour se consacrer à son prochain. Il est dit que celui qui a adopté un comportement positif pendant la majeure partie de sa vie est assuré qu’il en sera ainsi également par la suite. C’est le cas pour un simple Juif et, combien plus pour un Juste, un ‘Hassid qui, tout au long de sa vie, fit don de lui-même, de son âme naturelle et même de son âme divine.
En conséquence, il est une certitude absolue que, maintenant encore, le Rabbi souhaite se trouver là. Puisque telle est sa volonté, il est certain qu’il se trouve parmi nous et les Tossafot, commentant le traité Chabbat 152b, disent que “ ce que l’on veut réellement peut effectivement s’exprimer ”.
3. Que découle-t-il concrètement de tout ce qui vient d’être dit ? Que la première Hilloula du Rabbi est, certes, déjà passée. De façon générale, j’évite de parler de la “ première Hilloula ” ou de l’écrire, car il faut espérer qu’il n’y en ait pas une seconde, que l’an prochain, sera déjà réalisée la promesse selon laquelle “ ils se réveilleront et se réjouiront ceux qui reposent sous terre ”. Dès lors, il sera parmi eux. Je ne parlerai donc pas de première Hilloula, mais de première élévation, car il est certain, en revanche, qu’il y en aura d’autres, par la suite.
A l’issue de ce premier anniversaire, donc, on pourrait imaginer qu’il faille affaiblir son attachement à lui, ce qu’à D.ieu ne plaise. Il faut donc savoir que le contraire est vrai, que cet attachement doit désormais être encore plus fort. En effet, le Rabbi connaît maintenant des élévations successives. Il faut donc réunir toutes ses forces pour pouvoir le suivre.
4. Ceci apporte également une réponse à ceux qui se demandent si, après le 10 Chevat, il faut continuer à lire, chaque jour, le Psaume 71, qui correspond au nombre des années du Rabbi et, le cas échéant, jusqu’à quand faudra-t-il le faire. La réponse est bien claire. Il faudra le lire jusqu’au 12 Tamouz, date de l’anniversaire de sa naissance.
Selon certains, il y a une controverse entre le Rambam et le Rabad pour savoir si le temps continue à s’écouler de la même façon, après le décès et si, en pareil cas, on peut encore parler de croissance et d’âge. Deux preuves peuvent être citées, établissant que ces notions demeurent, même après le décès.
La première preuve est la coutume, répandue dans l’ensemble du peuple juif, qui consiste à célébrer l’anniversaire du décès. Cette date marque l’élévation de l’âme et il en résulte que, pour elle, celle-ci s’inscrit effectivement dans le temps.
Par ailleurs, il est une note du Rabbi, dans laquelle il décrit une vision nocturne qui lui fut accordée, au cours de laquelle son père développa un commentaire de ‘Hassidout basé sur le Psaume 84. [Le Rabbi écrit, dans cette note: “ Lundi 20 Mar’Hechvan, c’est aujourd’hui la date anniversaire de la naissance de mon père, qui naquit le lundi de la Parchat ‘Hayé Sarah, 20 Mar’Hechvan 5621, à la neuvième heure du matin. J’ai vu mon père en rêve. Il portait ses vêtements du Chabbat et son visage était particulièrement lumineux. Il m’a dit: Ces vingt quatre heures marquent le quatre vingt quatrième anniversaire de la descente de mon âme dans le monde inférieur. A cette occasion, nous recevrons d’illustres invités.
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