par hassidout | 1 Déc, 2019 – 3 Kislev 5780 | INTERNATIONAL |
La date de Roch ‘Hodesh Kislev constitue un jour marqué d’une pierre blanche dans le monde Loubavitch et bien au-delà. En effet, elle nous renvoie au Roch Hodech Kislev 5738, 11 Novembre 1977.
Un peu plus d’un mois plus tôt, au cours des festivités de Sim’hat Thora, le Rabbi avait été frappé d’une attaque cardiaque foudroyante. Malgré les avis des médecins, il avait tenu à rester dans son bureau, au 770 Estern Parkway, refusant l’hospitalisation, et continuant à délivrer ses enseignements par communication radio.
Ce n’est qu’au premier jour du mois de Kislev suivant qu’il apparut pour la première fois en public, marquant là le début d’une nouvelle ère de diffusion de la Thora et des enseignements du hassidisme.Le Dr. Weiss, qui fut le cardiologue du Rabbi et supervisa les soins, racontera plus tard des anecdotes édifiantes sur cette période. En particulier, il rapporta que, bien qu’y étant opposé au premier abord, cette insistance du Rabbi à rester auprès de ses élèves et proches s’avéra être le bon choix et fut prépondérante pour l’amélioration de sa santé.
Le cœur du peuple
Pour les hassidim, au-delà de la ténacité et du courage du Rabbi, cette anecdote met en lumière la puissance du lien qui relie un maître d’Israël avec son peuple. De fait, les enseignements ésotériques de la kabbale comparent le roi d’Israël au « cœur du peuple » car, comme cet organe vital, il a pour rôle de diffuser et de faire circuler la vitalité spirituelle dans toute l’entité du peuple.
Pour le Rabbi, continuer à jouer ce rôle lui permit de retrouver plus vite sa santé car il était toute sa vie, tout simplement.
Un message du Rabbi
Pendant qu’un médecin se préparait à faire une prise de sang au Rabbi, celui-ci lui demanda ce qui faisait sortir le sang : la piqûre de l’aiguille ou bien le vacuum créé par l’espace vide de l’ampoule ? Quand le docteur répondit que c’était le vacuum, l’appel d’air, le Rabbi lui raconta qu’il avait un jour rencontré un homme qui se plaignait de se sentir vide et incapable d’accomplir quoi que ce soit. Le Rabbi lui avait expliqué alors qu’au contraire « le vide arrive à aspirer bien plus de matière, et le fait qu’il se sentait vide signifiait qu’il était capable d’être un excellent récipient pour de bonnes et saintes initiatives ».
Le Rabbi conclut : « A Chemini Atséret, les rabbins ont la coutume de prononcer des sermons. Puisque je ne suis pas autorisé à prendre la parole, transmettez aux ‘Hassidim ce que je viens de dire ».
Le vide doit susciter une plus grande activité
Le soir de Sim’hat Torah, le Rabbi raconta cet épisode au Rav Groner, lui demandant de le transmettre au Reb Yoël Kahan et de le répéter à la prochaine réunion ‘hassidique. L’histoire résumée était le dialogue entre le Rabbi et son médecin et sa conclusion était évidente : le vide doit susciter une plus grande activité. Et le Rabbi ajouta que, considérée sous cet angle, son absence ne devait pas devenir cause de déclin mais au contraire source d’une plus grande inspiration.
par hassidout | 1 Déc, 2019 – 3 Kislev 5780 | INTERNATIONAL |
Jeudi soir, veille de Roch ‘Hodech Kislev, l’événement annuel commémorant Roch ‘Hodech Kislev s’est déroulé dans la Yéchiva Ketana Loubavitch de Londres.
200 membres d’Anash, des Ba’hourim et des membres de la communauté juive de Londres se sont rassemblés dans une somptueuse Séouda, élégamment préparée et aménagée par les Chlou’him de la Yechiva Gedolah.
Quand les gens sont entrés, ils ont été accueillis par des niggunim joués et chantés par les Ba’hourim,
Yossi Hertz et
Mendel Slutzkin, et le programme officiel a commencé.
6
par hassidout | 1 Déc, 2019 – 3 Kislev 5780 | ANNONCE |
Galerie Al Haagam’ Derech Hapark 10 Raanana
Yaakov Abergel-Peintre
On compte sur votre présence lundi 2 décembre à partir de19:00 vernissage suivi d’une hitvaadout
La peinture de Yaakov Abergel nait peut-être en même temps que lui, puisque dés petit, il admire les couleurs du ciel et prendra les pinceaux très tôt. Plusieurs périodes, et styles vont se succéder au rythme de son évolution personnelle.
J’ai entendu récemment : » Un artiste peind, écrit, compose parcequ’il a quelque chose à dire.. «
C’est vrai… Yaakov du nom de son grand-père paternel, peind à tout âge.
Aujourd’hui, un livre naît, pour donner à nos yeux autre chose, un autre regard sur le monde.
Le sien, les siens.
C’est avec une émotion profonde que j’ai l’honneur d’exprimer « mon regard », en toute humilité.
Yaakov est un artiste. Peut-être n’aime-t-il pas ce titre..Rajouttons artiste juif ou juif artiste…
Mais il appartient sûrement aux autres de donner cette appellation.
Il est cultivé en matière d’art et connait « presque » tous les peintres.
Il donne une peinture » vraie », réaliste, en quête permanente de la « vérité vraie »
Son étude de la hassidout qui représente » la signification profonde de La Torah » s’exprime toujours plus dans ses toiles, en Israël (où il vit depuis 20 ans) et montre à quel point le corps et l’âme dont liés. Il refuse parfaitement le « superficiel » en quoique ce soit.
Dans ces tableaux, on distingue plusieurs directions :
Les paysages, correspondant au monde…
Les portraits, évoquant l’homme , l’être..
La sainteté, révélant D.ieu.
Les esquisses aussi participent à la vie car » chaque instant est important » nous dit-il, et « doit être vécu comme une éternité ».
Chaque tableau est une reconnaissance au créateur et un souci de le louer toujours plus. La beauté, synonyme de « vérité » dans le langage hassidique, est toujours présente et recherchée. Il s’agit du corps non pas plastique, physique seulement :
Le Rabbi de lubavitch a dit : – « le peintre montre ce que les autres ne voient pas »
C’est celà, la peinture de Yaakov Abergel.
Il révèle (enfin) ce que l’on attend : Le Mashiah .
Le corps nourri par l’âme, le tableau nourri par la spiritualité, dans une simplicité parfaite, accessible à tous parceque vraie.
Je vous laisse admirer….
Joëlle Malki















par hassidout | 30 Nov, 2019 – 2 Kislev 5780 | MAGAZINE |
Le rassemblement mondial des émissaires du Rabbi, venus des quatre coins du monde au ‘770’, est pour le Rabbi l’occasion de rappeller le but d’une ‘Chli’hout. Quel est l’objectif que doit atteindre un émissaire ?
Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha ‘Hayé Sarah, le Rabbi déclare qu’à notre époque la ‘Chli’hout n’a pas d’autre but que celui de se préparer à recevoir concrètement le Machia’h.
Aussi, tout l’objet du rassemblement des émissaires du Rabbi, consiste à ‘parler ensemble, et à prendre de bonnes décisions, afin d’accomplir au mieux la mission présente de recevoir notre Juste Machia’h’.
Le Rabbi explique que notre Paracha rapporte qu’Avraham envoya son serviteur Eliézer chercher un parti pour son fils Itz’hak. A ce sujet Rachi écrit qu’Avraham ‘avait écrit un acte de donation au profit d’Itz’hak qui incluait tout ce qu’il possédait, afin qu’ils s’empressent d’envoyer vers lui leur fille’ (‘Chtar Matana’, 24, 10). ‘Tous les biens de son Maître’ étaient dans la main d’Eliézer’, car d’après le sens simple Avraham voulut qu’à la vue de tout cet argent les parents de la fiancée n’hésiteraient pas à donner leur fille à Itz’hak. Cependant de manière plus profonde, le Rabbi explique que ce mariage entre Itz’hak et Rivka ne représente pas seulement le mariage de deux personnes en particulier. Ce mariage est le premier mariage Juif, après que fut ordonné par D.ieu la Mitsvah de la Mila. De ce mariage vient tout le peuple d’Israël, jusqu’à la fin de toutes les générations.
Le Rabbi met ici l’accent sur le fait qu’Avraham donna à son fils tout ce qu’il possédait. Il fit don de lui, de tout son être, de toute son Essence. Il montra véritablement ‘qu’il est le Père de tous les enfants d’Israël, et c’est pour cela qu’il donna tout ce qu’il possédait pour la réussite de ce mariage’.
Il est possible de dire ici, que ces propos du Rabbi sur Avraham et sur son serviteur Eliézer, peuvent également s’appliquer au Rabbi et à ses ‘Hassidim. En effet, le Rabbi fait également don de lui, de tout son être, de toute son Essence, et il donne tout ce qu’il possède à son émissaire afin que celui-ci puisse mener à bien sa mission.
Dans le même ordre d’idée, dans le ‘Dvar Mal’hout’ le Rabbi nous enseigne que ‘le mariage entre Itz’hak et Rivkah symbolise le but de la Création, l’union entre l’âme et le corps (dans le langage de la ‘Hassidout, entre le Nom ‘Mah’ et le Nom ‘Ban’). Itz’hak vit sur la Terre d’Israël, en un endroit saint, et Itz’hak lui-même est saint…Rivkah vit en-dehors de la Terre d’Israël, dans la maison de Bétouel et de Lavan, ‘telle une rose au milieu des épines’, ainsi qu’il est dit dans le Midrache.
Ici, dans le ‘Dvar Mal’hout’ le Rabbi nous enseigne que le mariage entre Itz’hak et Rivkah exprime l’union entre le spirituel et le matériel. Cette union elle-même représente le but de la Création, le but de la Torah et des Commandements divins qui consiste à faire résider la Sainteté divine ici-bas dans ce monde. Ici aussi il est possible de dire que ces propos du Rabbi au sujet de l’union entre l’âme et le corps, entre l’esprit et la matière, peuvent également s’appliquer au Rabbi et à ses ‘Hassidim.
En effet, le Rabbi réalise aussi l’union entre l’âme et le corps, par le fait d’enseigner la ‘Hassidout aux enfants d’Israël. De fait, la ‘Hassidout, l’Essence de la Torah, est comparable à ‘l’âme’, et les enfants d’Israël de par leur perception naturelle de ce monde sont d’une certaine manière comparable au ‘corps’.
Le Rabbi Rachab a expliqué dans son ouvrage intitulé ‘La Source’, que depuis le péché de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, l’homme a perdu sa perception du Divin. Il perçoit plus ce monde matériel que la Parole divine qui l’anime à chaque instant. En ce sens, l’homme est comparable au ‘corps’, car il ressent la matière plus que l’âme spirituelle et divine qui se cache à l’intérieur d’elle, et la maintient en vie.
Or, c’est précisément grâce aux enseignements du Rabbi, qu’un homme prend conscience de l’existence de cette âme divine qui anime chaque chose de ce monde. C’est grâce aux enseignements du Rabbi qu’un homme éveille sa perception du Divin, et que par elle il parvient à voir avec les yeux de son intellect, et à ressentir un tant soit peu, la spiritualité qui vit en lui-même et en ce monde matériel.
Ainsi, le Rabbi parvient à unir l’âme de la Torah au corps des enfants d’Israël, car il est celui qui vivifie nos perceptions, au point que celles-ci ne soient plus ‘grossières’, c’est-à-dire au point que ces perceptions ne soient pas seulement liées au caractère physique de ce monde. Le Rabbi élève nos perceptions et nos sensations, vers la sensibilité du Divin.
En d’autres termes, le Rabbi unit l’esprit de la ‘Hassidout avec la ‘matière de nos pensées’. Comme l’huile qui a la capacité de pénétrer dans les matières solides les plus dures, le Rabbi fait pénétrer dans nos esprits ‘carrés’, dominés par la dureté de la logique, des concepts divins et abstraits qui ‘flottent’ au-dessus de la raison et de l’intellect comme l’huile flotte au-dessus de tous les autres liquides.
A la lumière de ces enseignements du Rabbi, il est possible de dire que le lien qui unit le Rabbi à ses émissaires, venus des quatre coins du monde au ‘770’ pour le ‘Kinous Ha Chlou’him’, est comparable à l’union entre Itz’hak et Rivkah, entre l’esprit et la matière.
Le Rabbi est lui-même l’Essence de l’âme d’Israël. A l’image d’Itz’hak, il vit dans un endroit saint et il est lui-même saint. Les Chlou’him vivent en-dehors des quatres coudées du Rabbi, à l’image de Rivkah qui vit en-dehors de la Terre d’Israël, dans la maison de Bétouel et de Lavan, ‘telle une rose au milieu des épines’.
Le Rabbi s’unit à ses émissaires, en leur donnant une mission, et en leur donnant toutes les forces nécessaires pour l’accomplir. Aussi, le rassemblement du Rabbi et de ses émissaires, est telle une union que l’on célèbre sous la ‘Houpa. Or, la chose est connue qu’au moment de la ‘Houpa, le ciel s’ouvre pour entendre les prières des nouveaux mariés, et de la même façon pendant le Kinous Ha Chlou’him le ciel s’ouvre au-dessus du 770 pour entendre la prière du Rabbi et de ses ‘Hassidim. ‘Un seul homme avec un seul coeur’ pour demander la venue de notre Juste Machia’h, dès-à-présent avec l’aide de D.ieu.