Une découverte rare, dévoilée pour la première fois par la maison de ventes Moreshet, ébranle les chercheurs qui se consacrent à l’histoire du Rabbi. Il s’agit d’une collection de documents originaux, disparus des regards durant un siècle entier, qui reviennent aujourd’hui à la lumière. Cette correspondance des années 1925 et 1926 établit que, quelque vingt ans avant de se rendre à New York, le Rabbi, aux côtés de son frère Rav Israël Arié Leib, avait été officiellement autorisé à monter en Eretz Israël par les autorités du Mandat britannique.
Une découverte rare, présentée pour la première fois par la maison de vente aux enchères Moreshet, secoue le monde des chercheurs qui étudient l’histoire du Rabbi : une collection de documents originaux, demeurés introuvables durant cent années, sort enfin de l’ombre. Cette correspondance datée de 1925 et 1926 prouve qu’environ deux décennies avant de se rendre à New York, le Rabbi, avec son frère Rav Israël Arié Leib, fut officiellement approuvé pour l’Aliyah vers Eretz Israël par les autorités du Mandat britannique.
Un seul indice à l’origine de la découverte
Toute cette découverte spectaculaire a débuté par un unique fil conducteur : un document isolé, présenté il y a environ six mois lors de la vente 88 de la maison Moreshet (lot 122). L’enquête qui s’ensuivit permit de localiser le dossier complet, trois ensembles totalisant dix feuillets qui réécrivent l’histoire et retracent le déroulement du processus d’Aliyah, du tout début jusqu’à son aboutissement.
Des détails d’identification fascinants
Plusieurs éléments consignés dans ces documents retiennent l’attention. L’adresse du Rabbi et de son frère, Israël Aryé Leib, y figure ainsi : UPORNAJA STR. 15, EKATERINOSLAW, soit la demeure de leurs parents Rabbi Levi Its’hak et la Rabbanit Hanna. Le jeu des identités administratives se révèle tout aussi éloquent : pour se conformer aux règles strictes du Mandat, la profession du Rabbi fut déclarée comme celle d’« agriculteur », tandis que son parent, Rav Israël Acher Liba, important ‘Hassid Habad de Jérusalem, fut présenté comme son oncle. Quant à l’année de naissance, le document mentionne 1895, et non 1902, en s’appuyant sur les registres officiels erronés qui étaient destinés à empêcher l’enrôlement dans l’armée russe.
L’énigme historique prend un nouveau tournant
Tout au long des années de sa direction, le Rabbi fut interrogé à plus d’une reprise sur les raisons pour lesquelles il n’était pas monté s’établir en Eretz Israël. Ses réponses variaient : de l’obligation de demeurer tel « le dernier capitaine sur le navire », veillant sur la communauté juive de la Diaspora, jusqu’à son engagement à ne pas s’éloigner de la sépulture de son beau-père, le Rabbi Rayats, en passant par l’affirmation selon laquelle, si telle avait été la voie juste, les fondateurs de la ‘Hassidout auraient donné leur vie pour l’accomplir.
Or il apparaît désormais que, dans sa vingtaine, avant même son mariage avec la Rebbetzin Haya Mouchka, cette démarche ne relevait pas d’une simple idée théorique, mais bien d’un processus administratif mené à son terme avec succès, qui aboutit à un permis d’Aliyah officiel, autrement dit un visa d’immigration.
Cette rare collection, conservée en très bon état, sera proposée lors de la prochaine vente publique de Moreshet et suscite déjà un immense enthousiasme parmi les collectionneurs, les chercheurs et les ‘Hassidim du monde entier.
















