Texte et audio : Un enseignement du Tanya, d’après le Rav Yossef Weinberg (Chiourim Al Sefer Hatanya)

Texte et audio : Un enseignement du Tanya, d’après le Rav Yossef Weinberg (Chiourim Al Sefer Hatanya)

Audio : Likoutei Amarim chapitre 35, page 88 (Note bas de page), par le Rav Yaacov Abergel
‘Le cerveau ressent et le cœur comprend’

הגהה
ביחס למה שנאמר כאן, שההתגלות של אלקות ואור אין סוף ברוך הוא בדבר מסויים, באה דוקא כשהדבר בטל במציאות לחלוטין ונכלל באור ה’ – ומשום כך, גם צדיק גמור, על אף דבקותו ואהבתו הרבה (« אהבה רבה ») לאלקות, אין ה »מחשבה » שלו, « תופסת » ומשיגה כלל את הקב »ה, אלא דוקא על ידי קיומן של המצוות שהן רצונו וחכמתו של הקב »ה – אומר רבנו הזקן בהגהה:
*(וכאשר שמעתי ממורי עליו השלום, –

הרב המגיד ממזריטש, פירוש וטעם למה שכתוב בעץ חיים, שאור-אין-סוף ברוך-הוא אינו מתייחד אפילו בעולם האצילות אלא על ידי התלבשותו תחלה בספירת חכמה, –

דוקא אז, באמצעות ספירת ה »חכמה », מתייחד הקב »ה עם עניני עולם האצילות. ועל כך אמר הרב המגיד ממזריטש « פירוש » ו »טעם »: « פירוש » – מהי משמעות התלבשותו של הקב »ה בספירת החכמה; ו »טעם » – מדוע אין הוא מתייחד בשום דבר רק אחרי התלבשותו בספירת החכמה. והיינו משום שאין-סוף ברוך-הוא, הוא אחד האמת, –

ה »אחד » האמיתי, כלומר: שהוא לבדו הוא ואין זולתו, וזו היא מדרגת החכמה וכו’): –

מדריגת החכמה היא ה »הרגשה » שהוא לבדו נמצא, ובלעדו אין דבר קיים. זהו המשמעות שאור אין סוף מתלבש בספירת החכמה: אור אין סוף מתגלה כמו ש »הוא לבדו ואין זולתו », ולכן אין הוא מתייחד בשום דבר, רק אחרי שהוא מתלבש תחילה בספירת החכמה. שכן, אור אין סוף מתייחד רק בדבר שהוא בטל במציאות והוא « נרגש » בו כמו ש »הוא לבדו ואין זולתו ». הרגשה זו היא, כאמור, מדריגת החכמה. תוכנה של הגהה זו, הוא ענין עמוק בחסידות, ובעזרת ה’ יובן בהרחבה יותר בהמשך השיעורים. ממה שלמדנו עד עתה, מובן מדוע המצוות דוקא נעשות ל »שמן » לאור השכינה, ולא הנשמה עצמה, או העבודה הרוחנית של דבקות ואהבה. להלן יוסבר שבמצוות עצמן קיים הבדל בענין: על ידי מצוות המחשבה והדיבור, באה השראת השכינה על הנפש האלקית. ואילו, כדי להמשיך את אור השכינה על הגוף והנפש הבהמית, הרי זה דוקא על ידי מצוות מעשיות, הנעשות עם הגוף, ובניצול יתר של כוח הנפש הבהמית המחיה את הגוף.

Texte & Audio : Issur Danielovitch-Demsky Kirk Douglas, « Jouer notre propre rôle », par le Rav Yaacov Abergel

Texte & Audio : Issur Danielovitch-Demsky Kirk Douglas, « Jouer notre propre rôle », par le Rav Yaacov Abergel

Image du haut: portrait de Kirk Douglas peint par le Rav Yaacov Abergel

 

 

 

L’ancienne légende de Hollywood s’est éteint paisiblement dans sa résidence de Beverly Hills dans la nuit de ce mercredi 5 février 2020, à l’âge de 103 ans. Parmi tous les films dans lesquels a joué Kirk Douglas, il y en a un en particulier dont le célèbre Acteur était particulièrement ‘fier’, il s’agit de « la vie passionnée de Vincent Van Gogh ».

Kirk Douglas a déclaré lors d’une interview qu’il donna à l’occasion de la sortie de son livre autobiographique « Le fils du chiffonnier », que le personnage de Vincent Van Gogh l’avait touché tout particulièrement. Cela à tel point, que peu de temps après la fin du tournage, alors qu’il entrait dans une pièce dont l’un des murs était décoré par une reproduction du peintre hollandais, il pensa un court instant que c’est lui-même qui l’avait peint. Cette pensée fit très vite place à la raison, et Kirk Douglas se dit alors que quelque chose ne tournait pas rond. Il s’était tellement investit dans le rôle de Van Gogh qu’il finit par mélanger sa propre vie à celle du Peintre.

Kirk Douglas en racontant cette histoire avoua que ce fut la seule fois qu’une telle chose lui arriva. Pendant toute sa carrière d’Acteur, il sut toujours faire la différence entre lui-même et les personnages qu’il incarnait.

Il parvenait tellement bien à avoir une telle distance entre lui-même et ses personnages, qu’il ressentit un jour le besoin d’écrire un livre dans lequel il se raconterait. Un livre qui parlerait de sa vie, de sa propre vie. Apparemment, et à l’évidence, si Kirk Douglas désirait se raconter, c’est que tous les rôles qu’il jouait n’exprimaient jamais ce qu’il était vraiment.

Il savait jouer le personnage qu’il incarnait, sans y ajouter ce qu’il était. Comme un véritable Peintre, qui fait le portrait de son modèle sans le transformer, sans jamais lui prêter ses propres traits, mais en le peignant tel qu’il est, Kirk Douglas jouait ses personnages tels qu’ils étaient. L’Acteur savait s’effacer derrière sa composition.

Puis un jour, il eut envie de jouer son propre rôle. Alors, il prend sa plume et s’assied devant plus de ‘cinq mille pages’ et il écrit l’histoire de sa vie. Son histoire. Il écrit ce qu’il n’a jamais montré dans ses nombreux films. Il écrit ce qu’il a toujours été, ce qu’il est et ce qu’il sera toujours : Juif.

Kirk Douglas est Juif, il s’appelle Issur Daniélovitch. Il commence son livre en écrivant :

« Je suis arrivé sur terre dans une magnifique boîte en or ornée de fleurs et de fruits délicatement ciselés, et suspendue au ciel par de fins rubans d’argent….C’est ainsi que je naquis. Je sais que c’est vrai parce que c’est ma mère qui me l’a dit ».

En lisant ces quelques lignes, nous ne serons pas étonnés que Issur Danielovitch-Demsky a quitté ce monde le jour de Youd-Chevat 5780, car ‘Je suis arrivé sur terre’ ressemble étrangement aux premiers mots du dernier Discours ‘hassidique du Rabbi Rayats : ‘Je suis venu dans mon jardin’, et le Rabbi Rayats et Issur Daniélovitch ont quitté ce monde le même jour.

En y regardant de près, cette ‘magnifique boîte en or ornée de fleurs et de fruits délicatement ciselés, et suspendue au ciel par de fins rubans d’argent’ n’est pas sans nous rappeler que l’âme Juive est comparée dans le livre du Tanya, à une corde composée de 613 fils dont l’extrémité arrive jusqu’au ciel et l’autre extrémité jusqu’à la terre. De fait, l’Admour Hazaken explique qu’Hachem a choisi le corps des enfants d’Israël. Le corps d’un Juif est précieux, il est tel ‘une magnifique boîte en or ornée de fleurs et de fruits délicatement ciselés’ et l’âme ‘est suspendue au ciel par de fins rubans d’argent’.

Bien sûr, le fait que Issur Daniélovitch ait quitté ce monde à l’âge de 103 ans est certainement lié au fait qu’il distribua très largement la Tsédaka , tout au long de sa vie, ainsi que la Torah nous l’enseigne : ‘la Tsédaka sauve de la mort’. Cependant, sa vie et son Art expriment aussi avec force le contenu profond d’une déclaration de Rabbi Zushé Mi Anipoli. Rabbi Zushé a dit un jour ‘qu’il n’avait pas peur d’arriver au ciel, le jour où il allait quitter ce monde, et qu’on lui demande des comptes sur le fait qu’il n’avait pas été Moché Rabbénou ! Non, ce qui faisait peur a Rabbi Zushé c’est qu’on lui demande pourquoi il n’avait pas été lui-même ! ‘.

L’Acteur Kirk Douglas avait un très profond respect pour l’Etre humain, il était capable de s’investir totalement pour se fondre dans son personnage. En fait, il prenait la chose très au sérieux, il ne jouait pas !

On peut dès-lors se demander si nous-mêmes nous agissons de la sorte. Savons-nous prendre au sérieux notre propre rôle ?

Pour répondre à cette question on pourrait citer ce que Van Gogh a dit lui-même quand on le questionna sur la peur du Peintre de la toile blanche. Van Gogh répondit : « C’est la toile blanche qui doit avoir peur du peintre ! »

De la même façon, nous apprenons de l’Acteur Kirk Douglas et de l’homme Issur Daniélovitch, que nous ne devons pas avoir peur lorsqu’il s’agit de jouer notre propre rôle, de nous conduire comme un Juif, dans toutes nos pensées, nos paroles et nos actes…

Texte & Audio : « Hayom Yom-Kippour »,  « Le corps d’un Juif »  par le Rav Yaakov Abergel

Texte & Audio : « Hayom Yom-Kippour », « Le corps d’un Juif » par le Rav Yaakov Abergel

Pour la réussite spirituelle et matérielle de Mayane bat Julie Dolly

 

‘La fin est ancré dans le commencement et le commencement est ancré dans la fin’.

Le Rabbi répète souvent ce principe dans ses discours ‘hassidiques, et ce principe s’applique aussi en cette veille du jour le plus saint de l’année : le jour de Yom Kippour.

En effet, il est un enseignement du Rabbi dans le ‘Dvar Malhout’ de la Paracha ‘Béréchit’, qui commence la Torah, qui s’applique tout particulièrement à cette période de l’année durant laquelle nous lisons les Parachiot de la fin de la Torah.

Dans la Paracha ‘Béréchit’, le Rabbi explique que les enfants d’Israël ne sont pas différents des autres peuples de la Terre uniquement de par leurs âmes, mais qu’ils le sont également de par leurs corps.

Nous approchons des fêtes de Tichri, et pendant les prières que nous dirons à D.ieu tout au long de ce mois, nous dirons de nombreuses fois : ‘Tu nous as choisis parmi tous les peuples de la Terre’.

Le Rabbi explique que le choix divin du peuple d’Israël s’applique aux corps des enfants d’Israël, et non pas à leurs âmes.

Certes, ‘l’âme d’Israël est véritablement une parcelle de divinité den-haut’, et cela est en soi une des particularités des enfants d’Israël, mais le Rabbi souligne ici que même le corps des enfants d’Israël est lié à l’Essence de D.ieu.

Le point essentiel de cet enseignement est que le corps d’un Juif demeure semblable à celui des peuples de la Terre, mais le fait que L’Eternel l’ai choisi élève le corps des Juifs à un autre niveau que celui des autres peuples.

Le Rabbi décrit plusieurs enseignements qui découlent du fait que L’Eternel a choisi le corps des Juifs parmi ceux des autres peuples du monde.

L’un dentre-eux est que même un Juif qui n’obéit pas encore aux Commandements divins, et qui n’étudie pas la Torah, demeure malgré tout au niveau de ‘Premier-né’ (Réchit’), par le fait que son corps a été ‘choisi’ par D.ieu.

Le Rabbi met ici en évidence le fait qu’un Juif est lié à D.ieu d’un lien essentiel que rien ne peut remettre en cause, pas même la Torah.

Cela n’est pas sans nous rappeller l’enseignement selon lequel dans les temps futurs ‘l’âme sera nourrie par le corps’.

De fait, dans les temps futurs D.ieu dévoilera le niveau du corps. Le fait que la matière du corps est créée par l’Essence divine. C’est donc la lumière de l’Essence divine qui sera révélée dans le corps, et l’âme se nourrira de cette lumière.

Pour comprendre cela, on peut se baser sur l’un des commentaires de Rachi de la Paracha Béréchit : ‘le corps a été formé avec la poussière de la Terre sur laquelle allait être plus tard construit le Beit-Ha-Mikdache’.

Ce commentaire de Rachi nous permet de comprendre que ‘l’âme sera nourrie par le corps’, signifie que LEternel employa la Terre, qui allait (pouvoir) supporter le Beith-Ha-Mikdache, pour former le corps de l’homme, afin que le corps puisse supporter le dévoilement de l’Essence divine.

Aussi, il apparaît que D.ieu a choisi le corps des enfants Israël, fait avec la Terre d’Israël, sur laquelle allait être construit le Temple, s’accorde avec le fait que D.ieu a choisi de donner la Terre d’Israël au peuple Juif.

De manière encore plus profonde, le Rabbi attire notre regard sur le corps, pour nous apprendre à voir et à considérer le niveau infiniment supérieur de la matière inanimée, car le corps fait avec ‘la Terre que tout le monde piétine’ est lié à l’Essence divine. Le Rabbi porte donc notre attention sur l’Essence divine.

De fait, ‘l’Eternel a choisi le corps des Juifs’ signifie que D.ieu a choisi les Juifs pour dévoiler l’Essence divine qui se cache dans le corps, et dans la matière inanimée de ce monde.

L’Admour Haemtsaeï a expliqué que ‘l’Essence de l’âme Juive, qui est enracinée dans l’Essence divine, réside dans nos quatre coudées sur la Terre qui nous entoure’.

Ainsi, lorsque nous nous prosternons le jour de Kippour, nous rejoignons et nous nous unissons à l’Essence divine qui réside sur la Terre, dans nos quatre coudées, en même temps que nous exprimons notre soumission vis-à-vis de L’Eternel.

Ainsi, tout comme la Terre est le réceptacle de l’Essence divine, le corps d’un Juif est celui que L’Eternel a choisi pour y placer le Beït-Ha-Mikdache, l’endroit où se révèle Son Essence.

Au lieu de ‘piétiner’ ce monde inanimé, le Rabbi nous apprend à le voir de manière profonde, et à nous lier à lui en accomplissant les Commandements divins, dont la majorité est justement accomplie au moyen de la matière, ‘de la poussière de la Terre’ (Rachi).

L’Admour HAzaken dans le livre du Tanya, déclare que ‘s’il nous était donné la permission de voir la Parole de D.ieu qui crée la matière, alors nous ne verrions pas la matière elle-même’.

Cependant, lors de la Délivrance finale, le corps de l’homme et le corps matériel de ce monde deviendront une demeure, des réceptacles, où résidera l’Essence divine, et dans ce cas on peut supposer qu’il nous sera donné la permission de voir la Parole de D.ieu sans que la matière ne se dérobe a notre regard.

Il est écrit que ‘Machia’h s’asseoit parmi les pauvres’. Nous pouvons commenter cette déclaration, en disant que Machia’h désigne ici l’Essence divine, et que celle-ci réside, ‘s’asseoit’, ‘parmi les pauvres’, c’est-à-dire sur la Terre inanimé.

C’est donc en élevant le niveau de l’animé, le niveau le plus inférieur, que nous aurons enfin le mérite de dévoiler la présence du Machia’h en ce monde, le dévoilement de l’Essence divine, très bientôt et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.