Farbrenguen de Youd Kislev 5776 avec le Rav Michael Taieb chez la famille Cohen à Ashdod
לע״נ הרה״ח ר׳ שמואל וזוגתו מרת בתי׳ ע״ה אזימאוו
שלוחי כ״ק אדמו״ר כיובל שנה במדינת צרפת
Photos : Haïm Djian
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Comment savoir si l’Europe est en pleine confusion ? Lorsque le Rav le plus persécuté en Europe se trouve placé en état d’alerte maximum.
Toutes les communautés juives en Europe ont, depuis toujours, été préoccupées par la menace imminente de terrorisme islamique, notamment suite à la vague d’attentats et d’assassinats en masse ayant eu lieu récemment à Paris.
À n’en pas douter, la communauté juive de Malmö compte parmi elles. Les synagogues en Suède ont été fermées dans le courant de la semaine, y compris donc la célèbre et seule synagogue de la ville de Malmö, à titre de mesure préventive contre d’éventuelles attaques terroristes.
Cette mesure a été décidée par les autorités gouvernementales suite à des informations concernant la planification de telles attaques. De fait, l’agence nationale suédoise de sécurité Säpo vient de placer la menace de terreur nationale, au niveau le plus élevé. LIRE LA SUITE
Le nombre de Juifs à Malmö tourne autour d’un millier d’âmes, alors que sept cents autres vivent dans la partie sud du pays. Ce chiffre est à comparer aux 300 000 musulmans que compte la population de la ville, ce qui conduit à un record d’agressions antisémites.
Mais la cible numéro un de cette hostilité musulmane est le Rav Shnéour Kesselman, Chalia’h ‘Habad de Malmö ; ce n’est sans doute pas pour rien que le journal The Atlantic lui a décerné le titre du « Juif le plus persécuté en Europe ».
Rav Kesselman aura été la victime de plus de deux cents incidents antisémites durant ces onze dernières années, depuis que lui et sa famille se sont installés à Malmö. Si des plaintes ont bien été déposées à la police dans chaque cas, aucune condamnation n’a été prononcée, malgré les centaines d’agressions antisémites contre la communauté.
Cette semaine, les Kesselman et la communauté locale ont été placés à un état d’alerte maximal qu’ils n’ont pas encore connu jusqu’à ce jour.
La personne soupçonnée d’avoir planifié une attaque contre la synagogue a bien été appréhendée ; il n’empêche que la présidente du Conseil officiel des communauté juives en Suède, Mme Lena Posner-Körösi, a déclaré que la situation sécuritaire serait réévaluée quotidiennement.
C’est bien lors de tels moments que le dévouement des Kesselman dans le travail qu’ils accomplissent porte toute sa lumière.
En dépit et contre toutes ces bouleversements, le Rav Shnéour Kesselman et son épouse Raizel continuent à animer un programme complet d’activités, comme les repas communautaires du vendredi soir, des clubs pour la jeunesse, des camps d’hiver et d’été, des programmes de vacances et des cours de Torah.
Nombreux sont ceux qui louent les Kesselman à propos de leur véritable abnégation envers la communauté juive. Grâce à eux, cette dernière ne cesse de renforcer son identité juive ; grâce à eux, le membres de la communauté conservent un moral élevé. Sans eux, la plupart resteraient cloitrés dans leur maison.
Paulina Klein, ancienne vice – présidente de la communauté juive de Malmö, elle-même fille de rescapés de la Shoah, n’hésite pas à affirmer : « Sans la famille Kesselman, la présence juive à Malmö subirait une énorme perte. Ce qu’ils apportent au judaïsme de notre communauté va sans compter. »
« Notre force à poursuivre notre Chlih’out à Malmö, nous la puisons dans les conseils et enseignements du Rabbi de Loubavitch, qui personnifia un amour et un dévouement sans aucune borne envers chaque individu juif », confie le Rav Kesselman.
Soulignant que le Rabbi a comparé la valeur d’un seul juif à un diamant, le Rav Kesselman ajoute : « La communauté de Malmö est ornée de centaines de « diamants » et nous sommes déterminés à agir en sorte que leur éblouissante lueur continue à briller, et ce, quel que soit le degré d’adversité que nous rencontrons en effectuant ce travail de « minage » ».
Les amis de ‘Habad Malmö lancent une campagne de collecte de dons qui permettra à la famille Kesselman d’améliorer leurs conditions de sécurité personnelle afin qu’ils puissent poursuivre leur tâche noble et désintéressée, malgré tous les défis et tous les dangers.
Un Israélien a été blessé dans une attaque au couteau entre Beit Haggai et Otniel. Il s’agit de l’attaque d’un terroriste palestinien arabe qui a poignardé et blessé au sud de Hévron un soldat selon certains rapports, à trois kilomètres au sud de Beit Haggai, près d’Otniel, à la jonction Al-Fawar.
La victime est un homme d’une vingtaine d’années. Des médecins du Magen David Adom (MDA) l’ont traité par des moyens médicaux d’urgence et l’ont transféré à l’hôpital Shaarei Tzedek à Jérusalem. La victime est considérée comme étant dans un état grave, il souffre de coups de couteau au torse.
Le terroriste a été éliminé par les forces de sécurité sur les lieux, a confirmé ZAKA dans les minutes après l’attaque.
Pour le chef du Conseil régional de Har Hévron « Les fonctionnaires de l’Administration civile parlent de plus en plus de concessions, une façon de récompenser la terreur, ce qui est sûr c’est que nous allons voir une forte hausse, malheureusement, des attaques terroristes, » affirme Yochai Demari à la suite de l’agression. « Les terroristes pensent que leur seule façon de gagner est d’instaurer plus de terreur, pour nous, le seul moyen d’éradiquer le terrorisme est de leur montrer que l’équation est inverse. Je demande au gouvernement et à son chef de renforcer le mouvement des localités juives en Judée Samarie, et finalement de déclarer aux communautés de Judée-Samarie qu’ils vivent dans le cadre de l’Etat d’Israël. Nous sommes un pays, une nation. »
coolamnews
Dans le Goush Etzion, une jeune fille de 21 ans a été assassinée dans une attaque au couteau. Le terroriste a été neutralisé. Selon les rapports initiaux, des soldats de Tsahal stationnés sur le site ont tiré et tué le terroriste. C’est la troisième attaque au couteau ce dimanche.
La jeune fille Elle a été emmenée à l’hôpital Shaarei Tzedek de Jérusalem sous sédation et sous respiration artificielle. Elle n’a pas survécue à ses blessures. L’ambulancier du Magen David Adom, Zaki Yahav, décrit la scène.
« Sur le trottoir près de l’arrêt de bus il y avait une jeune femme âgée d’environ 20 ans, couchée et inconsciente, avec des lacérations sur le torse. »
« Des citoyens qui étaient sur le site ont essayé de l’aider et d’endiguer l’hémorragie. Nous lui avons rapidement administré des soins intensifs et effectué un traitement salvateur sur le chemin de l’hôpital. »
L’attaque a eu lieu sur le même site que la fusillade et l’attaque à la voiture-bélier meurtrière de la semaine dernière, dans laquelle trois personnes ont été assassinées. C’est pour cette raison que le Premier ministre a mis l’accent, lors de la réunion de Cabinet, sur les mesures de sécurité qui seront prises, particulièrement dans cette région. coolamnews
Tsion Saadoun, professeur d’histoire et de géographie à Yavné, une école juive du XIIIe arrondissement de Marseille et âgé de 56 ans, a été poignardé mercredi soir vers 20 heures par trois terroristes qui ont exhibé un symbole de l’Etat islamique. Les trois agresseurs lui ont demandé s’il était juif, la réponse étant affirmative, deux des trois assaillants se sont jetés sur lui le projetant au sol pendant que le troisième filmait la scène. Evacué vers l’hôpital militaire de la ville le pronostic vital de la victime n’est pas engagé.
Depuis son lit d’hôpital, Tsion Saadoun raconte au téléphone la scène d’horreur qu’il a vécue quelques heures auparavant à un journaliste israélien du site Ynet.
« Je venais de quitter la maison pour me rendre à l’un de mes cours, en chemin, 2 jeunes qui circulaient sur un scooter, s’approche de moi et me demande un renseignement sur une rue quelconque. Je leur ai expliqué où elle se trouvait. Puis ils m’ont demandé si j’étais juif ou musulman, c’est alors qu’ils m’ont projeté au sol et m’ont montré la photo du terroriste de Toulouse Mohamed Merah, sur leur téléphone portable. C’est alors que j’ai aperçu sous le manteau, l’un d’eux portait un tee-shirt de Daesh. Ils m’ont dit, maintenant, on va te torturer et te tuer. Un troisième homme est arrivé et a commencé à nous filmer pendant que les deux autres me frappaient aux jambes et aux bras. Ils ont pris peur, lorsqu’une voiture s’est approchée, c’était un miracle », se remémore Tsion qui a reçu trois coups de couteau, avant que les trois islamistes ne prennent la fuite. D’importants moyens policiers ont été déployés pour tenter de retrouver ces derniers.
« Je suis très choquée, car cela fait deux affaires du même type en très peu de temps, a réagi avec émotion Michèle Teboul, présidente du Crif Marseille-Provence. Je suis inquiète. » Le 24 octobre, un homme avait agressé trois juifs, blessant l’un d’eux avec un couteau, près d’une synagogue marseillaise. L’agresseur, âgé d’une trentaine d’années et connu des services de police, s’en était pris à deux personnes, dont le rabbin, près de cette synagogue. Un troisième fidèle, qui tentait de s’interposer, avait alors été frappé à coups de couteau.
coolamnews
Des agents des services israéliens de renseignement se sont déplacés à Paris pour aider les services français après les attaques de vendredi qui ont fait 131 tués et 350 blessés. Tsahal s’est toujours mis à la disposition du monde entier lorsque celui-ci était confronté à des catastrophes naturelles ou à des attaques terroristes. L’Armée israélienne l’a fait à Haïti, en montant le plus moderne et les plus efficace des hôpitaux de campagne, sauvant plus de cent vies, il l’a fait au Népal, aux Philippines, il a soigné des syriens sans leur demander leur appartenance militaire, il a soigné des Palestiniens par centaines, des dirigeants du Hamas, l’un de ses plus terribles ennemis. Depuis 1953, l’armée israélienne n’a cessé d’envoyer des délégations humanitaires aux quatre coins du monde pour aller apporter son aide à ceux qui en avaient besoin pour imprégner l’humanité des valeurs de Tsahal. Il a inventé l’humanitaire bien avant les ONG, parce qu’aider les hommes, quelles qui soient, est dans ces gènes.
Tsahal est l’armée du peuple juif dans son intégralité, il le représente mieux qu’aucune autre institution de l’Etat. Le patriotisme, la loyauté à l’État d’Israël et le respect de la vie humaine sont les valeurs fondamentales de nos soldats et du code éthique de Tsahal. Les différentes unités de Tsahal consacrent du temps à aider la communauté et protéger l’environnement. La contribution à la société civile et au monde, est ce qui la distingue des autres armées. Quelle fierté n’avons-nous pas ressentie à chacune de ses actions !
Tant que Tsahal respectera ses principes fondateurs, défendre Israël et devenir la lumière du monde, il sera l’exemple de nos jeunes. Et nous devons lui apporter l’aide dont il a besoin, en ces jours qui obscurcissent la raison, car il est la représentation du bien, tel que la Thora nous l’a apprise.
Dans son dernier roman « La disputation de Vilna » (éditions des « Presses du Châtelet ») Daniel Radford nous conduit au cœur du Yiddisland du 18 ème siècle, dans cette Europe orientale où le Hassidisme connaît alors un succès grandissant. Il nous fait revivre cette renaissance du judaïsme qui a touché tout un peuple d’artisans et de paysans et qui rencontra une farouche opposition des garants de la tradition fédérés autour de l’autorité suprême du Gaon de Vilna.
L’Arche : Pourquoi avoir choisi le roman plutôt que le récit historique ?
Daniel Radford : J’ai choisi le roman car pour moi, seul le monde émotionnel révèle la réalité. J’ai appris, comme tous, la misère avec Victor Hugo, la douleur née l’industrialisation avec Zola, le joug de la Russie du tsar avec Tolstoï ou l’esclavage des Amériques avec Aléjo Carpentier. Je pense que le roman ne raconte pas mais fait vivre des événements sans en trahir l’essence, il soulève l’émotion et c’est tout cela, que j’ai tenté de reproduire.
Quelle est la situation des juifs d’Europe à cette époque ?
Le mouvement hassidique prend naissance avec le Baal Chem Tov (1698-1760) en Ukraine dans les provinces de Podolie et de Volhynie, régions dans lesquelles vivaient de nombreux juifs dans les terres et les cités, qui se trouvaient appartenir à des propriétaires terriens. Des juifs d’Europe participent aussi à l’économie comme paysans et métayers gérant les biens des seigneurs. La situation économique pour les familles juives est souvent catastrophique. La Podolie, pour ne parler que d’elle, comptait en 1648 environ 4000 juifs décimés dans des communautés rurales. Les malheurs, les maladies, les persécutions (accusation de meurtres rituels), les massacres de 1648, les pogroms qui les ont asservis, surtout en période de la domination polonaise, répandent la terreur dans la communauté. Le désespoir et misère tant spirituelle que matérielle favorisent l’élan tant d’un mouvement piétiste comme une thérapie, un remède à leurs maux. On peut comprendre que tant de souffrances aient conduit la population juive à recevoir favorablement le message du Besht basé sur la reconstruction individuelle et la fondation de nouvelles communautés.
Comment définir ce mouvement ? En quoi renouvelle-t-il le judaïsme ?
Le mouvement naissant du hassidisme ouvrait grand la porte aux gens simples, ce n’était plus l’élite qui étudiait la partie profonde de la Torah mais même les juifs illettrés faisaient partie des élèves et à bien des égards, le Baal Chem Tov les élevait au dessus de ses disciples. Ainsi, tous les « laissés pour compte » trouvaient le chemin par la prière et l’enseignement, souvent par parabole d’ailleurs, afin d’ouvrir leur cœur à une rédemption redevenue possible. Autour du Besht et de ses élèves, ils donnèrent tant par l’expérience de la prière, du chant et de la danse que par l’étude. Ainsi, se concrétisait et se vivait physiquement l’élan spirituel. Servir D-ieu ce n’était pas tant se sentir coupable mais bien au contraire, aimer son prochain, s’attacher à la doctrine même si on ne la possédait que par le truchement du maître. Paradoxalement, les hassidim étaient aussi méticuleux par les détails rituels et la pratique juive, comme le Talmud le dit : « Qui est un hassid ? Celui qui va au-delà de la lettre de la loi. »
Le mouvement hassidique trouvait son enseignement ésotérique dans l’œuvre de Rabbi Itash’ak Louria dit « Le Ari Zal », kabbaliste du 16e s ( Safed). Cet état-d’être et la pratique juive rendait l’Homme plus proche de l’âme que la simple morale religieuse . C’est un enseignement dont le but est de pénétrer le cœur. Le Besht appelait cela « entrer dans les lettres de la prière », un homme savait qu’il était un homme de bien simplement en entrant dans la salle de prière et pour cela, il devait effacer sa personnalité et ne faire plus qu’un avec les mots. La bouche articule mais c’est l’esprit qui lui souffle.
Comment comprendre l’opposition des « mitnagdim » au hassidisme ?
Si le mouvement hassidique aujourd’hui n’est plus vu comme une curiosité et encore moins comme vestige du passé, au temps de Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi (1745-1812), il est honnis et fortement opprimé par les opposants. Ils allèrent jusqu’à l’anathème pour tous ceux qui suivaient les préceptes du mouvement. Ils furent combattus, même physiquement, battus jusqu’à la dénonciation aux autorités. Le mouvement dans son ensemble, avec la figure emblématique du Rabbi à sa tête, représentait l’ennemi à battre pour les rabbins garants de la tradition. Les chefs hassidiques étaient pour les érudits un danger qu’ils assimilaient à celui que connu le peuple juif à l’époque de Sabbataï Tsevi (1626-1676). Ce dernier se sacra « Messie » en terre ottomane. Protégé par un érudit, Nathan de Gaza, pseudo prophète qui prétendait incarner l’âme d’Elie. Le cœur du peuple s’embrasa dans une grande fièvre messianique. Les croyants avaient attendu trop longtemps le rédempteur qui le ramènerait en Terre Sainte. Leur désir de changement attisé par la misère avait balayé la parole des rabbins restés en grande majorité sceptiques. Ainsi de Jérusalem à Alep, de Hambourg à Amsterdam, des communautés entières se divisèrent sur la messianité de Sabbatai Tsévi. Cet engouement pour un homme discrédita et affaibli profondément les bases du judaïsme de l’époque et incarnait pour les rabbins une très grave offense en vers D.ieu. Un terrible massacre s’en suivi. Les érudits à l’époque du Besht craignaient de voir dans le mouvement hassidique naissant, poindre le même enthousiasme qui fut partagé par les foules de Bagdad et mirent le feu au monde juif. Foule ignorante, qui par leur enthousiasme ébranlerait les fondements juifs du judaïsme : l’étude, ses préceptes et ses lois.
Comment expliquer que cette opposition ait pu être si intense ?
La crainte de voir le hassidisme tomber dans l’hérésie contraignit les opposants à fédérer autour de l’autorité suprême du Gaon de Vilna (1720-1797)
On les nommera plus tard les « mitnagdim » (opposants), en réaction contre ce mouvement naissant. Les partisans de ce même mouvement furent appelés « hassidim » par moquerie, comme des dévots. Ils ne savaient pas qu’ils offraient les lettres de noblesse à ce grand mouvement.
Votre livre évoque les figures de deux géants du judaïsme le Gaon de Vilna et Rabbi Chnéour Zalman. On a le sentiment que vous aviez dû choisir, vous auriez choisi le second.
Parfois, pour faire jaillir la vérité, il faut une opposition profonde. Le Talmud regorge d’histoires qui vont jusqu’à l’anathème à propos de Rabbi Eliézer (Brahot 19a, Le four d’Akhnaï). Ou encore les disputations entre Raban Gamlieil, Rabbi Méir et Rabbi Nathan (Akhayot 13b).
Entre les mitnagdim et les hassidim, les Rabbis qui les dirigeaient étaient d’un tel niveau spirituel, que leurs différends ne pouvaient trouver leur fondement et leur foi que pour et au « Nom de Ciel », un peu comme deux énormes montagnes qui, pour nous laisser entrevoir quelques bribes de lumière et de pierres précieuses spirituelles, furent contraints de se briser. L’enjeu était de taille : pouvait-on faire descendre les secrets de la Torah, la Kabale au niveau de la nation toute entière ou se devait-elle de rester cachée, dévoilée que pour les élites ?
Quant au deuxième volet de votre question, en tant que hassid loubavitch, il est sûr que j’ai écrit ce livre pour que le cœur habad l’emporte. Mais après avoir écrit et entendu les mouvements de l’âme qui s’élevaient à l’époque, je peux vous dire que l’opposition par le Gaon de Vilna me semble aujourd’hui avoir une valeur profonde car sans elle, peut-être que le mouvement n’aurait pas connu une telle ampleur. Et quand je parle du Gaon, je ne peux m’empêcher de penser à ce comte polonais, qui fut son ami, Abraham ben Abraham et à ce voyage vers la Terre Sainte qui, finalement, m’a ouvert les yeux sur la clairvoyance de ces hommes, qui sont tous deux de grands exemples pour les générations.
Comment qualifieriez-vous l’humour du shtetl ?
L’humour, pour tous les peuples est l’arme suprême, la dissidence. Ayant passé mon enfance aux Antilles, le langue créole fut et est toujours, pour les esclaves, le langage de détournement de l’autorité brutale. Le Yiddish est, oh combien! la « maître-langue », le langage suprême où se cache l’âme. Rire de soi, si ce n’est pas le propre de l’Homme comme l’écrit Bergson, c’est au moins une porte de sortie quand la crainte de rire des autres suscite la peur. L’humour juif et celui du shtetl est aussi cet échappatoire de la réalité…peut-être même supérieur à elle; une preuve, un contrepoison, une révolte. Ne rient d’eux-mêmes que les peuples opprimés, le rire est une forme d’espoir et de détournement.
Trois hommes, dont un Palestinien, ont été assassinés, et sept autres personnes ont été blessées jeudi après-midi dans une attaque impliquant des coups de feu et une attaque de voiture dans la région du Goush Etzion en Judée. Parmi les sept victimes, deux sont dans un état critique et sérieux, et plusieurs sont des citoyens des États-Unis.
Les équipes médicales du Magen David Adom (MDA) soignent la plupart d’entre eux sur le lieu de l’attaque. Deux terroristes sont impliqués dans les meurtres, mais ont été été neutralisés, mais il semble qu’un des attaquants ait utilisé également sa voiture pour faire de nouvelles victimes. Les terroristes ont commencé leur attaque en tirant au carrefour de Gevaot, puis l’un d’eux a écrasé une victime au carrefour d’Alon Shvout.
Une des victimes est décédée des suites de ses blessures. Il avait 18 ans. Une autre victime de 50 ans qui avait des blessures par balles sur le torse, a été évacué à l’hôpital Hadassah Ein Kerem à Jérusalem, puis est mort de ses blessures. Il était considéré comme très gravement blessé et était inconscient lors de son transfert. Une troisième victime, qui a été tuée dans l’attaque, était un homme palestinien qui se trouvait à proximité.
Les cinq autres victimes sont légèrement blessés et ont été évacués vers l’hôpital Shaare Tzedek, également dans la capitale. Deux autres personnes sont en état de choc et sont traitées par le MDA.
L’attaque porte à cinq le nombre de morts dans les attaques terroristes jeudi. La première attaque mortelle a eu lieu dans le sud de Tel-Aviv, où un terroriste arabe de la région de Hévron a assassiné deux Juifs en prière et légèrement blessé un troisième. Le terroriste dans cette attaque avait reçu un permis de travail des services de sécurité, et était employé dans un restaurant de Jaffa, une banlieue au sud de Tel-Aviv.
coolamnews
Tsion Saadoun, enseignant d’une école juive de Marseille a été blessé mercredi à coups de couteau. Ses agresseurs étaient trois, indique le préfet de police de la ville, et ont proféré des propos antisémites.
L’agression a eu lieu vers 20 heures dans le XIIIe arrondissement de Marseille là où habite Tsion Saadoun professeur de 56 ans de l’école Yavné. selon des informations BFMTV, les trois assaillants lui auraient d’abord demandé s’il était juif avant de lui planter trois coups de couteau. Il semblerait que les hommes portaient un insigne de Daesh.
«Ce professeur a été accosté dans la rue par trois individus montés sur deux scooters vers 19h50. L’un d’entre eux a exhibé un tee-shirt de Daech et un autre a montré une photo de Mohamed Merah sur un téléphone portable», a déclaré le procureur Brice Robin. « Les trois individus ont insulté, menacé puis poignardé leur victime au bras et à la jambe, a-t-il ajouté.
C’est l’arrivée d’une voiture qui les a mis en fuite. D’importants moyens policiers ont été déployés pour en retrouver les auteurs. Le pronostic vital de l’enseignant n’est pas engagé.
Cinq jours après les attentats de Paris, un assaut policier d’ampleur a été lancé mercredi avant l’aube à Saint-Denis (93), en proche banlieue parisienne, ciblant Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des tueries qui ont fait 129 morts vendredi.
Deux forcenés sont morts dont une femme qui s’est fait exploser, un suspect est encore retranché, selon des sources policières. Trois hommes ont été arrêtés et placés en garde à vue, a-t-on indiqué de source judiciaire. Un homme disant avoir hébergé deux personnes « qui venaient de Belgique » dans l’appartement visé par l’assaut a été interpellé dans le centre-ville, complètement bouclé par les forces de l’ordre, a constaté une journaliste de l’AFP.
Au moins trois policiers ont également été blessés au cours de l’assaut. L’opération a été lancée vers 04H30 mercredi matin dans le centre de Saint-Denis par la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire et le Raid, a-t-on appris de sources proches de l’enquête et du parquet de Paris.
L’opération mobilisant également des militaires et des hélicoptères restait en cours vers 08H30 alors que, selon son entourage, François Hollande se trouve dans son bureau à l’Elysée avec le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.
La cible de cette vaste intervention est un appartement de Saint-Denis situé à l’angle de la rue de la République et de la rue Corbillon, à une vingtaine de minutes à pied du Stade de France, qui était l’une des cibles des attentats de vendredi.
Rav Binyamin Batou Hattab, Rabbin de la Grande Synagogue et directeur des institutions Oholei Yossef Its’hak Loubavitch.
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