Comment le Rabbi de Loubavitch sauva un juif grâce au baseball

Comment le Rabbi de Loubavitch sauva un juif grâce au baseball

 

J’ai rencontré le Rabbi pour la première fois un mois avant ma Bar Mitsva. Mon grand père, né en Amérique, était un des seuls à garder les vieilles traditions ‘hassidiques, à l’époque où l’Amérique était une « terre qui dévore ses habitants ». (… une époque où il n’était question que de s’intégrer à l’Amérique).

Mon père et ma mère, eux-mêmes, n’étaient plus tellement attachés au judaïsme. Ils m’envoyaient de temps en temps le Chabbat accompagner mon grand père à la Schul, à Manhattan, dans le East Side. J’avais avec lui également trois cours par semaine de judaïsme, en sortant de l’école communale. Je dois dire que ce qui m’a permis de garder ma conscience juive au travers des péripéties de ma jeunesse, ce sont bien ces cours, ces visites du Chabbat et toute l’atmosphère qui s’en dégageait.

En 1954, avant ma Bar Mitsvah, mon grand père m’emmena chez deux Admourim: le Rabbi de Boyan et le Rabbi de Loubavitch.

Je me souviens encore de ma surprise en découvrant le visage encore jeune du Rabbi de Loubavitch: pour moi, un Rabbi était un vieux monsieur, au visage décoré d’une longue barbe forcément blanche. Mon grand père tendit au Rabbi un « petek » (courte lettre mentionnant le prénom, le prénom de sa mère et le sujet de sa visite).

Le Rabbi s’entretint quelques instants avec mon grand père, en Yiddish, dont je comprenait quelques bribes seulement. Puis il se tourna vers moi, et me questionna sur le sujet le plus inattendu de la part d’un Rabbi:

– « Quel est ton sport préféré? »

– « Le base-ball », répondis je sans hésitation.

– « Et comment préfères ce jeu: quand une seule des parties joue, ou quand les deux parties jouent ? »

C’était cette fois mon tour d’apprendre au Rabbi les règles élémentaires du base ball…

– « Rabbi, c’est impossible de jouer au base ball avec une seule équipe ».

– « Et pourquoi donc ? » demanda le Rabbi d’un ton sérieux.

Ma patience faillit disparaître. Allez expliquer à un rabbin ce que chaque enfant sait depuis qu’il marche… Enfin j’essayais de ma plus exquise politesse:
– %Rabbi, tout le truc, c’est justement que l’un soit plus fort que l’autre! Et il faut donc être deux pour cela! »

Visiblement le Rabbi avait compris, et je fus très soulagé.

– « Et qui gagne ? » demanda le Rabbi

– « Le meilleur joueur ! », m’esclaffait-je, heureux de cette répartie si spontanée.

Je n’ai aucune idée de ce qui se passait dans la tête de mon grand père durant cet entretien si particulier. Le Rabbi, lui, continua « son enquête »:

– « Est ce que tu joues quelquefois avec tes amis au base ball ?

– « Bien sur, Rabbi! » j’étais déjà certain que j’allais bientôt lui raconter mes hauts faits sur le terrain.

– Et tu vas quelquefois voir jouer les grandes équipes ?

– « Bien sûr ! »

– Et qu’y a-t-il de plus que dans les matchs avec tes copains à l’école ?

Je m’armais de courtoisie pour répondre:
– « Rabbi, nous, on joue pour s’amuser. Mais dans les stades, ils jouent pour de vrai! »

J’aurais pu penser, jusque là, que le Rabbi s’intéressait au base ball; je dus vite déchanter:

-« Et bien vois tu Yossef, tu as dans le coeur un grand terrain. Jusqu’à ce jour, deux adversaires y jouaient. Le bon penchant, et le mauvais penchant. Mais c’était pour s’amuser. A partir de ta Bar Mitsva, ce sera pour de vrai. Et pour ce combat tu reçois de D.ieu le cadeau le plus précieux: un « vrai » bon penchant ! Avec des forces spéciales que D.ieu te donne. Tu devras toujours t’efforcer de vaincre le mauvais penchant, et pour cela te souvenir, comme au base ball, que c’est toujours le meilleur qui gagne. Il suffit que tu le veuilles, et tu pourras gagner. Je te donne ma bénédiction pour que ton grand père et tes parents aient toujours beaucoup de satisfaction de toi ».

Mon grand père répondit Amen et me fit signe d’en faire autant.

« Amen ! »

 

Il faut être fin psychologue pour savoir à quel point ce qu’entend un garçon de treize ans peut se graver dans son esprit et trouver sa place au fond de sa conscience !

Quoi qu’il en soit, je dois avouer que les mots du Rabbi sur le base ball et sur la guerre des penchants  n’occupèrent pas alors une grande place dans mes réflexions… C’est vrai que mon grand père eut l’occasion de me les rappeler dans le discours qu’il fit le jour de ma Bar Mitsva, et c’est vrai aussi que j’évoquais parfois avec émotion le souvenir de cette visite, sans pour autant m’en remémorer tout le contenu. Mais dans mon subconscient, ces mots restèrent gravés au delà de tout ce que j’aurais pu m’imaginer.

Durant toute mon adolescence, au collège puis à l’université, j’eus deux occasions de voir resurgir mon entretien avec le Rabbi. Dans un de ces cas ce fut un moment capital de mon parcours, au point que je me demande si ce n’est pas en vue de cet instant là que le Rabbi me fit tout son discours sur le base ball.

Dans les deux cas, l’irruption brutale dans le champ de ma conscience du souvenir des paroles du Rabbi m’amena à modifier du tout au tout certaines décisions, et il est bien curieux que le base ball eut un lien direct avec ces souvenirs.

Le premier évènement eut lieu durant ma seconde année de collége. J’avais 16 ans, et notre classe avait mérité au classement annuel d’être la meilleure classe de l’établissement.

Notre récompense était un week end dans un club de jeunes très fameux – et quasiment inaccessible- de la Nouvelle Orleans. Un rêve à ne manquer sous aucun prétexte. Quand je racontais à ma mère ce qui allait se passer, elle me dit :

« Jo, il y a un problème, ce week end, c’est Yom Kippour. Tu sais que nous y tenons; un fois par an on se doit bien de jeûner et d’aller à la synagogue. Nous n’avons jamais failli à cette règle et je compte sur toi pour ne pas rompre la chaîne de cette sainte tradition. »

Un choc ! -« Mais maman, comprends moi, toute l’année on en a rêvé ! Je ne pourrai jamais me pardonner d’avoir raté un tel évènement. »

Toute la semaine se passa dans la confusion et les disputes. Mes parents comprenaient l’importance de l’évènement, et ce qu’il représentait pour moi, mais disaient ils, il y des choses sacrées auxquelles on ne peut pas renoncer. Pour moi, qui avait toujours respecté le jeûne de Kippour, et qui me promettait de le respecter à l’avenir, je demandais un peu de souplesse devant une occasion unique dans la vie.

Mes parents, qui avaient toujours été très libéraux dans mon éducation me laissèrent finalement le libre choix, c’est à dire se firent à l’idée que je ne renoncerai pas au voyage.

La veille du départ, jeudi soir, je suivais chez un ami un match de base ball à la télévision et, de façon inattendue une équipe de seconde division emporta le tournoi. Quelle ne fut pas ma surprise d’entendre le commentateur s’esclamer :  « c’est finalement le meilleur qui gagne »!

Je ne sais comment, mais je me revis devant le Rabbi:
« souviens toi: c’est toujours le meilleur qui gagne. Il suffit que tu veuilles, et tu pourras. »

Depuis trois ans, tout ceci était oublié. Et voila qu’au pied du mur, ces souvenirs étaient revenus. Et au même instant, la décision ferme fut prise: je ne transgresserai pas le jour de Kippour!

La seconde fois fut un évènement bien plus décisif, quelques cinq années plus tard, au début des années soixante. Un jeune étudiant à l’université en questionnement perpétuel cherchait un sens à sa vie. Un groupe de missionnaires mormons avait infiltré le campus, et faisait des ravages, notamment chez les jeunes juifs. Deux de mes meilleurs amis avaient déjà cédé au charme des discours du « moniteur », et eurent vite fait de me faire apprécier la « douceur » de leur nouveau paradis.

De semaine en semaine je prenais goût et étais attiré: j’avais enfin trouvé un sens à ma vie. Il ne me restait plus qu’à accéder au stade ultime, la conversion. Un petit tracas toutefois, je ne savais pas comment j’allais m’y prendre avec mes parents. Ils avaient toujours été ouverts, libéraux, mais je mesurais toute la peine qu’ils auraient. Je m’étais décidé à ne pas leur en parler, ce qui me laisserait toute latitude pour les convaincre progressivement et peut être avec une dose de savoir faire, de les amener à la « vérité » que je découvrais.

La veille de la cérémonie de conversion, je participais à un match amical de base ball, que mon équipe perdit. J’allais congratuler le capitaine de l’équipe adverse, et je m’entendis dire « c’est normal, c’est toujours le meilleur qui gagne ! »

J’eus du mal à terminer la phrase. Personne ne comprit pourquoi j’étais devenu tout pâle, ou tout rouge, ému jusqu’au fond de moi. Ni le « moniteur » ni mes amis ne comprirent pourquoi je rompis soudain tout contact avec eux.

Ce n’est que bien plus tard que je repris contact avec mes deux amis, pour les soutirer aux mormons. Eux aussi doivent directement leur attachement actuel au judaïsme à l’intérêt que le Rabbi porta un jour au base ball…

 

Ma seconde rencontre avec le Rabbi eut lieu quelques jours avant la Guerre des Six Jours.

Comme beaucoup de mes amis, nous avions été bouleversés par la crise de Cuba, lorsque notre univers nord américain avait été ébranlé par la menace des missiles et la Guerre Froide qui s’en était suivie. Nous avions alors opté pour des études de sciences politiques, à la fin desquelles nous étions parvenus à des postes importants dans divers états majors politiques et diplomatiques: des amis à moi tenaient alors des postes clés à la Maison Blanche, d’autres parmi les conseillers et collaborateurs des Sénateurs. Pour ma part, je faisais partie des proches de Mr Arthur Goldberg, Ambassadeur des Etats Unis auprès de l’Organisation des Nations Unies.

Un matin, de ce début de juin 1967, quelques jours avant le début de la guerre des 6 jours, je reçu un appel d’une de mes cousines qui m’appelait d’urgence chez elle. Je les trouvais, elle et son mari très soucieux: leur fils unique, Avraham, avait fait Téchouva depuis un an, et se trouvait dans une Yéchivah Loubavitch en Israël. Malgré l’insistance de ses parents, effrayés par les menaces qui pesaient sur l’Etat d’Israël, il se refusait à rentrer à la maison: le Rabbi avait dit de ne pas quitter Israël.

« Nous avons essayé de rencontrer le Rabbi », me rajoutèrent ils, « pour lui expliquer qu’il est notre fils unique, notre seul espoir, notre raison de vivre. Sans succès. Il est inabordable. Nous lui avons écrit, et pour seule réponse, il n’a eu qu’un phrase, qui ne nous convainc pas: « Il ne sommeille, ni ne dort, le Gardien d’Israël ». A ce propos, Jo, nous t’avons appelé pour en discuter, toi qui connais beaucoup de monde et tu es au courant avant nous. La situation est elle aussi grave qu’on le dit ? »

Il m’aurait été pénible d’accroître les angoisses de ces parents, mais comment leur mentir ? On s’attendait au pire. Nul ne pouvait savoir l’issue de la guerre qui était imminente, mais au cas où les armées arabes l’emportaient, ce qui semblait le plus probable, il valait mieux ne pas réfléchir quel serait le sort des juifs. Si j’étais inquiet en tant que juif, je l’étais dix fois plus en tant que plongé dans le vif de l’actualité. Le « boss » lui même, Arthur Golberg, n’en dormait pas de la nuit.

« Il faut absolument que Avraham rentre ! Mais ne vous souciez pas, je vais me servir de mon titre de diplomate pour aller voir le Rabbi moi même et je vais le persuader de laisser Avraham rentrer. »

Ma secrétaire, à qui j’avais confié la tâche de me débrouiller les choses me prévint rapidement: « seul le secrétaire particulier du Rabbi, le Rav Hadakov, pouvait me mettre en contact avec le Rabbi ».

Par téléphone, je l’avisais qu’en tant que principal collaborateur d’Arthur Goldberg, je souhaitais un rendez vous urgent avec le Rabbi. Moins d’une demi heure plus tard, le Rav Hadakov me rappelait pour me proposer de rencontrer le Rabbi le lendemain à 2 heures du matin.

« Mais c’est urgent ! » protestais je.

« C’est bien pour cela que vous pourrez voir le Rabbi du jour au lendemain ..! » répondit le Rav Hadakov

Malgré les treize années écoulées, le visage du Rabbi avait peu changé. Quoi que vieilli, la barbe blanchie, le regard était toujours aussi alerte et pénétrant. Après avoir serré la main chaleureuse du Rabbi, je lui rappelais que j’étais déjà rentré en Ye’hidout treize ans plus tôt, avec mon grand père, avant ma Bar Mitsva. Le sourire du Rabbi eut tout fait de me convaincre qu’il s’en souvenait.

« Rabbi, je dois m’excuser d’avoir usé de mon titre pour vous demander ce rendez vous, mais je viens pour une affaire personnelle. »

Un nouveau sourire me redonna les forces pour raconter l’histoire du fils unique, Avraham, et de ses parents à juste titre si inquiets. Il fallait que le Rabbi autorise Avraham de rentrer à New York. Le sourire du Rabbi disparut d’un seul coup.

« Moi, j’ai des milliers de fils uniques en Israël. Et si je leur dis de rester, c’est parce que j’ai la certitude qu’il ne leur arrivera rien. Dites à votre cousine et à son mari qu’ils peuvent se tranquilliser. « Il ne sommeille, ni ne dort, le Gardien d’Israël ». D.ieu veille sur chaque juif où qu’il soit, et plus particulièrement en Eretz Israël ».

« Rabbi, avec tout le respect que je vous dois, elle ne se calmera pas avec ces paroles, et moi non plus. Le Rabbi sait il à quel point nous sommes conscients dans les milieux bien informés du danger terrible qui menace Israël ? »

« Israël, reprit le Rabbi – et je fus surpris par la tranquillité qui émanait de lui -, n’est pas confronté au grand danger dont vous parlez. Nous nous trouvons avec l’aide de D.ieu à la veille d’une grande victoire, et ce mois ci va se transformer en un mois de grandes bontés et de miséricorde pour tout le peuple juif. Maintenant, si vous voulez bien, dites au père d’Avraham qu’il peut lui aussi faire quelque chose pour nos frères en Erets Israël: mettre les Tefilines chaque jour. Et vous aussi, je ne sais pas dans quelle mesure vous pouvez faire quelque chose pour aider Israël à partir de votre poste à l’ambassade, mais ce qui est certain c’est qu’en mettant les Tefilines chaque jour vous aidez effectivement, et là il n’y a pas de problème de conscience, ce n’est pas de la double allégeance !! Encore une chose, lorsque tout ceci se sera bien terminé, j’aimerais vous revoir pour parler avec vous. »

Je restai fasciné. Combien de temps cela dura-t-il ? Quelques secondes, quelques minutes ? Je me revois debout, à contempler cet homme en face de moi dont se dégageait une telle force, qui avait pris sur lui une si grande responsabilité. Je saisis à cet instant là pourquoi tant de juifs s’en remettaient à lui les yeux fermés.

« Rabbi, en tant que juif je suis heureux qu’il y ait un homme comme vous dans ces instants si critiques et si éprouvants. Je vous remercie pour le temps que vous m’avez accordé ».

« Qu’on entende des bonnes nouvelles », répondit le Rabbi.

J’étais déjà sur le pas de la porte lorsque le Rabbi me fit signe avec un grand sourire:
« A propos, vous aimez encore le base ball ? »

Quelques jours plus tard le monde entier retint sa respiration: Israël, face à tous ses ennemis, combattait sur trois fronts, et anéantissait les armées ennemies en un éclair, d’une victoire sans précédant dans l’histoire militaire. J’étais aux Nations Unies aux côtés d’Arthur Goldberg lorsque la télévision nous montra le Mur des Lamentations libéré, les soldats en larmes sur les pierres du Mur, et le Rabbin Goren soufflant du Choffar.

Arthur Goldberg ne put retenir ses larmes … et moi non plus. Le secrétaire personnel d’Arthur Goldberg, qui n’était pas juif, nous regardait avec un étonnement certain, mais comprit qu’il se passait quelque chose pour le peuple juif. Les yeux encore humides, je me tournai vers le boss:

« Arthur, vous savez, nous avons eu très peur. Les juifs et les amis d’Israël ont été très inquiets. Mais il y a un juif qui en toute tranquillité avait prophétisé cette victoire. » Je lui racontai toute mon entrevue avec le Rabbi.

Peu de temps après, comme le Rabbi l’avait demandé, je me remis en contact avec le Rav Hadakov. Cette fois j’attendis près d’une semaine pour revoir le Rabbi.
Je m’attendais à le trouver souriant et triomphal du genre « vous avez vu que j’avais raison ». Je le trouvai grave. Après une poignée de mains, le Rabbi rentra sans plus dans le vif du sujet.

« C’est un grand moment pour le peuple juif. Nous sommes un peuple habitué aux miracles tout au long de notre histoire. Notre seule existence est déjà une longue suite de miracles. Mais rares sont les occasions où l’intervention divine se fait aux yeux des peuples de façon si éclatante, où D.ieu manifeste de façon si dévoilée que c’est lui qui tire les ficelles pour le bien de Son Peuple. C’est ainsi que s’est passée la sortie d’Egypte, c’est ainsi que nous avons vécu quelques rares occasions de notre histoire, et c’est ce qu’ont vu les juifs de notre génération la semaine passée. Il est des époques où D.ieu semble se cacher de ses fils, mais il est des instants où bontés et prodiges se manifestent aux yeux de tous, et c’est ce que nous avons vécu cette dernière semaine ».

« D.ieu, qui a créé le monde et le dirige, a donné la terre d’Israël au peuple d’Israël. Pour un certain temps, un temps trop long, Il nous a repris cette terre et l’a confiée aux Nations. La semaine dernière il a repris son bien et nous l’a redonné.
Et pour que nul ne doute que c’est D.ieu qui nous la redonné, Il a multiplié les signes et les miracles. Au moment où tous les ennemis d’IsraÎl avaient projeté d’exterminer le peuple juif qui y vit, et que tous les juifs du monde et les autres nations se demandaient comment Israël allait échapper aux ennemis qui l’entouraient de tous côtés, D.ieu a montré des prodiges et en un temps record, a balayé toutes les menaces pour lui rendre la terre d’Israël et ses lieux les plus saints ».

Mais les juifs ont le libre arbitre, et il faut se garder maintenant de deux choses. La première serait de penser que c’est « ma force et mon courage », et que c’est par notre puissance militaire que nous avons emporté cette confrontation. Elle n’en a été que l’instrument. La victoire dans sa totalité c’est D.ieu et seulement D.ieu.

La deuxième, vous concerne et c’est pourquoi j’ai choisi de vous en parler. Je connais la nature des juifs, y compris ceux qui sont actuellement à la tête du gouvernement. Je crains beaucoup que dans les jours qui viennent, ils ne se hâtent d’envoyer une délégation à Washington pour déclarer qu’ils sont prêts à rendre les territoires conquis. Ils ne comprennent pas qu’ils n’ont rien conquis et que c’est D.ieu qui leur a donné ce grand cadeau avec force miracles, et que c’est une terre qui leur revient. Et ceci il faut l’éviter par tous les moyens ».

Durant ces dix minutes que le Rabbi m’avait accordées, je restai bouche bée d’admiration pour le Rabbi et tout autant stupéfait qu’il ait jugé bon de me parler de choses si décisives pour Israël.

« Vous rencontrez des Israéliens qui viennent à l’ONU, et aussi l’ambassadeur d’Israël et autres. Vous avez certainement des entrées au Ministère des Affaires Etrangères et ailleurs, et vous pouvez voir venir les choses. Ce que je vous demande, c’est lorsque vous rencontrerez des Israéliens qui baissent les bras, répétez leur sur un ton décidé ce que vous venez d’entendre ici. »

Semblant lire dans mes pensées, le Rabbi poursuivit:  » Je ne vous demande pas un travail d’agent double sur le compte des Etats Unis, envers lequel vous êtes assermenté, et dont vous devez défendre les intérêts. D’ailleurs les Etats Unis n’ont aucun intérêt à ce qu’Israël rende les territoires, ce serait plutôt l’inverse. C’est en tant que juif voire comme simple citoyen que vous exprimerez votre opinion ».

Et si les IsraÎliens vous demandent d’ou vous tenez une telle certitude, comment pouvez vous, vous, savoir ce qui est bon pour Israel et ce qui ne l’est pas, racontez l’histoire de ce fils unique que ses parents ont voulu faire rentre aux Etats-Unis, et comment, d’ici, on leur a garanti qu’il n’arriverait rien à leur fils unique ni à des milliers d’autres fils uniques. Et sur la base de quoi a-t-on une si grande assurance ici dans cette pièce ? Parce qu’il y a un Créateur au monde, qui le dirige, et qui a décidé de donner en cadeau la Terre d’Israël au peuple juif. Et lorsque le Créateur décide de faire un cadeau, on se doit de l’apprécier et le garder et non de chercher des moyens de s’en débarrasser ! »

Je sortis du bureau du Rabbi perturbé et pensif. Jamais je n’avais éprouvé de tels états d’âme, et cette demi heure que le Rabbi m’avait consacré fut pour moi non seulement une expérience inoubliable, mais surtout un bouleversement de toutes mes valeurs.

Le Rabbi avait planté en moi un sentiment juif et une identification très forte à la cause juive. Pour la seconde fois en peu de temps, j’eus le même sentiment : heureux le peuple qui possède un tel homme!

Je ne saurais vous dire de quelle façon et dans quelle mesure j’ai accompli la mission que le Rabbi m’a donnée. Ce que je sais c’est qu’à plusieurs reprises, le Rabbi s’en est montré satisfait.

Le premier témoignage que j’en reçus me fut donné par l’Ambassadeur d’Israël à l’ONU, qui me dit un jour: « j’étais l’autre soir aux Hakafot de Sim’hat Torah chez le Rabbi de Loubavitch, et il m’a demandé de vous passer un chaud « chalom », ainsi que ses meilleurs remerciements! »

En 1971, après mon mariage avec une israélienne de l’ambassade, nous partâmes habiter en Israël. Durant un certain temps je fus employé à l’Ambassade des Etats Unis à Tel Aviv, puis je passai au service de l’Etat d’Israël. Je fus affecté à diverses tâches dont je ne peux révéler la teneur, même aujourd’hui, et pour lesquelles je voyageais beaucoup. J’eus encore l’occasion de découvrir plus encore le rôle du Rabbi dans le monde: je peux témoigner que le sort de nombreuses communautés juives dans le monde était lié aux interventions du Rabbi; même l’Etat d’Israël doit au Rabbi beaucoup dans des domaines décisifs dont il ne m’est pas permis de parler. Durant toutes ces années, je restais en contact direct avec le Rabbi, avec la bénédiction de mes supérieurs, et dans des circonstances particulières que je ne peux détailler.

Ma dernière rencontre avec le Rabbi, c’était un dimanche matin, ou j’étais venu avec un ami pour le « dollar ». Il m’arriva ce que les ‘Hassidim appellent un « miracle ». Je fis part au Rabbi de mon intention de partir en Allemagne durant la semaine suivante. Le Rabbi comprit le but de mon voyage, et me tendit un dollar de plus: « Et celui là, vous le donnerez en Tsedaka à Stuttgart ». J’eus beau protester que je ne passais pas par Stuttgart, le Rabbi ignora ma remarque. « Bonne réussite ».

Déjà il s’était tourné vers le suivant dans la queue.

Quelques instants après notre décollage de Francfort, l’équipage annonça un atterrissage d’urgence à… Stuttgart. Je me souvins du dollar surprenant que j’avais dans ma poche. Comment accomplir la demande du Rabbi ? A qui donner dans cet avion un dollar en Tsedaka ? J’étais encore en train d’y penser, lorsqu’un petit vieux vint s’asseoir près de moi. Nous avions rapidement sympatisé, et … en deux verres de bière, je savais déjà tout de sa vie: né de parents juifs, seul survivant de sa famille au lendemain de la Shoah, il s’était converti par réaction, ou par crainte et avait rompu tout lien avec le judaïsme. Au fil des années il avait amassé une fortune considérable etc … C’est là que monta en moi une idée saugrenue, sauvage presque. Je sortis le dollar de mon porte feuille, et lui expliquais:

« Il y a à New York un grand Rabbin, chez qui j’étais il y a quelques jours, et qui m’a donné ce dollar pour donner en charité à  Stuttgart, alors que je n’avais pas l’intention de passer par Stuttgart. Je saisis bien que vous n’avez pas besoin d’un dollar, mais puisque vous êtes le seul juif que j’ai rencontré à Stuttgart et comme l’avion va bientôt redécoller, je suis persuadé que c’est à votre intention que le Rabbi me l’a donné ».

– Mais je ne suis pas juif ! » (Jusque là, il ne s’était pas imaginé que je pouvais être juif.)

– Ecoutez, peut être le Rabbi veut au moins que vous mourriez en juif ! »

Je ne sais pourquoi ces mots sont sortis de ma bouche, ni ce que devint le vieux. Mais les larmes qui coulèrent de ses yeux lorsque je lui dit – sans y pense r- ces mots, me laissent penser que le Rabbi avait atteint son but.

Encore une fois je venais de sentir à quel point le Rabbi avait la vue longue.

Technologie : Un Loubavitch créé une application géniale, J-SOS, permettant de sauver des juifs en danger à l’étranger

Technologie : Un Loubavitch créé une application géniale, J-SOS, permettant de sauver des juifs en danger à l’étranger

 

 

TELECHARGEZ J-SOS POUR ANDROID

Une tragédie personnelle et une foule d’événements de la vie, ont incité Yogev Dery à lancer J-SOS, une application qui fournit une aide d’urgence aux Juifs et aux Israéliens voyageant à l’étranger.

 

Ran Puni / Israel Hayom

Yogev Dery a reçu les nouvelles amères il y a environ quatre ans. Un proche parent a été tué dans un accident de jeep dans le désert de Judée. Des heures critiques ont passé avant que lui et ses amis aient été retrouvés. Leurs tentatives sans fin pour demander de l’aide ont été vaines et ils n’ont été retrouvés que le lendemain, alors qu’il était trop tard.

« Au fil du temps, les gens ont commencé à réaliser que quelque chose n’allait pas », se souvient Dery. « Ce n’est qu’après plusieurs heures d’incertitude que leur recherche a commencé. Un temps précieux a été perdu. »

À cette époque, Yogev Dery a fait un voyage en Italie avec sa famille. Après avoir commandé une voiture de location d’Israël, il est allé la chercher à son arrivée en Italie. « J’ai demandé à un groupe de policiers comment se rendre à la société de location de voiture, mais il n’y a pas eu de réponse. Nous avons approché un autre policier et un autre policier et aucun ne parlait anglais.

Ces deux événements, associés à des histoires de Juifs disparus ou tués alors qu’ils voyageaient à l’étranger, ont incité Dery à créer son application J-SOS (Jewish SOS), destinée à sauver les touristes juifs confrontés à des situations d’urgence partout dans le monde.

« La volonté de sauver la vie des Juifs en danger est notre plus grande priorité », a déclaré Dery, qui a déjà été officier de police et qui occupait également une position sensible dans l’établissement de défense israélien. Aujourd’hui, Yogev Dery est fondateur de J-SOS, une organisation à but non lucratif.

L’application J-SOS s’appuie sur des milliers d’émissaires Loubavitch dans le monde entier qui se portent volontaires pour offrir leur assistance.

Lorsque des Juifs à l’étranger sont en danger – qu’il s’agisse d’une menace terroriste, d’un problème de santé, d’un accident ou d’un tremblement de terre – il suffit d’appuyer sur le bouton SOS de l’application pour transmettre leur appel, y compris leur emplacement exact. à un bénévole local Habad dans le même pays et également dans une salle de surveillance 24 heures sur 24 en Israël.

« Yogev Dery explique:  » Après confirmation de la situation, le volontaire local, qui parle la langue et a les informations de contact, convoque les services de secours locaux pour fournir une assistance. »

L’une des nombreuses fonctionnalités de l’application est la possibilité de contacter la salle de surveillance en Israël même lorsque la victime ne dispose pas d’Internet ou d’une connexion Wi-Fi.

Une autre caractéristique a été développée, après que des terroristes du Hamas ont enlevé et assassiné trois garçons israéliens en juin 2014. Immédiatement après l’enlèvement, l’un des garçons a réussi à appeler la police, mais l’appel n’a pas été suivi.

Yogev Dery, qui a participé à l’opération de sauvetage dans un rôle classifié après cet enlèvement, a développé une fonction lorsque vous ne pouvez pas téléphoner ou expliquer votre problème.

« Quand un Juif est en danger, tout ce qu’il a à faire est d’appuyer sur le bouton et de le maintenir enfoncé 5 secondes. Nous obtenons alors une alerte indiquant que l’utilisateur est en danger. Si quelque chose se produit et que le bouton est relâché, dans les 3 secondes qui suivent, un appel SOS nous est envoyé. Si tout va bien et que c’est une erreur, ils peuvent annuler l’appel. »

Quand l’alerte arrive, comment le volontaire de Habad sait-il qui a appelé?

« Nous essayons de contacter l’utilisateur en premier de la salle de surveillance, via l’application. S’ils ne répond pas, nous essayons d’appeler le téléphone de l’utilisateur. S’il ne répondent toujours pas après un certain nombre de tentatives, nous demandons au volontaire d’alerter la police locale. Même si nous ne savons pas exactement ce qui est arrivé à la personne, au moins l’aide lui parviendra  et permettra de faire appel à une aide plus pertinente si nécessaire ».

Que se passe-t-il dans les cas où les voyageurs se perdent dans des endroits sans réseau de téléphone cellulaire?

«Après l’installation de l’application par l’utilisateur sur son téléphone, son emplacement est enregistré tous les 501 mètres, tant que son service GPS est activé. Si, D.ieu nous en garde, les parents appellent et signalent que leur enfant n’a pas pris contact , nous pouvons immédiatement voir où ils étaient la dernière fois où il y avait un réseau. « 

« Nous avons également la possibilité d’envoyer une photo de l’individu manquant à tous les utilisateurs de l’application à proximité de l’endroit où il a été vu. Nous leur demandons s’ils ont vu la personne et ils répondront oui ou non. à leur téléphone. Cela nous permet de recueillir des renseignements en direct de la région. »

« Mais je ne saurais trop insister: il est important que chaque personne voyageant à l’étranger achète une assurance médicale. Nous ne remplaçons pas la police d’assurance. »

Que se passe-t-il en cas d’incident impliquant un grand nombre de victimes ou d’attentats terroristes?

« Nous essayons d’établir un contact et d’attendre. Grâce à l’application, nous envoyons un message au téléphone pour demander si il a besoin d’une assistance médicale? » Cela nous permet de cartographier ces événements en quelques minutes. Qui est d’accord, qui n’est pas connecté et qui a besoin d’aide? « 

« Les utilisateurs qui répondent par l’affirmative – nous recueillons leurs informations, y compris un emplacement exact, dans la salle de contrôle. Tout ce qui reste est de localiser une équipe de secours locale. Nous travaillons avec le ministère des Affaires étrangères à la fois dans des situations d’urgence et à grande échelle. »

Les bénévoles de Habad suivent-ils une formation avant d’être envoyés pour fournir de l’aide?

« Comme il s’agit uniquement de prendre le téléphone et d’appeler les services de secours locaux dans le pays où ils vivent, aucune formation n’est nécessaire »

Dery, 42 ans, vit en Israel. Il est mariée et a cinq enfants. Il est diplômé en droit, mais il est bénévole depuis l’âge de 14 ans pour sauver des vies. À 14 ans, il s’est porté volontaire pour le service médical d’urgence Magen David Adom. Aujourd’hui, il est un Hassid Loubavitch avec une barbe et un chapeau traditionnel, mais il sert toujours dans les réserves de Tsahal en tant que capitaine dans une unité classée.

L’application, qui prend tout le temps de Dery, est financièrement soutenue par une entreprise de haute technologie qui croit en sa vision. La société a fait don de l’application, tandis que l’organisme à but non lucratif continue d’investir des fonds supplémentaires dans son développement en cours.

Après deux ans et demi d’essais, au cours desquels l’application a été testée par différents organismes de sécurité, elle peut maintenant être téléchargée gratuitement sur les téléphones iPhone et Android.

Le ministère des Affaires étrangères s’est engagé à coopérer pleinement avec les utilisateurs de l’application et a exhorté les autres bureaux gouvernementaux à coopérer également avec l’application.

« L’application est précise dans un rayon de 4 mètres », explique Dery. « Nous l’avons testé dans un grand nombre de pays. Tous les Juifs qui téléchargent l’application sont toujours connectés à nous », ajoute-t-il, affirmant que l’avantage de son application par rapport à d’autres services similaires est qu’elle opère partout dans le monde.

« Dans n’importe quel endroit que vous choisissez, aucun service ne couvre le genre de personnes que nous avons dans certaines régions du monde. C’est ce qui nous rend uniques »,poursuit-il.

« Nous offrons les émissaires Habad dans le monde entier, une salle de surveillance 24 heures sur 24 et l’application. Une autre chose qui nous rend unique est que nous n’avons pas développé cette application pour faire du profit – notre objectif est de sauver des vies. Nous travaillons sur des dons qui nous aident à terminer notre travail. Des dons peuvent être faits sur notre site Web www.j-sos.com »

Les applications WhatsApp et Waze ont également des fonctionnalités qui permettent aux utilisateurs d’envoyer leur position quand ils ont des problèmes.

« Si un de vos bons amis fait un voyage à Zanzibar et que quelque chose lui arrive, et il vous le fait savoir  par WhatsApp et vous envoie sa localisation – que pouvez-vous faire de cette information? Les émissaires de Habad sont dispersés dans le monde entier. Comme je l’ai dit, Habad a une meilleure couverture que certaines agences de renseignement. »

Après la période d’essai de l’application, qu’avez-vous appris sur la manière dont les gens opèrent et réagissent en cas d’urgence?

« Les gens deviennent impuissants en cas d’urgence. Ils ne savent pas quoi faire. Habituellement, ils entrent en mode réactionnaire, ce qui n’était évidemment pas prévu, et ils n’ont pas le pouvoir de s’aider eux-mêmes. C’est pourquoi nous mettons beaucoup d’emphase sur l’aspect de l’emplacement et du crowdsourcing. Dans notre cas, l’utilisation est très simple. Il vous suffit d’entrer l’application et d’appuyer sur le bouton SOS, et l’aide est déjà en route. « 

Avez-vous été confronté à de réelles urgences lors des tests?

« Nous n’avons pas encore eu de véritable sauvetage à l’étranger – à moins de compter mon ami qui est resté coincé avec sa jeep à l’est du Jourdain, sur les hauteurs du Golan, et ne savait pas où il se trouvait. Je l’ai repéré sur la carte immédiatement et nous l’avons atteint en quelques minutes. Si c’était une véritable urgence, nous enverrions l’équipe de secours du Golan pour le chercher. Mais cet incident a démontré l’exactitude et la simplicité de l’application. « 

Y a-t-il un pays sur lequel vous vous concentrez particulièrement en raison d’un niveau de menace accru?

« La vie humaine est la vie humaine. Peu importe où vous êtes et quel pays. Nous sommes préparés avec la même attention, la même responsabilité et le même professionnalisme partout dans le monde. »

Où voyez-vous l’application dans quelques années?

« Premièrement, j’envisage quelques millions de téléchargements, si Dieu le veut. Idéalement, chaque Juif du monde téléchargera cette application. L’Etat d’Israël est un petit marché comparé au nombre de Juifs dans le monde. Aujourd’hui, l’application ne fait que commencer, mais nous sommes connectés à une grande entreprise de technologie et le ciel est la limite avec eux. J’espère que d’ici trois ou quatre ans, il n’y aura pas un seul Juif ou Israélien sans cette application dans leur poche. « 

«Cela va englober tout ce dont vous avez besoin lorsque vous voyagez à l’étranger, de l’aide d’urgence aux loisirs. À l’avenir, l’application comprendra des réservations d’hôtel, des options d’achat d’assurance médicale, des attractions et des restaurants locaux. Nous veillerons à ce qu’elle ne devienne pas commerciale ou encombrée de publicités. Nous voulons que les gens téléchargent cette application et qu’ils soient en sécurité pendant leurs déplacements. »

J-SOS POUR IPHONES

J-SOS POUR ANDROID

 

Chalom Rubashkin s’est rendu au Mur des Lamentations vendredi matin

Chalom Rubashkin s’est rendu au Mur des Lamentations vendredi matin

Chalom Rubashkin, ancien directeur général du plus grand abattoir casher des Etats-Unis se trouve actuellement en Israël et s’est rendu au Mur des Lamentations vendredi matin. 

 

JerusalemPost

Chalom Rubashkin, a été condamné en 2009 pour des prêts bancaires, tandis que des accusations liées à l’utilisation d’immigrants illégaux avaient été acquittées.

Il a été condamné à une peine disproportionnée  de 27 ans d’emprisonnement (!), mais la peine a été commuée par le président américain Donald Trump en 2017 après avoir purgé huit ans, citant un soutien bipartisan à sa libération, notamment de quatre anciens procureurs généraux et 45 membres. du Congrès 

Le voyage de Chalom Rubashkin en Israël est sa première depuis sa libération et il est arrivé dans le pays jeudi. 

Il a assisté à une célébration de « Sheva Bra’hot » après le mariage du Rav Eliezer Sorotzkin, responsable du système éducatif indépendant Haredi, jeudi soir, au cours duquel il a fait quelques remarques sur sa visite.

« Je suis venu en Terre Sainte pour remercier D.ieu au Mur des Lamentations du grand miracle et pour remercier tous ceux qui ont prié pour ma libération », a déclaré Rubashkin lors de l’événement.  « La foi et la confiance en D.ieu entraînent la rédemption, et nous sommes ici à la célébration des futurs mariés qui embrassent et unissent les cœurs d’Israël et rapproche la rédemption », a-t-il déclaré.

Vendredi matin, Rubashkin a visité le Mur occidental et a été photographié pour aider un autre visiteur à mettre des téfilines.

Paracha Choftim : Le Roi est dans « le chant » –  Rav Yaakov Abergel

Paracha Choftim : Le Roi est dans « le chant » – Rav Yaakov Abergel

 

 

 

Il est écrit au commencement de notre Paracha (Choftim, 16, 18): ‘Des juges et des policiers tu placeras pour toi dans toutes tes portes (de tes villes) que L’Eternel ton D.ieu te donne’.

 

Rachi explique au sujet de cet ordre de l’Eternel que les juges sont ceux ‘qui tranchent la loi’, et que les policiers sont ceux qui ont autorité sur le people, pour sévir en cas de besoin ‘avec un bâton et une lanière’, afin de faire accepter au coupable la sentence du juge’.

Dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha, le Rabbi explique que dans les temps messianiques ‘L’Eternel effacera l’esprit d’impureté de la terre’, et les juges n’auront alors plus l’occasion d’appliquer la moindre sentence car le mal aura disparu de la terre.

La fonction du juge sera d’enseigner la Torah aux enfants d’Israël, et le policier sera remplacé par le‘conseiller’, ainsi que le Rabbi le souligne en citant le verset d’Ychaya (1, 26): ‘Je restaurerai tes juges comme autrefois, tes conseillers comme à l’origine’.

En effet, contrairement à la Paracha Choftim dans laquelle il est fait mention de ‘juges et de policiers’, la prophétie d’Ychaya mentionne des ‘juges’ et des ‘conseillers’. Le Rabbi explique que la fonction du conseiller consiste à mettre à la portée des enfants d’Israël les concepts divins très élevés que nous enseigneront les juges d’Israël dans les temps futurs.

De manière plus profonde, le Rabbi nous donne une autre signification des ‘juges’ et des ‘conseillers’ que nous devons placer aux ‘portes de nos villes’.

De fait, le ‘juge’ correspond aux forces de l’intellect, c’est-à-dire aux 3 forces de ‘Habad, et le ‘conseiller’ correspond aux 6 Midot, les sentiments, enfin les ‘portes’ correspondent aux membres du corps (conformément à l’enseignement du livre du Tanya, selon lequel le corps de l’homme est comparé à une‘ ville’, ‘une petite cité’. Le Rabbi nous donne à comprendre que ‘placer des juges et des policiers dans toutes tes portes’, signifie que tous les membres du corps(‘nos villes’) obéissent aux forces de l’intellect de l’âme divine (au ’juge’), et aux sentiments qui naissent dans le côté droit du coeur (le ’conseiller’) où réside l’âme divine.

Chaque Juif doit donc soumettre son corps aux enseignements divins tels que ceux-ci sont dispensés par le ‘Juge’ que L’Eternel place à la tête de chaque génération, en l’occurrence, le Rabbi.

A ce sujet, le Rabbi nous enseigne que les ‘portes de la ville’ correspondent aux ‘7 portes de l’homme’ qui sont ses 2 yeux, ses 2 oreilles, ses 2 narines, et sa bouche (2+2+2+1=7).

Par ailleurs le Rabbi précise que ses 2 yeux, ses 2 oreilles, et ses 2 narines, correspondent aux 2 injonctions de la Torah: ‘Fais le bien et éloigne toi du mal’, et le chiffre 2 correspond aussi  aux 2 sortes de goût que la bouche peut apprécier, ainsi qu’il est dit (Job, 12, 11): ‘L’oreille n’apprécie-t-elle pas les paroles tout comme le palais déguste les aliments?’. L’un est sucré, l’autre est amer, et le Rabbi explique que même le goût amer cache en réalité de manière profonde de la douceur (à l’exemple des ‘bontés cachées’).

Ainsi, à la lumière de ce qu’il vient d’être dit  le Rabbi déclare que, ‘l’étude de la Torah d’un Juif doit le mener à l’action, et doit s’exprimer concrètement dans son comportement, qu’il s’agisse de sa force de voir, ou bien de sa force d’entendre, ou encore de sa faculté de sentir, ou de parler, ou de goûter’.

Ce point, essentiel, n’est pas sans exprimer que le fait de soumettre le corps à la Torah a pour effet de révéler que sa racine est plus élevée que celle de l’âme, ainsi que l’Admour Hazaken nous l’enseigne dans le livre du Tanya lorsqu’il explique que ‘l’Eternel nous a choisi parmi tous les peuples’ signifie que L’Eternel a choisi le corps des Juifs.

Dès-lors, il est possible de dire que l’expression hébraïque ‘Eretz ‘héfets’ (‘la Terre de Mon désir’) qui désigne la Terre d’Israël, est une allusion à cet enseignement de l’Admour Hazaken.

En effet Rachi nous enseigne que ‘L’Eternel a formé le corps de l’homme avec la terre de l’endroit où allait être construit le Beït-Ha- Mikdache’.

Ainsi, du fait que la ‘Terre d’Israël’ est une allusion au corps d’un Juif, alors la ‘Terre de Mon désir’ est aussi une allusion au fait que L’Eternel a ‘désiré’ (‘choisi’) le corps des enfants d’Israël.

C’est à cela que ce rapporte l’expression ‘le Roi est dans les champs, car ‘les champs’ désignent un endroit de la terre qui possède la force de faire pousser des plantes, des arbres et leurs fruits, à l’infini.

D’une certainé manière, il est possible de dire que les ‘champs’ sont une allusion à Klipat Noga‘. Le livre du Tanya nous enseigne en effet, que notre monde matériel reçoit sa vitalité de Klipat Noga, qui contient du bien et du mal.

Or il nous est donné la possibilité infinie d’utiliser cette vitalité en l’élevant vers le bien, ou que D.ieu nous en préserve, d’employer cette vitalité à des fins dénuées de Sainteté.

‘Le Roi est dans les champs’ signifie dans ce cas que ce monde matériel, ‘les champs’, contiennent des étincelles divines, la Présence du ‘Roi’, que nous avons pour mission d’élever.

Cela est aussi vrai pour notre corps, car notre âme animale reçoit également sa vitalité de Klipat Noga, et à l’évidence nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour purifier et raffiner notre corps afin de révéler que ‘L’Eternel l’a choisi parmi tous les autres peuples’.      

Peut-être nous est-il permis de dire ici que   pendant le mois d’Elloul, le Roi n’est pas seulement dans les champs, car il est aussi dans les ‘chants’.

En effet l’expression du mois d’Elloul ‘Ani lé Dodi vé Dodi li’, ‘Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi’, qui provient du ‘Chant des Chants’ de Chlomoh Ha Méle’h, se chante comme une chanson, qui telle un cercle revient toujours à son point de départ, à son refrain, ‘Ani lé Dodi vé Dodi li’, qui décrit le mouvement de l’âme vers son Créateur. L’élan, l’impulsion irrésistible de son amour pour D.ieu.

L’Eternel désire le corps d’un Juif car il est la ‘Terre de Son désir’. C’est par son profond attachement aux enseignements du Rabbi sur la partie profonde de la Torah, que le ‘hassid détient la capacité de dévoiler la force infinie cachée dans la ‘terre de son corps’. Il révèle ainsi que le corps a été crée par D.ieu Lui-même, par Son Essence, et qu’il doit être purifié au moyen de la Torah afin de devenir une demeure pour l’Essence divine, ainsi qu’il est dit: ‘L’Eternel effacera l’esprit d’impureté de la terre (du corps)’.

C’est là le sens de l’expression, ‘Le Roi est dans les champs, du fait que ‘les champs’ désignent le corps de l’homme, défini par les Sages comme étant un ‘arbre des champs’, et le ‘Roi’ n’est autre que l’Essence divine, pour l’instant cachée dans ce monde,et dans le corps, mais qui se révèlera dans les temps messianiques.

Aussi, ‘le Roi est dans les chants’ vient pour exprimer le fait que c’est en accomplissant les Commandements avec une joie profonde, à l’image de celle qui jaillit des Niggunim que l’on chante le jour du Chabbat.

Ces Chants qui imprègnent toutes nos pensées, toutes nos paroles et tous nos actes, expriment notre désir le plus profond et le plus intérieur, celui de provoquer la venue de notre Juste Machia’h, ‘qui se trouve aux portes de Rome’, très bientôt et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.