Torah Or Paracha de Vayichla’h par le Rav Hai Barkatz
Ces dernières semaines, la Yechiva Ketana de Brunoy – Chiour Bet et Guimmel – eut l’immense mérite de fêter un événement exceptionnel avec la remise des diplômes et des prix du grand concours d’étude du Tanya par cœur.
Afin de se préparer à ce grand challenge, nombreux ont été les élèves qui ont appris par cœur les 12 premiers chapitres du Tanya (préface inclue). Certains élèves ont même réussi à dépasser largement ce quota et quatre étudiants se sont particulièrement distingués pour avoir appris tout le Tanya par cœur !
Le Rav Yoel Eidelman présenta la soirée et félicita les élèves pour leur travail et leur assiduité. Il mentionna entre autres les notes du Rabbi précédent imprimées dans le livre Kitsourim Veearot LaTanya. Ces écrits expliquent l’importance et les bienfaits matériels et spirituels que procure l’étude du Tanya par cœur.
Le Rav rappela que cette étude renforce la Hitkachrout (attachement au Rabbi), ainsi que le Rabbi l’indiqua lors d’une audience privée, à une personne qui désirait renforcer son attachement au Rabbi, de réciter du Tanya par cœur en chemin, ainsi que le Rabbi le faisait lui- même.
Puis le Rav Yitshak Nemanow, directeur de la Yechiva, fut invité à prendre la parole. Le Rav Nemanow raconta que le Rabbi lui avait dit en Yehidout (audience privé), qu’à la Yechiva de Brunoy, on accordait une grande importance à l’étude du Tanya par cœur !
Le Rav Mendel Gourevitch, directeur de la Yechiva, succéda au Rav Nemanow. Il rapporta qu’un jour le Rav Nissan Nemanow Zal fit savoir au Rabbi en Yehidout que trois élèves de la Yechiva avaient appris le Tanya par cœur. A l’annonce de cette nouvelle, le Rabbi se leva de sa chaise !
Le dernier intervenant fut le le Rav Mendel Abrams, Machpia à la Yechiva Ketana, qui consacra énormément de temps à interroger les élèves. Le Machpia évoqua avec fierté l’ardeur avec laquelle les élèves ont appris mot à mot les différents chapitres et la précision avec laquelle ils les récitèrent.
Le Rav Eidelman profita de l’occasion pour remercier vivement le Rav Abrams pour son dévouement ainsi que la famille Abrams pour avoir subventionné ce grand concours à la mémoire de leur mère Madame Sarah Abrams Zal. Il ne manqua pas aussi de remercier le Rav Gourevitch pour sa généreuse participation aux récompenses des élèves.
Après ces paroles d’encouragement, les heureux finalistes furent invités à rejoindre l’estrade avec leurs parents afin de recevoir leur diplôme ainsi que leur cadeau qui n’était pas moins qu’une participation financière à un voyage chez le Rabbi.
Tout d’abord, on invita les élèves qui avaient appris les 12 premiers chapitres du Tanya à recevoir leur prix. Puis sous de vifs applaudissements, ce fut le tour des six élèves, les Tmimim : Avraham Barouh Slonim, Mena’hem Mendel Sudry, Mena’hem Mendel Nisembaum, Efraïm Wolf, Yossef Yitshak Ouaki, Mena’hem Mendel Apelbaum d’être récompensés.
Pour conclure cette remise de prix, on invita les quatre grands gagnants qui avaient récité tout le Tanya par cœur, les Tmimim : Mena’hem Mendel Zerbib, Avraham Taubenblat, Nahoum Segal et Chalom Dovber Hababou.
A l’annonce de leurs noms, toute l’assemblée se leva en leur honneur et les encouragea sous de nombreux applaudissements.
La soirée continua en musique avec au micro Reb Yoni Shlomo (dont le fils fut l’un des heureux finaliste), venu spécialement d’Israel et qui anima les danses avec de joyeux Nigounim.
Le Rav Eidelman conclut la soirée en faisant remarquer que tous ces brillants résultats étaient dus aux efforts sans relâche des Rabbanim de la Yechiva qui investissent au quotidien beaucoup de force dans l’éducation des Bahourim, tant dans l’étude de la Guemara, de la Hassidout, des Mivtsaïm ainsi que de parfaire leur attachement au Rabbi en préparation à la Guéoula future et complète.



































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Le point névralgique de la parachath Vaychla’h est la rencontre entre deux mondes radicalement opposés. Celui de Yaakov qui symbolise le peuple juif et celui de son frère Essav qui représente le monde des nations. Mais alors que l’on se serait attendu à avoir le nom d’une paracha rappelant cette rencontre, nous avons le nom de Vaychla’h qui signifie « Il envoya ». A quelle mission, la Thora fait-elle allusion avec ce titre ?
Si l’on se situe sur un plan strictement historique, la Thora nous décrit la rencontre de deux frères qui se retrouvent après plus de trente cinq ans d’absence. Yaakov se doute qu’il va revoir son frère dans des conditions menaçantes : Essav veut le tuer ! Et c’est en tenant compte de ces menaces que Yaakov se prépare à affronter ce danger. Mais les commentateurs du sens profond de la Thora envisagent une autre perspective. Pour la comprendre, il faut se rappeler que cette rencontre est précédée d’une mission. Avant qu’il ne retrouve son frère, Yaakov envoie des émissaires vers lui, pour préparer ces « retrouvailles ».
En deux temps
Nos Maîtres expliquent que nous sommes tous des émissaires de D.ieu, quand l’âme d’un Juif descend sur terre, revêtue d’un corps pour accomplir une sainte mission : celle d’éclairer le monde par la lumière de la Thora ou, en d’autres termes, affronter le monde de Essav, l’affaiblir pour, au final, l’imprégner de la lumière divine. Mais le texte de la paracha vient nous apporter une précision dans le déroulement de cette mission qui se produit en deux étapes. La première s’incarne dans la paracha de la semaine dernière qui porte le nom de Vayétsé (il sortit) alors que la seconde se retrouve dans notre paracha (Vaychla’h-Il envoya).
Une proximité nouvelle
Dans la parachath Vayétsé, c’est Its’hak qui envoie son fils Yaakov dans le monde de Lavane. Et effectivement, Yaakov sera l’émissaire de son père pour apporter de la lumière dans le monde idolâtre de Lavane. Là, Yaakov agit seul, délégué par son père. Mais Vaychla’h introduit une dimension radicalement nouvelle. Yaakov est toujours émissaire mais il va former d’autres émissaires. Il va certes affronter le monde obscur de Essav mais au préalable, il envoie lui aussi d’autres émissaires. Nous avons là un enseignement extraordinaire qui dépasse l’instant de la paracha. La rencontre de Yaakov et Essav préfigure les temps messianiques qui verront une proximité nouvelle entre Juifs et non Juifs.
Durant des siècles ce contact étroit entre eux fut difficile du fait du cloisonnement d’Israël dans le ghetto ou le mella’h. Mais à l’approche de la délivrance messianique (époque dans laquelle nous nous trouvons et dans laquelle les cloisons entre Juifs et non Juifs seront tombées) nous aurons comme tâche, entre autres, d’apporter de la lumière autour de nous, jusqu’au monde non Juif. Pour cela, le travail personnel sera insuffisant. Chacun, conscient de l’urgence du travail devra former d’autres Juifs pour qu’à leur tour, ils influencent leur environnement dans le droit chemin.
A l’heure des réseaux sociaux, où l’on proclame sans réserve sa croyance à telle ou telle valeur, son appartenance à telle ou telle communauté, qu’est-ce qui nous permet de certifier la judaïcité d’une personne ?
Certains se disent juifs de cœur, d’autres d’ascendance juive mais que dit la loi ? Il n’est pas question de stigmatiser tel ou tel, mais de clarifier un statut que nos textes ont voulu précis.
C’est en 2010 que le Rav Chalom Mergui et son épouse ‘Haya s’installent dans le nord du 14e arrondissement. Dès leur arrivée ils sont déjà actifs dans tous les domaines de la vie juive communautaire. Ils mettent en place de nombreuses activités du plus grand au plus petit, depuis le Talmud Torah jusqu’aux séniors en passant par les soirées féminines.
Trouver un local n’était pas une tâche facile, mais ils sont une fois de plus su relever ce défi ! Situé rue Bénard, il recevra la communauté au quotidien et permettra l’expansion des activités. Il rassemblera chacun lors des différentes prières et événements. Il sera source de bonheur et de joie, autant pour les habitués que les novices.

Le Rav Mendel Azimov, Président des institutions du Beth Loubavitch lors de la pose des Mezouzot
