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Lois relatives aux aliments interdits (Fin du Chapitre 17) et Lois relatives à l’abattage rituel (Chapitres 1-2)

 

Chapitre Dix-sept – Fin des lois des aliments interdits (32 lois)

VII. Purification des ustensiles acquis des non-juifs

1 – Interdiction d’usage immédiat des marmites d’argile – Les récipients d’argile ayant servi à cuire de la viande nevéla ou des animaux rampants ne doivent pas servir le même jour pour cuire de la viande cachère, car le goût interdit s’y trouve encore.

2 – Décret rabbinique permanent pour l’argile – Bien que la Torah n’interdise qu’une journée, les sages interdisent définitivement l’usage des ustensiles d’argile des non-juifs, même recouverts de plomb.

3 – Purification des ustensiles métalliques et en verre – Les ustensiles neufs : immersion au mikvé. Les ustensiles utilisés à froid : rinçage puis immersion. Les ustensiles utilisés à chaud : passage à l’eau bouillante puis immersion. Les ustensiles utilisés sur le feu : blanchiment au feu puis immersion.

4 – Méthode de passage à l’eau bouillante – Petite marmite dans une grande avec eau débordante. Pour grande marmite : entourer le bord de pâte, remplir d’eau au-dessus du bord et chauffer.

5 – Nature de l’immersion – Cette immersion est d’ordre rabbinique, non liée à la pureté rituelle. Basée sur l’allusion du verset « tout ce qui supporte le feu » et la tradition orale concernant la purification des ustensiles non-juifs.

6 – Limitation aux ustensiles métalliques alimentaires – L’immersion ne concerne que les ustensiles métalliques de repas achetés. Emprunts ou gages : seuls rinçage/chauffage/blanchiment requis. Ustensiles en bois/pierre : pas d’immersion nécessaire.

7 – Purification des couteaux – Blanchiment au feu ou frottement sur meule. Beau couteau sans défaut : plongement dix fois dans terre dure suffit pour usage à froid. Pour aliments chauds ou abattage : blanchiment obligatoire.

8 – Couteau ayant abattu un tréfa – Rinçage à l’eau froide ou frottement avec tissu avant nouvel usage.

VIII. Interdictions de séparation des non-juifs

9 – Décrets de séparation – Interdictions sans source Torah pour éviter les mariages mixtes : interdiction de boire avec eux (même vin cuit) et de consommer leur pain ou leurs plats cuisinés.

10 – Application de l’interdiction de boisson – Pas de participation aux assemblées non-juives sauf si majorité juive. Interdiction d’alcool de dattes/figues au lieu de vente seulement.

11 – Exceptions pour certaines boissons – Cidre de pommes/grenades permis partout car peu fréquent. Vin de raisins secs = vin véritable.

12 – Tolérance pour le pain en cas de nécessité – Pain de boulanger non-juif permis s’il n’y a pas de boulanger juif ou en campagne. Pain domestique non-juif toujours interdit car risque de mariage.

13 – Participation minimale à la cuisson – Si un juif remue le feu ou attise même légèrement pendant la cuisson par un non-juif, le pain devient permis.

14 – Aliments crus consommables – Ce qui peut être mangé cru (vin, lait, miel, coings) reste permis même cuit par un non-juif. Interdiction seulement pour ce qui ne peut être mangé cru.

15 – Critère de « table de rois » – Seuls les aliments présentables à une table royale avec du pain sont interdits (viande, poisson). Les aliments non présentables (lupin) restent permis.

16 – Début de cuisson par un juif – Poissons salés par un juif = partiellement cuits. Si un juif commence ou termine la cuisson, l’aliment devient permis.

17 – Fumage et salage – Poisson salé et fruits fumés par des non-juifs sont permis car le salage n’équivaut pas à la cuisson et le fumage n’équivaut pas à l’ébullition.

18 – Légumineuses et absorption – Fèves, pois, lentilles interdits dans les lieux où ils sont présentables aux rois et partout par crainte d’absorption de graisse interdite.

19 – Cuisson involontaire – Cuisson accidentelle par un non-juif (sauterelles dans un feu d’herbes) reste permise car sans intention.

20 – Dattes bouillies – Permises si déjà douces naturellement, interdites si rendues douces par cuisson, interdites si moyennement douces.

21 – Pétrissage avec liquides – Lentilles grillées pétries avec eau/vinaigre interdites. Blé/orge grillés pétris avec eau permis.

22 – Huile des non-juifs – Toujours permise, même cuite, car consommable crue et la viande y donne mauvais goût.

23 – Miel bouilli – Permis pour la même raison que l’huile.

24-25 – Alcool de déchets de dattes et condiments – Permis car la graisse donne mauvais goût. Olives et sauterelles de fabrique permises, mais interdites si aspergées de vin ou vinaigre.

26 – Saumure – Interdite là où on y ajoute du vin, sauf si le vin coûte plus cher que la saumure.

IX. Éducation des enfants et règles de propreté

27 – Responsabilité concernant les enfants – Le tribunal n’empêche pas un enfant qui transgresse par lui-même, mais il est interdit de lui faire consommer des interdits ou de l’habituer à transgresser.

28 – Obligation paternelle – Le père doit réprimander et empêcher son enfant pour l’éduquer dans la sainteté.

29 – Aliments dégoûtants – Interdiction des aliments/boissons mélangeant vomissures, excréments, bave fétide que la majorité trouve répugnants.

30 – Récipients dégoûtants – Interdiction de manger dans des récipients répugnants (toilettes, récipients de saignée) ou avec mains sales – violation de « vous ne rendrez pas vos âmes dégoûtantes ».

31 – Retenir ses besoins – Interdiction de se retenir (gros et petits besoins) – cause maladies et culpabilité. Établir des heures fixes pour s’isoler.

32 – Sainteté par l’observance – L’attention à ces règles apporte sainteté et pureté supplémentaires à l’âme pour servir le Saint Béni soit-Il.

 


Lois relatives à l’abattage rituel

Introduction – Cinq commandements

a) Abattre rituellement avant de manger
b) Ne pas abattre animal et son petit le même jour
c) Recouvrir le sang des bêtes sauvages et volailles
d) Ne pas prendre la mère sur les poussins
e) Renvoyer la mère prise sur les poussins


Premier Chapitre – Principes de base de l’abattage rituel (29 lois)

I. Obligation et bénédiction

1 – Commandement d’abattage – Obligation d’abattre rituellement tout animal domestique, sauvage ou volaille avant consommation selon les versets « tu pourras égorger » et comparaison cerf/chevreuil.

2 – Bénédiction et règles communes – Même bénédiction pour tous (« …concernant l’abattage rituel »). Interdiction de manger pendant les convulsions post-abattage. Possible de couper, saler et rincer un morceau avant la mort.

3 – Poissons et sauterelles – Ne nécessitent pas d’abattage mais simple « assemblage ». Permis de les manger vivants ou morts naturellement dans l’eau.

4 – Détails de l’abattage – La Torah donne le principe (« comme je t’ai ordonné »), les détails viennent de la tradition orale : lieu, mesure, instrument, moment, méthode, invalidations, qui peut abattre.

II. Lieu d’abattage sur l’animal

5 – Définition du cou pour l’œsophage – Depuis le rétrécissement lors de la coupe jusqu’à l’endroit « velu » où commencent les entailles comme la panse.

6 – Limites invalides – Au-dessus : vestibule de l’œsophage. En-dessous : début des intestins. Mesures spécifiques selon type d’animal.

7 – Définition du cou pour la trachée – Du cartilage thyroïde jusqu’aux bronches quand l’animal étend son cou pour paître.

8 – Doutes sur extension excessive – Si l’animal étire excessivement son cou ou si le cho’het tire les signes, doute sur validité si abattage hors zone normale.

III. Mesure de l’abattage

9 – Lieu optimal – Abattage au milieu du cou recommandé, sur le côté valide a posteriori.

10 – Quantité requise – Optimal : couper les deux signes (trachée et œsophage). Minimal valide : majorité d’un signe pour volaille, majorité des deux pour animal.

11 – Cas invalides – Un signe entier + moitié du second = invalide. Majorité de chaque signe (même minimale) = valide.

12 – Moitiés insuffisantes – Moitié + moitié = invalide même pour volaille. Compléter un signe déjà à moitié coupé = valide.

13 – Obligation d’examen – Vérification des signes obligatoire après abattage. Sans examen + décapitation = nevéla même pour cho’het expert.

14 – Présomption d’interdiction – Tout animal vivant présumé interdit jusqu’à preuve d’abattage correct.

IV. Instruments d’abattage

15-16 – Instruments valides – Tout instrument tranchant sans imperfection : métal, silex, verre, roseau. Imperfection d’un côté : utilisable dans le sens où elle n’apparaît pas.

17-18 – Couteaux particuliers – Couteau courbe sans imperfection valide. Couteau lisse non tranchant valide même si abattage prend toute la journée. Couteau rugueux mais sans imperfection valide.

19-21 – Objets naturels – Roseau, dent, pierre, ongle arrachés et tranchants : valides. Plantés dans le sol : valides mais non recommandés. Attachés à leur place d’origine : invalides.

22-23 – Cas particuliers – Mâchoire complète = invalide (comme faucille). Dent unique = valide. Couteau chauffé au rouge = valide. Examen obligatoire du tranchant et des côtés.

24-25 – Examen du couteau – Vérification avant et après sur doigt et ongle. Si défaut trouvé après : doute nevéla. Examen entre chaque animal obligatoire pour abattages multiples.

26 – Sanctions pour non-vérification – Boucher n’ayant pas fait vérifier son couteau par un sage : exclusion si couteau correct, destitution si défectueux + interdiction de toute sa viande.

V. Conditions de temps et lieu

27 – Longueur du couteau – Toute longueur acceptable sauf instruments trop fins qui trouent.

28 – Moment d’abattage – Permis jour et nuit avec éclairage pour voir. Valide même dans l’obscurité.

29 – Abattage pendant jours interdits – Valide par inadvertance même Yom Kippour ou Shabbat malgré peine capitale en cas intentionnel.

 


Chapitre Deux – Lieu et méthode d’abattage (22 lois)

I. Lieux d’abattage autorisés et interdits

1 – Interdiction dans la Cour du Temple – Abattage permis partout sauf Cour du Temple réservée aux sacrifices. Animaux non-consacrés interdits dans la Cour selon « tu pourras égorger… dans tes villes ».

2 – Statut de la viande abattue dans la Cour – Animal non-consacré abattu dans la Cour : viande pure mais interdite au profit, doit être enterrée avec cendres interdites. Autres cas (déchirement, non-juif, tréfa, impur) : profit permis.

3 – Extension de l’interdiction – Interdiction d’introduire tout non-consacré dans la Cour (viande, fruits, pain). Si introduit : reste permis à la consommation.

4 – Exception de consécration partielle – Si mère consacrée mais petit dans son ventre non-consacré : petit permis car mère doit être abattue dans la Cour.

II. Lieux inappropriés par apparence

5 – Éviter l’apparence idolâtre – Interdiction d’abattre dans mers/fleuves (adoration des eaux), récipients d’eau (forme dans l’eau), récipients/fosses (coutume idolâtre). Si fait : valide.

6 – Exceptions et nuances – Permis dans eau trouble, hors fosse avec sang tombant dedans. En public : interdit par apparence. Abattage sur paroi de bateau permis.

III. Méthodes d’abattage

7 – Technique de base – Étirer le cou, mouvement va-et-vient du couteau. Valide couché ou debout, couteau au-dessus ou en-dessous.

8 – Couteau fixe – Couteau planté dans mur : valide si cou en-dessous du couteau. Si cou au-dessus : risque de pression du poids (invalide sauf pour volaille).

9 – Mouvements du couteau – Valide avec passage seul ou retour seul. Décapitation complète valide. Si décapitation d’un mouvement : couteau doit mesurer deux largeurs de cou.

10 – Abattages multiples – Deux têtes simultanément : valide. Deux personnes un couteau ou deux couteaux : valide même si chacun coupe un signe différent.

IV. Intention dans l’abattage

11 – Absence d’intention requise – Abattage valide sans intention, en plaisantant, ou par accident si techniquement correct.

12-13 – Incapacités et mécanismes – Sourd-muet, aliéné, enfant, ivre, fou : valide si autres vérifient. Couteau tombé seul : invalide car besoin d’action humaine. Roue mécanique : valide si activée par homme, invalide si par eau.

V. Intentions interdites

14 – Abattage pour éléments naturels – Invalide si pour montagnes, mers, déserts même comme remède (futilités non-juives) mais profit permis.

15-16 – Abattage idolâtre – Pour anges, étoiles : interdit au profit. Intention d’asperger sang ou offrir graisse à idole : interdit. Pensée tardive d’idolâtrie : doute d’interdiction.

VI. Statut de consécration

17-20 – Fausse consécration – Abattage « en tant que » sacrifice possible en don : invalide d’ordre rabbinique. En tant que sacrifice non volontaire : valide. Si réellement astreint au sacrifice : invalide.

21 – Intentions multiples – Deux personnes dont une a intention invalidante : invalide sauf si non-associé (intention de nuire).

22 – Propriétaire vs. abatteur – Juif abattant pour non-juif : valide (seule intention de l’abatteur compte). Non-juif abattant pour juif : nevéla.