Dans un discours solennel adressé aux citoyens israéliens, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a dressé un bilan historique des opérations militaires menées contre l’Iran et ses mandataires régionaux. Il a affirmé qu’Israël avait réussi à démanteler le programme nucléaire iranien, à neutraliser l’arsenal de missiles du Hezbollah et à affaiblir profondément le régime de Téhéran. « L’Iran n’est plus le même Iran, et Israël n’est plus le même Israël », a-t-il déclaré, saluant le courage des soldats, des pilotes et de l’ensemble du peuple israélien.

 

 

 

Citoyens d’Israël, mes frères et sœurs,

La campagne n’est pas encore terminée, mais nous pouvons d’ores et déjà l’affirmer avec certitude : nous avons accompli des choses historiques.

Je veux vous rappeler où nous en étions. L’Iran avait tenté de nous enserrer dans un anneau d’étranglement : le Hamas à Gaza, le Hezbollah au Liban, le régime d’Assad en Syrie, les milices en Irak, les Houthis au Yémen — et l’Iran lui-même. Ils voulaient nous étouffer. Aujourd’hui, c’est nous qui les étouffons. Ils avaient rêvé de notre anéantissement ; les voilà qui se battent pour leur propre survie. Nous avons frappé fort, et il nous reste encore beaucoup à faire — j’y reviendrai dans un instant.

Mais je veux commencer par l’Iran lui-même, par la tête de la pieuvre. J’ai consacré une part considérable de ma vie à empêcher une seule chose : que ce régime de la terreur ne se dote d’une arme nucléaire avec laquelle il cherche à effacer l’État juif et à mettre un terme à l’histoire juive. J’en ai parlé devant le Congrès américain, devant l’ONU, devant de nombreux parlements. J’ai initié toutes sortes d’actions, pour la plupart clandestines, pour les retarder — et nous les avons effectivement freinés. Mais le monde n’écoutait pas. Beaucoup disaient : « Ce n’est pas si grave. Ce n’est même pas si terrible qu’Iran se dote de l’arme nucléaire. » Ces voix, je les ai entendues — non seulement à l’extérieur, mais parfois même parmi nous. Et moi, en tant que Premier ministre d’Israël, chef du seul et unique État juif, je ne pouvais pas l’accepter.

La nuit qui a tout changé : l’opération « Jours de repentir »

Le grand changement s’est produit lors de cette soirée de l’opération « Jours de repentir », quand nos avions intrépides ont déchiré le ciel iranien et frappé des cibles sur l’ensemble du territoire de l’Iran.

Nous avons été les premiers à briser le mur de la peur — la peur d’agir en Iran même. Je me souviens de ce que j’ai ressenti alors : quelle émotion, quelle fierté, quel frisson. Et je sais que vous l’avez tous ressenti aussi.

Nous avons été les premiers à agir parce que nous savions ce qui était en jeu. Mais si je vous avais dit, il y a un an, que nos pilotes voleraient au-dessus de l’Iran — qui l’aurait cru ? Et si je vous avais dit qu’il y a un an que les États-Unis d’Amérique, la puissance la plus grande du monde, combattraient à nos côtés, épaule contre épaule, aile contre aile, pendant près de quarante jours contre l’ennemi commun — qui l’aurait cru ?

Pourtant, tout cela s’est produit, parce que c’est nous qui avons pris l’initiative, c’est nous qui avons agi, c’est nous qui avons attaqué.

Pourquoi nous sommes entrés en campagne

Nous sommes partis en campagne parce que l’Iran était sur le point d’acquérir l’arme nucléaire — et aussi la capacité de produire des milliers, des milliers de missiles, pas une poignée, des centaines tombant sur nous chaque jour. Deux menaces existentielles que nous étions contraints d’écarter.

Si nous n’étions pas partis en opération « Jours de repentir », puis en opération « Rugissement du lion » contre l’Iran, les bombes atomiques auraient déjà été là.

Je vais vous dire comment nous avons conjuré ce danger. Avant l’opération « Jours de repentir », un renseignement précis et opportun me parvint : l’Iran commençait à convertir l’uranium enrichi en arme nucléaire. Dès réception de cette information, nous sommes passés à l’action. Nous avons éliminé douze de leurs plus hauts responsables du programme nucléaire. Nous avons attaqué leurs installations nucléaires — conjointement avec nos alliés américains — vous vous souvenez de l’attaque sur Fordow ? Quel travail remarquable ils ont accompli. Nous avons également détruit des dépôts de missiles et des centaines de lanceurs. L’ensemble de ces frappes a écarté de nous une double menace existentielle et immédiate.

L’opération « Rugissement du lion » : démantèlement en profondeur

Quelques mois après l’opération « Jours de repentir », un nouveau renseignement précis et opportun me parvint : Khamenei avait ordonné la reprise et même l’extension de l’industrie nucléaire et de l’industrie balistique. J’emploie à dessein le mot « industrie », car il envisageait quelque chose de bien plus vaste — sous terre. Il voulait enfouir à la fois la production de missiles et la production nucléaire, profondément sous une haute montagne, à une profondeur telle que même un bombardier B-2 ne pourrait y accéder.

Je ne pouvais pas rester les bras croisés. Nous sommes passés à l’action. Lors de l’opération « Rugissement du lion », nous avons éliminé huit autres scientifiques nucléaires, qui travaillaient cette fois sur l’armement — c’est-à-dire la fabrication de l’arme elle-même, et pas seulement l’uranium enrichi : sans cela, il est impossible de fabriquer des bombes atomiques.

Nous avons détruit l’usine d’eau lourde d’Arak. Nous avons anéanti l’ensemble de leur réseau de centrifugeuses ainsi que leurs usines de production d’uranium. En d’autres termes, l’Iran ne dispose plus d’une seule usine d’enrichissement active, et la majeure partie de leur capacité à produire des missiles a disparu. Ils ont encore des missiles, ils ont encore un stock — mais ce stock se vide progressivement.

Nous avons donc réussi à démanteler le programme nucléaire, à démanteler le programme balistique. Et nous avions un troisième objectif : affaiblir le régime iranien à son niveau le plus bas depuis sa fondation, il y a quarante-sept ans.

La décapitation du régime iranien

Voici ce que nous avons accompli. Nous avons éliminé le Guide suprême Khamenei, son successeur de facto Larijani, le ministre de la Défense, le ministre du Renseignement, le chef d’état-major de l’armée iranienne, le commandant des opérations de la Force Al-Qods, les commandants des Gardiens de la Révolution, les commandants du Bassidj, l’élite du sommet sécuritaire, l’élite du renseignement, l’élite de l’aviation, le responsable des missiles balistiques, le responsable du financement des organisations terroristes, le commandant de la marine iranienne et la flotte iranienne en mer Caspienne.

Nous avons aussi neutralisé des dizaines de commandements des Gardiens de la Révolution et de la sécurité intérieure, des dizaines d’hélicoptères et d’avions de transport, la machine financière des Gardiens de la Révolution — c’est-à-dire l’industrie sidérurgique iranienne — et les trois quarts des usines pétrochimiques d’Iran, dont vivent les Gardiens de la Révolution. Nous avons frappé la plus grande usine iranienne de production de kérosène, un dépôt de carburant, des liaisons ferroviaires utilisées pour transférer forces et armements, ainsi que des dizaines d’usines de l’industrie militaire.

Il y a encore de nombreux autres détails que je vous épargne — mais nous, nous ne leur avons rien épargné.

Un régime qui supplie pour un cessez-le-feu

Certains disent qu’il n’y a pas eu de résultats. Il y a eu des résultats gigantesques. Cela se traduit par ce régime affaibli qui demande, qui supplie pour un cessez-le-feu. Cela se traduit par des conflits internes au sein de ses dirigeants — nous en sommes informés. Nous observons les difficultés croissantes qu’ils rencontrent pour répondre aux besoins de leurs citoyens. C’est le signe d’un affaiblissement profond, profond du régime des mollahs.

L’Iran n’est plus le même Iran, et Israël n’est plus le même Israël. Eux qui voulaient nous anéantir se battent désormais pour leur propre survie.

Les tentacules de la pieuvre : Gaza, Liban, Syrie

Sur les bras de la pieuvre aussi, nous avons accompli des choses immenses.

Nous avons d’abord établi une règle : Israël ne tolérera pas que des organisations terroristes s’installent à sa frontière. Nous avons donc créé des zones de sécurité en profondeur en territoire ennemi.

À Gaza, nous contrôlons plus de la moitié de la superficie de la bande. Nous encerclons le Hamas de toutes parts et nous en viendrons à bout. En Syrie, nous sommes au sommet du mont Hermon et nous atteignons le Yarmouk — où nous veillons également, comme je m’en suis engagé, sur nos alliés Druzes.

Au Liban, un changement fondamental s’est produit. Vous vous souvenez de Nasrallah ? Il se vantait — « les juifs », c’est ainsi qu’il nous appelait, « les rongeurs de la route ». Il a été éliminé. Et avec lui, nous avons détruit son arsenal colossal de cent cinquante mille missiles et roquettes — en six heures. L’immense majorité de cet arsenal a été anéantie ; il leur en reste encore quelques-uns, nous y remédions.

Ils avaient également planifié autre chose : des milliers de combattants de la force Radwan devaient infiltrer discrètement la ligne de frontière, envahir et s’emparer de la Galilée. Ce plan, nous l’avons anéanti. Nous les avons prévenus, nous en avons tué un grand nombre, nous avons neutralisé tout le réseau souterrain qu’ils avaient préparé — les tunnels, les villages-forteresses terroristes en surface — et nous avons créé une zone de sécurité de huit à dix kilomètres pour éloigner la menace des roquettes de nos localités.

Nous combattons encore. Ce n’est pas terminé. Vous avez vu, il y a seulement quelques jours, l’opération la plus puissante depuis l’affaire des bipeurs : nous avons éliminé des centaines de terroristes en dix minutes. Et notre main reste tendue. Cela continue sans relâche.

Le Liban demande la paix — une première historique

Je veux vous dire ce qui s’est passé en conséquence de la puissance que nous avons démontrée. Le Liban s’est tourné vers nous — à plusieurs reprises au cours du dernier mois — pour engager des pourparlers de paix directs. Cela ne nous est jamais arrivé dans l’histoire. En fait, c’est arrivé une fois, il y a des décennies, mais maintenant ils sont revenus vers nous. J’ai subordonné cette démarche à deux conditions : nous voulons parvenir au désarmement du Hezbollah, et nous voulons un véritable accord de paix, un accord qui tienne pour les générations à venir.

Et je veux vous dire autre chose : ce n’est pas seulement le Liban. De nombreux autres pays — au Moyen-Orient et au-delà — se tournent vers nous pour des coopérations et des alliances, parce qu’ils voient notre puissance. La force rapproche, comme la faiblesse éloigne. La force rapproche. Et Israël est aujourd’hui plus fort que jamais.

Cette petite Israël — peut-être petite en superficie, mais immense dans son esprit et sa détermination — est devenue la puissance régionale la plus forte. Tout le monde le comprend, et dans une certaine mesure, également une puissance mondiale.

La collaboration avec Washington : une alliance sans précédent

Nous avons une alliance qui n’avait pas de précédent. Notre grand ami, le président des États-Unis, avec l’armée américaine aux côtés de Tsahal — des liens qui n’ont jamais existé. Nous travaillons en étroite collaboration avec le président Trump, entre Israël et les États-Unis, d’une manière sans égale.

Quant à l’uranium enrichi qui se trouve encore en Iran — comment le président Trump entend-il procéder ? Il doit être retiré : soit par accord, soit par d’autres voies. Mais nous y travaillons ensemble. Ce sont des accomplissements qui changent tout l’équilibre des forces, et Israël est un Israël différent, plus fort qu’auparavant.

Ceux qui nient les victoires ne changeront pas la vérité

Ces réalisations, certains veulent les nier, les minimiser. Évidemment, l’Iran en premier — et la propagande iranienne se répercute dans nos propres canaux médiatiques, tandis que la propagande de nos adversaires politiques est amplifiée dans les médias iraniens. Mais cela ne change pas la vérité.

Il y a ici un changement immense, colossal. Et il est venu grâce à nos pilotes intrépides, hommes et femmes, grâce à nos forces terrestres qui travaillent sans relâche, grâce à nos commandants et soldats héroïques, grâce aux tombés qui sont morts pour nous et aux blessés dans leur corps et dans leur âme, pour la guérison desquels nous prions.

Cela est venu grâce à vous, citoyens d’Israël : vous avez tenu bon tout au long. Je vous salue. Et cela est venu grâce aux décisions courageuses, déterminées et éclairées du gouvernement que je conduis.

Je veux vous dire : la main reste tendue. Avec « Jours de repentir » qui s’est levé et « Rugissement du lion » qui s’est élancé, nous continuerons, avec l’aide de D.ieu, à agir ensemble et à vaincre.