Lois des 3 semaines  par le Rav Menahem Laloum (1ère partie)

Lois des 3 semaines par le Rav Menahem Laloum (1ère partie)

1) Le Rabbi  demande d’augmenter dans l’étude de la Torah et la Tsedaka pendant cette période .
2) Toutes ces lois commencent dès la nuit du 17 Tamouz, selon le Minag Habad. (Eshel Avraham, Tsits Eliezer et le Piske Tshuvot mentionne que ceci est l’avis de la majorité des décisionnaires).
3) Il est préférable de ne pas voyager, ni faire d’excursions pendant les 3 semaines. Par contre, si l’on a pas le choix, on fera attention de préparer ses valises avant le 17 Tamouz (premiers vêtements dans la valise, ranger tous les jours les Tefilines dans celle ci, etc…) , (Sihot Kodesh 5725, 2e partie).
4) Nous pouvons écouter de la musique sans instruments le jour de Roch Hodech Av, sauf des chants de joie. Certains permettent si ce sont des enregistrements (et non un concert par exemple).
5) Pendant les 3 semaines nous n’achèterons que le nécessaire. Nous évitons d’acheter des vêtements, sauf ceux pour lesquels il y a des soldes importantes.
Les sefaradim permettent d’en acheter jusqu’à Roch Hodech Av, et de s’abstenir d’acheteres des habits sur lesquels on devrait faire la bénédiction de Chehe’heyanou. (‘Hida Ma’hazik Bra’ha 558, ‘Hazone Ovadia, Choulhan Arou’h 551, 17)
6) Coudre est permis.
7) Selon la loi stricte il est permis de se baigner dans une piscine, il est cependant bon de s’en abstenir (Mishna Broura 551, 88), alors que le Troumat Hdeshen le permet.
8) La première coupe de cheveux d’un enfant de 3 ans est repoussée, par contre nous commençons à lui mettre les Tsitsit (lettre du Rabbi tome 24, page 350)
9) Même Chabbat, selon le Minhag Habad, nous ne disons pas Chehe’heyanou (Louah Hayom Yom Kollel Habad, Shaar Hakavanot, Ye’have Daat tome 1 chapitre 37). Certains cependant permettent, (Birke Yossef 551, Sdé ‘Hemed  Shout Avné Nezer 428)
10) Le Nitei Gavriel rapporte que les travaux (comme la peinture) sont permis jusqu’à Roch Hodech Av.
11)Se couper les cheveux :  Les Habad, les Ashkenazim et une grande partie des Sefaradim (Maroc, Djerba, selon le Arizal) sont scrupuleux de ne pas se couper les cheveux pendant les 3 semaines (Rama 551, Kaf Ha’haim, Kitsour du Rav Toledano, Minag Tunis et Alger) alors que le Rav Ovadia Yossef ne dit que depuis Roch Hodech Av.
Concernant les femmes, si ce n’est pas pour un besoin (Mikve ou que les cheveux gênent sous la perruque), il ne faudra pas non plus qu’elles se coupent les cheveux (Rav Moche Feinstein Yore Dea tome 2 chapitre 137).
Pour les Sefaradim, certains permettent jusqu’à la semaine même du 9 av. (Rr le Tsion du Rav Bentsion Aba Shaoul chapitre 17, 3, ‘Hazone Ovadia Yom Tov page 261, Yalkout Yossef chapitre 493, 18)
Les femmes peuvent s’épiler.
12) A partir de Roch Hodech Av nous ne laverons pas les vêtements, sauf ceux des enfants en bas âge, et en petite quantité.
13) La semaine deTichea Beav, nous ne nous laverons que par nécessité (odeur, saleté etc….) ( *cette année il n’y a pas de « semaine du 9 Av » puisque le jeune est reporté à dimanche*)
14) Au sujet du jeûne, une femme enceinte ou qui allaite ne jeunera pas. Une femme est considérée comme « qui allaite » jusqu’à 2 ans après l’accouchement. En tout cas, si le jeune est difficile elle devra contacter son Rav pour expliquer la situation, même si elle ne jeune pas elle devra appliquer les autres signes de deuil.
15) Nous ne nous brossons pas les dents le jour du 17 Tamouz. Si cela est insupportable, il y a des possibilités, voir Shoul’han Arou’h 567 et Sefer Haminagim.
16) nous ne consommons pas de viande depuis Roch Hodech Av.
17) autant que possible, nous n’emménageons pas dans une nouvelle maison pendant les 9 jours. Le Rabbi demande de repousser jusqu’au 15 Av ou jusqu’au mois d’Elloul.
18) Concernant les opérations chirurgicales, si cela ne représente aucun danger, il faudra les repousser après cette période. Le Rabbi dit : si cela est possible, repousser après le 9 Av, et tout empêchement est pour le bien, mais si les médecins insistent, on s’efforcera de le faire alors avant le Chabbat ‘Hazone ».
19) Nous avons la coutume d’organiser chaque jour des conclusions de traités talmudiques, et d’y inviter le plus de monde possible.
20) Il faudra préparer avant Roch Hodech Av tous les vêtements nécessaires pour la semaine, en dehors des chaussettes (Kaf Ha’haim 551, 91). Concrètement nous sommes scrupuleux concernant les chemises, pantalons, robes et jupes, et non pour les sous-vêtements. Celui qui n’aura pas eu le temps de faire ces préparations, frottera son vêtement sur le sol pour amoindrir sa propreté et pourra ensuite le porter.
Texte & Audio : Parachat Balak  « Au dessus du volcan »  par le Rav Yaakov Abergel

Texte & Audio : Parachat Balak « Au dessus du volcan » par le Rav Yaakov Abergel

(Pour la réfouah chéléma de Messod ben Aïcha, ‘Prosper’)

 

Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Balak, le Rabbi explique la signification du jeûne du 17 Tamouz quand il tombe le jour du Chabbat.

Dans un tel cas, le jeûne est repoussé au lendemain du Chabbat, car le Chabbat est un jour de joie qui ne laisse aucune place à la mortification et au jeûne.

Plus encore, le Rabbi nous enseigne que les repas de ce Chabbat, et cela inclut aussi le repas de Mélaveh Malka de Motsaeï-Chabbat, doivent être plus copieux que d’habitude.

D’après l’enseignement donné ici par le Rabbi, chaque jour de jeûne possède deux aspects. Un aspect superficiel et négatif, et un aspect profond et positif.

L’aspect superficiel du jeûne du 17 Tamouz s’exprime par le fait qu’en ce jour commença le siège de Jérusalem qui a fini par aboutir à la destruction du Temple le jour du 9 Av, le début de l’exil.

Cependant, toute descente a pour but une élévation, et le but de l’exil est la Délivrance qui en résulte.

‘Le but de chaque chose est la profondeur de cette chose, et la profondeur du jour du 17 Tamouz est qu’il est une préparation à la Délivrance, comme cela est allusionné par sa valeur numérique : 17 : valeur numérique du motטוב (‘Bien’)’.

Le jour du Chabbat représente le dévoilement de la Volonté la plus profonde et la plus intérieure du Saint béni soit-Il. De ce fait, lorsque le jour du jeûne du 17 Tamouz tombe le jour du Chabbat, alors l’aspect négatif du jeûne est repoussé au lendemain, et l’accent est mis précisément sur l’aspect positif du jeûne, lequel sera dévoilé lors de la Délivrance finale.

La ‘Hassidout nous enseigne que le second Temple ne fut détruit que dans le but d’être reconstruit. Ce fut également le cas pour les premières Tables que Moché brisa, précisément le jour du 17 Tamouz.

Les secondes Tables que reçut Moché sont beaucoup plus élevées que les premières, car elles contiennent toute la Torah orale. De ce fait, la destruction des premières Tables avait pour but l’élévation des secondes, comme il est dit :’le but de chaque chose est la profondeur de cette chose’.

Ainsi, de la même manière, et conformément au principe selon lequel ‘toute descente a pour but une élévation’, le second Temple ne fut détruit que pour laisser la place au troisième Temple, lequel sera beaucoup plus élevé que les deux premiers.

C’est la raison pour laquelle le Rabbi nous demande, pendant ce Chabbat du 17 Tamouz, d’ajouter en nourriture et en boisson (contrairement aux jours de jeûne pendant lesquels nous nous privons de toute nourriture et de toute boisson). En agissant de la sorte, nous soulignons le lien de ce jour avec la Délivrance finale, lorsque ‘les jours de jeûnes seront transformés en jours de fêtes’.

En effet, la Torah nous enseigne que lors de la Délivrance finale, L’Eternel dressera une table pour les Tsaddikim. Pendant ce festin, chacun mangera de la chair du poisson, le Léviathan, de la viande du taureau sauvage, le Chor-ha-Bar, et boira du vin que L’Eternel garde en secret, le vin ‘Méchoumar’.

A la lumière de ce qu’il vient d’être dit, nous comprenons que nous ne pouvons absolument pas nous suffire de l’aspect superficiel que nous offre la réalité, comme en témoigne l’histoire suivante.

‘Durant l’été 1994, le jour du 3 Tamouz, je me trouvais en plein milieu de l’Océan Pacifique, sur l’île de Bora-Bora. Alors que j’observais, admiratif, le paysage qui était devant mes yeux, je vis marcher à quelques mètres de moi un homme qui portait une médaille qui attira mon regard. C’était une étoile de David dont l’éclat d’or attira immédiatement mon attention. Je l’interpellais par un ‘Chalom’ amical, et en s’approchant de moi il me dit :

-Tu es Juif ? Sais-tu que le Rabbi de Loubavitch a ‘quitté’ ce monde aujourd’hui même ?

Ce moment se grava en mon âme. Ce voyage sur cette île paradisiaque me dévoila un enseignement qui allait me marquer pendant toutes les années qui me séparent de ce jour, et cela, jusqu’à aujourd’hui.

Lorsque j’étais sur l’île, une personne m’apprit que les îles de la Polynésie se sont toutes formées sur la cime de volcans qui ont été engloutis au fil des années par l’Océan.

En fait, me dit cette personne, nous sommes là debout sur la plage, mais en réalité nous nous trouvons dans le cratère d’un volcan ! Un volcan qui est éteint, mais un volcan tout de même !

L’île de Bora-Bora est la cime du volcan qui émerge de l’eau ! Le volcan est caché par l’océan qui ne laisse apparaître qu’un tout petit bout de sa cime, et ce petit bout c’est l’île toute entière, avec ses arbres, sa végétation, ses habitants, alors que le reste du volcan se trouve sous nos pieds, recouvert par l’Océan.…

La première question qui me vint à l’esprit fut de savoir s’il était possible que le volcan se réveille ? Avec les années, et grâce à l’étude la ‘Hassidout, je finis par trouver une réponse.

Observer la réalité sans considérer son contenu profond présente un danger certain. C’est comme se tenir debout dans le cratère d’un volcan allumé, et nous-mêmes nous sommes ‘éteints’.

A l’opposé, l’étude de la partie profonde de la Torah nous insuffle une vitalité nouvelle, qui nous permet de percevoir l’aspect profond de la réalité qui est devant nous. C’est alors comme si nous nous trouvions sur un volcan qui est éteint, et nous-mêmes, nous sommes vivants, car pleinement conscients de la réalité, ‘allumés’.

Cette constatation, née au milieu de l’Océan Pacifique, s’accorde à l’enseignement du Rabbi du Dvar Mal’hout sur la Paracha Balak. Dans cette Paracha l’Eternel transforme les malédictions de Bilam en Bénédictions. De la même façon, lors de la Délivrance finale Il transformera les jours de jeûnes en jours de fêtes.

Aussi, le Rabbi nous enseigne que lorsque le jour du jeûne du 17 Tamouz tombe le jour du Chabbat, alors les jours des 3 semaines d’afflictions qui commencent le lendemain du Chabbat (comme c’est le cas cette année) et se terminent le 9 Av, sont illuminés par la lumière du Chabbat de la Paracha Balak, par la lumière cachée du 17 Tamouz qui tombe le jour du Chabbat.

Percevoir le contenu profond de chaque chose est une priorité dans notre mission de faire de ce monde une demeure pour D.ieu. C’est la raison pour laquelle le Rabbi nous demande d’ajouter dans notre étude des sujets du Machia’h et de la Guéoula car de cette façon nous pourrons vivre véritablement ces sujets de manière profonde, ainsi qu’il est écrit dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha : ‘L’intellect doit être pénétré de ces sujets, et la lumière de notre compréhension doit également se répandre et pénétrer nos sentiments dans le coeur, jusqu’à atteindre notre action concrète, nos pensées nos paroles et nos actes.’

Notre étude doit toujours être cristallisée par un acte, lequel doit crier, révéler, notre désir le plus profond, ce désir caché dans la profondeur de notre cœur, à l’image d’un volcan caché dans la profondeur de l’Océan. Ce désir, de voir enfin le dévoilement de D.ieu dans ce monde matériel. Très bientôt et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.

Mazal Tov! Mariage de Tsema’h Chemtov et Dvorah Arnauve, veille du 16 Tamouz 5779 au Beth Haya Mouchka

Mazal Tov! Mariage de Tsema’h Chemtov et Dvorah Arnauve, veille du 16 Tamouz 5779 au Beth Haya Mouchka

PHOTOS : MORDEHAI LUBECKI

 

Rav Yossi Chemtov, le père du Hatan

 

Rav Eliezier Arnauve le père de la Kalla