par hassidout | 24 Nov, 2023 – 11 Kislev 5784 | MAGAZINE, Rav Abergel Yaacov |
Faire de nous-mêmes et de ce monde matériel une demeure pour l’Essence divine :
Il est rapporté dans le Midrache que ‘D.ieu désire que l’homme fasse de ce monde inférieur une demeure pour Lui’. D’après l’enseignement de la ‘Hassidout sur la signification de ce Midrache ‘faire de ce monde une Demeure pour D.ieu’ signifie que la mission qui a été donnée à l’homme consiste à agir dans le monde afin que celui-ci devienne l’endroit du dévoilement de l’Essence divine. C’est la raison pour laquelle le terme de ‘demeure’ est employé ici, car l’Essence d’un homme se dévoile précisément dans l’endroit où il vit, où il demeure, et quand L’Eternel dévoilera Son Essence dans ce monde, il aura alors le mérite d’être appelé ‘la Demeure de D.ieu’ (voir Tanhouma, Nasso, 16. Be’houkotaï, 3. Béréchit Raba, fin du chapitre 3. Bamidbar Raba, chapitre 13. Tanya, début du Chapitre 36).
Préparer ce monde matériel au dévoilement du Machia’h consiste à raffiner ce monde matériel en accomplissant les Commandements divins (dont la majorité est accomplie au moyen de la matière) afin qu’il devienne le réceptacle de l’Essence divine. De la même façon nous devons faire de nous-mêmes une demeure pour D.ieu en purifiant notre corps et notre âme animale afin qu’ils deviennent des réceptacles capables de recevoir le dévoilement de l’Essence de la Torah par l’intermédiaire du Machia’h lors de la Délivrance finale.
Shimon ha-Tsaddik déclare dans le Pirkeï Avoth (1, 2) que ‘le monde repose sur trois choses : l’étude de la Torah, la prière (qui remplace les Sacrifices) et les actes de bienfaisance’, et il est écrit par ailleurs que ‘l’homme est un petit monde’. Dans la Si’ha du 20 Tamouz 5740, le Rabbi unit ces deux citations et nous enseigne que ‘l’homme qui est un petit monde ne subsiste que s’il s’oblige à servir D.ieu au moyen de son étude de la Torah de sa prière et de ses actes de bonté’. A la lumière de cet enseignement, nous comprenons que ‘le petit monde’ qu’est l’homme doit lui aussi devenir une demeure pour D.ieu et c’est à cela que se rapporte la Parole de D.ieu du verset de la Paracha Terouma : ‘Faites-Moi un sanctuaire et Je résiderais parmi vous’.
La perfection des jours de la Vie de l’Admour Haemtsaeï :
Il est écrit dans le premier Livre des Rois (8, 27) que ‘les cieux, et les cieux des cieux ne peuvent Te contenir’. De fait, c’est précisément ce monde inferieur, dans le Beït-Ha-Mikdache, dans le cœur et dans l’âme des enfants d’Israël que L’Eternel a choisi de résider. Non pas seulement dans le côté droit du cœur qui est le siège de l’âme divine mais également dans le côté gauche du cœur où réside l’âme animale. Aussi, le Livre du Tanya nous enseigne l’importance de soumettre tous les membres du corps, sans exception aucune, à la Volonté du Saint béni soit-Il.
Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Vayetsé le Rabbi approfondit le sujet de notre mission qui consiste à ‘faire de nous-mêmes et de ce monde une Demeure pour D.ieu’ en prenant l’Admour Haemtsaeï pour exemple. Au sujet de la déclaration de L’Eternel (Michpatim, 23, 26) : ‘le nombre de tes jours Je remplirai’, le Rabbi explique que ‘L’Eternel remplit les jours de la Vie d’un Tsaddik de façon à ce que le nombre de ses années soit un chiffre rond’. Ce fut le cas de l’Admour Haemtsaeï qui naquit le 9 Kislev en l’an 5534 (1773) et qui quitta ce monde 54 ans plus tard, jour pour jour, le 9 Kislev en l’an 1827 (5588). Ce fut aussi le cas de Moché Rabbénou qui naquit le 7 Adar et qui quitta ce monde 120 ans plus tard, jour pour jour, le 7 Adar, ainsi qu’il est dit (Dévarim, 31, 2, Rachi) : ‘Aujourd’hui ont été remplis mes jours et mes années, ce jour-ci je suis né et ce jour-ci je mourrai’
Le Rabbi explique que le chiffre rond du nombre de jours de la Vie du Tsaddik représente la perfection. Le Rabbi déclare alors que ‘même si la Vie d’un Tsaddik n’est pas matérielle et qu’elle est au contraire spirituelle, la perfection de son service divin provient du fait que sa Vie spirituelle pénètre et illumine aussi sa Vie matérielle. De fait, la Vie matérielle du Tsaddik est le réceptacle de sa Vie spirituelle. Plus encore, sa Vie matérielle est le prolongement et la continuité de sa Vie spirituelle, l’une et l’autre s’unissent au point de devenir une seule et même chose’.
La Vie spirituelle du Tsaddik Se reflète dans sa Vie matérielle. Le monde matériel devient le miroir du monde spirituel. Les ‘Hassidim de l’Admour Haemtsaeï disaient que ‘si l’on ouvrait les veines de l’Admour Haemtsaei, on verrait couler à la place du sang, de la ‘Hassidout ‘.
Ces paroles s’accordent à la déclaration du Rabbi selon laquelle ‘la ‘Hassidout nous insuffle une vitalité nouvelle’. Les mots du Rabbi : ‘vitalité nouvelle’ semblent faire allusion à ‘la Torah nouvelle’ (‘Torah ‘Hadacha’) que dévoilera le Machia’h au moment de la Délivrance finale. La ‘Hassidout qui coule dans les veines du Rabbi’ exprime l’idée que les mots de ‘Hassidout sont vivants et ils nous insufflent la Vie.
Les écrits vivants du Rabbi Rachab :
Dans son ouvrage intitulé ‘Iniana chel Torat-ha-Hassidout’, le Rabbi nous enseigne que ‘la ‘Hassidout nous insuffle une vitalité nouvelle’ et dans le même ordre d’idée le Rabbi Rayats écrit au sujet des écrits de son père, le Rabbi Rachab, que ‘les mots du Rabbi sont vivants’ :
‘A l’heure actuelle, les mots du Rabbi ont été écrits, imprimés sur du papier, mais ces mots écrits et imprimés vivent, d’une vitalité profonde. Ces mots eux-mêmes poussent un cri. Ces saintes paroles, qui sont issues d’un cœur brûlant, brûlent encore actuellement, D.ieu merci, d’une sainte flamme, comme lorsqu’ils émanaient de leur source et de leur origine. Ces mots poussent un cri, demandent, ordonnent. Quand on étudie quelques lignes d’une lettre du Rabbi, imprimée ou manuscrite, quand on assimile ses mots, ceux-ci mettent en éveil et ils exercent une influence, sur la tête comme sur le cœur’.
A la lumière de ces quelques lignes du Rabbi Rayats nous pouvons nous rendre compte de la force de l’impact que le Rabbi exerce sur ce monde matériel. Les mots que le Rabbi écrit sur du papier ne sont pas de simples mots inanimés. Les mots du Rabbi vivent car ils sont une demeure dans lesquels réside l’Esprit divin. ‘Faire une demeure pour Hachem’ signifie donc aussi employer les lettres et les mots comme on emploie des pierres et des briques. En effet, l’Admour Hazaken mentionne le ‘Séfer-ha-Yetsira’ pour nous enseigner que les Lettres de la Torah sont telles des pierres et des briques que l’on assemble pour construire une maison dans laquelle réside l’Esprit divin. Il en va de même pour les écrits des discours ‘Hassidiques du Rabbi car les Mots du Rabbi peuvent contenir l’Essence divine, et dans ce cas ‘faire de ce monde une demeure pour D.ieu’ signifie que le Rabbi construit une demeure avec des lettres et avec des mots, matériels, une demeure que l’on appelle aussi ‘un Discours ‘Hassidique’. Dès-lors, nous comprenons l’une des raisons pour laquelle les ‘Hassidim de l’Admour Haemtsaeï disaient que ‘si l’on ouvrait les veines du Rabbi, on verrait couler de la ‘Hassidout à la place du sang’ car la ‘Hassidout est l’Essence de la Torah. La Torah est appelée ‘Torah de Vie’ et la ‘Hassidout est l’Essence de la Torah de Vie. Lorsque on étudie quelques lignes d’une lettre du Rabbi, imprimée ou manuscrite, quand on assimile ses mots, ceux-ci mettent en éveil et ils exercent une influence, sur la tête comme sur le cœur’.
‘La Torah unit la matière à l’esprit’ :
L’Admour Hazaken explique dans le Likouteï-Torah sur la Paracha Réé la raison pour laquelle ‘la Torah est appelée ‘la Voix’ (‘Quand tu écouteras la Voix de l’Eternel’, page 23a).
La voix d’un homme exprime les sentiments cachés dans le cœur. En écoutant une personne parler nous pouvons entendre le sentiment qui transparait dans les mots qu’il prononce le sentiment qui anime cette personne.
C’est pour cette raison que le Rabbi nous enseigne que ‘la voix unit le spirituel avec le matériel’, c’est à dire qu’elle unit le sentiment qui est impalpable et abstrait (le spirituel) avec les mots de la parole qui sont eux même concrets et matériels. L’Admour Hazaken poursuit son enseignement et nous explique que la Torah, aussi, unit le spirituel avec le matériel. La Lumière infinie de D.ieu s’habille dans ‘la matière de la Torah’ c’est-à-dire dans les lettres matérielles écrites avec de l’encre sur le parchemin et dans les 613 commandements divins que l’on accomplit en majorité au moyen de la matière’. Ainsi, de même que la Torah unit l’Esprit divin avec les mots de la Torah, le Rabbi unit le Divin avec ses écrits.
Le nom du Patriarche ‘Yaakov’ exprime la mission de tous les enfants d’Israël :
Dans le Dvar Mal’hout, le Rabbi délivre plusieurs enseignements au sujet de notre mission de faire de ce monde inférieur une demeure pour D.ieu. L’histoire de Yaakov sert d’exemple au sujet de ce lien que nous devons établir entre le monde spirituel et le monde matériel.
Il est écrit que ‘Yaakov sortit de Beer-Cheva et il alla vers ‘Harane’ (Vayetsé, 28, 10). La ‘Hassidout nous enseigne que ce voyage que Yaacov entreprit pour se rendre à ‘Harane est en soi une descente car Yaakov quitta la Maison de son père qui était un Juste et se rendit chez Lavan qui était un être vil.
La ‘Hassidout compare donc ce voyage à partir d’un endroit de Sainteté (la maison d’Itz’hak) vers un endroit impur (la maison de Lavan) à la descente de l’âme dans le corps.
De fait, l’âme divine ‘fait Un avec D.ieu’ et elle descend s’habiller dans un corps et dans une âme animale pour agir dans un monde où la possibilité est donnée à l’homme de choisir entre le bien et le mal. La ‘Hassidout souligne à ce sujet que toute descente a pour but une élévation et il en va de même pour l’âme car sa descente dans le corps lui permet de s’élever vers les plus hauts niveaux. Le nom : ‘Yaakov’ fait lui-même allusion à la mission que Yaakov a accompli tout au long de sa vie :
‘Yaakov’ se décompose en ‘Youde-Ekev’.
La lettre Youde qui est la première lettre du Nom Havayé symbolise l’attribut divin de ‘Ho’hmah (la ‘Sagesse’) qui est la première Séfira du monde dAtsilout’ et qui représente donc le commencement du dévoilement divin dans l’enchaînement des mondes. Le nom Ekev qui signifie ‘talon’ représente ce monde matériel. Yaakov, Youde-Ekev, exprime donc la mission qui incombe à chaque Juif de faire de ce monde matériel (‘Ekev’) une demeure pour l’Essence divine (‘Youde’).
Dans le Livre du Zohar, Rabbi Shimon Bar-Yo’haï a enseigné qu’il y a dans chaque génération un Tsaddik qui est l’équivalent de Moché, et le Rabbi a comparé ce Tsaddik à la ‘Pierre fondamentale’ (‘Even ha Chtia’) sur laquelle repose le monde. Par ailleurs, il est écrit dans le Midrache que ‘le nom du Machia’h est gravé sur la Pierre fondamentale’. Cette image des lettres du nom du Machia’h gravées sur la Pierre fondamentale est riche de sens et de profondeur. Elle evoque notamment la mission qui nous incombe d’unir le spirituel au matériel au point que ‘la Vie spirituelle se reflète dans notre Vie matérielle et que le monde matériel devient le miroir du monde spirituel’.
Résumé :
D.ieu désire que l’homme fasse de ce monde inférieur une demeure pour Lui’. ‘Faire de ce monde une Demeure pour D.ieu’ signifie que l’homme doit agir dans le monde afin que celui-ci devienne l’endroit du dévoilement de l’Essence divine. L’homme est un ‘petit monde’, qui doit aussi devenir une demeure pour D.ieu. L’Eternel remplit les jours de la Vie d’un Tsaddik de façon à ce que le nombre de ses années soit un chiffre rond. Ce fut le cas de l’Admour Haemtsaeï qui naquit le 9 Kislev en l’an 5534 (1773) et qui quitta ce monde 54 ans plus tard, jour pour jour, le 9 Kislev en l’an 1827 (5588). Le Rabbi explique que ce chiffre rond du nombre de jours de la Vie du Tsaddik représente la perfection : la Vie matérielle du Tsaddik est le réceptacle de sa Vie spirituelle. La Vie matérielle du Tsaddik est le prolongement et la continuité de sa Vie spirituelle, l’une et l’autre s’unissent au point de devenir une seule et même chose. Le nom ‘Yaakov’ qui se décompose en ‘Youde-Ekev’ évoque l’union entre l’esprit et la matière. Le nom du Machia’h qui est gravé sur la pierre fondamentale représente aussi l’union entre spirituel et le matériel, au point que ceux-ci deviennent une seule et même chose.
par hassidout | 24 Nov, 2023 – 11 Kislev 5784 | Hassidout, Paracha, Rav Azimov Lévi |
En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
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ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT
L’ordre des Tefilot quotidiennes
Source : Likouté Si’hot volume 35, deuxième Si’ha sur Vayétsé
Tour, lois d’Ora’h ‘Haïm 98 (lois de la prière) : Ainsi faisaient les hommes pieux et les hommes de bonnes actions : ils s’isolaient et avaient de l’intention (kavana) dans leur prière, au point d’arriver à se libérer de la matière et à renforcer l’esprit intellectuel jusqu’à atteindre un niveau proche de la qualité de la Prophétie.
Likouté Si’hot : D’une part, la prière est le « service du cœur », dont le but est d’accepter le joug du Royaume des cieux et de s’attacher à D.ieu ; d’autre part, le sens simple du mot « prière » est : « demande », le fait que l’homme sollicite D.ieu pour ses besoins personnels. Ses deux sujets de la prière sont radicalement différents et correspondent aux deux définitions de la prière : « Sainteté » et « récit de la Création » [et de ses besoins].
Likouté Si’hot : Le « récit de la Création » fait référence à l’effort visant à introduire la sainteté dans la matière du monde, alors que la « Sainteté » fait référence à l’effort investi dans les choses sur lesquelles la sainteté est révélée. Il en est de même dans le service divin individuel de chacun, l’homme étant composé d’une âme et d’un corps : la « Sainteté » fait référence à l’effort qui produit le dévoilement de la sainteté de l’âme, qui est « une partie de D.ieu, littéralement », alors que le « récit de la Création » fait référence au raffinement du corps (et du monde).
Likouté Si’hot : Dans la « Sainteté » (aussi), le commencement du travail est lumineux (« jour ») ; ensuite, l’homme s’élève progressivement pour intensifier la lumière de la sainteté, au point que la « nuit » dépasse la lumière du « jour » qui la précède, car il s’agit d’une « lumière cachée », appelée « obscurité » car elle dépasse l’entendement humain. Par contre, dans le « récit de la Création », le « jour » vient après la nuit, car l’objet de cet effort est l’action effectuée dans le monde qui est encore « sombre » au commencement du travail ; puis, par l’effort de l’homme, cette « nuit » devient « jour », l’obscurité est éclairée jusqu’à être transformée en lumière !
Likouté Si’hot : Le service divin de la prière consiste à :
(a) fournir un effort pour révéler la lumière de son âme, en éveillant dans son cœur l’amour et la crainte de D.ieu ;
(b) ensuite, il y a l’aspect verbal qui est le sujet essentiel de la prière, permettant de raffiner le corps et l’âme animale ; cet effort s’effectue dans un lieu « obscur », spécifiquement.
C’est pourquoi, l’ordre des prières est bien : Arvit, Cha’harit, Min’ha – car l’effort se passe dans le domaine de « l’obscurité », en s’élevant progressivement pour introduire de la sainteté dans cette obscurité, jusqu’à parvenir à transformer cette obscurité même en lumière.
Seder Hayom, prière de Min’ha : La qualité essentielle de la prière de Min’ha est le fait que son timing soit en plein milieu de la journée, alors que l’homme est occupé avec son gagne-pain etc., et pourtant, il s’arrête et se met en place pour prier, exprimant ainsi l’effort de l’homme dans le domaine matériel, spécifiquement.
Guemara Bera’hot 6b : Un homme fera toujours attention [à prier convenablement] la prière de Min’ha, car le prophète Élie ne fut exaucé qu’au moment de la prière de Min’ha.
En résumé, le texte décrit les deux catégories de prières et d’efforts spirituels dans le judaïsme : orienté vers la révélation de la sainteté de l’âme versus orienté vers la transformation de la matière du monde. La prière de Minha joue un rôle culminant dans cet effort de spiritualisation du monde physique.
par hassidout | 23 Nov, 2023 – 10 Kislev 5784 | 10 Kislev, Calendrier 'Hassidique |
La forme des pièces de monnaie
L’Admour Haémtsahi, tout au long de sa vie, n’a jamais connu la forme des différentes pièces de monnaie et son gendre, le Tséma’h Tsédek, expliqua, à ce propos :
“L’apparence physique des pièces de monnaie est un aspect de la matière qui n’a pas encore été affiné, tant que ces pièces n’ont pas été utilisées pour la Tsedaka ou pour tout ce qui est lié au domaine de la sainteté. Ces pièces sont alors grossières et elles peuvent même suggérer à l’homme l’idée que : ‘ma force et la puissance de ma main’ m’ont permis de les obtenir. Dès lors, cet homme devient orgueilleux et prétentieux.”
Second jour de fête
L’Admour Haémtsahi enseigne :
“Le jour de Sim’hat Torah ou, plus généralement, le second jour de chaque fête sont un niveau qui n’est pas accessible à tous. Quand le Machia’h viendra, on percevra le niveau de ce second jour et l’on aura la nostalgie de ces jours.
En outre, il convient d’éprouver une profonde pitié envers ceux qui résident en Erets Israël (et n’ont qu’un seul jour de Fête), car ils mélangent la viande et les légumes.”
Enseignants
L’Admour Haémtsahi accordait une grande importance aux enseignants, qui constituaient, pour lui, la première priorité.
Il dit, une fois, à propos de Nevel, qui était connue comme une ville ‘hassidique :
“Nevel est devenue ce qu’elle est, non pas grâce aux Rabbanim, mais bien grâce aux enseignants.”
Podlig le bouffon
L’Admour Haémtsahi avait un bouffon, que tous appelaient Podlig le bouffon. Une fois, celui-ci dit au Rabbi :
“Quelle différence y a-t-il entre vous et moi ? Ce que je sais, vous le savez aussi et ce que vous ne savez pas, je ne le sais pas non plus.”
Puis, aussitôt, Podlig poursuivit :
“En réalité, une immense différence nous sépare. Ce que le Rabbi sait, moi, je ne le sais pas.”
Manque
D’une manière plaisante, les ‘Hassidim avaient coutume de dire :
“A l’époque de l’Admour Haémtsahi, le Machia’h n’aurait rien eu à apporter aux ‘Hassidim. En effet, dans le domaine spirituel, incontestablement, ceux-ci ne manquaient de rien. Quant aux biens matériels, aucun d’entre eux n’en avait besoin”.
Inspiration divine
Rabbi Its’hak Aïzik Epstein de Homyl dit :
“L’Admour Haémtsahi déclara : ‘Je peux avoir l’inspiration divine quand je le désire’.
Et, cette formulation permet d’établir qu’à certains moments, il ne le voulait pas ! En effet, celui qui est inspiré par D.ieu est guidé, pour Le servir. Or, l’Admour Haémtsahi ne voulait pas
être aidé, dans son service de D.ieu. Il voulait Le servir par ses forces propres !’”.
‘Habadnitsé
Il était d’usage, à l’époque, d’aménager une seconde pièce, dans la synagogue, où se réunissaient ceux qui souhaitaient allonger le temps de la prière, afin de mettre en éveil toute leur ferveur.
Cette pièce était appelée une ‘Habadnitsé.
Une fois, on construisit une synagogue dans le village de Koulyéné, à proximité de Loubavitch, sans y prévoir une ‘Habadnitsé. L’Admour Haémtsahi, quand il eut connaissance de cette omission, déclara :
“Il est interdit de prier dans cet endroit. Une synagogue sans ‘Habadnitsé n’a pas lieu d’être.
On ne peut pas y réciter la Kedoucha, ni le Bare’hou. Que l’on allonge sa prière ou non, la présence, dans une synagogue, d’un lieu où il est possible de le faire est indispensable !”.
Plaisir de l’âme
Un domestique de l’Admour Haémtsahi avait l’habitude de lire, chaque jour, un passage de la Michna et un autre du Zohar. Une fois, l’Admour Haémtsahi lui demanda :
“Quelle est l’étude qui te procure le plus de satisfaction, celle de la Michna ou celle du Zohar ?”.
L’homme répondit :
“Rabbi, il est vrai que je comprends plus ou moins le sens de la Michna que j’étudie, alors que je ne comprends rien au Zohar. Mais, malgré cela, je dois dire que le Zohar me procure une
plus grande satisfaction que la Michna.”
L’Admour Haémtsahi conclut :
“Il en est bien ainsi. L’âme a plus de plaisir à étudier le Zohar et l’âme le comprend”.
Extase
Le Rav Haïm Sinaï David Halbershtam, qui assura le service, dans la maison du Rabbi, pendant de nombreuses années, raconte :
“Une fois, la Rabbanit ‘Haya Mouchka, épouse du Rabbi, m’a relaté le récit suivant :
L’Admour Haémtsahi avait un domestique, qui ne se distinguait pas par une profonde intelligence et cet homme, en échange d’un paiement, montrait le Rabbi, à quiconque le désirait, quand
il connaissait l’extase et se libérait des limites de la matière.
L’Admour Haémtsahi était alors assis sur son fauteuil, avec les yeux ouverts. Son état extatique lui ôtait toute perception de ce qui se passait autour de lui. Le domestique venait alors, avec
ceux qui désiraient voir le Rabbi. Il tournait son fauteuil vers eux, afin qu’ils puissent voir son visage, puis il le remettait à sa place.
L’Admour Haémtsahi ne s’apercevait de rien.”
Le foulard rouge
Le Tséma’h Tsédek, neveu et gendre de l’Admour Haémtsahi, résidait, au début de son mariage, dans la même maison que son beau-père.
Il en occupait le rez-de-chaussée, alors que la demeure de l’Admour Haémtsahi était au premier étage.
Une fois, le soir de Pessa’h, chacun célébrait le Séder chez lui, lorsque, soudain, le Tséma’h Tsédek connut l’extase et il perdit connaissance.
On tenta de le ranimer, sans succès et la Rabbanit, épouse du Tséma’h Tsédek et fille de l’Admour Haémtsahi, courut donc chez son père, au premier étage, pour lui relater ce qui s’était passé.
L’Admour Haémtsahi lui donna alors un foulard rouge, en précisant qu’il avait appartenu à son père, l’Admour Hazaken. Il lui demanda de le poser sur le visage du Tséma’h Tsédek, puis de le
lui restituer aussitôt. La Rabbanit s’exécuta et le Tséma’h Tsédek retrouva immédiatement ses esprits.
Le Séder se poursuivit donc, mais, peu après, le Tséma’h Tsédek connut l’extase encore une fois et il perdit de nouveau connaissance. On ne parvint pas à le ranimer et la Rabbanit se rendit
donc, de nouveau, chez son père, qui lui confia encore le foulard rouge, mais, cette fois-là, le Tséma’h Tsédek resta sans connaissance, même après que le foulard ait été posé sur son visage.
La Rabbanit retourna chez son père et lui fit part de ce qui se passait. L’Admour Haémtsahi s’exclama alors :
“Ah, les jeunes de nos jours !”.
Il se leva de table, descendit lui-même au rez-dechaussée, plaça personnellement le foulard rouge sur le visage du Tséma’h Tsédek. Celui-ci retrouva aussitôt ses esprits et il ne s’évanouit plus par la suite.
Bar Mitsva
Lorsque l’Admour Haémtsahi était un jeune enfant, son père loua les services d’un professeur particulier, qui s’installa dans sa chambre et lui enseignait la Torah, chaque jour. Deux fois par an, avant la fête de Pessa’h et avant Yom Kippour, le professeur se présentait devant l’Admour Hazaken et il recevait son salaire des six derniers mois, puis il rentrait chez lui, pour la fête. A chaque fois, l’Admour Hazaken, après lui avoir souhaité un bon voyage, ajoutait : «Tu n’oublieras pas de revenir, après la fête, afin de reprendre ton enseignement.»
Une fois, durant la treizième année de l’Admour Haémtsahi, le professeur se présenta devant l’Admour Hazaken, à la veille de Yom Kippour et le Rabbi lui donna son salaire. En revanche, le Rabbi ne lui demanda pas de revenir après les fêtes et le professeur en fut particulièrement surpris. Pourquoi l’Admour Hazaken avaitil modifié son habitude ? Puis, il se dit qu’il n’y avait sans doute là qu’un simple oubli.
Après les fêtes, le professeur s’en revint, il s’installa dans la chambre de l’Admour Haémtsahi et il commença à lui délivrer son enseignement, comme à son habitude mais il s’aperçut aussitôt qu’il n’avait plus rien à lui apprendre, que le jeune garçon en savait bien plus que lui. Le professeur manifesta sa surprise et il lui demanda ce qui avait bien pu se passer, en si peu de temps. L’Admour Haémtsahi lui répondit :
«Le 9 Tichri, deux mois avant ma Bar Mitsva, j’ai commencé à mettre les Tefillin chaque jour et mon père m’a dit, à cette occasion :
‘Lorsque tu porteras les Tefillin du bras, ton coeur s’ouvrira. Lorsque tu porteras les Tefillin de la tête, ton cerveau s’ouvrira ;’
Depuis lors, je comprends la Torah d’une manière totalement différente.»
Le professeur comprit alors qu’il n’y avait eu ni oubli, ni erreur, de la part de l’Admour Hazaken, mais que sa mission auprès de l’Admour Haémtsahi était effectivement parvenue à son terme.
Plus haut que le Char céleste
Une fois, Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev rendit visite à l’Admour Hazaken et il lui dit :
«J’ai entendu que votre fils, Rabbi Dov Ber, lorsqu’il commente la ‘Hassidout, révèle des secrets de la Torah saints et redoutables.»
L’Admour Hazaken appela alors son fils et il lui dit :
«Je t’ordonne, au titre du respect que tu dois à ton père, de commenter la ‘Hassidout.»
L’Admour Haémtsahi s’exécuta. Au milieu de son propos, Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev bondit soudain et il s’exclama :
«Sa perception dépasse la vision du Char céleste qui fut accordée au prophète Yé’hezkel.»
Flammes
L’Admour Haémtsahi fut désigné par son père, l’Admour Hazaken, comme guide spirituel des jeunes ‘Hassidim. Durant la nuit de Chavouot, ceux-ci lui demandèrent :
«Que faut-il demander à D.ieu, pendant la fête de Chavouot ?».
Ces jeunes gens pensaient que l’Admour Haémtsahi leur conseillerait de demander à D.ieu le succès dans l’étude de la Torah, par exemple, mais sa réponse fut la suivante :
«Demandez à D.ieu d’avoir un rapport avec les flammes qui accompagnèrent le don de la Torah. En effet, comme la Torah nous l’ordonne dans la Parchat Vaét’hanan, il est nécessaire de se rappeler non seulement de la Torah qui fut donnée sur le mont Sinaï, mais aussi des voix et des éclairs qui entourèrent alors le mont Sinaï».
Chofar
Au cours d’un repas de Roch Hachana 5702 (1941), dans la maison du Rabbi Rayats, l’un des convives, invités du Rabbi, déclara :
«On raconte que l’un de nos maîtres ne savait pas sonner du Chofar.»
Le Rabbi Rayats dit alors :
«Il s’agit sans doute de l’Admour Haémtsahi.»
Souffrances
L’Admour Haémtsahi dit, à une certaine occasion : «Les amères souffrances qu’impose la nécessité de gagner sa vie sont justifiées si, de cette façon, l’âme peut connaître l’élévation et atteindre un niveau supérieur.
C’est de cette façon que l’on peut expliquer toutes les peines et les pressions que les Juifs subissent, pendant la période de l’exil. De la sorte, le point profond de leur coeur peut s’ouvrir uniquement pour D.ieu.»
Comment aider un jeune homme
Une fois, l’Admour Haémtsahi se trouvait en chemin vers Jlobine, avec ses ‘Hassidim. Ils approchèrent de la ville d’Agatchov et ils s’arrêtèrent dans une auberge, afin d’y prendre un peu de repos. Soudain, l’Admour Haémtsahi s’enferma dans sa chambre et il se mit à lire des Tehilim, du fond de son coeur, avec une intense ferveur. Il n’ouvrit à personne l’accès de sa chambre, trois jours durant et il jeûna pendant tout ce temps. Les ‘Hassidim qui accompagnaient le Rabbi furent très peinés, mais aucun d’entre eux n’eut l’audace de prendre l’initiative d’entrer dans la chambre du Rabbi, pendant ces trois jours.
Puis, à l’issue de ces trois jours, l’Admour Haémtsahi sortit de sa chambre et il demanda que l’on reprenne la route. Pendant tout le reste du voyage, jusqu’à Jlobine, le Rabbi avait un visage très sérieux. Quelques jours s’écoulèrent encore, puis l’Admour Haémtsahi retrouva son attitude habituelle.
C’est alors seulement que les ‘Hassidim âgés lui demandèrent s’ils pouvaient se permettre de l’interroger sur ce qui s’était passé pendant ces trois jours et sur la raison de son sérieux, pendant les jours suivants. Le Rabbi leur répondit:
«Pendant ce voyage, un jeune homme est venu me consulter et il m’a expliqué qu’il commettait une faute dont il ne parvenait pas à se défaire. Tous les soirs, il étudie la Torah à la lumière d’une bougie de graisse, puis, quand celle-ci est prête à se consumer, il est saisi par un esprit de folie et, victime de son mauvais penchant, il mange la graisse qui reste de cette bougie.
Or, chaque fois que l’on me demande de quelle manière réparer une certaine faute, je m’efforce de trouver, en mon âme, son équivalent, afin de pouvoir apporter une réponse à celui qui me consulte. Cependant, en l’occurrence, je n’y suis pas parvenu et je ne savais donc pas comment je pouvais venir en aide à ce jeune homme. Puis, après trois jours de recherche et de méditation approfondie, j’ai enfin pu découvrir un moyen de l’aider.»
Nikolaïev
En 5577 (1817), l’Admour Haémtsahi visita les colonies agricoles qu’il avait créées, afin de permettre aux Juifs de vivre à l’écart des grandes villes et des persécutions qui y étaient perpétrées. Il se rendit, dans un premier temps, dans la grande ville de Nikolaïev. Le jour de son arrivée, vers midi, il demanda soudain que l’on ferme les volets de la pièce dans laquelle il se trouvait et de reprendre toutes ses affaires. Il quitta ensuite l’endroit très rapidement.
Les ‘Hassidim rapportent que le Rabbi avait alors observé, par la fenêtre de cette pièce, le mauvais comportement des habitants de cette ville. En effet, Nikolaïev était une ville de loisirs, au bord de la mer, visitée par de nombreux touristes. Ses habitants affichaient une attitude libérée.
Observant tout cela, le Rabbi en fut très mécontent et il décida de quitter la ville immédiatement. Cet épisode eut une conséquence à long terme. Par la suite, aucun Rabbi de ‘Habad, en chaque génération, ne se rendit à Nikolaïev, pas même en traversant cette ville pour se rendre vers une autre destination, y compris quand il en résultait un très large détour. Ceci devint un principe établi, qui ne fut jamais remis en cause.
Dernières ablutions
Lors du repas du premier jour de la fête de Pessa’h 5702 (1942), à la table du Rabbi Rayats, ceux qui étaient chargés du service voulurent apporter l’eau des dernières ablutions, à la fin du repas, dans une coupe en argent, mais le Rabbi s’y opposa et il demanda que cette eau soit apportée dans un verre ordinaire. Il en expliqua la raison :
«Une fois, l’Admour Haémtsahi demanda à son père, l’Admour Hazaken :
‘De quelle manière effectuera-t-on les dernières ablutions, après la venue du Machia’h ? Quel sera le rôle de ces eaux purificatrices, lorsque se seront réalisés les termes du verset : ‘Je supprimerai l’esprit d’impureté de la terre’ ?’.
L’Admour Hazaken répondit à l’Admour Haémtsahi : ‘Après la venue du Machia’h, les eaux des dernières ablutions seront réservées à ceux qui auront accompli dans la pureté toutes les actions de ce monde.’»
Le Rabbi Rayats conclut : «C’est alors seulement que l’on se servira, pour les dernières ablutions, d’une coupe en argent.»
par hassidout | 22 Nov, 2023 – 9 Kislev 5784 | ACTUALITES, ISRAEL |
Après avoir été approuvé par le cabinet restreint, le gouvernement a approuvé cette nuit un accord pour la libération de 50 otages, principalement des femmes et des enfants détenus dans la bande de Gaza, après avoir été enlevés là-bas lors du massacre perpétré par les terroristes maudits lors de la fête de Sim’hat Torah.
En échange, Israël libérera 150 terroristes et suspendra les combats pendant quatre jours, augmentera l’aide humanitaire et l’approvisionnement en carburant dans la bande de Gaza. La résolution du gouvernement indique également que la libération de 10 otages supplémentaires se traduira par un jour de trêve supplémentaire dans les combats, et par la libération de terroristes supplémentaires.
Qui a voté contre l’accord ?
Tous les ministres du gouvernement ont voté pour l’accord, à l’exception des ministres Itamar Ben Gvir, Yitzhak Wasserlauf et Amihai Eliyahu de Otsma Hayehoudit.
Les ministres du sionisme religieux menés par Bezalel Smotrich ont voté pour l’accord. Au départ, ils voulaient s’y opposer, mais après que le Premier ministre Netanyahou et les autorités de sécurité leur ont présenté des données, ils ont été convaincus et ont voté pour.
Le président du mouvement Shass, le Rav Aryeh Deri, a présenté hier à son maître, le grand-rabbin séfarade d’Israël, le rabbin Yitzhak Yossef, les détails du cadre pour la libération des otages qui a été soumis à l’approbation du gouvernement.
Déclaration du bureau de presse de la faction Shass : « Après que le grand-rabbin séfarade a entendu les détails du cadre actuel, il a statué que selon la loi juive et selon les décisions de son père, le regretté grand-rabbin Ovadia Yossef, on doit voter pour le cadre de libération des prisonniers en danger de mort imminent. »
L’accord pour la libération de 50 otages :
Ce soir (mercredi), le Hamas remettra une liste d’au moins 10 noms de personnes qui seront libérées demain. Dans la nuit, après vérification du respect des critères, Israël transmettra la liste des terroristes qui seront libérés.
La plupart des prisonniers de la liste ont été arrêtés ces derniers mois, la plupart en Cisjordanie.
Demain (jeudi) entre 6h30 et 7h00 du matin, Tsahal suspendra les tirs conformément à la discrétion opérationnelle. Dans la matinée, les otages seront remis à la Croix-Rouge puis transférés en Israël. Dans l’après-midi, après réception et identification, les terroristes seront libérés vers leur lieu de résidence et le quatrième jour de l’accord, environ 20 otages seront probablement libérés.
Israël libérera environ 150 terroristes des prisons, augmentera l’aide humanitaire à Gaza et permettra l’entrée de carburant à Gaza en quantité supérieure à celle actuelle. Israël suspendra les tirs à Gaza pendant 4 jours et interrompra la collecte de renseignements aériens pendant 6 heures chaque jour.
Le Hamas libérera 50 otages israéliens vivants – des femmes et des enfants de nationalité israélienne. 10 otages seront libérés chaque jour pendant 4 jours, et le Hamas suspendra les tirs à Gaza pendant ce temps.
La résolution complète du gouvernement – à lire >