(וכמו שכתוב בעץ חיים שער החשמל בסוד לבושים של אדם הראשון בגן עדן שהיו צפרנים מבחינת מוח תבונה)
וככה ממש כביכול בשרש כל הנפש רוח ונשמה של כללות ישראל למעלה בירידתו ממדרגה למדרגה על ידי השתלשלות העולמות אצילות בריאה יצירה עשיה
מחכמתו יתברך כדכתיב כולם בחכמה עשית
נתהוו ממנו נפש רוח ונשמה של עמי הארץ ופחותי הערך
ועם כל זה עודינה קשורות ומיוחדות ביחוד נפלא ועצום במהותן ועצמותן הראשון שהיא המשכת חכמה עילאה
כי יניקת וחיות נפש רוח ונשמה של עמי הארץ הוא מנפש רוח ונשמה של הצדיקים והחכמים ראשי בני ישראל שבדורם.
ובזה יובן מאמר רבותינו ז”ל על פסוק ולדבקה בו שכל הדבק בתלמיד חכם מעלה עליו הכתוב כאלו נדבק בשכינה ממש
כי על ידי דביקה בתלמידי חכמים קשורות נפש רוח ונשמה של עמי הארץ ומיוחדות במהותן הראשון ושרשם שבחכמה עילאה שהוא יתברך וחכמתו אחד והוא המדע כו’
(והפושעים ומורדים בתלמידי חכמים יניקת נפש רוח ונשמה שלהם מבחינת אחוריים של נפש רוח ונשמת תלמידי חכמים)
ומה שכתוב בזהר ובזהר חדש שהעיקר תלוי שיקדש עצמו בשעת תשמיש דווקא מה שאין כן בני עמי הארץ כו’ היינו משום שאין לך נפש רוח ונשמה שאין לה לבוש מנפש דעצמות אביו ואמו
וכל המצות שעושה הכל על ידי אותו הלבוש כו’ ואפילו השפע שנותנים לו מן השמים הכל על ידי לבוש זה ואם יקדש את עצמו ימשיך לבוש קדוש לנשמת בנו
ואפילו היא נשמה גדולה צריכה לקידוש אביו כו’ אבל הנשמה עצמה הנה לפעמים נשמת אדם גבוה לאין קץ בא להיות בנו של אדם נבזה ושפל כו’ כמו שכתב האר”י ז”ל כל זה בליקוטי תורה פרשת וירא ובטעמי מצות פרשת בראשית.
Le don de la Torah représente le dévoilement de l’Essence divine.
Le Rabbi nous enseigne que le ‘Hidouch (la nouveauté) essentiel de Matan-Torah fut que la force de l’Essence divine se dévoila dans la Torah. Par cela il y eu un ‘Hidouch dans la Torah et dans les Mitsvoth (lesquels ont le pouvoir de transformer le monde). Il y eut également un ‘Hidouch pour les enfants d’Israël qui reçurent la Torah et en devinrent les propriétaires du fait que la Torah a le pouvoir de dévoiler l’Essence de l’âme des enfants d’Israël.
La qualité de l’Essence divine est qu’elle agit dans le monde, du fait qu’elle est élevée au-dessus du monde et au-dessus de ce qui est au-delà du monde. C’est précisément pour cela que l’Essence divine peut pénétrer et agir dans tous les endroits, qu’ils soient matériels ou spirituels, et tout cela provient de la perfection infinie de l’Essence. La force de l’Essence divine qui pénétra dans la Torah et les Mitsvoth pénétra aussi dans le monde et le transforma.
Le dévoilement de l’Essence divine à Matan-Torah s’exprime par le fait que le Nom divin ‘Havayéh’ Se révéla dans l’âme et dans le corps de chaque Juif. Hachem dévoila Son Essence dans la Torah ainsi qu’il est écrit ‘J’ai écrit Mon Essence et Je L’ai donnée’. Cela eut pour effet que même lorsque l’âme descend dans l’obscurité du monde et s’habille dans le corps, elle est toujours ‘une parcelle véritable de Divinité d’en-haut’ et quand un Juif étudie la Torah ou accomplit les Commandements divins, la force du lien qui l’unit à son Père qui est dans le ciel se dévoile dans son âme.
C’est à ce sujet qu’il est dit : ‘Je (Anohi) suis L’Eternel (Havayéh) Ton D.ieu (Elokeï’ha) : Ano’hi représente ici le dévoilement de l’Essence divine et avec Matan-Torah L’Eternel (Havayéh) est devenu Ton D.ieu (Elokeï’ha), c’est à dire que la possibilité nous fut donnée de dévoiler en nous-mêmes (l’âme dans le corps) l’Essence divine.
Le Rabbi nous enseigne que plus le niveau de Divin qui se dévoile à nous est élevé plus notre soumission est profonde. En d’autres termes, plus un Juif se rapproche du Divin et plus il est soumis. Par ailleurs, plus il se soumet à D.ieu plus il attire le Divin car ‘D.ieu ne réside que dans un endroit qui lui est parfaitement soumis’. Aussi, chaque Juif possède la force de se soumettre totalement à D.ieu et cela au point d’être prêt à sacrifier sa propre vie si cela est nécessaire. C’est précisément parce qu’il possède cette force de soumission qu’il est capable d’agir dans ce monde matériel et de combattre le mauvais penchant. C’est aussi pour cette raison que la Torah a été donnée dans ce monde ici-bas, afin de purifier ce monde matériel et de vaincre le mauvais penchant.
Comme il a été dit précédemment ‘le dévoilement de l’Essence divine à Matan-Torah s’exprime par le fait que le Nom divin ‘Havayéh’ Se révéla dans l’âme et dans le corps de chaque Juif. Ainsi, les quatre Lettres du Nom Havayéh correspondent avec les dix forces de l’âme : ‘Ho’hmah (Lettre Youde) Binah (Lettre Hé) les six Midot (Lettre Vav) et Mal’hout (Lettre Hé). Par ailleurs, pour que la lumière divine puisse se dévoiler aussi dans le corps matériel, car c’est cela l’essentiel du ‘Hidouch de Matan-Torah, D.ieu créa le corps des Juifs de manière qu’il convienne à l’âme. C’est la raison pour laquelle D.ieu a formé le corps matériel des Juifs à l’image du Nom Havayéh, afin qu’il soit apte à recevoir le dévoilement de la lumière de l’âme (‘Tsourat ha-nafchi’ d’après le Rabbi Maharach) : la tête est à l’image de la Lettre Youde (telle un point) et le corps est tel la Lettre Vav (tel un axe), les cinq doigts de la main et les cinq doigts des pieds sont comme les deux Lettres Hé du Nom Havayéh (la valeur numérique de la lettre Hé est égale à cinq.)
Dans le compte du Omer le jour de ‘Mal’hout ché bé Mal’hout’ est le jour qui précède le Jour du don de la Torah, le Jour de Chavouot. Pendant tous les jours du compte de l’Omer (49 jours qui correspondent à la transformation des 7 midot de l’âme animale. Chaque mida de l’âme animale (‘Hessed ou Gvurah ou Tifféreth…) inclut en elle les 7 midot (Hessed, Gvurah, Tifféreth, Netsa’h, Hod Yessod et Mal’hout), donc les 7 midot sont composées par 49 facettes (7 fois 7) et à la fin de 49 jours on parvient à la fin du raffinement des 49 facettes de l’âme animale. On a alors transformé ces 49 aspects négatifs de l’âme animale en des aspects positifs et sommes désormais aptes à recevoir le dévoilement de l’Essence divine exprimé par le don de la Torah.
Dans l’âme de l’homme il y a la mida de Mal’hout qui correspond au second ‘Hé’ du Nom divin Havayéh. Dans le Livre du Tanya l’Admour Hazaken écrit que la séfira de Mal’hout exprime ‘la crainte inférieure’ ou, autrement dit, ‘Kabalat ol Mal’hout Chamaïm’ : ‘l’acceptation du joug divin’ à l’exemple d’un serviteur qui sert son maître tout en ressentant de la crainte.
Par ailleurs, la séfira de Mal’hout représente la Parole divine : ‘les dix paroles’ au moyen desquelles L’Eternel créé et vivifie les mondes et tous les êtres qu’ils contiennent. L’Admour Hazaken ajoute à cela (dans la partie du Tanya intitulée ‘Iguéreth ha Téchouva’) qu’un roi de chair et de sang gouverne son peuple également au moyen de sa parole. De fait, la force de la parole est allusionnée par la lettre Hé car la source de la parole de l’homme est le souffle, qui provient de son cœur, que l’on entend lorsque l’on prononce la lettre Hé.
‘Mal’hout ché bé Mal’hout’ représente l’Essence même de ‘Kabbalat ol’, c’est à dire l’Essence de notre acceptation du joug divin. Un Juif, après avoir compté tous les jours du compte de l’Omer doit parvenir à la décision d’accepter de prendre sur lui le joug de la Torah et des Commandements divins.
Le désir le plus essentiel qui se cache dans le cœur de chaque Juif est que sa propre volonté se fonde en celle de D.ieu, et lorsqu’il décide que D.ieu est son Roi il ne fait qu’exprimer le désir de son âme. L’Essence de l’âme Juive (qui est enracinée dans l’Essence divine) ressent le Divin et Le désire constamment, aussi, ‘Mal’hout ché bé Mal’hout’ est l’expression de notre plus profond désir : celui de recevoir le dévoilement de D.ieu dans notre âme et dans notre corps. Ainsi, à la veille du Jour de Chavouot, chaque Juif décide de manière profonde d’être un serviteur de D.ieu au point que L’Eternel soit son D.ieu ainsi qu’il est dit : ‘Je (Anohi) suis L’Eternel (Havayéh) Ton D.ieu (Elokeï’ha). Par cette décision il devient un réceptacle pour recevoir, par l’intermédiaire de la Torah, l’Essence divine ainsi que D.ieu l’a déclaré : ‘J’ai écrit Mon essence et Je L’ai donnée’.
C’est à l’évidence grâce à notre attachement au Rabbi que nous pourrons recevoir un tel dévoilement. L’œuvre du Rabbi intitulée Dvar Mal’hout n’exprime-t-il pas le fait que le Rabbi lui-même est le Roi (Mal’hout) qui dirige le peuple au moyen de sa parole (Dvar). Les paroles des enseignements du Rabbi nous dirigent véritablement et nous donnent les moyens de nous soumettre à D.ieu au point que toutes nos pensées toutes nos paroles et toutes nos actions ont pour but de faire tout ce qui en notre pouvoir pour provoquer le dévoilement du Machia’h.
Le cinquantième jour de l’Omer représente lui-même le dévoilement de l’Essence de la Torah (la Torah ‘Hadacha) au moment de la Délivrance finale. Or, la Torah ‘Hadacha est liée à l’attribut divin de ‘Binah’ du fait qu’elle elle est ‘le dévoilement de la cinquantième porte de la Connaissance’. L’attribut de ‘Binah’ est lui-même défini par la ‘Hassidout comme la qualité de comprendre une chose à partir d’une (autre) chose : ‘léavin davar mito’h davar’.
C’est précisément ce que le Rabbi nous permet : saisir l’Essence de la Torah (‘Davar’) à partir de l’étude du Dvar Mal’hout (‘Mito’h Dvar Mal’hout’). La Torah du Rabbi a le pouvoir de nous unir à l’Essence divine et de La dévoiler en nous-mêmes et dans ce monde matériel. Le Rabbi nous mène directement à la Délivrance finale que nous vivrons avec l’aide d’Hachem très bientôt et de nos jours.
Dans le Livre du Tanya l’Admour Hazaken nous enseigne que le monde est créé par la Parole de D.ieu, par elle Il crée la matière, tous les êtres de la Création et les maintient en vie à chaque instant. Cependant, l’Admour nous enseigne également que la Pensée de D.ieu est aussi créatrice et c’est à ce sujet que L’Eternel dit : ‘Mes Pensées ne sont pas (comme) vos pensées’.
Lorsque L’Eternel Se représente la Création dans Sa pensée alors celle-ci émerge du néant. La Pensée de D.ieu n’est pas comme celle de l’homme car contrairement à la pensée de l’homme qui ne procède que de l’imagination la Pensée de D.ieu n’est pas de l’imagination car la Création commence à exister concrètement avec Sa pensée. Certes, lorsqu’elle émerge de la pensée de D.ieu la Création n’a pas encore atteint son état définitif et d’une certaine manière nous dirons quelle est encore une ‘partie’ de D.ieu, cependant, cette Pensée existe véritablement, concrètement, ainsi qu’il est dit (Tanya, 48) : ‘Par Sa Pensée et par Sa Connaissance, Il connait toutes les créatures, (Sa Pensée) entoure chaque être, de la tête jusqu’en bas, entoure l’intérieur, jusque dans sa dimension la plus profonde’.
L’Admour Hazaken donne l’exemple du globe terrestre et écrit que ‘la Connaissance de D.ieu représente la Vitalité de l’épaisseur du globe terrestre, ce qui le fait exister à partir du Néant’.
La Pensée de D.ieu est donc à la source de la vitalité de ce monde. Elle vitalise la Création, et de ce fait nous pouvons la rattacher à la lumière d’Or Sovev qui est définie comme ‘la lumière qui entoure, qui crée, et qui maintient en vie les mondes sans pour autant pénétrer à l’intérieur de ceux-ci car ils sont limités et ils ne pourraient pas supporter une lumière qui est elle-même illimitée’.
Contrairement à la Pensée, qui demeure au-delà du monde, la Parole de D.ieu est rattachée à la lumière d’Or Mémalé qui est définie comme ‘la lumière qui remplit les mondes, qui s’habille à l’intérieur de ceux-ci’.
Ainsi, de même que chez l’homme la parole ne dévoile qu’un reflet de la pensée, le monde tel qu’il est n’est qu’un reflet de la Pensée de D.ieu, et ce n’est que dans les temps de la Délivrance que la Pensée de D.ieu sera dévoilée dans la Création par l’intermédiaire du Machia’h, avec le dévoilement de la Torah ‘Hadacha.
La différence entre la Parole et la Pensée est la même différence qui existe entre les lettres de la Parole et les lettres de la Pensée.
Les lettres de la Parole sont comme des lettres écrites sur du Parchemin qui sont simplement posées sur le parchemin sans faire Un avec lui.
Les lettres de la Pensée, au contraire, sont comme des lettres que l’on grave dans de la pierre et qui ne font plus qu’Un avec la pierre.
L’exemple des lettres écrites et des lettre gravées nous aide à comprendre que comme ces lettres gravées qui ne font qu’Un avec la pierre, la Pensée de D.ieu fait qu’Un avec Lui, alors que le monde dans lequel nous vivons nous semble avoir une existence indépendante de D.ieu du fait que l’on ne ressent pas Sa Présence, à l’exemple de ces lettres que l’on écrit sur du parchemin et qui sont indépendantes du parchemin car ne font pas Un avec lui. Ainsi le monde des temps messianiques est à l’exemple de ces lettres gravées dans la pierre car le lien entre D.ieu et toute la Création apparaîtra alors à l’évidence. Le monde et tout ce qu’il contient ne feront plus qu’Un avec D.ieu.
Le Rabbi nous enseigne dans le Dvar Mal’hout que l’union des deux Parachiot Béar et Bé’houkotai exprime le dévoilement de l’Essence divine dans la Création. Cet enseignement est fondé à partir de la question posée par les Sages au début du cinquième chapitre des Pirkeï-Avot : ‘Le monde a été créé par 10 paroles. Pourquoi ces 10 paroles ? Une seule parole n’aurait-elle pas été suffisante ?
Le Rabbi répond à cette question en rapportant l’enseignement du Ramban selon lequel : ‘la matière première du monde, et pas plus, a été créée en une ‘seule parole’, alors que toutes les formes des êtres, avec tous leurs détails ont été créés au moyen de ‘dix paroles’.
De fait, le Rabbi nous enseigne ‘qu’une seule parole’ désigne la force, qui n’appartient qu’à D.ieu de créer l’existence à partir du néant (‘Yèch mi Aïn’), et que ‘les ’10 paroles’ désignent la pluralité qui caractérise le monde’.
‘Une seule parole’ met donc l’accent sur le fait que tout provient de D.ieu et que tout Lui est parfaitement soumis, et c’est la raison pour laquelle le Rabbi associe cette ‘seule parole’ à la partie de la Torah qui est au-delà du monde et qui ‘ne fait qu’Un avec le Créateur.
A l’opposé, ‘les 10 paroles’ représentent la Torah telle qu’elle descend dans le monde et s’habille dans les 613 Mitsvoth (cela s’accorde avec le fait que les 613 Mitsvoth correspondent aux 613 membres du corps).
Le Rabbi approfondit le sens ‘d’une seule parole’ et celui de ’10 paroles’ :
La Paracha Béar évoque le Mont-Sinaï, et correspond aux ’10 paroles’ car ‘la montagne’ exprime l’élévation d’un niveau vers un niveau supérieur, et de ce fait elle n’est pas sans évoquer la pluralité et les différences qui existent dans le monde (comme la Torah telle qu’elle s’habille dans le monde matériel).
La Paracha Bé’houkotaï évoque ‘la seule parole’. Le nom hébreu ‘Hakika qui est apparenté au nom Bé’houkotaï désigne l’action de graver, comme les lettres que D.ieu grava de ‘Son doigt’ sur les Tables de l’Alliance. Les lettres de D.ieu sont unies à la matière du lien le plus profond. Une lettre que l’on grave dans la pierre ne fait plus qu’un avec elle. La pierre se fond dans la lettre, et la lettre se fond dans la pierre. Aussi, les Lettres divines gravées dans les tables désignent la partie de la Torah qui est au-delà du monde et ne fait qu’Un avec le Saint béni soit-Il. C’est pourquoi la Paracha Bé’houkotaï fait allusion à l’Essence de la Torah, la ‘Hassidout, et correspond à une ‘seule parole’.
L’union des Parachiot Béar et Bé’houkotaï exprime l’idée que nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire de ce monde matériel (’10 paroles’) une demeure pour l’Essence divine (‘Une seule parole’). C’est-à-dire révéler de manière véritable, la force de l’Essence divine de manière qu’elle pénètre et ne fasse plus qu’Un, avec le corps du monde physique et de l’homme.
Le Rabbi souligne que la Fête de Pessa’h évoque ‘Une seule parole’, car elle célèbre la révélation du Saint béni soit-Il Lui-même au sein du peuple juif, et le compte du Omer qui commence au lendemain de Pessa’h représente ‘les 10 paroles’ car il consiste à réparer, à illuminer et à transformer tous les aspects de l’âme animale, à transformer l’obscurité de ce monde dans toute sa pluralité.
Dans cet ordre d’idée, le Rabbi nous explique que la Paracha Bamidbar, laquelle succède aux Parachiot Behar-Be’houkotai et précède le jour de Chavouot, n’est pas sans évoquer les moyens nécessaires pour parvenir à faire de ce monde une demeure pour l’Essence divine. ‘Bamidbar’ signifie ‘Désert’.
Du fait qu’il est inhabitable, le désert représente un endroit qui n’a rien à voir avec l’homme. C’est pourquoi le Rabbi le compare à la partie de la Torah ‘qui n’a rien à voir avec l’homme’, c’est-à-dire la partie de la Torah qui ‘ne fait qu’Un avec D.ieu’ et qui de ce fait est au-delà du monde.
Le désert symbolise la soumission la plus totale, il est ‘comme la terre que tout le monde piétine et qui malgré cela ne se plaint jamais’. A son exemple, grâce à notre soumission nous aurons le mérite de provoquer le dévoilement de la Pensée de D.ieu dans la Création car comme l’a déclaré l’Admour Hazaken : ‘L’Eternel ne réside que dans un endroit qui Lui est parfaitement soumis’.
A l’évidence c’est par notre attachement au Rabbi que ce mérite se concrétisera et dès à présent il est bien de nous attacher à ce que le Rabbi a déclaré au moment de Pourim : ‘Concrètement, il faut diffuser avec encore plus de force l’importance d’une seule action, d’une seule pensée.
Chacun doit prendre conscience de son caractère fondamental, car elle peut apporter le salut au monde entier, conformément à la décision hala’hique du Rambam. Cette idée revêt la plus haute importance et il est donc judicieux, chaque fois que des Juifs se réunissent, de faire la proclamation suivante : ‘Ecoutez bien ! Si chacun d’entre vous introduit une action de plus, si trois personnes le font, il sera possible de conclure l’exil et d’obtenir la Délivrance véritable et complète (chacun doit inviter les autres à l’action)’, très bientôt et de nos jours avec l’aide de D.ieu.