Rabbi Elazar-ben-Azaria, ‘Habad avant l’heure

Rabbi Elazar-ben-Azaria, ‘Habad avant l’heure

L’enseignement hassidique établit un parallèle significatif entre le nigun de Chamil et l’histoire de Rabbi Elazar-ben-Azaria, deux récits qui éclairent notre compréhension de l’exil et de la délivrance.

Le cas de Rabbi Elazar-ben-Azaria est particulièrement révélateur : nommé prince d’Israël à seulement 18 ans, il reçut miraculeusement l’apparence d’un homme de 70 ans. Ce miracle ne concernait pas uniquement son apparence physique, mais reflétait une maturité spirituelle profonde. Les 70 années évoquées font référence au processus complet de purification de l’âme animale, correspondant aux sept attributs émotionnels (midot), chacun contenant dix aspects.

Rabbi Elazar-ben-Azaria enseignait qu’il fallait mentionner la sortie d’Égypte même pendant la nuit, c’est-à-dire dans les moments d’obscurité spirituelle. Cet enseignement rejoint la métaphore de Chamil : tout comme ce roi des montagnes fut capturé et emprisonné, l’âme divine descend dans les limitations du corps. Cependant, cette descente n’est pas une simple chute mais une opportunité de transformation.

Le rôle du prince d’Israël, incarné par Rabbi Elazar-ben-Azaria, est précisément d’établir un lien entre l’état d’exil (matsav galouti) et la délivrance (gueoula). Cette capacité découle de sa vision spirituelle accomplie, fruit des « 70 ans » de purification. Cette même vision permet de percevoir que l’obscurité apparente de l’exil dissimule une lumière supérieure.

Cette compréhension se reflète dans la pratique du nigun de Chamil, enseigné par le Rabbi aux hassidim. Ce chant sans paroles transcende les limitations du langage et permet de s’élever au-delà de l’influence de l’âme animale. Comme Rabbi Elazar-ben-Azaria qui voyait la lumière dans l’obscurité, le nigun révèle la dimension spirituelle cachée dans les limitations matérielles.

La sagesse de Rabbi Elazar-ben-Azaria trouve un écho particulier dans notre époque, décrite comme le « talon du Machiach ». Bien que cette période puisse sembler spirituellement obscure, elle recèle, comme l’enseignait Rabbi Elazar-ben-Azaria, une lumière particulière qui ne peut être perçue qu’à travers une vision spirituelle affinée.

L’enseignement culmine dans la vision d’une délivrance finale où la lumière infinie (ohr ein sof) touchera l’ensemble de la création, incluant les 70 nations, rappelant ainsi l’universalité des « 70 ans » de Rabbi Elazar-ben-Azaria. Cette transformation ultime de l’obscurité en lumière représente l’accomplissement du but divin dans la création.

Ce double enseignement – celui du nigun de Chamil et celui de Rabbi Elazar-ben-Azaria – nous invite à percevoir les limitations non comme des obstacles mais comme des voies de transformation, nécessitant à la fois la guidance d’un maître éclairé et un engagement personnel profond dans le service divin.

 

Tazria ‘A la lumière du Dvar Mal’hout’ – Rav Yaacov Abergel

Tazria ‘A la lumière du Dvar Mal’hout’ – Rav Yaacov Abergel

 

 

La conception de l’Ame Juive 

L’Admour Hazaken écrit dans le deuxième chapitre du Tanya : ‘Les âmes des juifs ont été conçues dans la pensée de D.ieu, ainsi qu’il est écrit : ‘Israël est mon premier-né’ et ‘Vous êtes les enfants de l’Eternel votre D.ieu. Ainsi, ‘de même qu’un enfant est le produit du cerveau de son père, ainsi l’âme de chaque juif est le produit de la pensée et de la sagesse de D.ieu’.

Un fils est le ‘produit’ de la goutte séminale qui provient du cerveau de son père, après que cette goutte s’est transformée durant les mois de gestation dans le ventre de la mère. Les membres du corps de l’enfant se forment tout au long de cette période à partir de cette goutte ‘jusqu’à ce que même les ongles des pieds se trouvent formés par cette semence’.

L’Admour Hazaken écrit que tous les membres du corps de l’enfant demeurent liés, ‘d’une unité merveilleuse’ à l’Essence de la goutte du père même après que tous les membres du corps se sont formés car même si ces membres reçoivent leur vitalité du cerveau de l’enfant, c’est comme s’ils la recevaient du cerveau du père car le cerveau du fils est de la même Essence que le cerveau de son père.

Il en va de même pour l’âme Juive. L’Admour Hazaken démontre dans le Livre du Tanya que la relation qui existe entre le père et le fils est la même que celle qui existe entre l’Essence divine et l’Essence de l’âme d’Israël.

En effet, les âmes des enfants d’Israël proviennent de la Pensée et de la Sagesse (le ‘cerveau’) de notre Père qui est dans le ciel. L’âme de chaque Juif est l’un des membres du grand Corps que forme toute l’Assemblée d’Israël et l’âme de Moché correspond à la tête (le cerveau) du Corps de cette Assemblée. Aussi, l’Admour Hazaken nous enseigne que de même que les membres du corps reçoivent leur vitalité et sont guidés par le cerveau, les âmes du Corps de l’Assemblée d’Israël reçoivent leur vitalité et sont guidées par la tête, le cerveau : l’âme de Moché.

Ainsi, de même que ‘tous les membres du corps de l’enfant demeurent liés d’une unité merveilleuse à l’Essence de la goutte du père’, les âmes de tous les enfants d’Israël (le corps de l’Assemblée d’Israël) ‘demeurent liées d’une unité merveilleuse’ à l’Essence divine (le ‘cerveau’ de notre Père qui est dans le ciel) par l’intermédiaire de Moché (le Cerveau du Corps de l’Assemblée d’Israël).

L’Admour Hazaken enseigne ici que tous les membres du corps de l’enfant sont formés à partir de la goutte du père et qu’ils demeurent liés ‘d’une unité merveilleuse’ à l’Essence de cette goutte. L’Admour Hazaken démontre ici que même les parties les plus basses du corps : ‘les ongles des pieds’ demeurent liées ‘d’une unité merveilleuse’ à l’Essence de la goutte du père.

Les parties les plus basses du corps désignent ici les âmes les moins élevées du grand Corps que forme l’Assemblée d’Israël et à l’Admour Hazaken d’enseigner que ces âmes n’en demeurent pas moins liées à ‘l’Essence de la goutte du père’.

L’âme juive est ‘le produit de la Pensée et de la Sagesse de D.ieu’. La Pensée et la Sagesse de D.ieu correspondent à la Séfira de ‘Ho’hmah du monde d’Atsilout (‘le cerveau’ de notre Père qui est dans le ciel). La ‘goutte’ qui provient du cerveau du père, c’est l’âme que l’Admour Hazaken définit comme étant ‘une parcelle de divinité véritable’. ‘L’Essence de la goutte’ désigne donc l’Essence de l’âme qui elle-même divine puisqu’elle est ‘une parcelle de divinité véritable’ (‘le cerveau du père’ c’est le ‘Divin véritable’).

A la lumière de ce qu’il vient d’être dit nous comprenons que la déclaration de l’Admour Hazaken selon laquelle ‘tous les membres du corps de l’enfant demeurent liés d’une unité merveilleuse’ à l’Essence de la goutte du père’, signifie que même l’âme du plus simple Juif demeure liée à l’Essence divine.

‘De même que l’enfant demeure lié d’une ‘unité merveilleuse’ à l’Essence du père, un ‘Hassid demeure lié d’une unité merveilleuse à l’Essence du Rabbi’ :
Dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha le Rabbi explique que le nom de la Paracha ‘Tazria’ (‘conçoit’) est fondé sur le verset (12, 2) : ‘Quand une femme conçoit et donne naissance à un garçon’. Le nom Tazria fait donc allusion à la Naissance, à la Vie, et le Rabbi nous enseigne que la Vie représente ici la Délivrance et de la venue du Machia’h, laquelle est allusionnée par le nom de la Paracha ‘Metsora’ : ‘Lépreux’ du fait que le Machiah est appellé ‘le lépreux’.

En effet, bien que cela puisse paraître étonnant, la Lèpre est plus une réparation qu’une punition. Le Rambam explique qu’elle ne fut infligée que dans le but de nous mettre en garde du péché de la Médisance (‘lachon haRa’). Dans ce cas elle ne doit être considérée que comme une guérison, comme le moyen de corriger nos fautes et parvenir de cette façon à une nouvelle vie. Ceux qui étaient atteints par la Lèpre devaient quitter le camp dans lequel résidait la Présence divine. Le Rabbi explique que cette situation, ‘hors du campement’, désigne celle de chaque Juif pendant l’exil.

Ainsi, l’enseignement du Rabbi lorsque ces deux Parachot sont juxtaposées est que nous devons semer (‘Tazria’), pendant l’exil, ainsi que la déclaré le Rabbi : ‘c’est à dire que nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire de ce monde une demeure pour D.ieu, en ayant conscience que, de même que la lèpre fut le moyen d’accéder à la pureté, l’exil est le moyen d’accéder à la venue du Machia’h’.

Cet enseignement du Rabbi n’est pas sans s’accorder avec celui de l’Admour Hazaken selon lequel ‘même l’âme du plus simple Juif demeure liée à l’Essence divine’. L’Essence divine se trouve en toute chose, même dans l’obscurité la plus profonde et du fait que l’Essence de l’âme de chaque Juif est enracinée dans l’Essence divine, chaque enfant d’Israël détient le pouvoir de révéler sa force quelque-soit son niveau et quelque-soit la situation qu’il vit, même s’il se trouve ‘hors du camp’.

Notre service divin que le Rabbi a défini comme étant ‘miraculeux’ relève de notre aptitude à agir au-delà de notre nature et de nos habitudes. A l’évidence notre service divin peut être qualifié de ‘miraculeux’ lorsque nous sommes attachés profondément car ‘comme les membres du corps qui reçoivent leur vitalité et sont guidés par le cerveau, chaque Juif reçoit sa vitalité et est guidé par la tête, le cerveau de l’Assemblée d’Israël : Roch-bneï-Israël : le Rabbi’.

Cet attachement profond au Rabbi s’exprime tout particulièrement dans la déclaration de l’Admour Hazaken selon laquelle ‘tous les membres du corps de l’enfant demeurent liés d’une unité merveilleuse’ à l’Essence de la goutte du père’. Un ‘Hassid recherche sans cesse à révéler cette ‘unité merveilleuse’ qui l’unit au Rabbi. Le Rabbi est l’Essence de l’Ame d’Israël et il détient la capacité de révéler l’Essence de l’âme de chaque Juif. D’une certaine manière il est possible de dire que de même que l’enfant demeure lié d’une ‘unité merveilleuse’ à l’Essence du père, un ‘Hassid demeure lié d’une unité merveilleuse à l’Essence du Rabbi.

Le mois de Nissan est appelé le mois de la Délivrance et c’est de cette délivrance dont il s’agit, c’est à dire du fait de révéler cette unité merveilleuse qui unit nos pensées nos paroles et nos actes à l’Essence du Rabbi. Notre service divin que le Rabbi définit comme étant ‘miraculeux’ relève de notre aptitude à agir au-delà de notre nature et de nos habitudes. Or cette attitude ne dépend que de nos efforts pour accomplir la mission que nous donne le Rabbi. C’est aussi le sens du mot ‘Pessa’h’ : ‘Saut’ qui vient pour exprimer notre attachement aux Commandements divins et à notre étude de la Torah au-delà de toutes les limites. Le Rabbi a enseigne le sens du nom Roch-‘Hodech en disant que le nom ‘Hodech est apparenté au nom ‘Hidouch : Nouveauté : l’importance de chercher la nouveauté en nous-même, à dépasser nos habitudes pour atteindre le ‘Hidouch : chercher et trouver sans cesse de nouveaux moyens pour provoquer le Dévoilement de notre Juste Machia’h dès à présent avec l’aide d’Hachem.

La lèpre cache une lumière excessivement élevée, liée au ‘plaisir supérieur’ de D.ieu : ‘Oneg-Ha Elion’ 

Par ailleurs, dans le Dvar Mal’hout sur les Parachiot Tazria-Metsora, le Rabbi explique que les signes de la lèpre apparaissent sur la peau de celui qui n’a pas encore accompli dans son service divin un certain travail. Cependant, à l’exception de ce manque particulier, la situation spirituelle générale de cet homme ne manque pas d’intégrité. Qu’il s’agisse de ses actions, ou bien qu’il s’agisse des forces de son âme.

Le Rabbi souligne que les signes de la lèpre, qui n’apparaissent que sur l’extérieur de la peau, témoignent du fait que le mal n’atteint pas les forces de son âme, il est seulement superficiel, ‘à l’extérieur de la peau’.

L’un des points essentiels de l’enseignement de la ‘Hassidout sur la lèpre, est que bien qu’elle soit fixée par la Torah et par l’intermédiaire des Cohanim, comme un signe d’impureté, la lèpre cache en réalité une très haute lumière. Le Rabbi rapporte à ce sujet l’enseignement de son père, Rabbi Lévi-Itz’hak, selon lequel la valeur numérique de l’expression ‘Ha Metsora’ (‘le lépreux’) est égale à 411, exactement comme la valeur numérique du nom Tohou.

Dans le même ordre d’idée, la ‘Hassidout nous enseigne que les lettres de ‘Néga’ (‘la tache de lèpre’) sont les mêmes que celles de ‘Oneg’ (‘le plaisir’). De fait, la lumière spirituelle de la lèpre (‘Néga’) est liée au ‘plaisir supérieur de D.ieu’ (‘Oneg-Ha-Elion).

Il nous est donné ici à comprendre que la lumière spirituelle de la lèpre est tellement élevée qu’elle ne peut trouver ici-bas un réceptacle capable de la contenir. De ce fait, lorsque cette lumière s’échappe du réceptacle au moment où il se brise, car il n’est pas assez solide pour supporter son intensité, la lumière est alors détournée vers l’autre côté de la Sainteté, et finalement utilisée par les forces du mal. Ainsi, ce que l’on appelle ‘l’obscurité’, ‘la lèpre’, résulte du fait qu’une lumière excessivement élevée n’a pas trouvé de réceptacle capable de la supporter de la contenir et de la garder.Un exemple concret du Rabbi sur ‘les signes de la Lèpre’ et le moyen de la guérir :
Le Rabbi nous donne un exemple concret. Lorsqu’un Juif ressent durant sa prière un amour très fort pour D.ieu et que son âme est alors attirée vers sa source, à tel point qu’elle serait prête à quitter le corps, ‘Ratso’, il est alors essentiel de faire descendre, après la prière, la lumière de cet amour pour D.ieu dans le réceptacle de l’étude de la Torah, ou dans celui de l’accomplissement des Commandements divins, ‘Chov’.

S’il n’agit pas ainsi ‘les signes de la lèpre apparaîtront alors sur sa peau’, c’est-à-dire que si la lumière de cet amour pour D.ieu ne s’habille pas dans le réceptacle de l’étude, ou dans celui de l’action concrète, ‘alors cette lumière excessivement élevée qui n’a pas trouvé de réceptacle capable de contenir son intensité, sera finalement détournée vers l’autre côté de la Sainteté et finalement utilisée par les forces du mal’, ainsi qu’il a été expliqué précédemment. De fait, le Rabbi enseigne à ce sujet que celui qui n’étudie pas, ou qui n’accomplit pas une Mitsva après sa prière, ressentira une vive intolérance vis-à-vis de son prochain, et tombera facilement dans la colère, ce qu’à D.ieu ne plaise.D’après l’enseignement du Rabbi, Chov, le retour de l’âme dans le corps, représente la solution, le remède et la guérison de la lèpre. Chov est lié à la faculté du Bitoul, c’est-à-dire à la soumission la plus totale vis-à-vis de D.ieu et de Sa Volonté bénie. A l’image d’un esclave qui se tient devant son maître, totalement soumis, immobile et silencieux (‘Aaron se tût’). Par cette soumission, un Juif ajoutera dans son étude de la Torah, et dans son accomplissement des Commandements divins. Grâce à cela son action aura finalement pour effet d’unir les lumières les plus élevées à des réceptacles capables de les contenir.

Le Rabbi souligne ici la qualité de la Torah (c’est l’attribut de Tiféret) d’unir deux opposés : Ratso et Chov. Ratso désigne le ciel, la lumière infinie de D.ieu. Chov désigne, la terre, le corps matériel avec ses mesures et ses limites.Dans le Séfer Ha Maamarim méloukat (4, 44), le Rabbi écrit que lorsqu’un Juif ressent de l’amertume du fait de l’obscurité qui l’empêche de voir la lumière bénie de D.ieu, il attire alors le niveau de ‘Il fit de la pénombre Sa cachette’.L’explication de ce verset des Téhilim (18, 12) est que la source spirituelle de l’obscurité est plus haute que celle de la lumière. C’est pourquoi l’obscurité de notre exil, ou encore l’obscurité de la lèpre, sont définies par le Rabbi comme des lumières trop puissantes pour être perçues comme telles (Likouteï Si’hot, 11, 132).

‘Plaie’ et ‘Plaisir’ : ‘Néga’ et ‘Oneg’ 

La déclaration du Zohar selon laquelle ‘le point est au milieu du palais’ est dite au sujet du point que l’on place à l’intérieur de l’espace vide de la Lettre Beït. De manière profonde, la lettre Beïth est la première lettre du nom Binah et représente donc l’attribut de Binah, et le point qui est placé au centre du Beïth représente l’attribut de ‘Ho’hmah. Lorsque nous méditons à un concept de la Torah et qu’une idée jaillit dans notre esprit elle apparaît sous la forme d’un ‘point lumineux’ appelé ‘éclair intuitif’ ou que l’on appelle ‘le point de ‘Ho’hmah’. Le point de ‘Ho’hmah contient tous les éléments qui vont nous permettre de construire notre analyse et notre raisonnement pour comprendre le concept de la Torah que nous étudions.

Le Rabbi Rayats explique que l’analyse que nous faisons procède de l’attribut de Binah et cette analyse doit être constamment éclairée par la lumière ‘du point de ‘Ho’hmah’ car dans ce cas ‘le point se trouve au milieu du palais’, c’est à dire que notre analyse est constamment éclairée par la lumière divine de ‘Ho’hmah. En d’autres termes notre réflexion doit être établie sous la lumière abstraite et divine de ‘Ho’hmah et c’est seulement dans ce cas que l’on connaîtra alors le plaisir : ‘Oneg’ dans notre étude de la Torah.

A l’opposé, si l’on construit notre analyse indépendamment de la lumière de ‘Ho’hmah, c’est à dire que ‘le point de ‘Ho’hmah n’est plus au milieu du palais’, alors dans ce cas les lettres du nom ‘Oneg’ forment dans un ordre différent le nom ‘Néga’ qui signifie : ‘Plaie’ car lorsque le point divin de ‘Ho’hmah cesse d’illuminer notre esprit il devient impossible de ressentir le plaisir sublime de l’étude de la Torah. ‘L’éclair de ‘Ho’hmah’ dont l’éclatante et divine lumière se doit d’illuminer constamment notre analyse : ‘le palais de Binah’.

Ainsi, nous devons remettre en question notre analyse lorsque celle-ci n’a pas été élaborée sous l’éclairage de la lumière de ‘l’éclair divin’, de la lumière de ‘Ho’hmah afin par exemple de ne pas enfermer l’objet de notre étude dans les limites de notre logique et de notre raison et parvenir ainsi à saisir un tant soit peu la Sagesse divine qui dépasse notre entendement.

De fait, notre mission consiste à faire de nous-mêmes et ce monde inférieur une demeure pour D.ieu, et le moyen d’y parvenir dépend d’abord du fait de sanctifier nos pensées, nos paroles pour devenir un réceptacle, un ‘palais’, apte à recevoir le dévoilement du Roi des rois, le Saint béni soit-Il.

Dans l’enchaînement des mondes, le plaisir de D.ieu représente le plus haut niveau de la Séfira de Kéter, la lumière de Atik Yomin. La lumière supérieure de la Couronne qui qui surplombe tout l’enchaînement des mondes est ‘le ravissement’, ‘le Plaisir divin’ (‘Taanoug’) qui est au départ de la Création effective des mondes et de tout ce qu’ils contiennent.

Il en va de même chez l’homme, le plaisir est la plus haute qualité de son âme, car il est à l’origine de sa volonté et de ses actions. C’est à cela que se rapporte l’enseignement du Zohar selon lequel ‘le point doit illuminer le palais’. ‘Le plaisir’ est comparable à ce ‘point’. Un Juif doit trouver son plaisir en D.ieu et ce plaisir doit illuminer le palais de ses pensées, de ses paroles et de ses actions.

Dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha, le Rabbi déclare que le plus grand plaisir d’un Juif est d’avoir conscience que dans n’importe quelle situation où il se trouve, il demeure attaché à D.ieu d’un lien essentiel et éternel. L’Essence de l’âme Juive est enracinée dans l’Essence divine. Révéler la force de l’Essence de notre âme consiste à révéler le plaisir qui provient du lien de notre âme avec D.ieu. Aussi le Rabbi nous enseigne que nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éveiller ce plaisir, car il détient le pouvoir de ‘briser toutes les barrières’, ‘de briser toutes les limites’, le pouvoir de pénétrer nos pensées nos paroles et nos actes.
Plus encore que cela, ‘le point est au milieu du palais’ signifie que le Rabbi est au milieu de notre Vie, car le plus grand des plaisirs provient du lien le plus profond qui nous unit à Lui.

 

 

Vayikra ‘A la lumière du Dvar Mal’hout’ par le Rav Yaacov Abergel

Vayikra ‘A la lumière du Dvar Mal’hout’ par le Rav Yaacov Abergel

 

‘Chaque Juif possède une étincelle de Moché’ :
Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Vayikra, le Rabbi nous enseigne que ‘lorsque le jour de Roch ‘Hodech Nissan tombe le jour du Chabbat nous sortons trois Sefer-Torah, et cela a pour effet de renforcer considérablement les enfants d’Israël, même durant les années pendant lesquelles Roch ‘Hodech Nissan ne tombe pas Chabbat, (comme c’est le cas cette année)’.

Chaque fois que nous sortons un Séfer-Torah nous disons le verset (Bamidbar, 10, 35): ‘C’était quand l’Arche se mettait en voyage, Moché disait lève-toi Eternel, que Tes ennemis se dispersent et que ceux qui te haïssent fuient de devant Toi…’.
Le Rabbi nous rappelle ici l’enseignement du Tanya selon lequel chaque Juif possède en lui-même une étincelle de Moché. Aussi, quand Moché s’adresse à D.ieu en disant ‘Lève-Toi Eternel’, il exprime l’importance pour chaque Juif d’ajouter dans le domaine de la Sainteté, et lorsque Moché déclare ‘que tes ennemis se dispersent et que ceux qui te haïssent fuient de devant Toi’, il souligne l’importance d’effacer tout ce qui s’oppose à notre élévation et qui perturbe notre service divin.

Par ailleurs, dans la Paracha Vayikra il est écrit : ‘Il appela Moché et D.ieu lui parla depuis la tente d’assignation en disant’ (Vayikra, 1, 1). Le sujet de ‘Vayikra’ est que Moché reçoit de D.ieu la force nécessaire qui lui permet d’entrer dans la tente d’assignation où l’Eternel se dévoile à lui. Or, comme il vient d’être dit, chaque Juif possède une étincelle de Moché, et de ce fait il peut attirer et dévoiler en lui-même un reflet de cette force que reçut Moché ; chaque Juif détient la force d’attacher sa pensée à D.ieu d’un lien si puissant qu’il peut ressentir et ‘voir avec ses yeux’ les plus hauts dévoilements divins, comme ce sera effectivement le cas au moment de la Délivrance finale.

‘L’Arche est l’endroit où se révèle la lumière qui entoure les mondes :
Un jour un ‘Hassid qui vivait à Loubavitch emmena son fils qui venait d’atteindre l’âge de rentrer au ‘Héder à un entretien privé avec le Rabbi. Le Rabbi bénit le jeune enfant en ces termes : Investis ton ardeur dans l’étude et ne perds pas ton temps, D.ieu béni soit-Il, te viendra en aide pour que tu sois un érudit et un ‘Hassid. Quand l’enfant et son père sortirent du bureau du Rabbi, le père expliqua à son fils que le Rabbi est pour ses ‘Hassidim ‘l’Arche Sainte’ dans laquelle se trouve les Tables de la Torah écrites du doigt de D.ieu, béni soit-Il’.

Pour comprendre un tant soit peu, la profondeur des paroles du ‘Hassid à son fils ‘hassidiques, il est nécessaire de savoir que les Tables de la Loi sont ‘écrites du doigt de D.ieu’, c’est à dire qu’elles sont un acte divin. Nous devons comprendre que l’Arche de l’Alliance qui contient ces Tables n’est pas un simple objet matériel. Le traité ‘Yoma’ nous enseigne que bien que l’on puisse en mesurer sa hauteur sa longueur et sa largeur, l’Arche ne prend pas de place dans le Saint des Saint ou elle est déposée. En effet, la largeur totale du Saint des Saints est de 20 ama (environ une dizaine de mètres) et la longueur de l’Arche est de 2,5 ama. Or quand l’Arche est déposée dans le Saint des Saints elle perd ses mesures : elle ne prend plus de place. En effet, si l’on mesure les distances entre les deux extrémités de l’Arche et les deux murs entre lesquels elle se trouve, elles sont chacune de 10 ama.
L’explication à ce phénomène physique est que l’Arche contient en elle-même une lumière infinie. En effet, l’écriture, gravée sur les Tables, est une lumière infinie qui n’a ni fin, ni mesure. De ce fait, l’Arche perd ses propres mesures et échappe aux lois physiques de ce monde lorsqu’elle est déposée dans le Saint des Saints, et le Tsémah Tsédek nous en donne la raison :
‘L’Arche est l’endroit où se révèle la lumière qui entoure les mondes, car elle contient les ‘Tables écrites du doigt de D.ieu’. Or, ‘la lumière qui entoure les mondes’ est l’origine même de l’espace et du temps, et ceux-ci lui sont totalement soumis. A l’évidence donc, l’espace matériel de l’Arche est totalement soumis à cette lumière qui entoure les mondes, qui n’a ni fin ni mesure. L’Arche ne prend donc pas de place’.

D’une certaine manière, il en va de même pour le Rabbi, lequel est ‘l’Arche sainte’ pour ses ‘Hassidim, car le Rabbi, du fait qu’il consacre continuellement son existence aux autres Juifs, considère leur existence plus que la sienne propre. Le Rabbi est comme ‘l’Arche qui n’a pas de mesures’, et le seul but qu’il poursuit est d’attirer l’Essence divine en ce monde matériel. En d’autres termes le Rabbi ‘ne prend pas de place’ car la toute la place qu’il donne à l’Existence est celle du Saint béni soit-Il. Autrement dit, du fait que la volonté du Rabbi se fond en celle de D.ieu, (ainsi qu’il est rapporté dans le livre du Tanya au sujet des Patriarches qui sont tels des ‘chars de la volonté de D.ieu’), c’est l’Existence de D.ieu et l’expression véritable et authentique de Sa volonté qui transparaissent à travers l’Existence du Rabbi.

Par ailleurs, il y a un deuxième enseignement que l’on peut tirer du fait que lorsque l’Arche était déposée dans le Saint des Saints ‘elle ne prenait pas de place’. De fait, chaque Juif doit être à l’image de l’Arche. Quand il sert D.ieu, il se doit d’agir au-delà de toutes les mesures, de toutes les limites, à l’exemple de l’Arche ‘qui ne prend pas de place’ et que l’on ne peut mesurer lorsqu’elle est déposée dans le Saint des Saints. Cependant, tout en servant D.ieu, l’âme, même si elle connaît la plus haute élévation, doit demeurer dans le corps, à l’exemple de l’Arche qui bien qu’elle soit l’œuvre de D.ieu, un objet Divin, demeure aussi être un objet matériel que l’on peut mesurer.

De la même façon, la qualité d’un ‘Hassid consiste à unir la lumière divine infinie aux limites de ce monde matériel. Il accomplit les Commandements divins, qui possèdent des mesures et des limites, avec un amour infini pour D.ieu.

Un enseignement de l’Admour Hazaken sur l’âme des lettres de la Torah :
On raconte que lorsque le Tséma’h Tsédek était un jeune enfant, son grand-père l’Admour Hazaken, le fit entrer au ‘Héder. L’Admour Hazaken demanda à son professeur d’enseigner au jeune enfant la première Paracha du livre de Vayikra. Lorsqu’il revint de son étude, le Tséma’h Tsédek demanda à son grand-père : ‘Pourquoi le mot ‘Vayikra’ est-il écrit avec un petit aleph ? Pourquoi-donc la lettre aleph est-elle plus petite que toutes les autres lettres de ce mot ? ‘. L’Admour Hazaken se concentra profondément puis il répondit à son petit-fils de la manière suivante :
Il existe trois dimensions dans les lettres de la Torah : les petites, les moyennes et les grandes. Par exemple, lorsqu’elle est de grande taille, la lettre aleph est une allusion au sentiment de fierté qui naquit dans le cœur d’Adam-Ha-Richon lorsqu’il médita au fait que le Saint béni soit-Il Lui-même avait formé son corps. Adam se considéra pour cela comme un être important, et cela ne fut d’ailleurs pas sans provoquer par la suite sa chute, quand il commit le péché de l’Arbre de la connaissance du bien et du mal. Quant à la petite lettre aleph du mot ‘Vayikra’, elle fait allusion au fait que Moché était d’une extrême humilité. Même s’il avait conscience de sa position, Moché n’en concevait jamais de la fierté, et il ne se considérait pas comme important.

La Torah est écrite avec des lettres de taille moyenne afin de nous montrer le niveau que nous devons atteindre : le niveau de ‘l’homme moyen’, le ‘Bénoni’. D’un côté, nous devons apprendre d’Adam-Ha-Richon que nous possédons des qualités. Avoir conscience, par exemple, du fait que nous possédons une âme divine, et que par elle nous percevons le divin.
D’un autre côté, nous devons apprendre de Moché, de ne jamais céder à l’orgueil. Aussi, quand nous demandons à un enfant juif d’ajouter dans la Torah et les Mitsvoth, l’enfant ne doit jamais penser : qui suis-je ? Que suis-je ? Comment pourrais-je réussir ?
Bien au contraire, il doit savoir et ressentir la qualité de l’existence d’un Juif, la force de l’âme d’Israël, à l’exemple d’Adam-Ha-Richon qui connaissait ses qualités, mais sans pour autant ressentir le moindre orgueil, à l’exemple de Moché, lequel est le plus humble parmi tous les hommes. En d’autres termes il doit savoir concilier le fait qu’il possède une âme Divine qui est au-delà de toutes les limites avec le fait de vivre dans un monde matériel qui est limité. La lettre Aleph de taille moyenne exprime le fait qu’un Juif doit ‘avoir conscience de sa petitesse et de la possibilité qui lui est donner de s’élever’ en faisant de ce monde une demeure pour l’Essence divine (Le Rabbi).

Cela s’accorde à un autre point qui est essentiel parmi les enseignements du Rabbi. De fait, même si l’on atteint le plus haut dévoilement, il est impératif que l’âme demeure dans le corps. En effet, la ‘Hassidout nous enseigne qu’un Juste parfait, même lorsqu’il connaît l’extase, tant est grande sa perception du Divin, ne perd jamais de vue le désir de D.ieu d’avoir une demeure ici-bas.

Les fils d’Aaron, Nadav et Avihou, perdirent leurs Vies car leur désir de s’attacher à D.ieu était plus fort que la nécessité que l’âme demeure dans le corps. Contrairement à leurs attitudes, nous devons toujours élever notre âme vers les cimes les plus élevées, mais en ayant conscience que l’âme ne doit jamais quitter le corps. Bien que le désir de l’âme de quitter le corps pour s’unir à D.ieu soit très fort, il ne doit jamais mettre en danger notre existence. Aussi, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour nous élever aux plus hauts niveaux et en même temps garder à l’esprit que cette élévation a pour but d’agir dans ce monde.

‘La voix qui sortait du ciel’ :
Il est écrit dans la Torah que durant le séjour des enfants d’Israël dans le désert, lorsque L’Eternel S’adressait à Moché, la Voix de l’Eternel ‘sortait du ciel et passait entre les deux chérubins’ qui se trouvent sur l’Arche de l’Alliance, ainsi qu’il est écrit (Nasso, 7, 89) :
‘Et quand Moché venait à la tente d’assignation pour Lui parler, il entendait La voix d’au-dessus du couvercle qui était sur l’Arche du témoignage, d’entre les deux chérubins et Il lui parlait’.

Rabbi Yom-Tov Lippman explique dans son livre intitulé ‘Alpha-Beïta’ que la lettre Aleph est une allusion à ‘La voix qui sortait du ciel et qui passait entre les deux chérubins’. En effet, la forme du Aleph est composée d’un Vav et de deux Youd. Les deux Youd font allusion aux deux chérubins. Vav est une allusion à ‘la voix de L’Eternel qui passait entre les deux chérubins’.

Na’hchon ben Aminadav :
Par ailleurs, dans une Si’ha (Likoutey Si’hot, ‘Helek Aleph, pages 134-138), le Rabbi nous enseigne que ‘la mer s’ouvrit par le mérite d’un seul juif, du nom de Na’hchon ben Aminadav’. Ce juste du Peuple juif savait que le Saint béni soit-Il a libéré Ses enfants de l’Egypte afin de les conduire au pied du Mont-Sinaï et de leur donner la Torah, laquelle n’est autre que l’Arbre de vie, la Sagesse de D.ieu grâce à laquelle les enfants d’Israël pourraient s’attacher à Lui et feraient de ce monde matériel une demeure pour Son Essence bénie. Na’hchon ne fut donc pas du tout impressionné par tous les évènements extérieurs qui se produisirent autour de lui. Alors qu’une partie de l’Assemblée d’Israël désirait retourner en Egypte, qu’une autre partie envisageait de combattre les Egyptiens qui les poursuivaient, et que d’autres souhaitaient fuir dans le désert, il n’y avait seulement qu’un groupe d’hommes qui pensait que la solution était de rentrer dans la mer.

Na’hchon fut l’un de ces hommes. Il ressentait profondément le projet divin, et ne fut donc nullement apeuré par l’image des Egyptiens qui approchaient. La seule chose qui importait à ses yeux était de gagner le plus vite possible le Mont-Sinaï pour y recevoir la Torah. Il agit donc au-delà de la raison, de la logique, et de l’intellect, et sauta dans la mer. De même, notre attitude doit être semblable à la sienne et nous devons savoir et ressentir profondément que notre objectif est le dévoilement du Machia’h et dans ce cas tous les obstacles qui nous séparent du Machia’h ne doivent absolument pas nous impressionner. Chaque épreuve qui se dresse devant nous doit être ‘traversée’ à l’exemple de Nah’chon qui se jeta dans la mer avec le désir de recevoir la Torah. Lorsqu’un Juif se trouve dans les 4 coudées du Rabbi il est animé par le désir de recevoir la Torah ‘Hadacha et cette Volonté ‘fait lever ses pieds’ et lui permet de traverser tout ce qui s’oppose au dévoilement du Machia’h.

Dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha, le Rabbi rapporte le Midrache Raba selon lequel le nom Na’hchon vient de Na’hchol qui désigne ‘les grandes vagues de la mer’ que Na’hchon n’eut pas peur d’affronter lorsqu’il entra, le premier, dans la mer.
Le nom de Na’hchon n’est donc pas sans évoquer la force de ‘messirout-néfech’, et la soumission la plus totale vis-à-vis du Saint béni soit-Il.

Le Midrache nous révèle que Na’hchon avança dans la mer jusqu’à ce que le niveau de l’eau ait atteint celui de ses yeux, bien que cela l’empêchait de respirer, et alors seulement après cela la mer s’ouvrit devant lui.

Dans son ouvrage intitulé ‘la Source’ (27ième discours, chapitre 1) le Rabbi Rachab donne l’explication suivante du verset (Chémoth, 34, 9) : ‘Car c’est un peuple au cou raide !’ :
‘Ce ‘cou raide’ n’est pas péjoratif, au contraire c’est la qualité des enfants d’Israël, leur vertu. C’est la détermination inébranlable qu’ils possèdent à se détourner du mal et faire le bien sans aucune argumentation rationnelle ni discussion. L’obstiné se comporte d’une façon irrationnelle, sa volonté est bien plus forte que celle de l’homme qui s’appuie sur la raison. L’intellect affaiblit le désir et lui impose des limites tandis que la volonté, l’aspiration résolue que l’intellect ne gouverne pas, sont sans bornes. C’est pourquoi la détermination de l’obstiné est solide et ferme’.
Chaque juif possède ‘cette obstination irréductible dans sa quête de la sainteté’, elle lui donne la force de ‘remonter le courant des rivières’, de faire face à tous les obstacles, de mener à bien sa mission’.
Il est écrit que L’Eternel agit mesure pour mesure, ainsi, lorsqu’un juif agit avec cette aspiration résolue que l’intellect ne gouverne pas, qu’il ‘dépasse’ le niveau de l’intellect comme ‘l’eau de la mer dépassa le niveau de son nez et atteint celui de ses yeux’, alors l’Eternel ‘ouvre la mer devant lui’.

Le Rabbi souligne à ce sujet que la Mitsva de la ‘Tsédaka’, plus que tout autre Mitsvah, doit être accomplie avec le plus grand dévouement, au-delà de toutes les limites. Dès-lors, rien ne pourra constituer d’obstacle, pas même ces ‘grandes vagues de la mer’, pour voir enfin avec nos yeux de chair, la Délivrance finale avec la venue de notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours. Avec l’aide de D.ieu.