29 Elloul, anniversaire du Tsema’h Tsedek (29 Elloul 1789 – 13 Nissan 1866)

29 Elloul, anniversaire du Tsema’h Tsedek (29 Elloul 1789 – 13 Nissan 1866)

 

Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson était le petit fils de Rabbi Schneor Zalman de Lady (fils de sa fille Devorah Léah) et le gendre de son fils l’Admour Haemtsaï, Rabbi Dov Ber.

 

Rabbi Mena’hem Mendel est né de Rabbi Chalom Schakhna le 29 Eloul 5549 (1789). A un très jeune âge, il commença à étudier chez le père de sa mère Rabbi Schneor Zalman, le premier Admour des ‘hassidim de Loubavitch. Ayant constaté que son petit-fils était destiné à la grandeur, le grand-père se consacra à lui et le surveillait comme la prunelle de son œil. Il était heureux du développement de son petit-fils, et lui enseigna le meilleur de sa Torah.

Un jour, le grand-père, auteur du Tanya, le vit jouer avec d’autres garçons. Ils avaient mis une planche en diagonale et jouaient à qui monterait sur la planche et arriverait au sommet. Tout le monde courait, montait sur la planche et avant d’arriver à la moitié, trébuchait et tombait. Le petit Mendele courut, monta sur la planche et arriva au sommet.
Le grand-père, qui était présent, lui demanda :
«Mendele, pourquoi as-tu mieux réussi que les autres ?»
«C’est très simple, répondit l’enfant. Ils sont montés sur la planche avec les yeux en bas, vers la terre, ils ont vu comme ils étaient haut, ils ont eu le vertige, ils ont trébuché et ils sont tombés. Moi je suis monté sur la planche avec les yeux tournés vers le haut, vers le ciel. J’ai vu comme j’étais petit, j’ai mis toutes mes forces et je suis monté jusqu’à arriver tout en haut de la planche.»

Jusqu’à l’âge de la bar mitsvah, il n’étudia que la Torah révélée, et ensuite, sur le conseil de son grand-père, il entreprit également l’étude de la Torah cachée.
A l’âge de quinze ans, son illustre grand-père le chargea de diverses tâches pour le bien de la communauté. Il lui enseigna à être ordonné dans son travail, et lui disait :
«Mendele, il faut travailler pour être ordonné plus dur que pour être érudit, car l’ordre est l’un des principes de base de tout ce qui concerne le savoir et la qualité du caractère.»
Et le petit-fils ne déçut pas son grand-père. A un très jeune âge, il commença à écrire des commentaires, dont son grand-père lui faisait de grands compliments. Sur son conseil, il épousa la fille de Rabbi Dov Ber, le fils du Rabbi, connu parmi les ‘hassidim sous le nom de Admour Haemtsaï (« le Admour intermédiaire»). (lire la suite)

Après son mariage, il vécut chez son beau-père en étudiant la Torah et la ‘hassidout dans la sainteté et la pureté. C’est à cette époque-là, racontait Rabbi Mena’hem Mendel, que j’ai appris de mon grand-père à mettre toute ma confiance dans les tsaddikim. Voici ce qui s’était passé: Un jour, Rabbi Schneor Zalman, lui avait demandé : «Mendele, dis-moi de combien est ta dot ? – Deux mille roubles, répondit Rabbi Mena’hem Mendel. – Et que penses-tu faire avec cet argent? lui demanda de nouveau Rabbi Schneor Zalman. – Je vais le donner à un riche de confiance et je gagnerai un peu dessus, répondit le petit-fils. Le grand-père reprit : – Qu’est-ce que cela fait qu’il soit maintenant riche, il se peut qu’au bout de quelque temps il devienne pauvre. Je te conseille de mettre l’argent dans cette boite, la boite de tsedakah, le capital et les bénéfices seront tous en sécurité.»
Rabbi Mena’hem Mendel s’esquiva de la chambre de son grand-père et donna l’argent à un homme très riche et de grande confiance. Au bout de quelques mois, celui-ci perdit son argent et devint très pauvre.

Un jour, le grand-père lui demanda : «Mendele, dis-moi, combien as-tu gagné avec ton argent?» Le petit-fils lui raconta la vérité sur ce qui était arrivé. Alors le grand-père lui dit : «Pourquoi ne m’as-tu pas écouté, quand je t’ai conseillé de donner ton argent à la tsedakah? Pourquoi n’as-tu pas eu plus de confiance dans les paroles de ton Rav qu’un simple juif? Et le grand-père continua à raconter : Un jour, je suis parti de Mezritch et je me suis arrêté en route dans une auberge. Le propriétaire était un homme vieux, honnête et droit. Je lui ai demandé depuis quand il vivait dans cette auberge, et il m’a répondu : plus de cinquante ans. Je lui ai dit: Y a-t-il ici dix juifs pour prier avec un minyan? – Non, répondit-il. Je lui ai dit: «Comment un juif peut-il prier toute sa vie dans la solitude sans jamais entendre la kedouchah et barekhou? Pourquoi ne venez-vous pas vous installer en ville? Ce juif me répondit: Rabbi, ici j’ai ma subsistance, qu’est-ce que je ferais en ville? Je lui ai dit: Si le Saint béni soit-Il nourrit tous les juifs de la ville, il vous nourrira aussi. Et j’ai ajouté : « Sachez que je suis l’élève de notre grand maître Rabbi Dov de Mezritch.»

Au bout d’une demi-heure, j’ai vu des charrettes remplies de toutes sortes d’objets. J’ai demandé: Qu’est-ce que c’est? Le vieux m’a répondu: J’ai fait comme le Rav m’a dit.» Et le Rav ajouta à l’adresse de son petit-fils : «Considère qu’à ce moment-là j’étais jeune, mais quand il a entendu que j’étais l’élève du Rabbi de Mezritch, sans prendre le temps de réfléchir il est allé s’installer en ville. Et toi, tu as entendu de moi qu’il était possible que tu perdes ton argent, et tu ne m’as pas cru.»

Après la mort de son oncle et beau-père, l’Admour Haemtsaï , il refusa de prendre sur lui la direction des ‘hassidim de ‘Habad, car c’était une lourde tâche, et il voulait être un simple ‘hassid comme tous les autres. Voici ce que raconte sur lui son fils Rabbi Chemouël : «Un jour, Rabbi Chemouël est rentré chez son père le «Tsema’h Tsédek» et l’a trouvé en train de marcher dans sa chambre, une profonde douleur inscrite sur le visage. Il eut peur, croyant qu’un malheur s’approchait. A sa question, son père répondit :«Il y a aujourd’hui cinquante ans depuis ma dernière réunion de ‘hassidim. J’avais alors vingt ans, et le lendemain mon grand-père m’a appelé, il m’a parlé du verset «A partir de vingt ans», et il m’a donné sa bénédiction que je réussisse dans l’écriture de commentaires de la Torah, révélée et cachée. Depuis, à chaque réunion où j’étais présent, on m’a honoré d’abord en tant que petit-fils du Admour, puis comme gendre du Admour Haemtsahi. Et depuis que j’ai pris sur moi le joug de la direction des ‘hassidim, il y a une trentaine d’années, je n’ai plus connu le goût d’une réunion de ‘hassidim, c’est cela qui me donne beaucoup de peine.» Et des larmes roulaient de ses yeux.

Mais sous l’influence de ses proches, il assuma la responsabilité des ‘hassidim après la mort de son beau-père. De près et de loin, on venait le trouver pour boire avidement ses paroles. Rabbi Mena’hem Mendel se faisait beaucoup de souci pour ses ‘hassidim. Il acheta un terrain, fonda le village de Chtsedrin et y installa beaucoup de juifs. Son nom se répandit dans le monde entier, et de tous les coins de la diaspora on s’adressait à lui avec des questions. Bien qu’il ait été surchargé de travail, il ne cessa jamais d’y répondre. Il rassembla toutes ses explications halakhiques dans son livre de responsa «Tsema’h Tsédek», en quatre parties.

En 5608 (1848), il fut invité à Saint-Petersbourg à une réunion organisée par le ministre de l’éducation russe, le prince Obrov, qui voulait faire accepter aux rabbanim que les enfants d’Israël apprennent la langue russe et les matières générales. Rabbi Mena’hem Mendel était déterminé à s’opposer à ce que les enfants d’Israël fassent des études générales, et craignant que son attitude ne lui coûte la vie, il emporta avec lui son linceul. Mais son mérite le protégea, il rentra en paix et sortit en paix.

En 5615 (1855), des opposants le dénoncèrent, et sa maison fut placée sous surveillance des autorités. Il alla alors lui-même trouver le gouverneur de la région, qui lui promit de ne pas prêter attention aux délateurs.

En 5620 (1860), il tomba malade et ne guérit plus jusqu’au jour de sa mort le 13 Nissan 5626 (1866). Il avait soixante dix-sept ans quand son âme le quitta dans la ville de Loubavitch. Il ordonna de ne graver sur la tombe aucun titre de gloire, mais uniquement qu’il avait contribué au repentir de beaucoup de gens. Son fils, Rabbi Chemouël, le Maharach prit sa place.

Vivre avec Machia’h :  Quand le détail construit l’unité par Gérard Touaty

Vivre avec Machia’h : Quand le détail construit l’unité par Gérard Touaty

 

En ce début de troisième millénaire, nous sommes les témoins d’un formidable bouleversement technologique où la science fait des avancées spectaculaires dans toutes les directions.

 

Parmi tous ces progrès, le développement et la capacité d’usage de l’infiniment petit tiennent une place de choix. Aujourd’hui, on peut, par exemple, écouter un nombre infini d’informations confinées dans une petite plaquette aussi légère qu’un briquet. La parachath Nitsavim nous donnera une piste pour comprendre la portée de cette explosion scientifique où le détail prend une place de choix.

Nos Maîtres ont établi un principe très simple quant au contenu d’une paracha : tous les différents sujets qui la composent ont tous un rapport entre eux et cela malgré leur diversité. Nous appliquerons cette règle pour deux thèmes de la parachath Nitsavim : l’unité et la délivrance messianique.

L’unité est mentionnée dès le premier verset et la délivrance messianique apparaît un peu plus loin (sur plusieurs versets) avec la promesse divine du retour des exilés sur la terre d’Israël. Quel lien peut rapprocher ces deux thèmes ?

Malgré leurs différences

Avant de le trouver, il nous faut revenir sur la manière avec laquelle est présenté, ici, le concept d’unité. Habituellement, la Thora présente l’unité comme une valeur en soi : l’unité permet d’accéder à la paix, facilite la solution de nos problèmes, permet l’épanouissement de chacun, etc. Ici, le texte nous propose une autre option.

Elle nous invite à l’unité en mettant l’accent sur toutes les composantes d’une société qui, malgré leurs différences, peuvent atteindre ce but : « Vous voici aujourd’hui, tous debout devant D.ieu, vos chefs de tribus, vos anciens, vos fonctionnaires, tout homme en Israël, vos enfants, vos femmes et l’étranger qui est au milieu de ton camp, du fendeur de bois au puiseur d’eau ».

On veut nous dire, ici, que chaque composante, quelle qu’elle soit, concourt à l’unité. En d’autres termes, le détail construit et consolide l’unité. Bien souvent, l’histoire nous a offert un visage sanglant et coercitif de l’unité où l’identité du particulier n’existait pas. Le pouvoir imposait par le haut une unité globale de façade dans laquelle la conscience individuelle n’avait pas de place.

La Thora apporte, par ce texte, une nouveauté : c’est par la place que l’on accorde au détail qu’une généralité peut s’édifier. Dans cette perspective, on peut comprendre la valeur de cette idée dans son rapport à l’ère messianique.

Au travers des quatre cycles

Le but de la venue du Machia’h est clairement défini par le Rambam dans les derniers mots de son œuvre encyclopédique, le Michné Thora : « …le terre sera remplie de la connaissance de D.ieu comme l’eau recouvre les océans ». Ce qui signifie que lors de sa venue, le Machia’h amènera toute l’humanité à la découverte et à la connaissance du Créateur. Or cette plénitude spirituelle ne peut être parfaite si elle n’affecte que le monde dans sa généralité.

Par contre, si elle pénètre chaque détail de la création, c’est l’indice que D.ieu est connu et reconnu pleinement au travers des quatre cycles : le minéral, le végétal, l’animal et l’humain.

On retrouve, en fait, cette idée dans la personnalité même du Machia’h et dans son action. Il se distinguera, expliquent nos Maîtres, par sa capacité à enseigner la Thora aux Patriarches et à Moché rabbénou, comme le souligne le Midrach, tout en se consacrant également aux pauvres (les détails de l’histoire) ainsi qu’il est écrit : « Il jugera les pauvres avec justice….. » (1).

Socialement, le pauvre n’a pas de place dans les rapports humains, il est exclu car il est considéré comme improductif psychologiquement et économiquement. Pourtant une société juive ne peut faire abstraction de lui. Là sera la grandeur du Machia’h : il parviendra à apporter le message divin à ceux que d’autres auront exclu de l’unité d’Israël.

Note

  1. Yéchaya (Isaïe), chap. 11, verset 4
Paracha Nitsavim: « Le Machia’h est dans les champs »  par le Rav Yaakov Abergel

Paracha Nitsavim: « Le Machia’h est dans les champs » par le Rav Yaakov Abergel

 

 

(pour la Réfouah chéléma de Joëlle Yamna bat Esther Malka)

 

Il est écrit dans la Paracha Ekev (8, 3): ‘Il t’a fait souffrir, t’a affamé et t’a nourri de la manne que tu ne connaissais pas et que tes pères ne connaissaient pas, afin de te faire savoir que ce n’est pas seulement par le pain que l’homme vit, mais c’est par tout ce qui sort de la bouche de L’Eternel que l’homme vit’.

Ce verset de la Torah s’accorde tout particulièrement aux enseignements de l’Admour Hazaken dans le livre du Tanya. L’Admour Hazaken y explique longuement que la Parole de D.ieu est à l’origine de la vie, ainsi qu’il est dit (Avoth, 5, 1): ‘Avec 10 Expressions le monde fut créé’ (les 10 Expressions sont écrites dans le premier chapitre de Béréchit, à partir de ‘Au commencement D.ieu créa le ciel et la terre…’ jusqu’à ‘Il se reposa de toute Son oeuvre…’).

Dans le premier chapitre du ‘Chaar Hayi’houde Véhaémounah’, l’Admour Hazaken explique que les mots et les lettres des 10 Expressions ‘donnent vie et existence à la matière inanimée,  lui permettant ainsi de sortir du néant qui régnait avant les 6 jours de la Création’.

L’Admour Hazaken souligne que les mots et les lettres des 10 Expressions que prononce l’Eternel ‘subsistent pour toujours dans le firmament, et sont à jamais contenus à l’intérieur de tous les cieux afin de donner vie à ceux-ci…Car si à D.ieu ne plaise, les lettres venaient à s’effacer, fût-ce une fraction de seconde, et retournaient à leur source, tous les cieux seraient réduits à néant.’   

A la lumière de ces explications de l’Admour Hazaken, nous comprenons que ‘ce n’est pas seulement par le pain que l’homme vit’ signifie que l’homme vit de la Parole de D.ieu, et que celle-ci provient de Son désir et de Sa Volonté d’être Roi sur la terre.

C’est à ce sujet que la ‘Hassidout nous enseigne que nous devons sonner du Choffar le jour de Roche-Ha-Chana, afin d’exprimer notre désir à D.ieu, qu’Il continue à régner sur nous.

Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Nitsavim, le Rabbi rapporte l’enseignement des Sages selon lequel Adam-Ha-Richon, le jour où il fut créé, appela et dit à toute la Création (à tous les règnes de la Création : l’inanimé, le végétal, l’animal) : ‘Venez, nous nous inclinerons, nous nous courberons et nous nous prosternerons devant L’Eternel, qui nous a fait’.

Le Rabbi explique que ‘L’Eternel, qui nous a fait ’évoque le niveau du divin qui est relatif à ce monde, qui permet de le créer et de le maintenir en vie.

Par ailleurs, il existe un autre niveau du divin, bien plus élevé que celui-ci. Le Rabbi explique en effet qu’Adam-Ha-Richon fit prosterner toute la Création devant le couronnement du Saint béni soit-Il, ainsi qu’il est dit (Téhilim, 93, 1): ‘L’Eternel règne, Il est revêtu de Majesté’. Ce verset évoque ‘la Royauté de D.ieu qui fut alors dévoilée dans le monde. C’est le niveau du divin qui est bien au-delà et sans aucune mesure avec ce monde. Le dévoilement de la racine de l’attribut de Mal’hout (l’attribut de la Royauté), laquelle dépasse toutes les autres Séfirot, le niveau de Kéter (la Couronne qui surplombe tout l’enchaînement des mondes), et jusque dans la partie la plus profonde de Kéter, et jusqu’à L’Essence divine elle-même’.    

Il existe donc le dévoilement divin qui s’accorde à la Création et à tout ce qu’elle contient (y compris l’homme lui-même). Puis il y a le dévoilement qui dépasse totalement les limites de ce monde.

Ces deux dévoilements divins existent aussi dans la Torah. De fait, la partie révélée de la Torah s’accorde à ce monde matériel et aux limites qu’il nous impose, et la partie profonde de la Torah est liée à tout ce qui dépasse les limites de ce monde.

Ces deux dévoilements existent également dans l’âme elle-même. La partie révélée de l’âme, ‘Néfech’ ‘Roua’h’ ‘Néchamah’, les forces de l’âme qui s’habillent dans les limites du corps (dans le foie, le coeur, et le cerveau),.

La partie la plus profonde et la plus intérieure de l’âme, l’Essence de l’âme, qui ne s’habille pas dans le corps, et qui est enracinée dans L’Essence divine.

De manière plus générale, ces deux dévoilements correspondent à la lumière d’Or Mémalé qui s’habille dans les mondes (‘L’Eternel, qui nous a fait’), et à la lumière d’Or Sovev qui ne se révèle pas dans le monde, et ne fait que l’entourer (‘L’Eternel règne, Il est revêtu de Majesté’).     

Dans le Dvar Mal’hout sur notre paracha, le Rabbi met donc l’accent sur notre devoir de nous attacher, non pas seulement aux aspects extérieurs de tous les sujets de ce monde, comme la partie révélée de la Torah et la partie révélée de notre âme, mais il consite aussi à nous attacher à leurs aspects profonds, à dévoiler la Royauté de L’Eternel et de Son envoyé, le Roi Machia’h, en révélant la partie profonde de la Torah et la partie profonde notre âme, afin de faire de ce monde une demeure pour Son Essence bénie.

A la lumière de tout ce qu’il vient d’être dit, il est possible d’expliquer sous la forme d’un ‘hidouch (nouveauté) le verset de la Paracha Ekev (8, 3,) selon lequel ‘ce n’est pas seulement par le pain que l’homme vit, mais c’est par tout ce qui sort de la bouche de L’Eternel que l’homme vit’.

En effet, la chose est connue que les Sages comparent le pain à la Torah, car de même que l’homme a besoin de pain pour faire vivre son corps, il a aussi besoin de la Torah pour nourrir son âme.

Par ailleurs, au sujet des Temps messianiques L’Eternel a déclaré: ‘Une Torah nouvelle sortira de Moi’.

Il est donc intéressant de remarquer que le terme ‘sortir’ est employé aussi bien pour désigner la vie qui ‘sort’ de la bouche de L’Eternel, afin de faire vivre l’homme, que pour désigner la Torah nouvelle qui sortira de ‘Moi’, de la bouche de L’Eternel, afin de donner la vie éternelle à l’homme dans les Temps messianiques.

Cette idée peut être renforcée par le fait que l’expression     hébraïque    םפר חי     qui signifie

‘Livre vivant’ a pour valeur numérique 358, comme la valeur numérique du mot Machia’h.

De fait, la Torah nouvelle que dévoilera le Machia’h, très bientôt et de nos jours avec l’aide de D.ieu, est un ‘Livre vivant’ qui insufflera à toutes les âmes d’Israël, le souffle de la vérité éternelle, la révélation de L’Essence divine, grâce à laquelle toute l’Assemblée d’Israël, la communauté de Yéchouroun, ‘se tiendra debout aujourd’hui’, et   éternellement.

Rav Yaakov Abergel

Crown Heights : Farbrenguen en l’honneur de Hai Elloul au Lincoln Place Shul

Crown Heights : Farbrenguen en l’honneur de Hai Elloul au Lincoln Place Shul

 

 

Un Farbrenguen en l’honneur de Hai Elloul a eu lieu au Lincoln Place Shul, de Crown Heights.

 

Le Farbrenguen était sponsorisé par Mr Samuel Salfati (New York, NY) et incluait un public franco-israélo-américain.

De nombreux membres et supporter de la Shul se sont déplacés pour assister au Farbrenguen, incluant les philanthropes Mr. Simon et Meyer Chetrit (New York, NY) amis personnels du Rav Meyer Soussan, Rav de la communauté.

Le Lincoln Place Shul est une synagogue chaleureuse, multiculturelle, centrée et ouverte à tous.

Pour infos veuillez nous écrire au [email protected]