A télécharger : Recueil d’études du Beth Nissan
Un nouveau mois qui commence tient toujours de l’expérience étrange. C’est que le déroulement des jours passés nous avait habitués à une certaine façon de voir et de vivre les choses, tant il est vrai que chaque mois porte en lui sa puissance et sa signification particulières. Bien sûr, la joie a été, à la fois, le moteur et le guide du mois d’Adar ; elle nous a ainsi portés jusqu’à l’orée du mois suivant : Nissan. Alors qu’il commence, ce sont d’autres images qui éclairent peu à peu notre conscience.
Certes, la liberté est maintenant notre point d’horizon et nous aurons l’occasion de le ressentir avec une attention accrue. Mais, en ce début de période, l’enchantement vient d’ailleurs. Il vient du simple nom du mois. On entend « Nissan » et c’est d’ores et déjà le terme « Ness – miracle » qui résonne. Car c’est bien à un niveau plus élevé de conscience qu’il nous est donné de parvenir. En effet, la vie peut se décliner de façons diverses. Elle peut suivre le cours de la nature telle un classique « long fleuve tranquille ». Mais elle peut prendre un chemin inattendu, une voie surprenante où le champ des possibles devient subitement sans limites. Le miracle est alors entré dans notre quotidien, d’une certaine façon en nous-mêmes.
La vie du peuple juif de manière générale, et celle de chacun, ont bien souvent appartenu à cette deuxième catégorie. Et elles continuent de le faire. Cela s’appelle avoir une vision qui porte loin, comprendre ses propres actes comme des éléments d’un plus grand tout et ne pas se laisser enfermé dans les contraintes imposées par le monde ou la société globale. Pour notre vie personnelle, cela signifie que le miracle devient réalité et que rien ne rime mieux avec une telle notion que celle de liberté.
Ce miracle-là ne doit pas être un moyen de fuite ou d’oubli. Il signifie, au contraire, avoir intensément conscience. Notre vie en est alors changée, d’abord au niveau individuel et, par cela, au niveau collectif. Car, avec la fête de Pessa’h approchant, c’est à des chaînes enfin brisées que l’on pense et à la Délivrance ultime, celle des temps messianiques.

(pour la guérison immédiate de Eliyahou Zabaly ben Suzanne)
A la lumière de l’enseignement du Rabbi du ‘Dvar Mal’hout’ sur notre Paracha, il nous est donné à comprendre que la lèpre, bien qu’elle soit fixée par la Torah comme un signe d’impureté, cache en réalité une très haute lumière.
De fait, les signes de la lèpre apparaissent sur la peau d’une personne qui n’a pas encore accompli un certain travail. Le Rabbi explique qu’à l’exception de ce manque particulier la situation spirituelle générale de cet homme ne manque pas d’intégrité, qu’il s’agisse de ses pensées, de ses paroles ou de ses actes.
La lumière spirituelle de la lèpre est tellement élevée qu’elle ne peut trouver ici-bas un réceptacle capable de la contenir. De ce fait, lorsque cette lumière s’échappe du réceptacle au moment où il se brise car il n’est pas assez solide pour supporter son intensité, la lumière est alors détournée vers l’autre côté de la Sainteté, et finalement utilisée par les forces du mal.
Ainsi, ce que l’on appelle ‘obscurité’, en l’occurence ici, la ‘lèpre’, résulte du fait qu’une lumière excessivement élevée n’a pas trouvé de réceptacle capable de la supporter, de la contenir et de la garder.
Le Rabbi nous donne un exemple concret.
Lorsqu’un Juif ressent durant sa prière un amour très fort pour D.ieu, et que son âme est alors attirée vers sa source (cette impulsion de l’âme vers sa source est appelée ‘Ratso’ ) au point qu’elle serait prête à quitter le corps, il est impératif après la prière que cet homme exprime cet amour intense de D.ieu qui est né dans son cœur pendant la prière, et qu’il le fasse descendre dans le réceptacle de l’étude de la Torah, ou dans celui de l’accomplissement des Commandements divins.
Ce retour de la lumière vers le bas est appelé ‘Chov’.
S’il n’agit pas ainsi, les signes de la lèpre apparaîtront alors sur sa peau. C’est-à-dire que si la lumière de cet amour pour D.ieu ne s’habille pas dans le réceptacle de l’étude ou dans celui de la Mitsvah, elle sera détournée vers l’autre côté de la Sainteté et finalement utilisée par les forces du mal, ce qu’à D.ieu ne plaise.
De fait, le Rabbi enseigne à ce sujet que ‘celui qui n’étudie pas, ou qui n’accomplit pas une Mitsva après sa prière, ressentira une vive intolérance vis-à-vis de son prochain, et tombera facilement dans la colère’.
D’après l’enseignement du Rabbi, ‘Chov’, le retour de l’âme dans le corps, représente la solution, le remède et la guérison de la lèpre. ‘Chov’ est lié à la faculté du ‘Bitoul’, c’est à dire à la soumission la plus totale vis à vis de D.ieu, et de Sa Volonté bénie. Par cette soumission, un Juif ajoutera dans son étude de la Torah, et dans son accomplissement des Commandements divins, et ‘son action aura finalement pour effet d’unir les lumières les plus élevées à des réceptacles capables de les contenir’.
L’étude du ‘Dvar Mal’hout’ nous permet de comprendre que le moyen d’unir l’Essence divine au corps, sans que cela ne provoque les signes de la lèpre (c’est à dire que l’homme soit capable de supporter et de garder en lui, sans se briser les lumières les plus élevées) consiste à nous soumettre à la Volonté divine en faisant totalement don de nous-même.
Le Rabbi rapporte aussi l’enseignement de son père, Rabbi Lévi-Itzhak, selon lequel, la valeur numérique de ‘Ha Metsorah’, ‘le lépreux’, est égale à 411, comme pour la valeur numérique de ‘Tohou’ qui est aussi égale à 411.
Aussi, selon la déclaration du Rabbi, d’après laquelle chaque Juif doit écrire ses propres ‘hdouchim, l’occasion nous est donnée de dire que 411 est également la valeur numérique de ‘Chakaï’ (שקאי), qui signifie ‘Porteur d’eau’.
Ainsi, à la lumière de ce qu’il vient d’être dit, il apparaît que le Machia’h, que les Sages de la Torah appellent ‘le lépreux’, ‘Ha Metsorah’, est lié avec le Porteur d’eau. D’un côté, son âme est extrêmement élevée, tout comme le monde de ‘Tohou’ (dont la valeur numérique est aussi égale à 411), et d’un autre côté il est un homme dont la simplicité et l’humilité sont évidentes, à l’exemple du Porteur d’eau.
Il est d’ailleurs écrit que ‘Machia’h s’asseoit parmi les pauvres’. Or, cette déclaration des Sages n’exprime pas seulement le fait qu’il est capable de se mettre à la portée de chaque Juif, même du moins érudit, mais plus encore, cette déclaration reflète aussi l’enseignement du Rabbi du Dvar Mal’hout sur notre Paracha.
En effet, Machia’h représente la lumière de la Délivrance, laquelle ‘s’assoit’, c’est à dire ‘descend’ des cimes les plus élevées et s’habille de manière profonde en nous-même et dans ce monde matériel.
La Séfira de Mal’hout est définie par l’Admour Hazaken comme étant ‘la bouche de L’Eternel’, au moyen de laquelle Hachem insuffle la vitalité aux mondes et à tout ce qu’ils contiennent. Or, du fait que Mal’hout reçoit toute sa lumière des Séfiroth qui sont au-dessus d’elle et qu’elle-même ne possède pas sa propre lumière, elle est appelée ‘pauvre’.
‘Machia’h s’assoit parmi les pauvres’ signifie alors que la plus haute lumière, la lumière du Machia’h, descend de manière profonde, ‘s’asseoit’, dans la Séfira de Mal’hout, pour insuffler au monde la vitalité nouvelle de l’Essence divine, la vitalité de la Délivrance finale.
Par ailleurs, les Sages ont comparé Machia’h au léopard. La peau du léopard est recouverte de tâches, et la peau du Machia’h est aussi recouverte de tâches, des tâches de lèpre. Cette comparaison, physique, possède aussi un contenu spirituel qui est lié à leurs forces respectives.
En effet, il est dit que le léopard attaque sa proie de manière foudroyante et n’abandonne jamais. A l’évidence, chaque Juif qui possède une étincelle du Machia’h, a la capacité de poursuivre sa proie : la Délivrance finale sans jamais renoncer, et en investissant toujours ses forces les plus profondes.
A l’image du léopard qui mange sa proie, perché sur la branche d’un arbre pour ne rien laisser aux autres prédateurs, un Juif ‘mange sa proie’ sans rien laisser aux forces du mal, ainsi qu’il a été expliqué au nom du Rabbi. Il fait descendre les plus hautes lumières qu’il a obtenu pendant la prière dans le réceptacle de l’étude de la Torah. Dans ce cas, la lumière s’habille dans le réceptacle de manière profonde car l’homme et le monde deviennent des réceptacles capables de contenir les plus hautes lumières sans jamais rien laisser aux ‘prédateurs’. Des réceptacles capables de recevoir le dévoilement de l’Essence divine, lors de la venue du Machia’h, très bientôt et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.

La communauté Habad des malentendants a célébré son premier anniversaire le mois dernier. Basé dans la ville israélienne centrale de Rishon Letsion et dirigé par le Rav Yehoshua Soudakoff, d’origine californienne, et son épouse israélienne Cheftziba, ce centre Habad unique dessert une vaste mais niche communauté.
«Nous ne sommes pas liés par la situation géographique, ni même par groupe d’âge, mais nous partageons une langue et une culture communes», a déclaré le Rav Yehoshua Soudakoff. Dans une interview accordée à Lubavitch.com , le Rav Yehoshua explique, par le biais d’un interprète en ASL, que sa communauté n’est pas liée à un lieu spécifique, même si Rishon Letsion possède la plus grande concentration de sourds du pays en raison de sa proximité avec deux écoles élémentaires renommées pour sourds dans la ville voisine de Nes Tsiyona.
Pour servir cette communauté diversifiée, le Rav Yehoshua Soudakoff a créé l’organisation « Habad pour la communauté des sourds et des malentendants ». Ils ont nommé leur organisation ‘Houshim, une référence à Houshim ben Dan, une figure biblique sourde et dont le nom, utilement, forme l’acronyme Chabad. De plus, le mot ‘Houshim signifie «les sens» en hébreu.
L’organisation se rend dans les écoles pour sourds en Israël pour enseigner aux étudiants la vie juive et leur donner des cours particuliers pour leurs Bar et Bat Mitsvah. Ils offrent des cours de Torah pour adultes exclusivement en langue des signes et animent des fêtes et des événements dans tout le pays. Le Rav Yehoshua Soudakoff a officié lors de nombreux mariages de couples sourds en Israel et à l’étranger.
« ‘Houshim » a organisé ses premiers offices pour les Fêtes de Tichri cette année. Le chantre était malentendant et a signé certaines des cantilations tandis que le Rav Yehoshua Soudakoff, utilisant la langue des signes, a dirigé la congrégation dans les réponses appropriées. Tandis qu’un participant soufflait du Chofar, d’autres membres du groupe posèrent leur main sur le Chofar pour « l’entendre » à travers les vibrations. Les participants venaient de tout le pays et le Rav Yehoshua Soudakoff et son épouse ont accueilli plusieurs invités pour la nuit afin qu’ils ne soient pas obligés de voyager les jours saints.
«Beaucoup de Sourds tentent de participer à des audiences et à des communautés, mais ils sont frustrés de ne pas pouvoir communiquer avec leur entourage. Ils se sentent ignorés et finissent par s’en aller, laissant leurs familles et peut-être les générations futures privées de la communauté juive », a déclaré le Rav Yehoshua Soudakoff. Compte tenu de la réaction positive suscitée par les Fêtes de Tichri, le couple souhaiterait en faire une activité permanente. Ils espèrent qu’il ne faudra pas longtemps avant que leur communauté ait sa propre synagogue, dirigée par un rabbin Sourd, avec des officiants et des fidèles sourds.

Participants à une fête de ‘Hanoucca organisée par le Rav Soudakoff et la Jewish Deaf Foundation
Ayant été élevé dans une maison américaine à la fois «sourde et très juive», le Rav Yehoshua Soudakoff a été surpris de la résistance que le couple a rencontré lorsqu’ils se présenteraient aux Israéliens. En Israël, comme aux États-Unis, on estime à 15 000 le nombre de sourds juifs. «Dans leur esprit, vous pourriez être un rabbin ou un sourd mais pas les deux ».
Cette différence d’attitude a renforcé la volonté de Soudakoff de créer un changement positif en tant que leaders sourds et en encourageant les autres à jouer un rôle actif dans leur communauté.
Ils ont créé un camp international qui a attiré l’an dernier une trentaine d’adolescents sourds d’Israël, de Russie, d’Europe et des États-Unis. Ils ont embauché tout le personnel sourd dans le but de développer l’identité juive et les compétences de leadership des jeunes sourds. «Nous voulons modeler le leadership des sourds juifs pour qu’ils sachent qu’aucun de ces descripteurs n’exclut les autres», a déclaré le Rav Yehoshua Soudakoff.
Le Rav Yehoshua Soudakoff a hâte de contacter encore plus de sourds avec ce message dans les années à venir avec le soutien des communautés de sourds. «Nous devons continuer à partager la lumière mot à main», signa-t-il en souriant.

Cheftziba Soudakoff (extrême gauche) lors d’une réunion de camp d’été en Israël
Le Badatz Eida Hareidit ont annoncé qu’ils ne fournissaient plus la certification de Cacherout à certains magasins Cofix et à l’usine.
Bien que la plupart des magasins Cofix en Israël ne soient pas certifiés par le Badatz, certains le sont, ce qui aura un impact profond sur ces magasins situés dans des quartiers religieux.
