Une semaine après le lancement de l’opération « Rugissement du Lion », le Premier ministre Binyamin Netanyahou a prononcé un discours historique à la nation israélienne, rendant hommage aux combattants sur tous les fronts et détaillant l’ampleur sans précédent des frappes menées conjointement avec les États-Unis contre le régime des Ayatollahs. Face à une menace nucléaire existentielle, Israël a éliminé le dictateur Khamenei, détruit des infrastructures stratégiques iraniennes et affirmé sa puissance régionale avec une résolution absolue. Netanyahou a conclu son allocution par un message d’espoir adressé au peuple iranien, appelant à la liberté et à une paix future entre deux nations condamnées, selon lui, à redevenir amies.
Un hommage aux soldats et à la résilience du peuple
Une semaine s’est écoulée depuis le début de l’opération « Rugissement du Lion ». Je tiens à saluer nos pilotes héroïques, nos équipes au sol qui travaillent vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et nos courageux combattants au Liban comme sur tous les fronts.
Je veux vous exprimer, citoyens d’Israël, ma profonde gratitude pour votre résilience inébranlable et pour la dignité avec laquelle vous traversez cette période d’urgence. Vous comprenez la gravité de l’heure et vous obéissez aux directives du Commandement du Front intérieur — des directives qui sauvent véritablement des vies. Dans vos pièces de sécurité, dans vos abris, vous faites preuve d’un esprit fort. Vous nous dites, à nous — le gouvernement, les soldats, les commandants héroïques : continuez jusqu’au bout, jusqu’à la victoire.
Du fond du cœur, je vous remercie de votre soutien. Et je vous annonce que nous poursuivons cette guerre de toutes nos forces, en avançant avec initiative et stratégie.
La détermination, premier fondement de la victoire
Mais le premier fondement du succès, c’est la détermination. Je ne parle pas seulement de la détermination des dirigeants. Je parle de la détermination du peuple — de cette détermination que vous, citoyens d’Israël, avez démontrée jusqu’à présent, et de celle qui nous sera encore demandée.
Ensemble, nous nous sommes relevés de l’horrible massacre du 7 octobre. Ensemble, nous avons repoussé nos ennemis, étape par étape, dans cette guerre de renaissance. Nous les avons écrasés à Gaza — Sinwar et ses meurtriers. Au Liban — Nasrallah et ses terroristes. En Syrie — où nous avons provoqué la chute d’un régime sanguinaire. Et en Iran — où nous avons frappé le régime meurtrier des Ayatollahs, d’abord lors d’une première opération, et maintenant avec une intensité encore plus grande dans l’opération « Rugissement du Lion ».
Dans le même temps, nous avons ramené tous nos otages, frappé les centres du terrorisme en Judée-Samarie, gravi le sommet de l’Hermon et créé des zones tampons en Syrie, au Liban et à Gaza. Comme je vous l’avais promis deux jours après le 7 octobre : nous changeons le visage du Moyen-Orient.
Un changement polaire : l’audace comme doctrine
Mais nous n’avons pas seulement changé le Moyen-Orient — nous nous sommes d’abord changés nous-mêmes. Car après la grande catastrophe du 7 octobre, j’ai décidé de mener un changement radical : des actions puissantes, les unes après les autres, proactives et surprenantes, des actions qui modifient de manière dramatique le rapport de force entre nous et nos ennemis.
Grâce à ces méthodes, nous avons transformé Israël en une puissance régionale qui dissuade et vainc ses adversaires. Tout cela exige de l’initiative, de l’audace et la capacité à prendre des risques calculés.
Dans l’unité de la Sayeret Matkal, où j’ai servi comme combattant puis comme commandant, une grande affiche ornait la salle à manger. Deux mots seulement : « Qui ose gagne. » Si tu n’oses pas, si tu crains en permanence l’échec, tu perdras. Mais si tu oses, si tu prends des risques calculés et déstabilises l’ennemi, tu brises son esprit.
Pourquoi nous avons lancé l’opération « Rugissement du Lion »
Face à nous se dresse un régime maléfique et extrémiste qui, depuis quarante-sept ans, crie « Mort à Israël, mort à l’Amérique » et complote pour nous anéantir avec des bombes atomiques et des dizaines de milliers de missiles balistiques.
Le président Trump a compris depuis longtemps l’ampleur de ce danger pour les États-Unis et pour le monde entier. Je l’ai rencontré en Floride, il y a quelques mois, avant qu’il ne soit élu pour son second mandat. La première chose qu’il m’a dite : « Bibi, nous devons à tout prix empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. » Je tiens à remercier mon ami le président Trump pour le leadership historique dont il fait preuve, pour l’amitié courageuse qui nous unit, et pour l’alliance, plus étroite que jamais, entre les États-Unis et Israël.
Lors de notre opération coordonnée, nous avons uni nos forces pour écarter d’Israël et des États-Unis le danger immédiat. Mais le dictateur de Téhéran, Khamenei, n’a tenu compte ni des avertissements du président Trump, ni des miens. Il a ordonné de restaurer — et même d’enfouir profondément sous terre, sous de hautes montagnes — les capacités nucléaires et balistiques de l’Iran, pour les mettre totalement à l’abri de toute attaque.
Il ne fait aucun doute qu’une fois cette immunité souterraine acquise, le régime des Ayatollahs aurait utilisé ces armes terribles pour détruire Israël, menacer les États-Unis, l’Europe, les pays de la région et le monde entier. Car c’est exactement ce que ce régime terroriste fait aujourd’hui — alors même qu’il ne dispose pas encore d’armes de destruction massive. Imaginez ce qu’il aurait fait avec des armes nucléaires entre les mains.
C’est avec cette lucidité que les États-Unis et Israël ont lancé ensemble cette opération, pour contrecarrer ces menaces terribles et créer les conditions permettant au peuple iranien de prendre son destin en main.
Il y avait aussi un autre danger : celui qu’Iran nous devance, qu’il attaque en premier des cibles américaines dans la région ainsi qu’Israël. Pour toutes ces raisons, nous avons agi au moment prévu.
Le bilan de la première semaine de guerre
Voici ce que nous avons accompli : au cours de la première semaine de la guerre, nous avons éliminé le dictateur Khamenei. Nous avons neutralisé des dizaines de hauts responsables des Gardiens de la Révolution et des centaines d’agents terroristes. Nous avons détruit des installations gouvernementales, des infrastructures nucléaires, des quartiers généraux et des bases militaires, des usines d’armement, des entrepôts de missiles et de drones, ainsi que des centaines de lanceurs de missiles balistiques — réduisant ainsi considérablement la menace pesant sur l’État d’Israël.
Grâce à nos pilotes audacieux et à ceux des États-Unis, nous avons obtenu un contrôle quasi total de l’espace aérien de Téhéran. Chaque jour qui passe, nous dépouillons davantage le régime iranien de ses capacités. C’est ce que nous faisons également au Liban, avec des frappes écrasantes contre les terroristes du Hezbollah, qui servent les intérêts de l’Iran.
Et je le répète au gouvernement libanais : votre responsabilité est de faire respecter l’accord de cessez-le-feu. Votre responsabilité est de désarmer le Hezbollah. Si vous ne le faites pas, l’agression du Hezbollah aura des conséquences désastreuses pour le Liban. Il est temps que vous aussi, vous preniez votre destin en main.
Ce qui attend le régime — et un message au peuple iranien
Quant à la suite des opérations en Iran : nous avons un plan ordonné, avec de nombreuses surprises, destiné à déstabiliser le régime et à permettre le changement. Nous avons encore de nombreux objectifs, que je ne détaillerai pas ici.
Mais aux agents des Gardiens de la Révolution — ceux qui tyrannisent le peuple iranien dans les rues — je dis ceci : vous êtes vous aussi dans le viseur. Celui qui déposera les armes ne subira aucun mal. Celui qui ne le fera pas, son sang sera sur sa propre tête.
Et au peuple iranien, je dis : je vous parle, et je parle pour vous, depuis des décennies. Le moment de vérité approche. Car nous ne cherchons pas à diviser l’Iran — nous cherchons à le libérer. Le libérer du joug de la tyrannie, et vivre en paix avec lui. Mais en fin de compte, cette libération dépendra de vous, membres de ce peuple courageux qui a tant souffert.
Je crois profondément que si vous vous levez au moment de vérité, le jour ne tardera pas où Israël et l’Iran redeviendront des amis courageux.
Où était l’ONU ? Où étaient les pays occidentaux et la presse internationale??
Quiconque voit les drapeaux agités ensemble dans les capitales occidentales — le drapeau du Lion et du Soleil iranien aux côtés du drapeau à l’Étoile de David israélien — quiconque voit les danses et les accolades chaleureuses entre les exilés iraniens et les Juifs, est profondément ému. Cela donne un immense espoir pour l’avenir.
Notre succès n’apportera pas seulement l’élimination de la menace nucléaire pour le monde entier, ni seulement la paix entre Israël et l’Iran. Il apportera également une expansion dramatique du cercle de la paix autour de nous.
Aujourd’hui, le monde entier comprend que le régime des Ayatollahs met en danger la planète. Ces derniers jours, l’Iran a attaqué douze pays dans sa région. Nous nous tenons à leurs côtés. Ces nations voient la puissance immense d’Israël, notre volonté de combattre les dictateurs de Téhéran, l’héroïsme de notre armée et de notre peuple, ainsi que nos capacités militaires et technologiques colossales. Et de nombreux pays se tournent vers nous pour coopérer.
Pourquoi le font-ils précisément maintenant ? Parce que nous sommes forts. Parce que nous sommes justes. Parce que nous combattons.
Ces pays voient l’hypocrisie de l’ONU, qui nous a condamnés sans raison dans notre guerre juste contre les émissaires meurtriers de l’Iran à Gaza — cette même ONU qui n’a rien fait face au massacre de masses en Iran. Ils voient la faiblesse de dirigeants occidentaux qui ont tout simplement abandonné des nations entières pendant que Khamenei et ses meurtriers massacraient des dizaines de milliers de citoyens iraniens. Où était l’ONU ? Où étaient les pays occidentaux et la presse internationale qui nous condamne sans cesse avec de fausses informations ? Ils n’étaient nulle part. Ils ont tout simplement disparu.
Israël sert aujourd’hui de phare de puissance et d’espoir. Grâce à cette puissance, nous pourrons élargir le cercle de la sécurité, de la paix et de la prospérité, dans des proportions que nous n’avons jamais connues.
Le rugissement continue
Mais en ce moment, citoyens d’Israël, nous sommes encore en pleine campagne difficile. Nous ne cesserons pas de combattre les dictateurs en Iran. Nous les frapperons sans pitié. L’opération « Rugissement du Lion » se poursuivra avec un élan sans compromis.
Ensemble, nous continuerons à tenir bon. Ensemble, nous rugirons comme un lion. Et avec l’aide de D.ieu, ensemble, nous assurerons l’éternité d’Israël.
















