J'ai besoin de mes enfants - Likoutei sihot Volume 2 - Hossafot Youd Chvat Paragraphes 37-45
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Youd Chevat Série : 10 - Youd ChvatSérie : Likoutei sihot
37. Le traité Ketouvot 103a dit: “ Nos Sages ont enseigné que Rabbi, lorsqu’il quitta ce monde, dit: “ J’ai besoin de mes enfants. La bougie sera allumée à sa place. La table sera dressée à sa place. Le lit sera fait à sa place ” ”.
On peut donner, à ce propos, l’explication suivante. Quitter ce monde est également partir d’un endroit pour en gagner un autre, d’un lieu de travail pour en rejoindre un autre. C’est le sens de la Haftara, lue après la Torah, qui est de la même étymologie que Petira, le décès. Il s’agit bien, dans ce cas, de quitter la Torah pour lire les prophètes.
Les Justes connaissent une élévation perpétuelle, dans ce monde comme dans l’autre monde, d’une étape vers la suivante. De ce point de vue, la Petira marque bien l’accession vers un stade plus élevé du service de D.ieu.
Lorsque Rabbi quitta ce monde, il dit: “ J’ai besoin de mes enfants ”. Non seulement ses enfants ont besoin de lui, mais, bien plus, il a lui-même besoin de ses enfants.
De fait, on pourrait penser qu’accédant désormais à une étape plus élevée du service de D.ieu, il perdrait le contact avec nous. Rabbi écarte cette éventualité et affirme lui-même, lorsqu’il quitte ce monde: “ Certes, je m’élève désormais vers un stade infiniment plus élevé du service de D.ieu. Mais, où que je me trouve, je penserai à vous. Bien plus, jusque dans mes élévations les plus importantes, je continue à avoir besoin de votre service de D.ieu, “ J’ai besoin de mes enfants ”.
38. “ La bougie sera allumée à sa place. La table sera dressée à sa place. Le lit sera fait à sa place ”. Voici comment il faut interpréter cette expression. En tous les domaines où l’on s’adressait jusqu’à maintenant au Rabbi, rien n’est changé.
De manière générale, on consultait le Rabbi dans deux domaines, pour réparer une faute ou bien pour assurer sa subsistance morale, d’une part, pour transformer sa situation matérielle et assurer sa subsistance physique, d’autre part, en faisant, bien sûr, abstraction de toute grossièreté. Dans chacun de ces domaines, on peut distinguer trois aspects.
Lorsque l’on demandait à être reçu par le Rabbi pour un problème matériel, celui-ci pouvait être de trois natures, enfant, santé ou subsistance matérielle, qui correspondent, précisément, à la bougie, à la table et au lit.
La santé est symbolisée par la bougie, ainsi qu’il est dit: “ la bougie de D.ieu est l’âme de l’homme ”, la subsistance matérielle, par la table et les enfants, par le lit. Dans tous ces domaines, le Rabbi continue à assumer sa mission. Il peut apporter une réponse et le fait exactement comme avant. Il accorde maintenant son influence, tout comme il le faisait auparavant.
39. Ce qui est vrai dans le domaine matériel l’est aussi spirituellement. En la matière, la bougie existe également et elle fait allusion aux Mitsvot, en général, ainsi qu’il est dit: “ car la bougie est une Mitsva ”. La table désigne plus spécifiquement la Torah qui, en plus d’être définie comme un vêtement moral, au même titre que toutes les autres Mitsvot, est également présentée comme une nourriture spirituelle.
Il en est ainsi pour celui qui a un comportement normal. A l’opposé, on pourrait penser que l’homme qui a mal agi et s’est écarté du droit chemin a, de la sorte, rompu le lien qui le rattachait au Rabbi. Comment pourrait-il le conserver après que celui-ci ait quitté le monde? En fait, cette conception est erronée et le Rabbi répond encore aux questions sur la manière de réparer une faute ou de prévenir la chute morale.
Une telle situation n’est envisageable qu’ici-bas. Celui qui, saisi par un esprit de folie, perd toute conscience, est comparable à un homme couché, dont la tête et le pied se trouvent au même niveau. De plus, différentes fautes, qu’il convient de réparer, concernent le comportement intime ou la médisance, deux domaines qui sont, du reste, liés.
C’est pour cela qu’il est ici question de lit, car celui-ci doit être intègre. On doit, en particulier, réparer les erreurs de jeunesse, qui dressent un écran entre l’homme et le Créateur. Là encore, le Rabbi apporte des réponses, à l’heure actuelle, exactement comme il le faisait auparavant.
40. On peut soulever une objection. On sait qu’un Rabbi accordant une entrevue à quelqu’un doit trouver en lui l’équivalent du problème qui lui est soumis, au moins dans sa forme la plus fine, afin de pouvoir lui apporter une solution. Un récit de l’Admour Haémtsahi, imprimé par ailleurs, en fait la preuve, puisqu’il interrompit les entrevues qu’il accordait pour cette raison.
Auparavant, le Rabbi se trouvait dans ce monde. Il subissait, d’une certaine façon, les limites d’un corps physique et pouvait donc trouver en lui cet équivalent, au moins de manière fine, comme l’indique le récit de l’Admour Haémtsahi. A l’heure actuelle, par contre, il n’y a plus rien de tout cela et comment le Rabbi pourrait-il donc répondre à de telles questions?
Nous répondrons à cette question après avoir introduit une notion préalable. ...
On peut donner, à ce propos, l’explication suivante. Quitter ce monde est également partir d’un endroit pour en gagner un autre, d’un lieu de travail pour en rejoindre un autre. C’est le sens de la Haftara, lue après la Torah, qui est de la même étymologie que Petira, le décès. Il s’agit bien, dans ce cas, de quitter la Torah pour lire les prophètes.
Les Justes connaissent une élévation perpétuelle, dans ce monde comme dans l’autre monde, d’une étape vers la suivante. De ce point de vue, la Petira marque bien l’accession vers un stade plus élevé du service de D.ieu.
Lorsque Rabbi quitta ce monde, il dit: “ J’ai besoin de mes enfants ”. Non seulement ses enfants ont besoin de lui, mais, bien plus, il a lui-même besoin de ses enfants.
De fait, on pourrait penser qu’accédant désormais à une étape plus élevée du service de D.ieu, il perdrait le contact avec nous. Rabbi écarte cette éventualité et affirme lui-même, lorsqu’il quitte ce monde: “ Certes, je m’élève désormais vers un stade infiniment plus élevé du service de D.ieu. Mais, où que je me trouve, je penserai à vous. Bien plus, jusque dans mes élévations les plus importantes, je continue à avoir besoin de votre service de D.ieu, “ J’ai besoin de mes enfants ”.
38. “ La bougie sera allumée à sa place. La table sera dressée à sa place. Le lit sera fait à sa place ”. Voici comment il faut interpréter cette expression. En tous les domaines où l’on s’adressait jusqu’à maintenant au Rabbi, rien n’est changé.
De manière générale, on consultait le Rabbi dans deux domaines, pour réparer une faute ou bien pour assurer sa subsistance morale, d’une part, pour transformer sa situation matérielle et assurer sa subsistance physique, d’autre part, en faisant, bien sûr, abstraction de toute grossièreté. Dans chacun de ces domaines, on peut distinguer trois aspects.
Lorsque l’on demandait à être reçu par le Rabbi pour un problème matériel, celui-ci pouvait être de trois natures, enfant, santé ou subsistance matérielle, qui correspondent, précisément, à la bougie, à la table et au lit.
La santé est symbolisée par la bougie, ainsi qu’il est dit: “ la bougie de D.ieu est l’âme de l’homme ”, la subsistance matérielle, par la table et les enfants, par le lit. Dans tous ces domaines, le Rabbi continue à assumer sa mission. Il peut apporter une réponse et le fait exactement comme avant. Il accorde maintenant son influence, tout comme il le faisait auparavant.
39. Ce qui est vrai dans le domaine matériel l’est aussi spirituellement. En la matière, la bougie existe également et elle fait allusion aux Mitsvot, en général, ainsi qu’il est dit: “ car la bougie est une Mitsva ”. La table désigne plus spécifiquement la Torah qui, en plus d’être définie comme un vêtement moral, au même titre que toutes les autres Mitsvot, est également présentée comme une nourriture spirituelle.
Il en est ainsi pour celui qui a un comportement normal. A l’opposé, on pourrait penser que l’homme qui a mal agi et s’est écarté du droit chemin a, de la sorte, rompu le lien qui le rattachait au Rabbi. Comment pourrait-il le conserver après que celui-ci ait quitté le monde? En fait, cette conception est erronée et le Rabbi répond encore aux questions sur la manière de réparer une faute ou de prévenir la chute morale.
Une telle situation n’est envisageable qu’ici-bas. Celui qui, saisi par un esprit de folie, perd toute conscience, est comparable à un homme couché, dont la tête et le pied se trouvent au même niveau. De plus, différentes fautes, qu’il convient de réparer, concernent le comportement intime ou la médisance, deux domaines qui sont, du reste, liés.
C’est pour cela qu’il est ici question de lit, car celui-ci doit être intègre. On doit, en particulier, réparer les erreurs de jeunesse, qui dressent un écran entre l’homme et le Créateur. Là encore, le Rabbi apporte des réponses, à l’heure actuelle, exactement comme il le faisait auparavant.
40. On peut soulever une objection. On sait qu’un Rabbi accordant une entrevue à quelqu’un doit trouver en lui l’équivalent du problème qui lui est soumis, au moins dans sa forme la plus fine, afin de pouvoir lui apporter une solution. Un récit de l’Admour Haémtsahi, imprimé par ailleurs, en fait la preuve, puisqu’il interrompit les entrevues qu’il accordait pour cette raison.
Auparavant, le Rabbi se trouvait dans ce monde. Il subissait, d’une certaine façon, les limites d’un corps physique et pouvait donc trouver en lui cet équivalent, au moins de manière fine, comme l’indique le récit de l’Admour Haémtsahi. A l’heure actuelle, par contre, il n’y a plus rien de tout cela et comment le Rabbi pourrait-il donc répondre à de telles questions?
Nous répondrons à cette question après avoir introduit une notion préalable. ...