par hassidout | 24 avril 2013 - 14 Iyar 5773 | Beth Habad
Pour voir la vidéo
Comme c’est devenu une tradition dans le Capitole, le Rav Chnéor Oirechman a été invité à prononcer un discours d’ouverture à la Chambre des Représentants en Floride. Il a, à cette occasion, rappelé aux élus la signification de Pessa’h Chéni.
Le directeur du Beth Habad de Panhandle Tallahassee a focalisé sur Pessa’h Chéni et sur le fait d’avoir une seconde chance.
La prière prononcée était une demande à D.ieu d’accorder aux législateurs de Floride, la force de résister à des défis personnels et politiques afin qu’ils puissent faire de l’état et du monde, un endroit meilleur.
Texte intégral de l’appel:
Puissant D.ieu, Lumière de l’Univers, accorde Ta faveur aux membres de cet organisme respectable qui se rassemblent ici pour concevoir des lois justes, en sachant avec certitude que tu es le Maître de l’Univers.
Bénis les honorables membres de la Chambre des Représentants, et son Président, Will Weatherford, qui se sont vu confier par le peuple le soin de voter des lois qui profiteront à notre état bien-aimé.
Ce mercredi est le 14e jour du mois de Iyar selon le calendrier juif, c’est la fête biblique de la «Deuxième Pâque. »
Lorsque le Saint Temple se tenait à Jérusalem, cette journée servait de «deuxième chance» pour ceux qui n’avaient pas pu offrir le sacrifice pascal, à la veille de la première Pâque, un mois plus tôt.
Mon mentor, Rabbi Menachem Schneerson, le célèbre Rabbi de Loubavitch, chef spirituel pour les Juifs et les non-Juifs, a expliqué la signification éternelle de la « deuxième Pâque » : Si nous n’avons pas encore réussi, D.ieu organise une autre occasion pour nous de faire mieux.
Même si une personne ne parvient pas, elle n’a pas totalement échoué si elle sait tirer pleinement profit de sa « deuxième chance ».
D.ieu Tout-Puissant, nous sommes réunis ici pour travailler et faire de ton monde un endroit meilleur, améliorer la vie des citoyens de notre Etat.
Dans l’esprit de la « Deuxième Pâque », la fête de la liberté, accorde-nous à tous une «deuxième chance» pour « passer au-dessus », surmonter tous les obstacles et être tout ce que nous pouvons être.
Rends-nous forts pour que nous puissions relever un défi personnel et politique et faire de ce monde, un endroit meilleur.
Puissions-nous mériter la venue de la Rédemption, la vraie paix, la prospérité et la sécurité en augmentant nos actes de bonté et de gentillesse et disons Amen.
par hassidout | 11 avril 2013 - 1 Iyar 5773 | Beth Habad
Abraham C. est né à Wolomin (à 18km de Varsovie) en 1924. Il étudia durant deux Zémanim à la Yéchiva Tomchei Tmimim Loubavitch de Varsovie avant la guerre. Il perdit toute sa famille dans la Shoah et est lui-même un rescapé d’Aushwitz. Sachant parler plusieurs langues couramment, il collabora avec les soviétiques pour libérer le camp.
En 1945, il s’installa à Paris où il exerça le métier d’horloger.
Il y a une vingtaine d’années, il s’installa en Israël avec sa femme Germaine, que son âme repose en paix.
Il y a environ deux ans, trois mois avant l’ouverture du Beth Habad d’Aix les Bains, suite à des problèmes de santé de son épouse, ils revinrent en France pour des traitements médicaux à Aix-les-Bains. Ils habitaient à 15m du Beth ‘Habad. C’est ainsi que par la suite Avraham mit les Téfilines pour la première fois depuis la guerre. Un jour, il me montra des classeurs de documents écrits de sa propre main en plusieurs langues sur les évènements qui’il vécut lors de la seconde guerre-mondiale, précis dans les moindres détails (dates, noms des personnages, etc…)! LIRE LA SUITE
Souccoth dernier, sa femme fut hospitalisée et sa situation empirait de jour en jour. Chaque jour, Abraham passait des heures à ses côtés.
Erev Chabat Parachat Noa’h, lors d’une visite, Abraham me raconta que plusieurs fois par semaine, toutes sortes de personnes de l’église venaient les rendre visite pour les convaincre de leur confier la responsabilité de l’enterrement, à D. ne plaise.
«Je leur crie que je suis juif et qu’ils n’ont rien à chercher ici, mais ils continuent à venir malgré tout, presque chaque jour ! »
Ce même vendredi, dans le couloir de l’hôpital, à quelques mètres de leur chambre, je croisais le regard d’un vieil homme qui me dit :
– «Chalom!».
Je lui répondis :
– «Chabbat Chalom!».
Il continua à marcher puis se retourna pour me répondre :
– «Chabbat Chalom!».
C’est ainsi que je fis connaissance de Raphael F., que son âme repose en paix, un autre juif de 81 ans qui lui aussi perdit sa famille pendant la guerre. Il fut lui-même épargné ayant été caché dans une église alors qu’il était enfant. Il n’a jamais pratiqué le judaïsme et n’a jamais été en contact avec des juifs. Sur le pas de la porte du couple C., il me dit que, vu son âge avancé, il était intéressé à être en contact avec la communauté juive. Nous entrèrent ensembles dans la chambre du couple C. Aucun des deux ne savait que son voisin de chambre était juif!
Raphael ajouta qu’il était en bonne santé et qu’il n’était hospitalisé que pour des analyses de routine et qu’il devait rentrer chez lui le lendemain.
Une semaine plus tard, le mardi de la Paracha Le’h Le’ha, Abraham C. et sa femme retournèrent en Terre Sainte.
Un mois plus tard, Mme Germaine C., que son âme repose en paix, rendit l’âme à son créateur.
Durant les mois passés, je tentai à plusieurs reprises de retrouver Raphael. Je n’avais qu’une adresse approximative qu’il m’avait transmise (le nom de la rue) et je ne me souvenait plus de son nom de famille.
Deux semaines avant Pessa’h, lors d’une recherche approfondie de ma femme dans l’annuaire dans le but de trouver d’autres juifs, nous avons retrouvé son nom, F. et son adresse exacte.
Vendredi matin, nous nous somme rendus à son adresse. A l’entrée de son immeuble, je sonne sur l’interphone à son nom mais il n’y eut pas de réponse. Un des voisins qui se trouvait de l’autre côté de la porte vitrée, entrouvrit sa porte, et me demanda froidement :
– «Vous cherchez Raphael C. ? Il est mort! »
Sous le choc? je lui demandai, : «Quand est-ce-t-il arrivé? »
– «Il y a trois mois environ», me répondit-il et il ajouta toujours avec la même froideur, répliquant à mes questions et se tournant de temps en temps vers sa femme pour confirmer ses informations :
– «il a été retrouvé mort dans son appartement, on pense qu’il s’est suicidé… Il n’a pas été enterré mais incinéré… Ses cendres auraient apparemment été ajoutées au tas de cendres de ceux qui ont demandé à se faire incinérer à l’entrée du cimetière… Il n’y a pas de pierre tombale.»
Une autre voisine qui descendait questionna sa voisine : «Qui sont ceux-là dehors? ».
Ce à quoi elle rétorqua : «Ce sont des Loubavitch qui voulaient rendre visite à Raphael!»
par hassidout | 2 mars 2013 - 20 Adar 5773 | Beth Habad
La rédaction de Hassidout a interviewé le directeur du séminaire Bnot Haya Mouchka à Jérusalem, le Rav Elisha Schapira, pour connaître les nouveautés du programme. Quelles sont les nouveautés dans le programme de votre Séminaire?
En un mot : la diversité, en deux mots : l’étude appliquée.
En effet, nous avons b »h un programme d’études et d’activités très diversifiées et très dynamiques.
Au niveau des matières, au moins vingt six seront étudiées par les étudiantes. A titre d’exemple, en dehors des matières de base en Niglé et en Hassidout, il y aura entre autres, des cours de :
Communication et psychologie, découverte de Jérusalem, les femmes dans le Tanakh, Guemara – Eyn Yaakov, histoires ‘Hassidiques, oulpan d’hébreu intensif, les Haftaroth, Nigunim, pensée juive, « Sache répondre… », Habayith Hayehudi, Havrouta sur ‘Hitat et Rambam, etc.
Lire la suite
Tout cela est en effet impressionnant, mais qui seront les professeurs au Séminaire?
Tout d’abord, permettez-moi de vous parler de l’encadrement.
Le Séminaire est sous la tutelle et la supervision du célèbre Rav Naftali HaCohen Roth qui en est d’ailleurs le directeur spirituel. Mme. Rivkah Cohn, connue pour ses activités au sein des Neshey Habad de Jérusalem, sera la Mashpia des élèves et la coordinatrice des activités.
Les filles seront également encadrées par deux Shlou’hot, Tova Elgrishi et Perla Bensaïd, qui assureront entre autres, l’animation des différentes activités et l’encadrement de l’étude en ‘Havrouta.
Pour ce qui est des professeurs, nous avons b »h déjà dans l’équipe des professeurs hebdomadaires :
Rav Mikhael Abichid, Rav Ye’hezkel Sofer, Rav Naftali Roth, Rav Its’hak Habib, Rav Yossef Malkin, Mme Zilbershtrum, Mme Hanna Benattar, Mme Ktorza, Mme Hanna Segal – Benchimol, Rav Y. Arrouas, Mme Deborah Tanguy-Melul, Mme. Ronith Kalish, Rav Lévy, Mme Rivka Cohn, …
Nous continuons d’ailleurs encore à compléter notre corps enseignant.
Hormis ceux-là, bon nombre d’autres professeurs renommés viendront donner des conférences ponctuelles ou animer des Farbrenguen aux différents moments de l’année.
Je tiens également à signaler qu’une bonne partie des cours se feront en Hébreu, les élèves se joindront aux classes d’israéliennes à Or ‘Haya.
Il y a b »h beaucoup de femmes dans cette équipe. S’agit-il d’un choix délibéré ?
Tout à fait ! Premièrement, il s’agit d’une directive du Rabbi, dans un Mossad pour filles il faut un maximum de professeurs femmes. Deuxièmement, en tant que Séminaire qui met l’accent sur l’importance de la femme juive et de son rôle de Shlu’ha (d’une manière ou d’une autre), il va de soi que les étudiantes doivent non seulement entendre ce message, mais elles doivent surtout l’intégrer et le visualiser par les exemples vivants que seront leurs enseignantes.
Parlez-nous un peu des activités prévues dans votre plan de formation.
Pour commencer, nous avons chaque semaine trois plages d’activités, deux le soir et une l’après-midi.
Parmi les activités du soir, un soir sera consacré à différents ateliers et animations autour de sujets ‘Hassidiques et du calendrier juif avec des soirées à thèmes, très colorés et ludiques, alors que l’autre soirée fera l’objet d’activités physiques, comme par exemple: piscine, aérobic, gymnastique, vélo, danse.
Une après-midi par semaine sera consacrée aux Mivtsaïm dans un sens très large. Cette activité a comme but de préparer et de former les étudiantes à un engagement communautaire fort, fidèle aux enseignements du Rabbi.
Hormis les Mivtsaïm « classiques » (bougies de Shabbat, fascicules des fêtes, etc), les filles participeront à différents programmes d’entre-aide sociale, par le biais d’associations israéliennes, telles que le soutien aux enfants hospitalisés, la préparation et la distribution de colis alimentaires, l’aide aux mères de familles nombreuses, la préparation d’événements ‘Hassidiques.
Enfin, chaque jeudi soir fera l’objet d’un Farbrenguen, avec un(e) invité(e) de marque, pour faire imprégner les idées ‘Hassidques et renforcer la Hitkashrut au Rabbi.
Prévoyez-vous également des excursions ?
La découverte d’Erets Israël, dans sa composante biblique, historique et contemporaine, occupe une place d’honneur dans notre programme.
Une fois toutes les deux semaines, une visite guidée mènera les filles à la découverte de Jérusalem, en parcourant tout Jérusalem, de la veille ville à la colline de Shmuel Hanavi et jusqu’au Kever Ra’hel, en passant par tous les quartiers pittoresques de la Ville Sainte. Chaque mois, une grande randonnée (avec visite guidée) sera organisée afin de parcourir le pays du Nord au Sud.
Ces excursions développent la connaissance et l’amour du pays.
Tanakh en main, les étudiantes découvriront les sites historiques de la terre d’Israël. Parmi les destinations prévues il y aura b »h : Tibériade, Kiryat Arba et Hévron, la Mer Morte, Eilat, la Galilée, Tsfat, le littoral méditerranéen, les montagnes de Judée, le désert du Neguev, etc.
Certaines de ces excursions se feront autour d’un Shabbat, en sorte de week-ends prolongés.
Votre Séminaire, aide t-il les étudiantes qui voudront poursuivre des études en Erets Israël?
Oui, un effort tout particulier sera porté sur l’orientation et tout sera mis en œuvre pour que chacune trouve ce qui lui convient le mieux pour son avenir personnel et professionnel.
Le Séminaire vient en aide à toute étudiante qui désire poursuivre ses études en Israël et l’aide alors à accomplir les incontournables démarches administratives.
En fonction de la demande, le Séminaire dirigera également les étudiantes dans leur préparation aux examens de Psychométrie
En tout état de cause, nos étudiantes obtiendront en fin d’année :
– Le diplôme indiquant le niveau d’hébreu obtenu en fin d’Oulpan (délivré par le Ministère israélien de l’Education Nationale).
– Un diplôme d’attestation d’études avec un relevé de notes. Les notes obtenues pourront être validées dans certains établissements d’enseignement supérieurs (ceci même en France).
En guise de conclusion, que vise votre programme à accomplir ?
Au Séminaire Benot ‘Haya Moushka, la progression spirituelle de l’étudiante vient de l’étude dynamique et personnelle de la Torah (Niglé et ‘Hassidout), de l’ambiance ‘Hassidique et de l’apprentissage du partage avec les autres, de la vie en commun.
Au travers des cours d’inspiration et de motivation religieux et les diverses activités nous permettons à chacune de nos élèves à réaliser pleinement tout son potentiel spirituel et nous lui donnerons b »h les forces nécessaires pour réussir sa vie future.
par hassidout | 2 mars 2013 - 20 Adar 5773 | Beth Habad
Le Dr Shemer Arazi d’Israël est venu la semaine dernière à la Yechiva de Brunoy pour une visite de quatre jours.
Le Dr Arazi est un éducateur ayant des compétences exceptionnelles, il est en mesure de fournir des outils aux enseignants et aux étudiants afin de faire face à diverses difficultés. Il est spécialisé dans les problèmes d’attention et de concentration et de troubles d’apprentissage.
Le Dr Arazi a récemment donné des conférences lors des Kinoussim Hame’han’him en Israël menés par le Rav Naftali Roth, et a collaboré avec l’équipe des Yechivot de Detroit et de Toronto, et avec le Héder de Moscou.
Au cours de sa visite, le Dr Arazi a donné quelques conférences aux Rabbanim de la Yechiva au cours desquelles il a exposé les nombreuses difficultés que peuvent rencontrer les élèves, de quelle manière l’enseignant peut repérer ces difficultés en classe, et a donné différents conseils pratiques. Lire la suite
Le Dr Arazi a tenu des réunions avec les Rabbanim aux cours desquelles diverses questions ont été soulevées, qui ont été suivies de discussions fructueuses et bénéfiques. Il a également guidé les Rabbanim à différentes méthodes et à une approche unique pour faire face et savoir agir dans certains cas.
Le Dr Arazi a rencontré certains élèves individuellement, et a commencé à construire un système complet et institutionnalisé qui sera à même de répondre aux difficultés rencontrées chez les élèves pendant les heures scolaires et au-delà.
Le Dr Azari a participé et observé les Sedarim et les Chiourim et a été très impressionné par le niveau d’investissement des Rabbanim et de l’équipe de direction.
A la fin de sa visite, le Dr Arazi a remercié la direction de la Yechiva pour leur coopération et leur volonté de rationaliser et de faire progresser l’éducation des Talmidei HaTmimim.