Une Histoire pour samedi soir : « Un vrai pur sang », par le Rav Elie Dahan

Une Histoire pour samedi soir : « Un vrai pur sang », par le Rav Elie Dahan

Un Hassid qui vivait près de Loubavitch avait marié sa fille à un jeune Talmid ‘Ha’ham, un étudiant très prometteur en matière de connaissance de la Torah.
Le beau-père était si fier qu’il s’engagea à subvenir aux besoins du jeune couple afin que le jeune homme puisse se consacrer à ses études sans aucun souci.
Mais peu de temps après, le jeune prodige se retrouva en mauvaise compagnie et il se mit, très vite à négliger ses études, puis il commença à se détourner des sentiers de la Torah.
C’est après des efforts considérables que le beau-père angoissé réussit à persuader son gendre de rencontrer le Tséma’h-Tsédek, Rabbi Ménachem Mendel de Loubavitch. « Dis-moi ! » dit le Rabbi au jeune génie qui avait maintenant la passion des courses de chevaux,
– « Ce qui fait la supériorité d’un cheval rapide est qu’Il est capable de traverser une vingtaine de kilomètres pendant qu’un cheval moyen en parcourt simplement quatre ; mais lorsqu’il s’engage dans une mauvaise direction, il s’éloigne de sa destination initiale cinq fois plus vite ! »
– « C’est exact ! » reconnut le jeune homme. «Dans ce cas la rapidité du cheval est à son désavantage.»

Puis le Rabbi poursuivit sa démonstration. Ce sont ces derniers mots qui touchèrent le jeune homme dans le fond du cœur :
– «Souviens-toi, cependant, qu’aussitôt que le cheval réalisera qu’il s’est égaré, il pourra rejoindre le droit chemin beaucoup plus rapidement qu’un cheval moyen.»

 

Une histoire pour samedi soir : Maitriser ses pensées

Une histoire pour samedi soir : Maitriser ses pensées

 

A-t-on les moyens de maitriser sa pensée ? La Hassidout nous dit que nous pouvons au moins l’occuper par des pensées positives.

Ce petit récit nous éclairera sur cette question : Un homme vint, un jour, chez le Maguid de Mézéritch pour demander conseil. Il se plaignait de ne pouvoir se libérer des mauvaises pensées qui l’assaillaient et le gênaient pendant la prière.

Le Maguid lui conseilla de rendre visite au Tsaddik, Rabbi Zéev de Zitomir. Rabbi Zéev était, à cette époque, propriétaire d’une auberge.

L’homme dirigea ses pas vers le village de Zitomir et arriva à destination en pleine nuit. À sa grande surprise, personne ne répondit lorsqu’il frappa à la porte. Il attendit quelques minutes et frappa à nouveau, mais personne ne répondit. Il insista et comme il faisait très froid, il se mit à crier pour que quelqu’un vienne ouvrir : « Comment n’avez-vous pas pitié d’un pauvre homme ? »

Au lever du jour, la porte s’ouvrit. Il entra et séjourna là quelques jours. Pourtant, il ne comprit toujours pas pourquoi le Maguid l’avait envoyé chez Rabbi Zéev. Se décourageant, il décida de rentrer chez lui. Avant de quitter les lieux, il interrogea Rabbi Zéev et lui dit : « Je ne comprends pas ce que je suis venu faire ici ! Pourquoi notre maître m’a-t-il conseillé de venir chez vous ? » Rabbi Zéev sourit et répondit : « Je vais tout te dire : je voulais justement t’enseigner que l’homme est le seul maître chez lui. S’il ne veut pas la visite de l’étranger, il a la possibilité de l’empêcher de rentrer. Sache qu’il en est ainsi pour tes pensées ! »

Une Histoire Pour Samedi Soir Une anthologie d’histoires à partager Motsaé Chabbat Compilée Rav Eliahou DAHAN, Lille

 

 

 

 

« Le miracle, c’est d’avoir écouté le Rabbi! »

« Le miracle, c’est d’avoir écouté le Rabbi! »

 

Le Rav Tzvi Hirsch Chitrik était le premier Chalia’h du Rabbi à Rio de Janeiro au Bresil. Son père était Rabbi Yehouda Chitrik, un Mashpia qui a vécu et a pu voir 3 Rabbi de Loubavitch. Sa mère, Mme Kayla Chitrik, était la fille du Rav Aharon Tomarkin, le Rav de Kharkov, en Ukraine.

Dans la tourmente qui a suivi la Seconde Guerre mondiale et la Shoah, le Rav Tzvi Hirsch Chitrik et sa famille ont déménagé en Belgique et ont reçu l’ ordre du Rabbi précédent de rester sur place pour soutenir la communauté juive.

En 1949, la famille a émigré à Montréal, au Canada, et a ensuite a déménagé dans le quartier de Crown Heights à Brooklyn.

Lorsque le Rabbi a pris la direction du Mouvement Loubavitch en 1951, le Rav Hirsch Chitrik a été le premier à être envoyé en Chli’hout, qui était alors considérée comme une nouveauté et considérée comme très audacieuse.

Avec sa femme Rivka (née Karasik), il s’est rendu à Rio de Janeiro, la deuxième plus grande ville du Brésil, et y a occupé une position rabbinique.