Le "statement" du nouveau Rabbi - Likoutei sihot - Volume 2 - Hossafot Youd Chvat - Parag 9-10
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Youd Chevat Série : 10 - Youd ChvatSérie : Likoutei sihot
9. Lorsqu’il arriva en Amérique, le Rabbi dit: “ Quand on parvient dans une ville, il convient d’en adopter les pratiques. Ici, en Amérique, on apprécie les effets d’annonce, les idées nouvelles et, encore plus, ce qui choque l’esprit. C’est ce que l’on appelle ici “ a statement ”, une proclamation. Je ne sais pas s’il est bon d’agir ainsi. Néanmoins, il faut adopter les pratiques de l’endroit.
L’amour de D.ieu, l’amour de la Torah et l’amour du prochain ne forment qu’une seule et même entité. Ils sont indissociables et procèdent d’une même quintessence. La ‘Hassidout mentionne un enseignement du Baal Chem Tov, qu’il citait au nom des premiers Sages: “ Lorsque l’on détient une partie de l’essence, on la possède en totalité ”. Ces trois amours n’en font qu’un et chacun d’eux porte donc en lui les trois à la fois, puisqu’une partie de l’essence reflète toute l’essence.
Celui qui aime D.ieu, mais non la Torah et son prochain, n’aime pas réellement D.ieu. A l’opposé, celui qui aime son prochain, même s’il adopte, en cela, une démarche rationnelle, parviendra, au final, à aimer la Torah, à aimer D.ieu. On sait, par exemple, que le Tséma’h Tsédek, parce qu’il rendit service à quelqu’un, put obtenir une révélation à laquelle son étude de la Torah et son service de D.ieu ne lui avaient pas permis d’accéder ”.
Cette proclamation doit être diffusée et répandue. Si l’on voit un Juif qui aime D.ieu, mais non la Torah et son prochain, on doit lui dire que le sentiment qu’il éprouve pour D.ieu ne pourra pas être durable. A l’opposé, si l’on rencontre quelqu’un qui se limite à aimer son prochain, on doit le conduire à aimer également la Torah et D.ieu. Bien plus, son amour du prochain ne peut consister uniquement à distribuer du pain à ceux qui ont faim et de l’eau à ceux qui ont soif. Il doit, en outre, insuffler aux autres l’amour de la Torah et de D.ieu.
La présence de ces trois amours permettra d’accomplir les termes du verset (Kohélet 4, 12): “ La corde tressée de trois cordelettes ne se rompt pas promptement ” et elle conduira vers la délivrance. En effet, ce dernier exil est la conséquence des manifestations d’un sentiment opposé à l’amour du prochain. A l’époque, “ nous avons été exilés de notre terre ”. C’est donc bien l’amour du prochain qui provoquera la délivrance, très bientôt et véritablement de nos jours.
10. Lorsque mon beau-père, le Rabbi, avait quinze ans, son père, le Rabbi Rachab, fit de lui son secrétaire particulier, pour toutes ses activités communautaires.
Une grande conférence rabbinique eut alors lieu, à Kovno, me semble-t-il. Le Rabbi Rachab s’y fit représenter par le Rabbi. Ce dernier était encore très jeune, puisqu’il n’avait que quinze ans et son père demanda donc à Rav Chmouel Betsalel de l’accompagner. Ce ‘Hassid était particulièrement intelligent. Malgré cela, le Rabbi Rachab lui dit que, bien qu’il lui ait demandé d’accompagner son fils, il devait savoir que moins il interviendrait pour le conseiller et mieux cela serait.
S’il en était ainsi à l’époque, combien plus est-ce actuellement le cas. Il n’y a donc pas lieu d’intervenir dans ce que le Rabbi a fixé. Il n’a nul besoin de nos conseils et ne nous demande pas d’exprimer notre avis. Il faut se conformer à sa volonté. Moins l’on fera d’interprétation personnelle et mieux cela sera.
L’amour de D.ieu, l’amour de la Torah et l’amour du prochain ne forment qu’une seule et même entité. Ils sont indissociables et procèdent d’une même quintessence. La ‘Hassidout mentionne un enseignement du Baal Chem Tov, qu’il citait au nom des premiers Sages: “ Lorsque l’on détient une partie de l’essence, on la possède en totalité ”. Ces trois amours n’en font qu’un et chacun d’eux porte donc en lui les trois à la fois, puisqu’une partie de l’essence reflète toute l’essence.
Celui qui aime D.ieu, mais non la Torah et son prochain, n’aime pas réellement D.ieu. A l’opposé, celui qui aime son prochain, même s’il adopte, en cela, une démarche rationnelle, parviendra, au final, à aimer la Torah, à aimer D.ieu. On sait, par exemple, que le Tséma’h Tsédek, parce qu’il rendit service à quelqu’un, put obtenir une révélation à laquelle son étude de la Torah et son service de D.ieu ne lui avaient pas permis d’accéder ”.
Cette proclamation doit être diffusée et répandue. Si l’on voit un Juif qui aime D.ieu, mais non la Torah et son prochain, on doit lui dire que le sentiment qu’il éprouve pour D.ieu ne pourra pas être durable. A l’opposé, si l’on rencontre quelqu’un qui se limite à aimer son prochain, on doit le conduire à aimer également la Torah et D.ieu. Bien plus, son amour du prochain ne peut consister uniquement à distribuer du pain à ceux qui ont faim et de l’eau à ceux qui ont soif. Il doit, en outre, insuffler aux autres l’amour de la Torah et de D.ieu.
La présence de ces trois amours permettra d’accomplir les termes du verset (Kohélet 4, 12): “ La corde tressée de trois cordelettes ne se rompt pas promptement ” et elle conduira vers la délivrance. En effet, ce dernier exil est la conséquence des manifestations d’un sentiment opposé à l’amour du prochain. A l’époque, “ nous avons été exilés de notre terre ”. C’est donc bien l’amour du prochain qui provoquera la délivrance, très bientôt et véritablement de nos jours.
10. Lorsque mon beau-père, le Rabbi, avait quinze ans, son père, le Rabbi Rachab, fit de lui son secrétaire particulier, pour toutes ses activités communautaires.
Une grande conférence rabbinique eut alors lieu, à Kovno, me semble-t-il. Le Rabbi Rachab s’y fit représenter par le Rabbi. Ce dernier était encore très jeune, puisqu’il n’avait que quinze ans et son père demanda donc à Rav Chmouel Betsalel de l’accompagner. Ce ‘Hassid était particulièrement intelligent. Malgré cela, le Rabbi Rachab lui dit que, bien qu’il lui ait demandé d’accompagner son fils, il devait savoir que moins il interviendrait pour le conseiller et mieux cela serait.
S’il en était ainsi à l’époque, combien plus est-ce actuellement le cas. Il n’y a donc pas lieu d’intervenir dans ce que le Rabbi a fixé. Il n’a nul besoin de nos conseils et ne nous demande pas d’exprimer notre avis. Il faut se conformer à sa volonté. Moins l’on fera d’interprétation personnelle et mieux cela sera.