Des conseils pratiques sur les vacances, les voitures et les examens en Yechiva, aux directives incisives sur la Cheli’hout, les exigences dans le ‘Hinoukh, et même les paroles d’un chant sur le Machia’h : le nouveau recueil Likout Ma’anot Kodech, riche de centaines de réponses inédites, révèle la clarté du Rabbi dans chaque domaine de la vie.

 

 

À l’occasion du 22 Chevat, un nouveau volume monumental contenant 762 pages de réponses et de directives du Rabbi a été publié. Ce recueil comprend des centaines de réponses inédites, désormais accessibles au public gratuitement.

Il s’agit du 27e volume du Likout Ma’anot Kodech et du cinquième volume supplémentaire de la collection, qui documente chronologiquement les dizaines de milliers de réponses du Rabbi aux ‘Hassidim sur plus de 40 ans, rendant ainsi les directives du Rabbi accessibles à chaque ‘Hassid.

Malgré l’immense quantité de Torah du Rabbi disponible pour le public — publiée à de nombreuses reprises et sous divers formats, incluant les Si’hot, les Maamarim, les Farbrenguen, les lettres, et même des journaux documentant l’emploi du temps du Rabbi — les « Ma’anot », ces réponses manuscrites émises par le Rabbi, en particulier lorsque la demande croissante sur son emploi du temps ne laissait plus de place aux lettres formelles, n’ont malheureusement reçu que peu ou presque aucune attention et demeurent, dans une certaine mesure, largement méconnues.

Les dizaines de milliers de Ma’anot ont été rassemblées par un groupe de Bo’hourim dévoués, qui ont parcouru des centaines de Sefarim et de Techourot, tout en sollicitant de nombreux ‘Hassidim, Chle’him et Askanim du monde entier ayant eu le mérite de recevoir des réponses du Rabbi durant ces années et qui ont eu la générosité de les partager pour le bien du public.

Voici une petite sélection de Ma’anot publiées dans ce dernier volume :

Où dépenser l’argent de vos vacances

En réponse à une personne qui avait écrit au sujet des projets d’été de sa famille, le Rabbi a d’abord reconnu qu’ils avaient besoin de bien se reposer, puis a écrit (5 Av 5714) :

« L’argent qu’ils dépenseraient en vacances devrait plutôt servir à organiser des vacances à la maison (en ajoutant de l’aide ménagère et autres). De manière générale, il est très discutable que cela vaille la peine de se déplacer pendant deux semaines pour… Ils devraient passer l’été joyeusement ici. »

Un Chalia’h a un autre type de Semikha…

À Reb Na’hman Sudak, qui avait écrit au sujet de son collègue Chalia’h Reb Faivish Vogel — lequel envisageait de prendre une pause dans ses activités Loubavitch en Angleterre pour étudier et recevoir la Semikha, car il était gêné de ne jamais l’avoir reçue avant de quitter la Yechiva — le Rabbi écrivit (21 Sivan 5742) :

« Sa Semikha, c’est le fait qu’une institution du Rabbi précédent s’appuie — est Somekh — sur lui. Et [en s’impliquant dans ses activités], son esprit et son cœur se purifient dix mille fois plus [qu’à travers l’étude]. »

Être distrait et acheter une voiture

En réponse à un membre de Anash qui souhaitait acheter une voiture mais s’inquiétait de sa tendance fréquente à être contemplatif et à ne pas prêter attention à son environnement, le Rabbi écrivit (5 Chevat 5740) :

« S’il peut changer cela, alors qu’il achète ; sinon, non. »

Quittez Brooklyn et partez en Cheli’hout

À Reb Zalman Abelsky, qui rapportait ce qu’il avait partagé avec les ‘Hassidim lors de son séjour à New York — à savoir que la plupart des membres de Anash à Brooklyn devraient partir en Cheli’hout — le Rabbi écrivit (‘Hol Hamoed Soukot 5724) :

« Ce qu’il dit est très, très vrai. Halevai que quelqu’un réussisse enfin dans cette affaire importante, bien que (jusqu’à présent) mes paroles n’aient rien accompli. »

Un club mixte pour adolescents afin d’attirer plus de Juifs

À Reb Na’hman Sudak, qui avait écrit au sujet d’une initiative visant à créer un club mixte pour adolescents afin d’en attirer davantage, et qui mentionnait qu’un Rav aurait donné son accord, le Rabbi écrivit (début de Adar Chéni 5749) :

«La mixité mentionnée ci-dessus est contraire au Choul’han Aroukh. Comment un Rav peut-il permettre cela ?! Et en quoi une telle approbation aidera-t-elle si c’est contraire au Choul’han Aroukh ?!»

J’ai échoué à mon examen en Yechiva…

En réponse à Yaakov Israël Muskal, un Bo’hour à la Yechiva Guevoha — Heikhal Hatorah, qui se sentait mécontent de lui-même pour ne pas avoir bien réussi un examen pour lequel il avait beaucoup travaillé, bien qu’il ait obtenu 80 dans une matière où il estimait ne pas avoir fourni assez d’efforts, le Rabbi écrivit (été 5718) :

« Étant donné que l’une des notes était de 80, c’est un signe et une preuve que lorsque tu le veux, tu peux réussir (bien que la réussite dans les différents domaines d’étude ne soit pas la même pour tout le monde). Tu devrais donc accroître ta diligence, et le succès grandira, bien que, comme d’habitude, pas tout d’un coup mais étape par étape.
Quand tu trouves difficile de te concentrer dans ton étude, tu devrais t’arrêter quelques minutes puis réessayer. »

Les résultats de l’absence d’examens pour les Bo’hourim sont évidents

Dans une longue réponse à la Hanhala de Tomkhei Temimim au 770, le Rabbi écrivit (11 Tichri 5721) :

« Cela fait déjà plusieurs années que j’encourage, demande et supplie qu’ils fassent passer des examens aux Bo’hourim au moins une ou deux fois par an… Quand les Bo’hourim savent qu’ils ne seront jamais examinés, il est évident quels seront les résultats… Plus choquant encore est le fait que personne n’y prête attention, même après plus de cinq ans que je soulève la question.
Il conviendrait qu’ils choisissent, parmi les invités, des examinateurs qui testeront tous les Bo’hourim de manière approfondie et sans favoritisme… »

Rencontrer la Kala pendant les fiançailles

En réponse à un ‘Hatan qui avait demandé s’il pouvait rencontrer sa Kala pendant les fiançailles, précisant qu’ils s’étaient déjà vus deux fois, le Rabbi écrivit (19 Iyar 5726) :

« Cela va à l’encontre de ce qui est souhaitable selon la Yirat Chamaïm et certainement selon la ‘Hassidout. Au contraire, les rencontres précédentes étaient elles aussi inappropriées. Le moment est venu — et depuis un bon moment déjà — d’abolir cette pratique. »

Agrandir le 770 pour Tichri

Aux Gabaïm du 770, qui avaient écrit au Rabbi au sujet de leur idée d’abattre un mur dans un coin de la synagogue pour accueillir les foules importantes attendues à Tichri, et d’utiliser l’espace auparavant réservé aux vestiaires et aux Chiourim pour ajouter 80 à 100 places supplémentaires, le Rabbi écrivit (2 Av 5740) :

« De manière à ce qu’un Rav soit d’accord et le permette. »

Le Rabbi a également souligné deux fois ce qu’ils avaient écrit : « que cela soit fait de manière convenable et esthétique. »

Modifier le chant sur le Machia’h

En réponse au chanteur Its’hak Bitton, qui avait partagé avec le Rabbi les paroles d’un chant qu’il avait composé sur le Machia’h, intitulé « Fils du roi David », le Rabbi écrivit (début de Tamouz 5736) :

« S’il est possible d’ajouter facilement [au chant] : et Yehi Ratson que cela soit Bekarov Mamach. »