En ce jour de commémoration nationale, le Premier ministre israélien a accompli un acte rituel profondément symbolique. Benjamin Netanyahou a revêtu les Tefilines d’un soldat tombé au combat lors du Yom Hazikaron. Cette date coïncide, comme l’ont remarqué plusieurs observateurs, avec l’anniversaire de sa rencontre historique avec le Rabbi de Loubavitch, il y a exactement 37 ans.
Un hommage poignant à un héros israélien
Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahou a publié mercredi une photo le montrant en train de mettre les Tefilines et de prier dans son bureau à Jérusalem. Ce geste spirituel s’inscrit dans le cadre du Yom Hazikaron, journée de commémoration nationale en Israël dédiée à tous les soldats et civils qui ont perdu la vie pour défendre la Terre Sainte.
Dans un communiqué empreint d’émotion, Netanyahou a expliqué : « En ce Jour du Souvenir, j’ai l’honneur de porter les Tefilines qui appartenaient à un héros israélien, le Sergent-chef (Rés.) Yossi Hershkowitz, de mémoire bénie. Yossi, un éducateur merveilleux, était empli d’un amour profond et authentique pour le peuple d’Israël. »
Le Premier ministre a rendu hommage à l’engagement du soldat tombé au combat : « Dès qu’il a été appelé au service, il a fait ses adieux à sa dévouée épouse, Hadas, et à ses enfants — Baari, Hillel, Tal, Shira et Neta — afin de protéger le foyer que nous partageons tous. Même depuis l’intérieur de la bande de Gaza, il envoyait des vidéos réconfortantes à sa famille, ses élèves et au peuple d’Israël. »
Une date au croisement de la politique et du spirituel
Ce qui a particulièrement retenu l’attention des observateurs est la date choisie pour ce geste rituel. Le Rav Or Ziv, émissaire du mouvement Habad qui a assisté le Premier ministre dans l’accomplissement de ce rituel, a relevé une coïncidence significative : « C’est exactement 37 ans après sa célèbre rencontre avec le Rabbi, qui lui avait dit : ‘Vous devrez lutter contre 119 personnes — cela ne vous intimidera sûrement pas !’ »
Cette référence évoque la rencontre historique entre Netanyahou et le Rabbi de Loubavitch, qui eut lieu le 2 Iyar dans la résidence du Rabbi sur President Street à Crown Heights. Les paroles prophétiques du Rabbi semblent avoir résonné tout au long de la carrière politique mouvementée de Netanyahou, marquée par de nombreux défis au sein de la Knesset israélienne.
Le Rav Or Ziv a ajouté : « J’ai eu le mérite aujourd’hui d’aider le Premier ministre Benjamin Netanyahou à mettre les Tefilines. ‘Et tous les peuples de la terre verront que le nom de D.ieu est invoqué sur toi, et ils te craindront.’ Pour le mérite de la libération de tous nos otages, l’élévation des âmes de nos héros sacrés, et la rédemption ultime et complète. »
Un symbole de résilience dans l’adversité
Le choix des Tefilines du Sergent-chef Yossi Hershkowitz revêt une symbolique particulière. Netanyahou a souligné la dualité qui caractérisait ce soldat : « Yossi incarnait un esprit noble associé à une détermination inébranlable pour défendre notre nation et notre peuple. D’une main, il tenait une arme, et de l’autre, son violon. »
Cette image puissante illustre la complexité de l’identité israélienne contemporaine, entre nécessité de défense et aspiration à la paix. Le Premier ministre a conclu son message par une promesse de transformation : « Nous transformerons la douleur de la chute de Yossi Hershkowitz — et celle de tous nos héros — en une mélodie : la mélodie de la force de la Génération de la Victoire. »
Un geste rare qui marque les esprits
Il est à noter qu’il s’agit seulement de la deuxième fois que Netanyahou est photographié en train de porter les Tefilines, toujours avec l’assistance du Rav Or Ziv. Ce rituel juif quotidien, pratiqué par de nombreux hommes juifs observants, consiste à attacher des boîtiers contenant des passages de la Torah sur le bras et la tête.
En choisissant d’accomplir ce geste en public lors d’une journée aussi solennelle que le Yom Hazikaron, et avec les Tefilines d’un soldat tombé au combat, Netanyahou associe profondément la dimension spirituelle à son rôle de dirigeant politique. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des valeurs traditionnelles qui ont façonné l’État d’Israël tout en honorant le sacrifice ultime de ceux qui ont donné leur vie pour sa défense.
Une vision de longue date se concrétise enfin avec le début de la construction d’Ohr Habad, une nouvelle ville dans la région méridionale de Yatir en Israël. Ce projet ambitieux, porté par une trentaine de familles pionnières sous la direction du Rav Mendy et Bruria Efune, s’inspire directement des enseignements du Rabbi de Loubavitch. La ministre des Implantations, Orit Struk, a récemment signé la décision gouvernementale officialisant le projet.
C’est avec une émotion palpable que les premières pelleteuses sont arrivées cette semaine sur le site de la future ville d’Ohr Habad. Pour la communauté Habad et ses trente familles pionnières, ce moment marque l’aboutissement de plus de dix ans d’efforts inlassables pour concrétiser la vision du Rabbi de Loubavitch concernant l’établissement de villes hassidiques à travers Israël.
« C’est un bonheur indescriptible, » confie Haya Hendel, membre fondatrice du projet. « J’attendais de voir ce jour depuis si longtemps – et maintenant, c’est commencé! »
Le processus d’approbation a culminé après un examen rigoureux de six mois par le ministère des Implantations. La ministre Orit Struk a exprimé son admiration pour la communauté : « Je suis émerveillée de rencontrer ce grand esprit pionnier et cet amour pour la terre qui apparaît de manière exemplaire dans la communauté Ohr Habad – dans leur aspiration à prendre part aux défis du développement du pays, et dans leur sérieux et leur responsabilité concernant cette mission importante. »
Un phare d’hospitalité au cœur du Néguev
Située à une demi-heure de Beer Sheva, près de la communauté de Meitar, la nouvelle ville est stratégiquement positionnée sur la crête des collines de la région de Yatir. « C’est un emplacement magnifique sur la crête des collines, » note Meny Efune.
Le plan d’urbanisme prévoit 500 logements familiaux, des écoles, un mikvé et diverses infrastructures publiques. Mais l’élément le plus distinctif sera sans doute l’hôtel placé au centre de la ville, symbolisant l’importance de l’hospitalité dans la philosophie de la communauté.
Comme l’explique le Rav Yossef Its’hak Aharonov, président d’Agudas Chasidei Habad : « Ce n’est pas un hasard si un hôtel a été choisi pour être au cœur de la ville ; c’est une déclaration claire que cette ville est, avant tout, un lieu d’hospitalité, un endroit qui souhaite accueillir de plus en plus de Juifs, qui mériteront de goûter à la lumière de Habad. »
Gael Grunewald, président de la Division des Implantations de World Mizrachi, souligne également que « cet hôtel construira un pont entre Habad en Israël et les communautés du monde entier. »
Une mission spirituelle et nationale
La signification de cette nouvelle ville dépasse largement ses frontières physiques. Pour ses fondateurs, Ohr Habad représente l’accomplissement concret des directives du Rabbi de Loubavitch et la création d’un centre de vie juive enraciné dans la chaleur hassidique et le rayonnement spirituel.
Sruly Lazerson, développeur informatique qui a quitté Buffalo, New York, pour rejoindre le projet, explique la vision particulière qui anime cette initiative : « Certains villages sont composés d’individus menant leur propre vie. Certains villages sont composés d’individus rejoignant une cause plus grande. La vision du Rabbi pour les villages Habad en Israël n’était ni l’un ni l’autre ; il désirait un lieu dont toute la gestalt, de haut en bas, serait une cause plus grande – à savoir, un lieu qui répand les sources du Hassidisme à tout le peuple juif. »
Roni Flamer, PDG et fondateur du Mouvement OR, qui a soutenu la communauté tout au long du processus, souligne la dimension historique du projet : « Bientôt, de nos jours, ils monteront vers la terre à l’endroit même où le voyage du peuple juif a commencé il y a 4 000 ans. La braise continue – la lumière est à nouveau révélée. La flamme éternelle ne s’éteindra pas. »
Le soutien gouvernemental comme catalyseur
L’implication des ministères israéliens a été déterminante pour transformer cette vision en réalité. Outre la ministre des Implantations Orit Struk, le ministre du Logement et de la Construction, Its’hak Goldknopf, a joué un rôle important dans l’avancement du budget et de la planification.
« En prenant mes fonctions, je me suis fixé comme objectifs principaux le renforcement et l’établissement de colonies en Terre d’Israël et l’engagement envers la colonisation, en particulier dans les zones de priorité nationale, » a déclaré Goldknopf. « Nous avons tous été très impressionnés par les représentants de la communauté Ohr Habad et leur profond engagement et dévouement pour la réussite de la nouvelle ville. »
Avec le début des travaux de terrassement pour le quartier pionnier temporaire, la communauté Ohr Habad transforme enfin sa vision longuement caressée en réalité – posant les fondations physiques et spirituelles d’une ville qui cherche à illuminer le sud d’Israël et au-delà, fidèle à son nom qui signifie « Lumière de Habad ».
La lèpre qui se répand sur tout le corps est un signe de guérison, et de même, la haine antisémite qui éclate au premier plan est un signe de rédemption.
Par le Rav Schneor Ashkenazi
Les sections Tazria-Metzora sont un « cours » de médecine spirituelle de la peau. Les versets décrivent les signes d’identification de la plaie impure, les niveaux de blancheur de la peau qui témoignent de la plaie, sa profondeur et son creux par rapport à la peau, son diamètre et sa largeur, et la croissance des poils à l’intérieur.
Un détail étonnant (13:12-13): « Si la lèpre se répand sur la peau et couvre toute la peau de la plaie, de la tête aux pieds… si tout est devenu blanc – il est pur. » La lèpre apparaît comme un point blanc localisé et rend le lépreux impur. Mais si la blancheur s’étend sur tout le corps – le lépreux est pur. Comme si un médecin disait: « Si une infection apparaît sur un doigt – on applique une pommade, mais si l’infection se répand sur toute la jambe – le malade est guéri… »
Les sages en tirent une conclusion de grande portée concernant l’avenir global du monde (Talmud babylonien, traité Sanhédrin 97a): « Le fils de David ne viendra pas jusqu’à ce que tout le royaume se transforme en hérésie… comme il est dit ‘tout est devenu blanc – il est pur’. » L’incrédulité est comparable à la lèpre, et si elle éclate à la surface et devient la ligne dominante du royaume – c’est l’un des signes de la lumière scintillante du Machia’h qui approche, dans le sens de « plus c’est mauvais – mieux c’est… ».
Quelle est la signification de ces paroles? La propagation de la plaie ne devrait-elle pas témoigner d’une aggravation dramatique et non d’une guérison?
Bien sûr, on pourrait soutenir que la propagation de la plaie témoigne d’un état grave pour lequel l’isolement ne sera pas utile. Les lois de l’isolement humain ne sont plus pertinentes pour sa misérable condition et seul Dieu peut le sauver. Mais les mots « il est pur » annoncent qu’il y a ici quelque chose de bon, et que l’homme est sorti de l’état d’impureté. Comment le mal absolu annonce-t-il le bien? Comment l’aggravation de l’expression de l’impureté purifie-t-elle?
Sans mots édulcorés
Ibn Ezra écrit une belle explication: la propagation de la plaie témoigne que le corps l’expulse vers l’extérieur. C’est comme si le système immunitaire spirituel réussissait à repousser la plaie et à l’expulser vers l’extérieur, uniquement vers la peau.
Le Rabbi de Loubavitch compare cela à la situation mondiale à la veille de la venue du Machia’h (Likoutei Sihot 32, page 82):
« Le progrès spirituel fait que les secrets sombres éclatent à l’extérieur. Ce qui était auparavant caché sous de beaux mots d’illumination, de raison et de logique droite, se révèle comme une incrédulité orgueilleuse de l’existence du Créateur. Les opinions qui étaient auparavant présentées comme libérales, humanistes, comme l’amour de l’homme et le souci du faible, éclatent comme une haine d’Israël « pure », comme ce vieux virus antisémite qui se dépouille et prend forme à nouveau à chaque génération ».
La force du mauvais penchant réside dans l’obscurcissement et le flou des intentions de l’ennemi. Le mal parle avec des mots lavés et agréables à l’oreille, qui tentent les gens du milieu de le voir comme une grande lumière. Mais à la veille de la rédemption, il ne reste plus que deux possibilités nettes: l’amour d’Israël ou la haine d’Israël? L’antisémitisme éclate au premier plan et la majorité normale et saine vomit la plaie maligne ».
C’est ainsi que le prophète Daniel prévoit les signes de la rédemption: « Beaucoup seront purifiés, blanchis et affinés. » En ces grands jours, nous éprouverons de la douleur et des souffrances, mais à travers elles, les choses seront clarifiées et élucidées, et « affinées » – elles nettoieront et amélioreront les « nombreux ».
Un esprit d’éveil
L’année dernière, au plus fort de la guerre, le Daily Mail britannique a écrit: « La double morale est écœurante. Lorsque des soldats britanniques ou américains tuent par erreur des civils innocents, des journalistes ou des travailleurs humanitaires – c’est un tir ami dans la chaleur de la bataille. Mais quand Israël tue par inadvertance 7 travailleurs humanitaires de l’ONU, c’est un crime de guerre délibéré.
« 300 000 civils irakiens ont été tués après l’invasion anglo-américaine en 2003 et personne n’a accusé les gouvernements britannique et américain de génocide, mais quand Israël lutte pour sa vie après un massacre terrible – c’est un crime de guerre ! »
Et voici, nous méritons aussi la suite du verset: « tout est devenu blanc – il est pur. » Le mensonge construit la vérité, et l’âme du peuple d’Israël s’éveille. Chaque communauté et Beth Habad en Israël et dans le monde connaît l’éveil spirituel des derniers mois qui a été créé grâce à ce mauvais esprit. Nous sommes convaincus qu’après les nuages viendra la pluie et qu’après la haine éclatera l’amour, « D’un amour éternel, tu as aimé la maison d’Israël, ton peuple », dans la rédemption complète très bientôt.
La communauté hassidique s’est réunie mardi soir au 770 Eastern Parkway pour une fête d’exception connue sous le nom de « Tiferet Chebetiferet ». Des fidèles de tous âges ont participé à cette célébration centrale marquant le 2 Iyar, jour de naissance du Rabbi Maharach. Ce moment de communion collective autour de tables dressées a permis de raviver la mémoire et l’héritage d’une figure majeure du judaïsme hassidique.
Le célèbre 770 Eastern Parkway, affectueusement appelé « Beit ‘Hayenou » (notre maison de vie), centre névralgique du mouvement Loubavitch à Brooklyn, a accueilli une foule nombreuse pour cette occasion spéciale. Des ‘Hassidim et Bochurim (étudiants de yeshiva) se sont rassemblés autour de tables dressées, en présence de membres du Beth Din et de nombreux Chlou’him (émissaires) et Machpi’im (mentors spirituels). « C’est toujours un moment privilégié pour notre communauté, » explique Mendel Greenberg, participant régulier aux événements du 770. « Nous venons ici pour nous connecter non seulement à l’enseignement du Rabbi Maharach, mais aussi pour renforcer notre lien communautaire. »
La présence de plusieurs générations était particulièrement notable lors de ce Farbrenguen central baptisé « Tiferet Chebtiferet ». Des aînés aux plus jeunes membres de la communauté, tous ont tenu à être présents pour cette célébration, démontrant ainsi la vivacité des traditions et la transmission intergénérationnelle au sein du mouvement.
L’importance de Beth Iyar dans la tradition Loubavitch
Le 2 Iyar (Beth Iyar) occupe une place particulière dans le calendrier hassidique. Cette date marque l’anniversaire de Rabbi Chmouel Schneersohn, quatrième Rebbe de la dynastie Loubavitch, connu sous le nom de Rabbi Maharach. Né en 1834 à Lubavitch, en Russie, il a dirigé le mouvement de 1866 jusqu’à son décès en 1882.
« Le Rabbi Maharach représente une approche unique dans l’histoire hassidique, » explique le Rav Yossef Its’hak Braun, l’un des orateurs de la soirée. « Son approche connue sous le nom de ‘Lekhat’hilah Ariber’ (dépasser d’emblée les obstacles) continue d’inspirer nos actions quotidiennes. Il nous enseignait qu’au lieu de contourner les obstacles, il faut les surmonter directement. »
Cette philosophie distincte du Rabbi Maharach reste un pilier de l’enseignement Loubavitch moderne et constitue une source d’inspiration constante pour les fidèles. Pendant le Farbrenguen, plusieurs Rabbanim ont partagé des anecdotes et enseignements illustrant cette approche unique.
Un Farbrenguen traditionnel riche en enseignements
Le Farbrenguen s’est déroulé selon la tradition établie, avec une alternance de chants hassidiques entraînants, de discours inspirants et de partage de ‘Hassidout (philosophie hassidique). Les participants ont entonné des niggunim (mélodies) composés à l’époque du Rabbi Maharach, créant une atmosphère à la fois solennelle et joyeuse.
« Ces mélodies ne sont pas de simples chants, mais des véhicules pour l’élévation spirituelle, » souligne Shlomo Levinson, musicien présent à l’événement. « Certains de ces niggunim sont transmis de génération en génération depuis l’époque du Rabbi Maharach lui-même. »
Les discours prononcés lors du Farbrenguen ont principalement porté sur l’application des enseignements du Rabbi Maharach dans le monde contemporain. Plusieurs orateurs ont souligné la pertinence de son approche face aux défis actuels. « Même dans notre monde moderne avec ses complexités uniques, l’approche ‘Lekhat’hilah Ariber’ nous donne la force d’affronter les obstacles avec détermination et foi, » a déclaré le Rav Yossef Its’hak Braun dans son intervention.
Un héritage vivant pour les nouvelles générations
L’un des aspects les plus frappants de cette célébration était la présence active de nombreux jeunes Bochurim, démontrant la vitalité du mouvement et la transmission réussie des traditions. Ces étudiants en Torah représentent l’avenir de la communauté et leur participation enthousiaste témoigne de la pertinence maintenue des enseignements hassidiques.
« Pour nous, jeunes étudiants, ces moments sont essentiels dans notre formation, » confie Dov Ber, 19 ans, étudiant à la Yeshiva associée au 770. « Nous ne faisons pas qu’étudier théoriquement les textes du Beth Midrash, nous vivons l’expérience hassidique à travers ces rassemblements communautaires. »
La soirée s’est conclue par une série de résolutions collectives visant à intégrer davantage les enseignements du Rabbi Maharach dans la vie quotidienne. Plusieurs initiatives communautaires ont été annoncées, notamment un nouveau programme d’étude dédié aux maamarim (discours hassidiques) du Rabbi Maharach et des projets d’actions sociales inspirés de sa philosophie.
Cette célébration de Beth Iyar au 770 Eastern Parkway n’était pas simplement un événement commémoratif, mais une démonstration vibrante de la continuité d’un héritage spirituel qui continue de façonner la vie de milliers de personnes à travers le monde.
D’intenses feux de forêt se propagent rapidement dans les monts de Jérusalem, forçant l’évacuation de six localités et mobilisant 117 équipes de pompiers appuyées par des moyens aériens. Les conditions météorologiques extrêmes, avec des vents violents, compliquent considérablement les opérations de lutte contre ce sinistre qui prend une ampleur inquiétante à la veille de la fête nationale israélienne.
Une mobilisation sans précédent face à l’avancée des flammes
Face à la propagation rapide des incendies dans la région des monts de Jérusalem, les autorités ont déclenché l’opération « Torche rouge », le niveau d’alerte le plus élevé des services d’incendie israéliens. Cette décision a entraîné la mobilisation générale de tous les pompiers du pays. Actuellement, environ 120 équipes de secours sont déployées sur le terrain, soutenues par dix avions bombardiers d’eau et quatre hélicoptères. Les équipes au sol utilisent également des véhicules tout-terrain et des moyens techniques spécifiques pour tenter de contenir les flammes.
« L’incendie se comporte différemment de tout ce que nous avons connu jusqu’à présent », a déclaré le commandant du district de Jérusalem des services d’incendie, soulignant la gravité exceptionnelle de la situation. Le Rav Eyal Caspi, commissaire des services d’incendie, présent sur place pour superviser les opérations, a averti que « les conditions météorologiques vont devenir de plus en plus difficiles » dans les heures à venir.
Les autorités ont établi un poste de commandement avancé à Ikea Eshtaol et une zone de rassemblement dans le secteur de Latrun pour coordonner les efforts complexes de lutte contre l’incendie. Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, la ministre de l’Environnement, Idit Silman, et le commissaire de police, Dany Levy, se sont rendus sur place pour suivre l’évolution de la situation.
Des évacuations massives et des routes principales fermées
L’intensité des flammes et la direction du vent ont contraint les autorités à évacuer plusieurs localités. Les habitants de Neve Shalom, Bekoa, Taoz, Nahshon, Mevo Horon et Mishmar Ayalon ont dû quitter leurs domiciles en urgence. Un quartier de Beit Shemesh, le complexe de Latrun, le parc Canada et le monastère des Trappistes ont également été évacués.
La situation est particulièrement critique sur l’autoroute 1, principal axe reliant Jérusalem à Tel-Aviv, où l’incendie « fait rage » selon les pompiers, présentant un danger immédiat pour le public. La route a été fermée à la circulation dans les deux sens depuis l’échangeur d’Anava jusqu’à Sha’ar HaGai. Les images diffusées montrent des conducteurs abandonnant leurs véhicules face aux flammes. Neuf personnes ont été secourues après avoir été piégées dans leurs voitures par l’épaisse fumée. Plusieurs véhicules ont été consumés par le feu, heureusement sans faire de victimes.
Pour faciliter l’accès et la sortie des véhicules d’urgence, les équipes du ministère des Transports et de Netivei Israel ont démonté les barrières de séparation le long de l’autoroute 1, une mesure exceptionnelle témoignant de la gravité de la situation.
Un bilan humain préoccupant et une demande d’aide internationale
Le bilan provisoire fait état de 22 blessés légers, principalement victimes d’inhalation de fumée. Parmi eux, douze ont été évacués vers des hôpitaux, dont deux nourrissons d’environ un an. Les établissements médicaux de la région, notamment l’hôpital Shamir (Assaf Harofeh), se préparent à accueillir davantage de victimes.
« Nous nous préparons à recevoir un grand nombre de blessés. Les services d’urgence et les soins intensifs sont prêts », a déclaré la Dr Osnat Levtzion-Korach, directrice de l’hôpital Shamir. L’établissement est également préparé pour traiter les cas graves avec des caissons hyperbares.
Face à l’ampleur du sinistre, Israël a envoyé une demande urgente d’assistance internationale pour lutter contre les incendies. La requête a été adressée à au moins cinq pays, dont Chypre, la Grèce, la Croatie, la Bulgarie et l’Italie. La Grèce et l’Italie ont déjà répondu positivement à cette demande d’aide. L’Autorité palestinienne a également proposé son assistance, mais Israël n’a pas encore répondu à cette offre.
Des impacts majeurs sur les célébrations de la fête nationale
Les incendies surviennent à la veille de la fête de l’Indépendance d’Israël, et ont déjà provoqué l’annulation de nombreuses célébrations prévues pour ce soir. La cérémonie officielle d’allumage des flambeaux a été annulée et sera remplacée par une diffusion de la répétition générale qui avait été enregistrée.
Face aux conditions météorologiques extrêmes, le président de l’Union des collectivités locales, Haïm Bibas, a recommandé aux municipalités de reporter leurs festivités à demain soir. Plusieurs grandes villes, dont Ashkelon, Beer Sheva, Lod, Ariel, Modi’in, Mevasseret Zion et Ma’ale Adumim, ont d’ores et déjà annoncé l’annulation de leurs événements prévus ce soir.
Les services d’incendie ont par ailleurs informé les collectivités locales qu’ils ne pourront pas assurer la sécurité des événements qui nécessitent la présence de pompiers, en particulier dans les districts où des incendies sont en cours.
À travers cette crise, c’est l’ensemble du pays qui se mobilise pour faire face à l’une des pires séries d’incendies de ces dernières années, alors que les prévisions météorologiques laissent craindre une aggravation de la situation dans les heures à venir.
Un moment poignant a marqué la Journée du Souvenir, lorsque l’ambassadeur d’Israël en Italie, Jonathan Peled, a renoué avec une tradition abandonnée depuis cinq décennies. Cette rencontre symbolique entre diplomatie et spiritualité s’est déroulée sous la guidance du Rav Menahem Mendel Lazar, émissaire ‘Habad à Rome dont l’engagement auprès de la communauté juive italienne s’inscrit dans une tradition familiale de dévouement. Le geste, simple mais profond, illustre comment les moments de crise peuvent raviver des connexions spirituelles oubliées et l’importance des émissaires dans le maintien de l’identité juive à travers le monde.
À l’issue d’une réunion particulièrement émouvante avec des familles d’otages lors de la Journée du Souvenir, un événement inattendu s’est produit à Rome. Le Rav Menahem Lazar, émissaire du mouvement ‘Habad dans la capitale italienne, a proposé à l’ambassadeur d’Israël en Italie, Jonathan « Yoni » Peled, de mettre les Tefilines. Ce geste, apparemment spontané, a pris une dimension particulière lorsque l’ambassadeur a révélé qu’il n’avait pas accompli ce rituel depuis sa bar-mitsvah, il y a plus de 50 ans.
« Après avoir écouté les témoignages déchirants des familles, j’ai ressenti le besoin de me reconnecter à quelque chose de plus profond », a confié l’ambassadeur Peled. « Quand le Rav Lazar m’a proposé de mettre les Tefilines, j’ai compris que c’était le moment de renouer avec cette tradition. »
Le contexte de cette rencontre était particulièrement chargé émotionnellement. La Journée du Souvenir en Israël est déjà un moment de recueillement intense, mais cette année, avec la situation des otages, l’atmosphère était encore plus lourde. « Nous avions passé des heures à écouter les familles parler de leurs proches captifs, de leur angoisse quotidienne », explique le Rav Lazar. « Proposer les Tefilines à ce moment précis me semblait être une façon d’apporter une lumière spirituelle dans ces ténèbres. »
des racines familiales ancrées dans la mission ‘Habad
Le Rav Menahem Mendel Lazar, protagoniste de cette rencontre significative, est né dans une famille profondément impliquée dans l’œuvre des émissaires du mouvement ‘Habad-Loubavitch. Son père, le Rav Moshe Lazar, compte parmi les principaux émissaires de Milan, ayant consacré sa vie à renforcer la présence juive dans cette métropole italienne.
Cette tradition familiale de service communautaire s’étend au-delà de l’Italie. Son frère, le Rav Berel Lazar, occupe la fonction prestigieuse de Grand Rabbin de Russie et d’émissaire principal dans ce vaste pays. Cette fratrie illustre l’étendue de l’influence ‘Habad à travers l’Europe et l’importance des liens familiaux dans la perpétuation de cette mission.
En 2007- 5767, Menahem Mendel Lazar a épousé Rivka Deren, fille du Rav Yossef Its’hak Deren, consolidant ainsi les liens entre familles d’émissaires dévoués à la cause du judaïsme mondial. Ce mariage, comme souvent dans la communauté ‘Habad, représente non seulement l’union de deux personnes, mais aussi celle de deux familles partageant le même engagement envers la mission confiée par le Rabbi de Loubavitch.
L’établissement d’une présence ‘Habad significative à Rome
C’est pendant la fête de Hanoukka de l’année 2009 (5769) que le Rav Menahem Mendel et son épouse Rivka se sont installés à Rome pour y commencer leur mission, sous la direction du Rav Its’hak Hazan, émissaire principal de la ville. Dès le début, le couple s’est investi avec détermination pour développer les activités du mouvement dans la capitale italienne.
Un tournant majeur dans leur mission est survenu en 2017 (5777), lorsque le Rav Lazar a obtenu un grand bâtiment pour établir le Beth ‘Habad qu’il dirige. Ce centre communautaire est rapidement devenu un lieu multifonctionnel au service de la communauté juive romaine. « Notre vision était de créer un espace où chaque juif puisse trouver réponse à ses besoins, qu’ils soient spirituels, pratiques ou communautaires », explique le Rav Lazar.
Dans ce bâtiment, il a mis en place de nombreux services essentiels : un fonds de bienfaisance (guemilout ‘hassadim), un poste de vérification pour Tefilines et mezouzot, une vaste bibliothèque, une salle pour les repas du Shabbat, et des points d’information pour les touristes juifs. Cette diversité de services reflète la philosophie ‘Habad d’accompagner chaque juif dans tous les aspects de sa vie.
La même année, le Rav Lazar a inauguré un mikvé (bain rituel) financé par la famille Pedlon, représentant un investissement de 500 000 dollars. Cette infrastructure essentielle pour la pratique de la pureté familiale a été spécialement conçue pour répondre aux besoins de la communauté juive locale. « Le mikvé est au cœur de la continuité juive », souligne le Rav Lazar. « Son établissement à Rome représente bien plus qu’une simple installation – c’est un pilier de la vie juive authentique. »
Un retour aux racines après cinquante ans
L’ambassadeur Jonathan Peled a expliqué que la dernière fois qu’il avait mis les Tefilines remontait à sa bar-mitsvah, il y a plus de cinq décennies. « C’est comme si j’avais retrouvé une partie de moi-même que j’avais laissée de côté pendant toute ma carrière diplomatique », a-t-il partagé après la cérémonie.
Né à Jérusalem en 1961, Peled a grandi au kibboutz Neot Mordechai dans la région de la Haute Galilée, une zone récemment ciblée par des attaques terroristes du Hamas. Ce diplomate de carrière est loin d’être un novice dans le monde diplomatique : avant son affectation à Rome, où il a succédé à l’ambassadeur Alon Bar, Peled a représenté Israël en Australie, au Mexique et au Salvador. Il a également occupé les fonctions de porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères et de l’ambassade d’Israël à Washington D.C.
Ce retour aux traditions juives pour un diplomate de haut rang n’est pas anodin. Il illustre comment, dans les moments de crise nationale, beaucoup ressentent le besoin de se reconnecter à leurs racines spirituelles. Le Rav Lazar, qui œuvre à Rome depuis de nombreuses années, observe régulièrement ce phénomène. « Même les Israéliens les plus éloignés des pratiques religieuses ressentent parfois ce besoin de connexion, particulièrement dans les moments difficiles que traverse notre peuple », explique-t-il.
La mise des Tefilines, rituel quotidien pour les juifs pratiquants, symbolise la connexion entre l’esprit et le corps, entre les pensées et les actions. « C’est un acte qui nous rappelle notre alliance avec le divin, qui nous recentre sur l’essentiel », précise le Rav Lazar. « Pour beaucoup, c’est aussi une façon de se sentir connecté à la chaîne des générations, à tous ceux qui ont accompli ce même geste avant nous. »
Une mission diversifiée au service de tous les juifs
La mission du Rav Lazar à Rome se distingue par sa diversité et son étendue. Il s’est particulièrement investi dans les activités destinées à la jeunesse juive de la ville, conscient que l’avenir de la communauté repose sur les nouvelles générations. « Travailler avec les jeunes, c’est planter les graines qui fleuriront demain », partage-t-il souvent lors de ses interventions.
Dans cette optique, il a également fondé une antenne de ‘Habad sur le campus universitaire de Rome, créant ainsi un espace accueillant pour les étudiants juifs. Ce centre leur permet de maintenir un lien avec leur identité et leurs traditions tout en poursuivant leurs études supérieures. « À l’université, les jeunes sont confrontés à de nombreux défis identitaires », observe le Rav Lazar. « Notre présence leur offre un ancrage, un lieu où ils peuvent explorer leur judaïsme dans un contexte contemporain. »
Aujourd’hui, le Rav Lazar sert comme émissaire dans le quartier « Piazza Bologna » de Rome, une zone où réside une importante concentration de juifs originaires de Tripoli, en Libye. Cette communauté, avec son histoire et ses traditions spécifiques, bénéficie de l’attention particulière du Rav, qui s’efforce d’intégrer leur héritage culturel dans la vie juive contemporaine de Rome.
Parallèlement à son engagement auprès de la communauté locale, le Rav Lazar remplit également le rôle d’émissaire pour les nombreux touristes juifs qui visitent Rome. « Notre porte est toujours ouverte aux voyageurs », affirme-t-il. « Qu’ils aient besoin d’un repas casher, d’un lieu pour prier, ou simplement d’une conversation chaleureuse dans un environnement juif familier, nous sommes là pour eux. »
Le rôle des émissaires de ‘Habad dans le monde
Cette rencontre met également en lumière le travail des émissaires du mouvement ‘Habad à travers le monde. Présents dans plus de 100 pays, ces Rabbanim et leurs familles se dévouent pour maintenir une présence juive et offrir des services religieux aux communautés locales ainsi qu’aux voyageurs.
À Rome, le Rav Lazar est une figure bien connue, tant de la communauté juive locale que des nombreux Israéliens de passage, qu’ils soient touristes ou diplomates. « Notre mission est d’être là pour chaque juif, peu importe son niveau de pratique ou sa position sociale », explique-t-il. « De l’étudiant backpacker à l’ambassadeur, nous sommes là pour offrir un moment de judaïsme, un repas casher, ou simplement une oreille attentive. »
Les émissaires de ‘Habad sont souvent les premiers à répondre présents lors des crises qui touchent les communautés juives à l’étranger. En temps de guerre ou de catastrophe naturelle, ils servent de pont entre Israël et la diaspora, organisant soutien matériel et spirituel.
« Notre présence dans des dizaines de pays nous permet d’être des ambassadeurs informels du judaïsme », poursuit le Rav Lazar. « Nous créons des espaces où les juifs peuvent se sentir chez eux, même loin de chez eux. »
La diplomatie et la spiritualité en temps de crise
La scène inhabituelle d’un ambassadeur mettant les Tefilines après une réunion officielle soulève des questions sur les relations entre diplomatie et spiritualité, particulièrement en temps de crise. Jonathan Peled, dont la carrière diplomatique s’étend sur plusieurs décennies, a reconnu que ce moment représentait pour lui une forme de réconciliation entre ses fonctions officielles et ses racines personnelles.
Sa nomination à Rome n’a d’ailleurs pas été sans rebondissements. Initialement destiné à devenir ambassadeur à Budapest, Peled a finalement été nommé en Italie après un imbroglio diplomatique. Selon la presse israélienne, Benny Kashriel, ancien maire de Maale Adumim (l’une des plus grandes colonies israéliennes de Cisjordanie comptant plus de 40 000 habitants), avait d’abord été proposé pour le poste à Rome par le gouvernement de Jérusalem, mais aurait dû renoncer face à l’opposition du président italien Sergio Mattarella. Diplômé en sciences politiques et économiques de l’Université de Tel-Aviv, Peled a déjà fait ses preuves dans la gestion de crises diplomatiques sensibles, notamment lors de son mandat à Mexico City en 2017.
« En tant que diplomates, nous représentons l’État d’Israël dans sa dimension politique et géostratégique », explique Peled. « Mais dans ces moments de crise profonde, nous ressentons aussi le besoin de puiser dans nos traditions pour trouver de la force. »
Cette dualité est particulièrement présente pour les diplomates israéliens qui, au-delà de représenter un État, portent souvent l’héritage de millénaires d’histoire juive. « Dans ma fonction, je dois parler à des interlocuteurs de toutes confessions, expliquer des situations complexes, défendre des positions parfois difficiles », poursuit l’ambassadeur. « Retrouver ce geste ancestral m’a rappelé pourquoi tout cela est important. »
L’impact du Rav Menahem Mendel Lazar à Rome va bien au-delà des services religieux traditionnels. Par sa présence constante et son approche bienveillante, il est devenu une figure respectée tant au sein de la communauté juive que dans le paysage interreligieux romain. Des événements comme celui-ci, avec l’ambassadeur d’Israël lors de la Journée du Souvenir, illustrent sa capacité à créer des ponts entre le monde diplomatique et la spiritualité juive.
« Notre travail d’émissaire ne connaît pas de frontières », conclut le Rav Lazar. « Que ce soit auprès d’un étudiant découvrant ses racines, d’un touriste de passage ou d’un diplomate représentant Israël, notre message reste le même : chaque acte de judaïsme illumine non seulement l’individu qui l’accomplit, mais aussi le monde entier. »
Cette rencontre entre l’émissaire Habad et le diplomate, au carrefour des mondes séculier et spirituel, illustre comment les moments de crise nationale peuvent conduire à des retours aux sources inattendus, même après un demi-siècle d’éloignement.
L’hebdomadaire « Sih’at Hachavoua » de Tseirei Habad célèbre cette semaine son 2000ème numéro avec une édition spéciale et festive après près de quatre décennies de publication ininterrompue. Pionnier dans le domaine des bulletins du Chabbat, il a révolutionné le format aujourd’hui largement répandu dans les communautés juives à travers Israël et dans le monde. Ce numéro anniversaire rassemble les félicitations de rabbins éminents, du président de l’État d’Israël et de personnalités médiatiques, tout en présentant des témoignages de lecteurs dont la vie spirituelle a été transformée par cette publication.
2000 numéros de « sih’at hachavoua » : une révolution médiatique juive
L’hebdomadaire « Sih’at Hachavoua » de Tseirei Habad célèbre cette semaine son 2000ème numéro avec une édition spéciale et festive après près de quatre décennies de publication ininterrompue. Pionnier dans le domaine des bulletins du Chabbat, il a révolutionné le format aujourd’hui largement répandu dans les communautés juives à travers Israël. Ce numéro anniversaire rassemble les félicitations de rabbins éminents, du président de l’État d’Israël et de personnalités médiatiques, tout en présentant des témoignages de lecteurs dont la vie spirituelle a été transformée par cette publication.
Un héritage riche de quarante ans dédié à la diffusion de la Torah
Le premier numéro de « Sih’at Hachavoua » a vu le jour le 19 Kislev 5747 (1987), après la parution d’un numéro d’essai. Depuis, sa structure est restée presque inchangée, fidèle à sa mission originelle. « Il faut savoir », écrit le Richon Letsion et Grand Rabbin d’Israël, Rav David Yossef, « que ‘Sih’at Hachavoua’ a été créé avec pour objectif de faire mériter le plus grand nombre, de rapprocher ceux qui sont éloignés et de diffuser la Torah parmi le peuple vivant à Sion. »
Ce bulletin hebdomadaire, distribué en quelque 180 000 exemplaires dans des centaines de synagogues à travers le pays, s’est imposé comme l’un des plus populaires en Israël. Sa diffusion s’étend également à l’international avec des éditions en russe (« ВОСХОЖДЕНИЕ » – Élévation), en français (« LA PARACHA DE LA SEMAINE ») et en anglais (« Living Jewish »), chacune avec un contenu adapté et des rédacteurs différents.
Le Grand Rabbin d’Israël, Rav Kalman Bar, a qualifié cette occasion de « jour de joie pour la diffusion de la Torah, à l’occasion du 2000ème numéro. Deux mille numéros de Torah, correspondant aux deux mille ans de Torah. Je pense vraiment que c’est un jour de réjouissance pour la diffusion de la Torah en tout lieu. »
Une reconnaissance venue des plus hautes instances
Le président de l’État d’Israël, Its’hak Herzog, a exprimé sa grande estime pour le mouvement Habad dans une lettre de félicitations : « ‘Sih’at Hachavoua’ constitue un complément réussi à votre action, devenant une partie intégrante de la diffusion de la parole divine et de sa Torah au public, de façon claire, fluide et captivante. »
Le bulletin a également reçu l’attention particulière du Rabbi de Loubavitch lui-même au fil des années. En 1989, le Rabbi a mentionné le bulletin lors de ses préparatifs pour Pourim, et en 1990, on l’a vu tenir en main un exemplaire de « Sih’at Hachavoua » lors de son déplacement vers l’Ohel (le mausolée de son beau-père, le précédent Rabbi). Ces marques d’attention ont conféré au bulletin une importance singulière aux yeux des hassidim.
Rav Yigal Cohen, membre du Conseil du Grand Rabbinat d’Israël et directeur des institutions « Yabia Omer », a également adressé ses bénédictions : « Je ressens le besoin de renforcer et de louer tous les membres de la rédaction de ‘Sih’at Hachavoua’, ainsi que son public fidèle, qui, avec l’aide de Dieu, continuera à suivre la voie du Rabbi, pour éclairer les âmes des enfants d’Israël par la Torah et la crainte pure du Ciel. »
Une évolution constante au service de la communauté
Au fil des années, « Sih’at Hachavoua » a célébré plusieurs jalons significatifs. Le 500ème numéro a été marqué par une édition spéciale comportant davantage de pages que d’habitude. Le 1000ème numéro, paru en Adar 5766 (2006), a été célébré avec grande pompe et a introduit quelques changements éditoriaux, notamment le remplacement de la rubrique « La voie du hassidisme » par « Vies de justes », ainsi que l’introduction des noms des rédacteurs en tête de leurs rubriques respectives.
En février 2022 (Chevat 5782), le bulletin a subi une refonte majeure avec un nouveau design et l’ajout de rubriques supplémentaires. Il a également fusionné avec le bulletin « Mamtak LeChabbat » et comprend désormais deux pages spécialement conçues pour les enfants.
Le président de Tseirei Habad, Rav Yossef Its’hak Hacohen Aharonov, qui supervise la publication depuis ses débuts, a écrit dans un article spécial du 2000ème numéro : « Alors que nous célébrons 2000 numéros, notre engagement à continuer est plus grand que jamais. Nous portons sur nos épaules la responsabilité de continuer à diffuser la lumière, de nous renouveler tout en préservant l’héritage vivant du Rabbi, et d’atteindre chaque Juif avec un message d’espoir et de foi. »
Une structure éditoriale qui a fait ses preuves
La longévité et le succès de « Sih’at Hachavoua » reposent sur une structure éditoriale équilibrée qui a résisté à l’épreuve du temps. Chaque numéro comprend :
Un article principal en première page, généralement rédigé par l’éditeur Rav Menahem Brod, traitant de sujets d’actualité à la lumière de la pensée hassidique
Une section « Nouveautés » présentant les activités de Tseirei Habad ou de nouveaux livres
« Table du Chabbat », une adaptation par le Rav Levi Chaikevitz d’extraits des « Likoutei Sihot » ou d’autres ouvrages du Rabbi sur la paracha de la semaine
« De la source », une compilation d’idées tirées principalement d’ouvrages hassidiques
« Histoire vécue », généralement un récit hassidique, mais parfois aussi des témoignages liés à la Shoah ou aux guerres d’Israël
« Étude de la Guéoula », un article sur différents aspects de la rédemption
« Juifs vivants », une interview d’une personnalité de la vie juive en Israël
« Questions halakhiques », une rubrique consacrée aux questions de loi juive
Cette structure stable a permis au bulletin de fidéliser son lectorat tout en s’adaptant aux besoins changeants de la communauté.
Tout au long de ce numéro anniversaire, des personnalités des médias de tous horizons – « Yediot Aharonot », « Israel Hayom », « Kan 11 », « Galei Tsahal », « Makor Rishon » et autres – partagent dans de courtes chroniques personnelles leur expérience avec « Sih’at Hachavoua ». Le bulletin publie également les témoignages de Juifs dont la vie a changé suite à leur exposition à cette publication, confirmant ainsi l’impact profond qu’elle a eu sur des familles entières au fil des décennies.
Après 2000 numéros, « Sih’at Hachavoua » continue de porter le flambeau allumé il y a près de quarante ans, illuminant chaque semaine les foyers juifs avec la lumière de la Torah et du hassidisme, fidèle à la vision du Rabbi de Loubavitch et à sa mission de rapprochement et d’élévation spirituelle.
La Midat HaTiferet : L’Harmonie Divine entre Hessed et Guevoura – Rav Yossef Itshak Havlin
Dans la Hassidout, le concept des Sefirot (attributs divins) occupe une place centrale pour comprendre comment l’énergie divine se manifeste dans notre monde. Parmi ces attributs, la Midat HaTiferet (la vertu de la beauté ou de l’harmonie) représente un principe fondamental qui mérite une attention particulière. Cet article explore la nature profonde de Tiferet, sa relation avec les autres Sefirot, et son importance pour notre compréhension spirituelle.
Par le Rav Yossef Itshak Havlin
(Cours sur le livre Ladaat Et Hamidot du Rav Zalman Gupin)
Pour saisir la signification de Tiferet, il faut d’abord comprendre les deux attributs qui l’encadrent : Hessed (la bonté) et Guevoura (la rigueur).
Hessed : La bonté expansive
Hessed représente l’attribut de la bonté, de la générosité et de l’expansion. C’est la tendance à donner sans restriction, à influencer et à répandre l’abondance. Dans la terminologie kabbalistique, Hessed est décrit comme « arokh » (long ou étendu), car son influence s’étend loin, même vers ceux qui ne semblent pas mériter cette bonté. Hessed observe le monde « d’en haut vers le bas », voyant le potentiel divin en chaque être, indépendamment de sa condition actuelle.
Hessed dispense une influence plus superficielle, mais qui atteint un plus grand nombre de destinataires. Elle ne se préoccupe pas tant de la réceptivité du bénéficiaire, mais de l’acte de donner lui-même.
Guevoura : La rigueur discriminante
Guevoura, en revanche, représente la retenue, le jugement et la discipline. Contrairement à une idée reçue, Guevoura ne cherche pas à retenir l’abondance par avarice. Au contraire, sa préoccupation est que cette abondance soit dirigée uniquement vers ceux qui en sont dignes.
Guevoura est décrite comme « katzir » (courte ou restreinte), car son influence est plus limitée, atteignant uniquement ceux qui ont prouvé leur mérite. Elle observe le monde « d’en bas vers le haut », évaluant si le récepteur est digne de recevoir l’influence divine.
L’influence de Guevoura est plus profonde et intime que celle de Hessed, mais elle atteint moins de destinataires. Elle se soucie davantage de la qualité de la réception que de l’acte de donner lui-même.
Tiferet : Plus qu’un simple compromis
Il serait tentant de considérer Tiferet simplement comme un compromis entre Hessed et Guevoura, comme un juge qui tranche à mi-chemin entre deux positions opposées. Cependant, Tiferet est bien plus que cela.
Tiferet est décrite comme « beinoni » (intermédiaire), non pas parce qu’elle emprunte des éléments à Hessed et à Guevoura, mais parce qu’elle représente une approche entièrement nouvelle qui transcende les deux. Elle n’est pas une fusion mécanique, mais une nouvelle entité qui intègre et dépasse les limitations des deux autres.
La source élevée de Tiferet
Tiferet tire sa source du Keter (la couronne), la sefirah la plus élevée, qui représente la volonté divine primordiale. En tant que colonne centrale de l’arbre des Sefirot, Tiferet est associée au nom divin ineffable (le Tétragramme), indiquant sa connexion directe avec l’essence divine qui transcende les limitations de la création.
Cette position centrale lui permet d’accéder à une perspective plus profonde que celles de Hessed et Guevoura. Tiferet ne se préoccupe pas tant de savoir si le récepteur mérite ou non l’influence divine, mais plutôt de déterminer si cette influence servira ultimement le dessein divin.
La beauté harmonieuse
Le terme « Tiferet » signifie « beauté » ou « splendeur ». Comme l’explique le texte, la beauté émerge de la combinaison harmonieuse d’éléments contrastés. De même que le mélange du noir et du blanc peut produire des nuances esthétiquement plaisantes, Tiferet crée une harmonie en intégrant les aspects apparemment contradictoires de Hessed et Guevoura.
L’approche unique de Tiferet
Ce qui distingue vraiment Tiferet, c’est sa perspective orientée vers l’intention divine. Alors que Hessed se concentre sur le donneur et Guevoura sur le récepteur, Tiferet s’oriente vers le dessein ultime de l’influence divine.
Cette perspective peut mener à des décisions surprenantes:
Tiferet peut choisir d’accorder l’abondance à quelqu’un qui, selon les critères de Guevoura, n’en serait pas digne, parce qu’elle perçoit comment cette générosité pourrait ultimement transformer la personne pour le mieux.
Inversement, Tiferet peut retenir l’abondance de quelqu’un qui semblerait la mériter selon Hessed, si elle perçoit que cette abondance pourrait être nuisible au développement spirituel de cette personne.
L’analogie du juge miséricordieux
Une illustration parlante est celle du juge qui doit statuer sur le cas d’un voleur. Le procureur (représentant Guevoura) demande une punition sévère basée sur les actions du criminel. L’avocat de la défense (représentant Hessed) plaide pour la clémence en soulignant les qualités positives de l’accusé.
Le juge (Tiferet) peut choisir une voie qui ne correspond ni à l’accusation ni à la défense, en se demandant: « Quelle décision servira le mieux le but ultime de la justice? » Il peut réaliser qu’emprisonner le voleur ne ferait qu’aggraver sa situation et celle de sa famille, tandis qu’une forme alternative de réhabilitation pourrait le transformer en un membre productif de la société.
La compassion de Tiferet
Tiferet est souvent associée aux attributs de miséricorde (Ra’hamim). Cette compassion n’est pas une faiblesse, mais une force qui reconnaît le potentiel de transformation en chaque être. Elle voit au-delà de l’état actuel pour percevoir ce qui pourrait être.
Contrairement à Hessed, qui donne sans nécessairement considérer les conséquences, et à Guevoura, qui juge strictement selon le mérite actuel, la compassion de Tiferet est guidée par une vision plus large du plan divin.
Application spirituelle de Tiferet
Dans notre vie spirituelle, cultiver Tiferet signifie développer la capacité à voir au-delà des apparences et des jugements simples. Cela implique:
Discernement holistique: Ne pas juger uniquement selon des critères de mérite ou de générosité automatique, mais considérer la situation dans son ensemble.
Vision à long terme: Considérer non seulement l’état actuel d’une personne ou d’une situation, mais aussi son potentiel futur.
Alignement avec l’intention divine: S’efforcer de percevoir le dessein divin dans chaque situation et agir en harmonie avec cette intention.
Beauté intérieure: Créer de l’harmonie là où il y a conflit, en intégrant des perspectives apparemment contradictoires dans une vision plus élevée.
Conclusion
Tiferet représente l’harmonie parfaite, non pas comme un compromis médiocre entre des extrêmes, mais comme une transcendance qui révèle une beauté plus profonde. Elle nous rappelle que la véritable sagesse spirituelle consiste non pas à choisir entre la bonté inconditionnelle et le jugement rigoureux, mais à discerner l’intention divine dans chaque situation.
Dans un monde souvent polarisé entre l’indulgence excessive et la critique sévère, Tiferet nous offre une troisième voie: celle de la beauté harmonieuse qui perçoit le potentiel divin en toute chose et agit en accord avec la volonté divine la plus profonde.
En cultivant Tiferet dans notre vie, nous développons non seulement notre discernement spirituel, mais nous devenons aussi des canaux plus efficaces pour manifester l’harmonie divine dans notre monde.
La parution de ce nouveau livre ne pouvait pas mieux tomber : chaque Chabbat suivant Pessa’h jusqu’à Chavouôt (et, selon certaines coutumes, jusqu’à Roch Hachana), nous lirons et étudierons les Pirké Avot, chapitre après chapitre. La pédagogie, le style brillant et limpide propre au Rav Adin Éven-Israël Steinsaltz, l’extrême soin apporté au format rendent le texte et la profondeur des Pirké Avot accessibles à tous. Que l’on soit novice ou érudit, cet ouvrage, véritable outil d’étude, nous prend par la main et nous guide dans une exploration enrichissante de ce fameux traité talmudique.
Chaque michna se trouve ainsi accompagnée du texte original en hébreu, de sa traduction littérale, puis de la traduction commentée afin d’en faciliter la lecture, d’éclairages fournissant des commentaires élargis, du contexte (histoire, géographie, nature) enrichi d’illustrations et d’une biographie des Sages cités dans la michna.
Michel Allouche, Jérusalem, fervent et proche disciple du Rav Adin Éven-Israël Steinsaltz זי »ע, en parallèle à sa brillante carrière d’ingénieur aéronautique, a traduit ce commentaire (ainsi que de nombreux autres livres du même auteur dont La Rose aux treize pétales, Téchouva, Introduction à l’esprit des fêtes juives, Laisse mon Peuple apprendre, Mon maître le Rabbi etc.).
Il sera l’invité du Centre Européen du Judaïsme, le lundi 12 mai 2025 à 20:30pour présenter ce nouvel ouvrage.
En présence également du Rav Méni Éven Israël, une nouvelle occasion de rendre hommage à l’œuvre et la personnalité du Rav Adin Éven-Israël Steinsaltz זי »ע.
Koren France – Contact Emmanuelle Alhadef Email: [email protected] Tel : 06 16 99 20 45 www.korenpub.eu En vente également dans les librairies
Couverture rigide. Taille : 17cm x 24cm Pages: 300 pages . Prix TTC: 30 €