Plus de 500 étudiants venus de 14 pays européens ont conclu la Pegisha Europe à Rome sur une cérémonie de clôture inoubliable. Invité d’honneur de cet événement, Eliya Cohen — enlevé lors du festival Nova le 7 octobre 2023 et retenu en captivité pendant 505 jours dans les tunnels de Gaza — a livré un témoignage bouleversant sur sa foi et sa survie. Sa présence, symbole de résilience et de lumière au cœur des ténèbres, a profondément marqué l’ensemble des participants.

 

 

Un rassemblement européen historique dans la Ville éternelle

Réunis à Rome pour la Pegisha Europe, plus de 500 étudiants issus de 14 pays du continent, accompagnés de leurs Chlou’him et Chlou’hot, ont vécu un week-end d’exception. Entre conférences, performances artistiques et moments de partage intense, cette rencontre annuelle a une fois de plus démontré sa capacité à toucher les cœurs et à raviver la flamme de l’identité juive chez la jeunesse européenne.

Le 7 octobre, l’horreur en plein festival

Eliya Cohen, 27 ans, se trouvait au festival Nova dans le sud d’Israël, aux premières heures du 7 octobre 2023. Lorsque les roquettes ont commencé à s’abattre sur le site, il a décrit les premières interceptions comme un « feu d’artifice surréaliste ». Eliya a tenté de fuir avant de trouver refuge dans un abri de fortune, qui allait devenir tristement célèbre sous le nom d’« abri de la mort ». Sur les 27 personnes qui s’y étaient réfugiées, 16 ont été assassinées et 4 enlevées, dont Eliya lui-même. Au moment où les terroristes l’ont extrait de l’abri, Eliya Cohen a récité le « Chema Israël » — la prière fondamentale de la foi juive — convaincu qu’il prononçait ses derniers mots.

505 jours dans les tunnels de Gaza

Jeté à l’arrière d’un pick-up et conduit à Gaza, Eliya Cohen a vécu plus d’un an et quatre mois dans les tunnels souterrains contrôlés par le Hamas. Enchaîné pendant des mois, nourri de façon dérisoire, privé de soins malgré une blessure à la jambe et des dommages à l’audition, il a subi une torture psychologique constante. Les geôliers du Hamas se livraient à une guerre mentale cruelle, laissant entendre à intervalles réguliers que les captifs allaient être libérés, avant de les replonger dans l’incertitude et la terreur. « Ils riaient vraiment de nous », a-t-il confié. Pour tenir, Eliya s’est raccroché à sa foi : il récitait des prières et célébrait le Kiddouch du Chabbat sur de l’eau en guise de vin.

La libération et le retour à la vie

Le 22 février 2025, après 505 jours de captivité, Eliya Cohen a été libéré dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu et d’échange d’otages. À sa sortie, il ignorait encore si a fiancée Ziv était en vie. Lorsqu’on lui a annoncé qu’elle l’attendait, il n’arrivait pas à le croire. Quelques semaines après sa libération, il est retourné à l’« abri de la mort » pour y mettre ses Téfilines et réciter le « Chema Israël » — au même endroit et avec les mêmes mots qu’au moment de son enlèvement. « Du lieu même où j’ai été enlevé, je reviens et je prononce la même phrase qu’instants avant mon enlèvement », a-t-il écrit sur ses réseaux sociaux. Le 23 octobre 2025, une fois tous les otages vivants rendus à leurs familles, il a demandé Ziv en mariage lors d’une cérémonie émouvante à Jaffa.

Un témoignage qui inspire une génération

Devant les centaines d’étudiants réunis à Rome, Eliya Cohen a partagé son parcours personnel et son cheminement vers la foi, touchant profondément son auditoire par son courage et sa sérénité retrouvée. Son message central : dans les moments les plus sombres, c’est la foi et la force intérieure qui permettent de survivre. Sa présence à la Pegisha Europe illustre avec une force rare ce que signifie porter en soi l’identité juive, même au fond d’un tunnel. Tout au long du week-end, les participants ont également pu assister aux performances du chanteur Joey Newcomb et aux conférences du Rav Its’hak Schochet, orateur de renom, qui ont enrichi et approfondi cette expérience collective hors du commun.