Une jeune femme a un jour écrit une lettre au Rabbi de Loubavitch. Elle avait vu des gens bons souffrir. Elle avait vu de petits enfants soudainement orphelins et des événements joyeux perturbés par une tragédie. Dans sa lettre, elle a dit au Rabbi qu’elle n’acceptait particulièrement pas l’idée que «Aucun mal ne descend d’en haut». (Bereishit Rabbah 51: 3)

 

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Pour elle, D.ieu nous avait créés puis abandonnés, nous plongeant dans un monde anarchique et nous abandonnant aux instruments du hasard et aux caprices des mortels. Et puisque l’incertitude régis nos vies, écrit-elle, il y a beaucoup à craindre et de bonnes raisons de désespérer.

Le Rabbi, un survivant du nazisme et du communisme soviétique, n’était pas étranger à la souffrance. Et si ses expériences personnelles de perte et de persécution ne suffisaient pas, il était l’adresse où des milliers de personnes déchargeraient leurs malheurs. Il était intimement familier avec la grande litanie de chagrins humains.

Dans sa réponse, le Rabbi ne s’est pas laissé aller au pessimisme de cette jeune femme. Il a rejeté sa constatation que nous vivons dans un monde sans lois. Il lui a conseillé de méditer sur l’idée de la Divine Providence, et d’étudier « Shaar Habita’hon » du livre « ‘Hovot Halevavot », « la porte de la confiance » des « devoirs du cœur », un livre du XIe siècle éminent rabbin et philosophe espagnol, Bahya ben Joseph ibn Pakuda.

La femme qui avait écrit au Rabbi s’était enfermée dans un état d’esprit négatif – un état d’esprit à la fois attrayant et dangereux. Pour beaucoup d’entre nous, ce pessimisme peut sembler libérateur. Si le monde est gouverné par le chaos, nous ne pouvons être tenus pour responsables de ce qui s’y passe. Mais finalement, c’est une fausse liberté. Nous avons le pouvoir de changer le monde et, croire le contraire c’est nous dépouiller de notre libre arbitre.

Ces attitudes négatives étaient opposées à la vision du monde du Rabbi. «J’ai travaillé sur moi-même pour toujours regarder les choses sous un angle positif; sinon, je n’aurais pas pu survivre», a-t-il déclaré à une confidente. Il a guidé la femme pour qu’elle concentre son esprit et ses énergies différemment, lui permettant ainsi de générer une réalité positive pour elle-même et pour les autres.

De nombreux livres retraçant la vie et de son leadership ont été publiés. Et chacun de ces livres parle de la positivité implacable du Rabbi.

Les principes de la psychologie positive qui sont si populaires aujourd’hui font écho aux idéaux basés sur la Torah que le Rabbi a mis en avant: former nos yeux, nos pensées, notre discours et nos actions en faveur du positif. Dans ses innombrables interactions – souvent avec des personnes en désaccord philosophique ou idéologique avec le Rabbi, nous avons observé ce principe fondamental à l’œuvre.

Le Rabbi, qui a ressenti la douleur de tant de personnes, a porté ce fardeau avec une positivité indéfectible. Maintenant, ses Chlou’him sont les héritiers de la foi inébranlable du Rabbi dans notre capacité à toucher le Divin.

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