Rav Yossef Goutnick, le légendaire magnat australien des mines, a vécu une existence hors du commun. À plus de 70 ans, celui que Benjamin Netanyahu appelait autrefois « son âme sœur » incarne une histoire extraordinaire : comment ce jeun homme devint l’émissaire secret du Rabbi auprès des dirigeants israéliens, découvrit les plus grandes mines de diamants du monde, et fit de la philanthropie sa véritable mission.

 

 

 

Un héritage familial au service de la spiritualité

L’histoire commence à Sydney, puis à Melbourne, où le jeune Yossef Its’hak Goutnick, né en juin 1952, étudie au Moriah College avant d’intégrer la Yechiva. Son père, le Rav Chneour ‘Haïm HaCohen Goutnick, était né à Zolotonosha, en Ukraine, en 1921. Après avoir étudié à la célèbre Yechiva de Telz en Lituanie jusqu’en 1940, il avait fui l’annexion soviétique pour rejoindre l’Australie via l’Extrême-Orient, arrivant à Cairns en 1941.

Après avoir servi dans l’armée australienne jusqu’en 1944, le Rav Chneour ‘Haïm épouse Rose Chester en 1945. Le couple aura six enfants : Channah, Peninah, le Rav Morde’haï Goutnick, le Rav Moché Goutnick, Avraham et Yossef. Cette figure paternelle, qui deviendra président du Conseil rabbinique de Victoria en 1967, entretenait une relation étroite avec le Rabbi, une connexion qui allait façonner le destin de toute la famille. Grand orateur reconnu comme le rabbin des survivants de la Shoah, il s’éteindra en 2003, après une vie d’influence considérable dans la communauté juive australienne.

Contrairement à ce que beaucoup pourraient croire, l’homme d’affaires n’a pas toujours été Diamond Joe. Avant les mines d’or et les gisements de diamants, il y avait un jeune étudiant en Yechiva, profondément ancré dans les valeurs de Habad. Après ses études, Yossef travaille dans le textile pour son beau-père, Max New, dont il épouse la fille en 1974. Le couple aura 11 enfants. Parallèlement, le jeune homme étudie pour l’ordination rabbinique à Brooklyn, New York, et dirigera même un séminaire religieux pour filles à Melbourne. Rien ne laisse présager la fortune qui l’attend. C’est seulement plus tard, lorsqu’il se lance dans les investissements boursiers, que tout bascule.

Le crash de 1987 et le tournant décisif

En 1987, le krach boursier faillit ruiner Yossef Goutnick. C’est alors qu’intervient un conseil qui changera le cours de sa vie. Le Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson lui dit de retourner dans le désert australien et d’y chercher « de l’or et des diamants ». Selon Goutnick, en 1988, le Rabbi lui aurait spécifiquement indiqué d’exploiter les mines d’or dans le désert australien.

Vint alors un moment où le Rabbi lui donna de nombreuses bénédictions, et durant ces années, il commença à connaître un succès phénoménal. Les journaux australiens ne tardèrent pas à s’emparer de l’histoire de cet homme au toucher de Midas. On le surnomma « Diamond Joe ». Mais pour lui, tout était enraciné dans la spiritualité et sa mission divine.

Les bénédictions du Rabbi coïncidèrent parfaitement avec ses découvertes extraordinaires. Goutnick supervisa la découverte du gisement d’or de Plutonic, puis le développement et l’exploitation des mines d’or de Bronzewing et Jundee en Australie. En 1991, sa compagnie, Great Central Mines, paya 115 millions de dollars australiens au prospecteur Mark Creasy pour le gisement d’or de Bronzewing. Il devint également directeur du World Gold Council et reçut le tout premier Diggers Award lors de la cérémonie Diggers and Dealers Industry Awards de 1997.

Un empire minier entre succès et turbulences

À partir de 1987, Goutnick occupa le poste de directeur chez Regis Resources, assumant tour à tour les rôles de directeur général et de président. Il conserva ces fonctions jusqu’en août 2004, date de sa démission de tous ses postes au conseil d’administration. Dans le cadre de ce changement de direction, il réduisit également sa participation dans l’entreprise de 65 % à moins de 20 %.

Le parcours ne fut pas exempt de controverses. En 1999, Goutnick et son partenaire Robert Champion de Crespigny furent reconnus coupables d’avoir structuré illégalement le rachat de Great Central Mining. Goutnick fut condamné à restituer 28,5 millions de dollars aux investisseurs. Il fit appel de la décision, qui fut finalement annulée pour vice de compétence. Goutnick exprima sa confiance dans le fait qu’il aurait pu gagner sur le fond si cela avait été nécessaire. Le 5 avril 2000, Yossef Goutnick, Robert Champion de Crespigny et Ian Gould démissionnèrent de leurs postes de directeurs de Great Central Mining.

En janvier 2014, Blackham Resources, dont Goutnick était président depuis février 2013, acquit la mine d’or de Wiluna, une mine que Great Central Mines, sous sa direction, avait exploitée de 1997 à 2000. La mine fut rachetée à APEX Minerals, une entreprise en redressement judiciaire depuis juin 2013. Coïncidence remarquable : Eduard Eshuys, qui était alors président d’APEX, était aussi celui qui avait dirigé le programme de forage ayant découvert Plutonic pour Goutnick.

L’épreuve de la faillite et la résilience

Le 8 juillet 2016, Goutnick se déclara en faillite personnelle avec des dettes dépassant 275 millions de dollars. Cette épreuve majeure aurait pu briser n’importe quel homme, mais pas celui qui avait reçu les bénédictions du Rabbi. La formule que lui avait transmise le Rabbi pour rester positif, étudier et avoir une grande foi continua de le guider dans cette période difficile.

Aujourd’hui, à plus de 70 ans, Goutnick reste actif en Tasmanie, où il développe des gisements de minéraux critiques nécessaires à la technologie moderne. « Ce sont les diamants de cette génération, les minéraux futuristes », explique-t-il. La famille Goutnick s’apprête à redevenir très éminente dans la charité, avec des projets prometteurs en développement.

Parmi ses participations commerciales actuelles figurent Legend International Holdings, une compagnie minière axée sur l’exploration de phosphate dans le Queensland, en Australie, dont il est président et directeur général, ainsi que Top End Minerals, où il occupe le poste de président exécutif et directeur général.

Quand un jeune homme devient messager d’un Rabbi

L’histoire la plus extraordinaire commence en 1978, après les accords de Camp David. Yossef Goutnick n’a que 26 ans lorsque le Rabbi le convoque dans son bureau à minuit. Une lettre doit être remise en mains propres au Premier ministre Menahem Begin. Le message est clair et sans équivoque : ne pas rendre le Sinaï, ne pas céder un seul pouce de terre.

Goutnick devint proche du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans son rôle d’émissaire spécial du Rabbi pour l’intégrité de la Terre d’Israël. La relation entre les deux hommes fut si étroite que Netanyahu avait l’habitude de l’appeler son âme sœur. Toutefois, avec le temps, de nombreuses divergences sont apparues dans leur approche des questions de sécurité nationale.

Dans les années 1990, Goutnick dépensa des millions de dollars en campagnes pour Netanyahu et contre le Parti travailliste lors des élections israéliennes, cherchant à empêcher le gouvernement israélien de céder des territoires. Pour lui, comme le Rabbi l’avait affirmé, rendre des terres ne contribuerait jamais à la paix.

Le Rabbi avait pris une position ferme : Israël ne devait jamais rendre de territoire. Il insistait constamment sur le fait qu’Israël devait être fort, qu’Israël devait annexer la Judée et la Samarie, et que Gaza faisait partie d’Israël. Une vision qui entre aujourd’hui en conflit avec de nombreux compromis politiques contemporains.

Le Rabbi, conseiller en affaires et guide spirituel

Mais la relation entre Goutnick et le Rabbi dépassait largement le cadre politique. Goutnick a publié un livre contenant 120 réponses qu’il a reçues du Rabbi. Ces réponses couvrent de nombreux aspects : comment élever des enfants, comment gérer les affaires, comment se comporter, comment donner la Tsedaka, où investir, où ne pas investir, avec qui s’associer, avec qui ne pas s’associer.

Le Rabbi n’était pas qu’un guide spirituel, il était un conseiller en tout. « Il était bien plus qu’un Rabbi pour moi. Il était comme un père pour moi », confie Goutnick avec émotion. Cette proximité se manifestait dans les détails les plus intimes. Un jour, lors d’une audience, le Rabbi lui dit simplement : « Tu sembles fatigué. » Lorsque Goutnick expliqua ses nombreux voyages, le Rabbi s’inquiéta : « Voyager n’est pas bon pour la santé. »

Puis vint une observation qui changea sa vie : « Tu dois te marier. » Le Rabbi ajouta : « Garde un œil sur ce qui se passe chez toi en Australie. Il y a une fille qui grandit et tu devrais te marier avec elle. » De retour en Australie, son père mentionna précisément la fille de Max New. Le Rabbi l’avait vu avant même que le jeune homme ne rentre chez lui.

Des bénédictions qui dépassent l’imagination

Les bénédictions du Rabbi prenaient parfois des formes prophétiques. « Le Rabbi m’a donné des bénédictions que je trouverais de l’or et des diamants dans l’arrière-pays australien », témoigne Goutnick. « Et en effet, j’ai trouvé beaucoup d’or et de diamants et tout ce qu’il y avait à trouver. » Mais la promesse allait encore plus loin : « Le Rabbi m’a dit que j’aurais un succès bien au-delà de ce que je peux imaginer, au-delà de ce que lui imagine et au-delà de ce que les gens imaginent. »

Cette bénédiction extraordinaire continue de se réaliser. Les projets en Tasmanie, axés sur les minéraux critiques pour la technologie moderne, représentent les « diamants du futur », selon ses propres termes. Son fils est également très actif dans le domaine des minéraux rares, assurant la continuité de l’héritage familial.

Une philanthropie qui traverse les continents

Si les journaux adoraient raconter l’histoire de ses succès miniers, ce qui impressionne vraiment, c’est ce qu’il en a fait. Goutnick a enseigné à des milliers de personnes ce que signifie donner, car il a toujours donné avec un grand cœur, très rapidement, fièrement et ouvertement.

La liste est vertigineuse : d’innombrables Beth Habad à travers le monde, des institutions de tous les courants du judaïsme, des individus et des familles en difficulté. Partout dans le monde, des gens témoignent : « Il a construit notre mikvé », « Il a aidé notre synagogue », « Il a soutenu notre communauté quand nous n’avions rien », « Il a aidé notre famille et je ne l’oublierai jamais. »

Un épisode illustre particulièrement cette générosité. Lors de l’un de ses voyages, séjournant au Plaza à New York, il y avait une file d’attente telle qu’il ne pouvait même pas ouvrir la porte de sa chambre au quatrième étage. La file commençait à l’entrée et montait jusqu’à son étage. Des gens attendaient pour recevoir de la Tsedaka, et il donna à tous.

Goutnick est bien connu pour sa philanthropie dans le monde juif, soutenant des institutions éducatives, des synagogues et des organisations caritatives à travers le monde. Son engagement envers la communauté juive s’étend bien au-delà du soutien financier, incarnant les valeurs de responsabilité et de générosité que lui a transmises le Rabbi.

Le rôle essentiel d’une épouse extraordinaire

Derrière cet homme au grand cœur se tient une femme tout aussi remarquable. Sarah Goutnick, fille du fabricant de textile Max New, n’était pas simplement une spectatrice de cette générosité, elle en était l’architecte silencieuse. Elle n’a jamais dit : « Non, tu devrais économiser pour acheter ceci ou cela. » Ce n’était tout simplement pas son style. Elle ne s’intéressait pas aux bijoux ni à rien de ce genre. Elle était toujours très heureuse que son mari donne.

La maison Goutnick était connue pour son hospitalité. Sarah voulait vraiment que tout le monde se sente à l’aise et bienvenu. Rav Goutnick lui-même reconnaît ce rôle essentiel avec humour : « En raison de mes positions fermes sur différentes questions, je ne suis pas toujours nécessairement très populaire. Mais ma femme Sarah est toujours très populaire et très sympathique. Parfois, elle contrebalance mes prises de position fermes. Cela adoucit le coup. »

Derrière chaque grand homme se trouve une femme encore plus grande. Sarah a toujours maintenu la maison ouverte, dans les moments de triomphe comme dans les périodes difficiles. Elle a élevé 11 enfants pendant que son mari parcourait le monde, bâtissant des empires et finançant des communautés. Elle a toujours été une mère très dévouée, tandis que son mari travaillait sans relâche, rentrant très tard chaque soir.

Des voyages familiaux qui forgent une identité

Pour les enfants Goutnick, grandir signifiait accompagner leur père dans ses missions. La famille faisait régulièrement des voyages en Terre d’Israël pour voir la Judée et la Samarie et les communautés qu’il aidait à soutenir et à construire. Ces voyages n’étaient pas de simples vacances, mais des occasions de rencontrer Netanyahu et de nombreux dirigeants israéliens influents.

Mais les moments les plus précieux restaient les voyages à New York pour rendre visite au Rabbi. Ces déplacements familiaux à New York offraient l’occasion d’être témoins des bénédictions que le père recevait. Voir le Rabbi de ses propres yeux, être témoin de certaines bénédictions et avoir des expériences personnelles restent des souvenirs profondément chéris par toute la famille.

Un souvenir particulier émeut encore Goutnick. « J’ai une réponse du Rabbi qui me rappelait de ne pas oublier ma femme quand je recevais une bénédiction », se souvient-il. « Mes enfants étaient toujours avec moi au moment de recevoir une bénédiction. J’ai une belle vidéo des enfants se tenant là avec moi et Sarah. C’était Simhat Torah dans les années 1990, avant que le Rabbi ne parte. »

Une passion pour le football australien

Au-delà du monde des affaires et de la philanthropie, Goutnick s’est également distingué dans l’administration sportive. De 1996 à 2001, il occupa le poste de président du Melbourne Football Club, un club professionnel de football australien qui évolue dans l’Australian Football League (AFL). Son mandat à la tête du club prit fin le 18 décembre 2001, lorsqu’il fut évincé lors d’un vote majoritaire du conseil d’administration. L’équipe « Team Vision » de Gabriel Szondy, favorable à son éviction, remporta 65 % des voix contre 35 % pour l’équipe « Melbourne First » de Goutnick. Gabriel Szondy lui succéda alors à la présidence.

Un combat juridique historique sur Internet

En 2000, Goutnick se trouva au cœur d’une affaire judiciaire qui fit date dans l’histoire du droit d’Internet. Il poursuivit Dow Jones and Company devant la Cour suprême de Victoria pour diffamation concernant un article publié à son sujet dans Barron’s Online. Ce fut l’une des premières affaires juridiques internationales impliquant la diffamation sur Internet.

L’affaire fut hautement controversée et fit l’objet de nombreux commentaires d’analystes juridiques. L’auteur de l’article, William Alpert, fit appel à l’ONU en vertu du droit de pétition directe pour les particuliers. Avec la perspective de cet appel, préparé par Geoffrey Robertson QC, Tim Robertson SC, l’avocat londonien des droits de l’homme Mark Stephens et l’avocat sydnéen Paul Reidy, l’affaire fut réglée le 15 novembre 2004. Dow Jones régla l’affaire en acceptant de payer à Goutnick une partie de ses frais juridiques.

Traverser la tempête avec foi et persévérance

La vie de Rav Goutnick n’a pas été un long fleuve tranquille. Il a connu l’apogée de la réussite et traversé des périodes difficiles, passant d’un extrême à l’autre. Mais il est resté constamment positif et a maintenu une grande confiance en D.ieu.

La réponse à cette résilience est à la fois simple et profonde. « Pas facile », reconnaît-il avec franchise. « Mais le Rabbi m’a donné la formule pour être positif, pour étudier, pour avoir une grande foi. Et bien sûr, j’avais une grande foi en ce que le Rabbi m’a dit. » Les promesses du Rabbi continuent de le guider : un succès au-delà de toute imagination, qui se manifeste encore aujourd’hui dans ses projets en Tasmanie.

Le Rabbi lui avait également transmis une autre leçon essentielle sur le vieillissement. « Le Rabbi a dit : « Ne jugez pas quelqu’un par son passé » », se souvient Goutnick. « Il a dit à propos de lui-même que lorsqu’il aura 70 et 80 ans, ne le jugez pas d’après ce qui est écrit sur son passeport. Vous jugez une personne à travers ses activités et son énergie. Et j’ai appris de lui. J’ai encore beaucoup d’énergie en moi. » À plus de 70 ans, il n’a aucune intention de ralentir.

Un message pour Israël qui défie le consensus

Aujourd’hui, Rav Goutnick continue de remplir la mission que le Rabbi lui a confiée il y a des décennies. Récemment encore, une page entière du Jerusalem Post portait son message : « Ne jouez pas avec des vies juives. » Le contenu est sans ambiguïté : Israël ne devrait pas céder Gaza sous administration étrangère, doit contrôler Gaza et annexer la Judée et la Samarie.

L’actualité récente, selon lui, lui donne raison. Ces meurtriers qui ont été échangés contre les otages – que D.ieu soit loué, les otages ont été sauvés – mais l’un d’eux a été arrêté avec toutes sortes d’armes à feu alors qu’il tentait de faire exploser de nombreux endroits. Quelques jours seulement après leur libération, ils essayaient déjà activement de tuer des Juifs.

« Nous partageons le message selon lequel nous vivons des temps très difficiles et Israël doit rester fort », explique Goutnick. « Notre Premier ministre doit rester fort et sans compromis. Il vaut mieux ne pas céder l’administration à d’autres pays comme la Turquie, le Qatar et d’autres pour gérer Gaza. Israël doit contrôler Gaza et Israël doit annexer la Judée et la Samarie. C’est une partie d’Israël. »

Son message s’adresse même au président américain. « Le président Trump pourrait ne pas aimer cela aujourd’hui, mais à la fin, il réalisera que c’est le destin du peuple juif. Le destin du peuple juif est d’avoir sa propre patrie, et la Judée et la Samarie font partie d’Israël, et Gaza fait partie d’Israël. Aucune nation, aucun président, que ce soit celui de la France ou le chancelier d’Allemagne, personne ne peut nous enlever cette fierté. »

Un signe du Rabbi pour conclure

Un moment remarquable illustre la guidance continue du Rabbi dans la vie de Goutnick. En ouvrant au hasard son livre de réponses du Rabbi, une page apparut qui semblait choisie par une main invisible. « Ici, je demandais au Rabbi si je devais donner une interview à la presse sur mes activités commerciales et les promesses qu’il m’avait faites », lit Goutnick. « Le Rabbi répond : « Je ne peux rien voir de négatif là-dedans. Quelle est la question ? Bien sûr que vous devriez. » »

Le sourire de Goutnick en dit long. « Vous voyez, le Rabbi est très positif. » Pour lui, ce n’est pas une coïncidence. Dans sa vision du monde, rien n’arrive par hasard, surtout pas lorsqu’il s’agit du Rabbi.

Un privilège devenu obligation

« Comme je le dis, c’est un privilège d’avoir toutes ces réponses », réfléchit Rav Goutnick en pesant ses mots. « Mais c’est aussi une obligation. C’est une obligation de réaliser ce que le Rabbi voulait de nous. C’est pourquoi je place des publicités dans les journaux. C’est pourquoi je fais ce que je fais. »

Sa définition du succès reflète cette philosophie. « Le succès consiste à faire de son mieux pour atteindre ses objectifs. Nous ne réussissons pas toujours à 100 %, mais nous devons donner notre maximum, 101 % d’efforts, d’énergie et de zèle. Le succès vient par l’effort et le travail acharné. »

Il partage un verset des Psaumes qui guide sa vie : « Fais confiance à Hachem dans toutes tes voies et compte sur Lui, et Il fera ce qu’Il doit faire. En d’autres termes : aie confiance, aie la foi, fais ce que tu es censé faire et Hachem t’aidera. »

L’héritage d’une vie guidée par la foi

L’histoire de Rav Yossef Goutnick se dessine ainsi : celle d’un homme qui a su transformer des bénédictions spirituelles en réalité matérielle, puis reconvertir cette richesse en impact social massif. Un homme qui, à plus de 70 ans, continue de creuser la terre tasmanienne à la recherche des « diamants du futur », tout en défendant inlassablement la vision politique du Rabbi pour Israël.

La famille qu’il a bâtie avec Sarah témoigne de ses valeurs. Leurs 11 enfants ont grandi dans une maison connue pour son hospitalité, où des Juifs de tous horizons étaient accueillis avec chaleur. Ils ont vu leur père tendre la main à tous, sans distinction, incarnant les enseignements du Rabbi dans chaque aspect de sa vie.

L’histoire de Diamond Joe n’est pas celle d’un simple homme d’affaires chanceux. C’est le récit d’une vie consacrée, d’une mission reçue à 11 ans et poursuivie avec une détermination inébranlable pendant des décennies. C’est l’histoire d’un homme qui a compris que la véritable richesse ne se mesure pas en carats de diamants, mais en vies touchées, en communautés bâties, en vérités défendues.

« Espérons que nous ne reverrons plus jamais le 7 octobre », conclut-il, « et que nous ne verrons que de bons moments en Israël et la paix en Israël. La paix par la force. »

Cette saga extraordinaire révèle un homme qui a su rester fidèle, contre vents et marées, à la vision d’un Rabbi qui voyait en lui bien plus qu’il ne voyait en lui-même. Un homme qui continue, aujourd’hui encore, de transformer les bénédictions en or – non pas pour lui-même, mais pour le peuple juif tout entier.