Ce Youd Chvat, jour de la Hiloula le jour de l’élévation de l’âme du Rabbi Rayats, nous constatons plusieurs niveaux d’élévation par rapport au jour de la semaine dans lequel il tombe ; Yom Révii, Mercredi, quatrième jour de la semaine.

Le quatrième jour de la semaine porte l’élévation particulière de la création du soleil et de la lune « les deux grands luminaires ». En plus de cela, il entraîne le commencement des préparations du Chabbat. C’est pour cela que dans le Chir Chel Yom, le chant approprié au jour de la semaine, nous rajoutons les trois versets du Mizmor « Lé’ha Dodi » que l’on récitera dans son intégralité le saint jour du Chabbat.

Cette élévation est soulignée en particulier le Chabbat prochain à la Parachat Béchala’h, dans lequel tous les événements de la semaine reçoivent leur élévation. Ce Chabbat s’appelle aussi « Chabbat Chira » (le Chabbat du cantique, au féminin, la chanson), du fait de la chanson de la mer rapportée dans la Paracha. Le chant en général représente une élévation de degré ; toute élévation spirituelle se fait par un chant de l’âme quel qu’il soit.

Dans ce cas là, si lors de tous les Chabbat se fait une élévation dans tous les mondes, et dans chaque jour de Hiloula (comme Youd, 10 Chvat, jour de l’élévation de l’âme du Rabbi Rayats ) il y a une Ascension dans l’âme du défunt par le biais d’une chanson, parce que la perfection des élévations se fait pendant le Chabbat Chira, un Chabbat qui est tout entier une chanson. Une qualité supplémentaire s’accomplit dans le fait
que lors de Chabbat Chira, s’accomplit la perfection du jour de Hilloula à proximité du 15 Chvat, Roch Hachana des arbres fruitiers. Il ne reste plus alors qu’à trouver le lien entre les deux Parachiot de la semaine,
« Béchala’h et Yitro ».

Dévoiler le chiffre Onze

Les Parachiot de Béchala’h et Yitro ont un lieu de ralliement ; tous deux donnent naissance au don de la Torah. L’événement central de la Paracha Béchala’h est Kriat Yam Souf, l’ouverture de la mer des joncs, qui donne naissance à la perfection de la sortie d’Égypte, dont-il n’y a plus aucun souvenir.

De ce fait, tous les chants du monde ne sont pas au féminin. Le dixième chant qui sera dans la Guéoula sera dans une forme masculine,
« chantez à D.ieu un nouveau chant ! ».

Et dans Chabbat Chira, tous les chants du monde arrivent à leur perfection, et ensemble avec cela, ont parvien à la fusion avec l’état du divin qui est en haut.
Chabbat Chira unifie le chant nouveau qui sera dans la Guéoula avec les chants qui existent aujourd’hui déjà.

De ce point de vue, Chabbat Chira ressemble au Chir HaChirim, le cantique des cantiques (du roi Chlomo), sur lequel il est dit : tous les chants sont saints, Kodech, mais Chir HaChirim, Kodech Kodachim, le saint des saints. Étant donné qu’il rattache tous les chants du temps présent avec le chant nouveau qui sera dans la Guéoula, le niveau du Onze, qui est au dessus du monde, l’essence et la nature profonde de D.ieu.

Le degré du Onze est attaché en particulier avec le mois de Chvat, lequel est le onzième mois depuis le mois de Nissan, (Roch Hachana des mois de l’année) et c’est pour cela qu’immédiatement après, on
parvient à la délivrance de Pourim et de Pessa’h.

Il y a donc une élévation particulière dans le onzième jour du onzième mois, car en lui, il y a le dévoilement du onzième niveau.

Le jour est lié à la course du soleil, le Machpiya, celui qui influence, d’entre les deux luminaires ; est alors particulièrement souligné le dévoilement du Onze, (degré du Elion, ce qui est supérieur) dans sa perfection. Toutes ces élévations là sont soulignées en particulier dans le Dixième et Onzième jour du mois de Chvat de notre génération. Youd Chvat est le jour de l’élévation de l’âme du Rabbi précédent de Loubavitch, le Rabbi Rayats. En ce jour s’est effectuée l’élévation de son âme et de toutes ses actions, ce qui influence toute la génération (puisqu’il s’agit du prince de la génération), et de ce jour là, on parvient au jour où se sont dévoilés les deux grands luminaires, le onzième jour du mois de Chvat, jour du début de la passation de pouvoir (de manière dévoilée) du prince de notre génération. C’est là que se trouve le Onzième, que ce soit dans le jour ou le mois de manière dévoilée.

La perfection de ces sujets est justement dans cette année, 5752, 42 ans après le retrait de l’âme du Rabbi mon beau père. Chiffre qui correspond au 42 étapes du peuple d’Israël dans le désert. Et désormais, nous sommes prêts à pénétrer dans la terre d’Israël dans la délivrance complète et véritable !

Et la Paracha Yitro (où il est également rapporté le don de la Torah), il est mentionné l’aveu de Yitro « Car désormais je sais que D.ieu est grand » ; la soumission envers D.ieu de l’un des chefs d’entre les prêtres qui servaient des idoles, est venue compléter la préparation adaptée du monde à l’approche du don de la Torah.

En allusion, on pourra remarquer également la préparation à la nouvelle Torah, qui se dévoilera dans la délivrance future; le cantique de la mer se conclu par les paroles : « D.ieu gouvernera pour toujours », et ceci sera dans la perfection de la délivrance.
La guerre d’Amalek s’achève uniquement par la venue du Machia’h, car alors totalement sera effacée le souvenir d’Amalek, et Yitro a eu le mérite de rajouter une Paracha complète à la Torah en allusion à la
« nouvelle Torah » qui se rajoutera lors de la délivrance.

Toutes ces préparations là débutent essentiellement par la sortie d’Égypte elle même.

Afin de comprendre ces événements là, il nous faut comprendre auparavant ce qu’il s’est passé au moment de la sortie d’Égypte.

Le Midrache rapporte le fait que la distance entre l’Égypte et la terre d’Israël équivaut à 11 voyages seulement. Pourtant, concrètement, les enfants d’Israël ont résidé 40 ans dans le désert jusqu’à ce qu’ils parviennent à la terre d’Israël !

Et la raison profonde à cela est que le chiffre 11 représente un chiffre supplémentaire qui est au dessus de la nature (10 Sefirot), un degré du Divin qui est au dessus du monde. Et afin que les enfants d’Israël puissent percevoir, comprendre et intérioriser également un degré comme celui de l’essence du Créateur, il fallait 40 ans, ainsi qu’il est dit
« à l’âge de 40 ans, (nous atteignons le niveau de) la Bina ». 40ans permettent d’intégrer au mieux de tels niveaux d’élévation.

Et comme l’on sait, que seulement après 40 ans, il est possible d’intégrer de la meilleure façon les paroles du Rav.

Une Paracha en préparation au don de la Torah
Le moyen d’intégrer et d’intérioriser le niveau du « 11 », qui désigne l’essence et la nature profonde de D.ieu n’est simple en aucune manière. Pour cela, il y avait une nécessité de traverser le désert qui représente l’endroit de l’impureté et des forces du mal, afin de découvrir les
étincelles de sainteté tombées là bas, de les purifier et de les élever dans la sainteté pendant la durée de 40 ans (c’est pourquoi il est dit « 11 jours depuis ‘Horev par chemin du Mont Seïr », étant donné que ces étincelles, avant leur purification se trouvent dans la montagne de Seïr, que D.ieu nous en préserve).

Ces étincelles là sont extrêmement élevées, plus encore que les 10 commandements et que l’ensemble de la Torah et des Mitsvot!

Leurs racines viennent du niveau de 11, et par leur purification et leur élévation dans la sainteté, le niveau du 11 se répand également au sein des enfants d’Israël. Une chose semblable s’est accomplie par la guerre d’Amelek, et par l’aveu de Yitro « Désormais je sais » !

Par le fait d’effacer le souvenir d’Amelek et par la soumission de Yitro dont leurs sources sont aussi liées au 11ème niveau de la sainteté, se continu pour les enfants d’Israël, un avantage et un rajout dans la Torah ; le dévoilement de l’essence et de la nature profonde de D.ieu qui est au dessus des 10 commandements.

Car c’était en réalité uniquement une préparation et la perfection, lorsque la fin de la préparation se concrétise par la purification du monde présentement, au moment de l’exil.
Nous nous unifions
Lors du Chabbat Chira, est également souligné le travail, le degré du Divin qui est au dessus du monde, et qui traverse le monde.

le chant en général représente, comme dit auparavant, l’élévation de toutes choses du bas vers le haut. Comme le souligne les paroles de la Michna « Celui portent un Chèr (collier de l’animal de étymologie d’un chant) sortent avec un chant et sont ramenés avec un chant (Cher- Chir »).

Toutefois, il existe deux sortes de chant: Chira, la chanson, et Chir,
le chant.

Dans Chira, qui est un mot féminin, est souligné essentiellement la Tchouka, le désir et le fait de se languir, depuis le bas vers le haut.

Alors que dans le Chir, le chant au masculin, même si celui ci donne naissance à une élévation, depuis le bas vers le haut, est souligné en lui essentiellement l’unification avec le « supérieur ».

Être joyeux de la joie de la délivrance
Concrètement, nous devons rajouter dans tout ce qui est relié à la Hilloula de Youd Chvat, et rajouter dans l’accomplissement de ses enseignements dans la diffusion de la ‘Hassidout, comme il est demandé. Et en particulier dans l’organisation de réunions ‘Hassidiques en rapport avec ce jour avec joie et chants d’allégresse.

Et l’essentiel est que vienne immédiatement le Roi Machia’h car alors nous accomplirons la Mitsva de nomination du Roi, effacer Amalek et la construction du Beth Amikdach, le troisième temple et dès cet instant, on se dirige vers la terre d’Israël pour entendre tous ensemble de la bouche du Roi Machia’h « une nouvelle Torah sortira de moi ! »

 

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