לע״נ הרה״ח ר׳ שמואל וזוגתו מרת בתי׳ ע״ה אזימאוו
שלוחי כ״ק אדמו״ר כיובל שנה במדינת צרפת

Il Foglio : Ramallah, une autre image

De Daniele Ranieri paru sur Il Foglio

Samar Daoud, une palestibienne de trente-cinq ans en pullover blanc à col roulé, ouvre la porte vitrée de sa boutique du centre de Ramallah, capitale des territoires autonomes administrés par l’Autorité Palestinienne, pendant qu’à l’extérieur des ouvriers finissent de travailler aux vitrines et à l’enseigne, «Lifestyle». A l’intérieur, tout de blanc reluisant, est exposé le plus chic de la mode italienne : souliers, bottes, robes des collections hivernales, Gucci, Prada, Roberto Cavalli, Just Cavalli, Dolce&Gabbana. Samar est la propriétaire de ce commerce et c’est elle-même qui passe directement les commandes en Italie par téléphone : «J’ai ouvert il y a six mois» – dit-elle au journaliste du Foglio – amusée de répondre aux questions d’un journal italien, de ce pays d’où proviennent toutes ces merveilles luxueuses qui l’entourent. « J’ai ouvert ce commerce en payant de mes propres poches et maintenant tous mes actifs sont déjà en territoire positif. Je sais que tout ça peut paraître bizarre à un étranger, mais ici, la mode, ça marche fort. Les gens achètent. » – Et les prix? « Tout dépend. Une paire de souliers coûte normalement 300 euros, mais je considère que ce que je fais est une mission, il s’agit de changer les attentes et ce que les Palestiniens ont dans la tête.»

La mission de Samar est décidément au delà de ce qu’elle-même peut penser du haut de son poste d’observation griffé et privilégié. Ramallah vit en silence son éclatant boom économique. Depuis deux ans, les prix des logements, qui montaient en flèche déjà en 2005, ont subi une croissance de 300 %. Les touristes occidentaux viennent et les fonds étrangers circulent. La compagnie koweitienne de télécommunication Wataniya a décidé depuis peu d’investir 700 millions de dollars en Cisjordanie : «parce que le marché du téléphone a un potentiel immense et que la situation est stable » nous informe Allan Richardson, un Irlandais, PDG de la branche palestinienne de la compagnie. Partout à Ramallah on peut voir les énormes affiches rouges de la Wataniya : « Belle couleur, non? Ça a un énorme pouvoir de persuasion. » (Lire la suite)

La même ferveur commerciale parcourt toute la “capitale”.

« Regarde! De purs chef-d’oeuvres ! Ces écrins viennent de Syrie, toute leur surface est recouverte d’arabesques, c’est petit mais quel poids. Ça vaut 22.000 dollars. » Les dagues d’argent, avec manches en corne, sont dans des étuis et ont été disposées en éventail sur une table de verre, la moins chère d’entre elles vaut déjà 1000 dollars. Quant aux tapis, il y en a partout, sur les planchers, empilés par couches, sur les meubles, sur les murs, suspendus à partir de l’étage supérieur d’où ils débordent. La propriétaire de la “galerie d’art” est radieuse: «Regarde, cette galerie, elle m’a coûté un demi million de dollars , parce qu’ici on n’est dans le centre de Ramallah, mais je l’ai déjà remplie pour plus d’un million de dollars de marchandise. – Et les clients ? « Pour 60% ce sont des Occidentaux, il en vient beaucoup par ici » – Même des Italiens ? « Oui, par exemple des journalistes des chaînes de télé. Mais 40 % de mes clients, ce sont des Palestiniens, souvent des femmes. Elles viennent seules, choisissent, achètent, et puis repartent, et c’est comme ça d’une fois à l’autre. »
Ceux des Palestiniens qui s’y connaissent en affaires et en économie parlent un anglais suave et clair : les “majors indicators” disent-ils, sont tous optimaux. Et dans ce cas précis, les “majors indicators” ce sont ces facteurs, comme l’augmentation des prix de l’immobilier, l’arrivée d’investisseurs étrangers, qui leur permettent de mesurer à vue d’oeil si l’économie va bien et si le moment de s’enrichir est arrivé ou si, par contre, les choses vont mal et qu’il est temps de se préoccuper. Depuis deux ans le marché de l’immobilier de Ramallah s’est emballé, la valeur des logements a d’abord doublé pour ensuite tripler, selon Bashir Barghouti, un entrepreneur immobilier de la région.
À Matzioun, le plus beau quartier de la capitale de l’Autorité nationale palestinienne, un “dounam” de terrain, équivalant à près de mille mètres carrés, a une valeur minimale de 1 million de dollars- et malgré de tels prix, partout des ouvriers sont en train de construire, comme sur ce chantier d’un “mall” commercial de cinq étages en forme de château-fort. Barghouti se rappelle qu’en 2002 il a acheté un terrain près de Matzioun pour 150 000 dollars et que maintenant ce même terrain en vaut 1 million, soit six fois plus.

“A Ramallah il y a au moins dix mille familles qui reçoivent un chèque de pension de la “Social Security” américaine”


Il sort sur la terrasse et montre au loin avec la main : « Là-bas? c’est la ligne des quartiers israéliens et on ne peut pas construire au delà. La demande sur le marché de l’immobilier reste toutefois élevée, et comme l’offre reste limitée, les prix, eux, ne cessent d’augmenter, d’autant plus que l’espace disponible reste ce qu’il est et que les investisseurs étrangers continuent à venir acheter pour faire construire. L’année dernière deux grandes entreprises du Qatar sont arrivées ici et ensuite il y a aussi les investisseurs palestiniens, surtout ceux de la diaspora. Beaucoup sont partis pour l’Amérique, il y a trente ans, et, après avoir accumulé un patrimoine là-bas, ils reviennent se construire une maison ici. » Barghouti rit, une cigarette à la main : « Tu sais qu’il y a à Ramallah au moins dix mille familles qui reçoivent un chèque de pension de la “Social Security” américaine ? et maintenant ils veulent investir dans la pierre. » « Il y a deux écoles de pensée: ceux qui disent – j’ai une terre, si je la cultive, j’arrive à faire entre 20 et 25 mille dollars tout au plus à l’année mais si je la vends, j’en retire immédiatement 3 millions. Et les autres : ceux qui pensent que c’est insensé de vendre maintenant parce que déjà l’année prochaine les prix seront démesurément encore plus élevés.

Leur économie, disent-ils calmement en anglais, est en croissance fulgurante, comparable à celle de Shangai, avec une taux de croissance qui, cette année, pourrait être à deux chiffres, de 10 %. Et ils nous disent aussi que l’argent est revenu, il y a beaucoup d’argent qui circule “pumped into the system” [injecté dans le système].
Selon le Fond Monétaire International, en 2009 la croissance de l’économie palestinienne a été de 7% alors que partout ailleurs sur la planète on se débattait avec la crise économique. Selon Salam Fayyad, le premier ministre palestinien qui a déjà travaillé au Fond Monétaire International, déjà l’année dernière la croissance aurait dépassé le seuil des deux chiffres et aurait été de 11 %.
Les Palestiniens instruits restent les gardiens de ce secret agréable et des mieux protégés de tout le Moyen-Orient: depuis qu’Israël a responsabilisé l’Autorité palestinienne et depuis que le Hamas a pris le pouvoir dans la bande de Gaza afin de poursuivre seuls la lutte contre les juifs, les Palestiniens de Judée-Samarie, eux, ont commencé à jouir d’un bien-être matériel et d’une prospérité comme ils n’avaient jamais connu ces quarante dernières années. Et si ces conditions ne changent pas, leur futur promet d’être peu à peu encore meilleur.

Le directeur de l’enseigne Harbawe, un homme de 31 ans, me guide à travers les meubles stockés au premier étage de son centre commercial de Rammallah, et c’est dans un ensemble de salon que l’on s’assoit pour parler de “business”. L’année dernière seulement, les ventes ont augmenté de vingt-cinq pour cent, dans toutes les catégories de produits, ça signifie que tous achètent, les Palestiniens fortunés, mais aussi les moins riches. Sa chaine commerciale dispose de six grands points de vente, il y en a même un à Hébron et un autre à Djénine, les villes symboles de la guerre entre Israéliens et Palestiniens.

Il ne faut pas faire trop de publicité en ce qui concerne ces nouvelles conditions économiques de la Cisjordanie

Mais pour plusieurs raisons il ne faut pas faire trop de publicité en ce qui concerne ces nouvelles conditions économiques de la Cisjordanie : il faut que se perpétue cette impression d’état d’impasse qui caractérise les relations entre les Palestiniens et Israël, et il faut entériner, qu’officiellement, la condition des Palestiniens ne peut être qu’insupportable, ensuite il faut désavouer l’offre de paix économique du premier ministre israélien Netanyahu qui aurait dit que : puisque pour l’instant il n’y a pas de solution en vue, laissons les choses comme elles sont et, en attendant, progressons ensemble. Toutefois le premier ministre palestinien Fayyad a malgré tout admis que la croissance record enregistrée l’année dernière a été aidée par la bonne performance de l’économie israélienne. Mais malheur à tous si jamais on venait à savoir que l’on peut effectivement s’enrichir de cette façon.

Une autre raison pour se taire est aussi, plus au sud, le Hamas, l’organisation terroriste qui a pris le contrôle militaire et politique de la bande de Gaza et qui l’a transformée en une zone de guerre permanente, en une base de lancement de missiles et de roquettes et en un repaire pour le trafic d’armes. Plus au nord, leurs frères palestiniens pensent ainsi : faisons des affaires mais sans trop d’ostentation car sinon on risque de passer pour des traîtres à la cause, par contre, en privé, certains d’entre eux se laissent aller à dire que : là-bas à Gaza, le risque de conflagration bloque tous les investissements, et qui irait jeter de l’argent dans une zone qui par principe a été choisie comme front de guerre ? Et encore, s’il n’y avait que la tension externe avec Israël, le fanatisme extrême du Hamas bloque lui aussi l’économie, les investisseur n’y vont pas et ne veulent pas y aller, ils préfèrent venir chez nous parce qu’ils ne sont pas obligés de changer complètement leur style de vie ou leur vision personnelle des choses pour en arriver à conclure une affaire, il peuvent sortir le soir pour aller prendre un café ou pour aller au cinéma.

L’image des Palestiniens misérables, telle que propagée par les médias, attire de généreuses contributions de partout sur la planète

Une autre bonne raison pour garder le silence est que l’image des Palestiniens misérables, telle que propagée par les médias, attire de généreuses contributions de partout sur la planète et pas besoin de sortir tambours et trompettes pour aller crier sur tous les toits que la situation évolue lentement pour le mieux. Il y a à peine quelques jours l’Union Européenne a fourni à l’Autorité Palestinienne 21 millions d’euros qui serviront à payer les salaires de ses fonctionnaires. Une partie de cette somme a été prélevée sur les fonds destinés à faire fonctionner la centrale électrique de Gaza qui par conséquent ne pourra garantir que 12 heures par jour d’électricité.

Finalement la dernière raison pour ne pas faire trop de publicité à toute cette nouvelle richesse c’est, qu’en plus, elle n’est pas distribuée équitablement et il suffit de jeter un coup d’oeil sur l’état des routes pour comprendre que quelque chose ne va pas. La Cisjordanie reste un endroit où les boutiques de luxe et les immeubles de grand standing sont raccordés par un réseau mal entretenu de voies publiques en bien piteux état…

Source : Il Foglio
Traduction Bivouac-id

Israel : Distribution de masques à partir de Pourim

Les masques à gaz ont été ramassés voici déjà un an et demi. Le matin de Pourim, dimanche, la distribution des nouveaux masques doit commencer. Cette tenue vestimentaire avait été utilisée pendant la première guerre du Golfe, quand Saddam Hussein avait menacé de détruire Israël avec un canon géant et des missiles de type skud. Il s’apprêtait à déplacer ses troupes jusqu’au Jourdain, mais l’annexion du Koweït bourré de pétrole avait attiré l’attention de la communauté internationale. Cette guerre avait pris fin le jour de Pourim après 39 missiles chargés de 250 kg d’explosifs l’un tirés contre Israël.

Quand Haman rencontre Haman le jour du jeûne d’Esther


Nasrallah rencontre Ahmadinejad à Damas

Malgré le calme relatif qui règne pour l’instant dans le Nord et le Sud du pays, les hauts responsables de Tsahal ne se font aucune illusion et savent parfaitement qu’il peut être troublé à tout moment. C’est pour cette raison qu’ils ont organisé jeudi un exercice de grande envergure, sur les deux fronts, au cours duquel ils ont simulé des attaques afin de s’assurer que l’armée israélienne peut riposter efficacement, si le besoin se fait sentir.

Un officier supérieur de Tsahal a souligné l’importance de cet exercice en précisant: « La rencontre à Damas et les propos tenus à cette occasion contre Israël nous font comprendre que nous devons être prêts à toute éventualité ». Mais personne n’a été surpris par ces déclarations. En effet, cela fait déjà un certain temps que l’Iran mène cette politique agressive et entraîne dans son sillon la Syrie et plusieurs organisations terroristes comme le Hamas et le Hezbollah.

Cette préparation de Tsahal ne semble donc pas superflu lorsqu’on voit que la menace se précise, avec la coopération de plus en plus étroite entre le président iranien Ahmadinejad, en visite à Damas, son homologue syrien Bachar El Assad, qui l’a accueilli chaleureusement, et le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, lui aussi en déplacement dans la capitale syrienne. Ces derniers se sont rencontrés jeudi soir pour un dîner offert par Assad, en compagnie de hauts dignitaires syriens.

Après ce repas, Ahmadinejad a rencontré Nasrallah en présence du ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki. D’après la chaîne télévisée Al Manar, du Hezbollah, les deux hommes auraient discuté des derniers développements dans la région et des « menaces sionistes à l’encontre de la Syrie et du Liban ».

Le président iranien a également eu l’occasion de s’entretenir avec les dirigeants de plusieurs factions terroristes. Il en a profité pour se montrer, une fois de plus, particulièrement hostile à l’égard d’Israël, répétant que « le régime sioniste criminel allait à sa perte et que la victoire était proche ».

par Claire Dana-Picard / arouts 7

Fêter Pourim en français à Jérusalem

Le Beit Habad francophone de Jérusalem invite toute la communauté francophone à son traditionnel festin de Chouchan Pourim lundi 1 mars 2010 à partir de 16h30. Avec la participation du Rav Itshak Haviv directeur du Beit Habad francophone et d’autres personnalités. Chaque année cet événement fêter dans la joie et la Chaleur hassidique caractéristique des fêtes du Beit Habad est un tremplin pour le succès et la progression de chacun des participants.

Cette année encore l’événement aura lieu dans le quartier de Guilo au beit habad 6 rue Harosmarin (entrée des hommes au 3e étage, entrée des femmes au 4e étage)

A l’approche de Pessa’h : Spectacle interactif et ludique

A l’approche de Pessa’h : Spectacle interactif et ludique

Pour la cinquième année consécutive le Rav M. Amar des Institutions Kesher et la Rabbanit Hanna, en partenariat avec la Mairie d’Ashdod, proposeront à l’approche des fêtes de Pessah, une activité unique dans les écoles maternelles et primaires de la ville pour 5770 enfants.
Ils mettront tout en œuvre pour offrir un spectacle interactif et ludique qui sera mis en scène tant dans les écoles qu’au centre Ohr Menahem.
Les acteurs remonteront le temps jusqu’à l’Egypte Ancienne. De l’esclavage à la libération en passant par les dix plaies; les enfants seront transportés en plein cœur de la Haggada de Pessah, pendant plus d’une heure.
Les costumes et coiffes d’Antan, les décors pharaoniques, les effets sonores; tout sera mis en place lors des 200 représentations qui seront suivies de la fabrication des matsots avec tous les enfants.
Via le divertissement et les activités manuelles; la transmission des valeurs fondamentales de la Tradition Juive est assurée.

A l'approche de Pessa'h : Spectacle interactif et ludique
A l'approche de Pessa'h : Spectacle interactif et ludique

Le fils de l’un des fondareurs du Hamas, taupe d’Israël

Le fils d’un des fondateurs du Hamas était une « taupe » du Shin-Bet israélien au sein de la hiérarchie du mouvement islamiste palestinien, a indiqué aujourd’hui le journal Haaretz.

Selon des extraits d’un article à paraître intégralement vendredi, Mosab Hassan Youssef, 32 ans, fils de Sheikh Hassan Youssef, un fondateur du Hamas en Cisjordanie, a permis au service intérieur de sécurité de procéder à des arrestations retentissantes et d’empêcher des dizaines d’attentats anti-israéliens durant la seconde Intifada palestinienne.

Ses informations ont notamment conduit aux arrestations d’Ibrahim Hamid, un chef militaire du Hamas en Cisjordanie, de Marwan Barghouthi, alors secrétaire général du parti Fatah dans ce même territoire, et d’Abdallah Barghouthi, un chef militaire du Hamas responsable de meurtrières attaques à la bombe.

Au sein du Shin Bet, Mosab Hassan Youssef était surnommé « Le prince vert ».
Aujourd’hui réfugié en Californie, il s’est converti au christianisme il y a une dizaine d’années et est le co-auteur avec Ron Bracki d’un livre, « Fils du Hamas », qui doit être publié la semaine prochaine aux Etats-Unis.

Tragédie sur une route d’Elat : Un camion percute cinq membres d’une même famille



Sur la route de la ‘Arava, non loin d’Eilat, un jeune camionneur de 24 ans, habitant de la ville de Rahat, a percuté un véhicule familial: un couple et leur bébé, ainsi que la mère et la sœur du chauffeur, ont été tués. La police a appréhendé le responsable. Les secouristes n’ont rien pu faire ; les victimes de l’accident, enfermées à l’intérieur, sont mortes brûlées vives. Le maire d’Eilat a annulé un spectacle qui devait avoir lieu lundi soir.

Les noms des cinq victimes ont été publiés: il s’agit du couple Tali et Lior Dahan z’l, âgés tous deux d’une trentaine d’années, de leur fille Shilat z’l qui n’avait que cinq mois, de la grand-mère, Ruth Dahan z’l, 57 ans, et de Sarit z’l, la sœur de Lior, âgée de 19 ans.

Les obsèques auront lieu ce mardi. La jeune Sarit Cohen, 19 ans, sera enterrée à midi au cimetière militaire de Holon. Lior Dahan, 30 ans, son épouse Tali, 33 ans, et leur petite fille Shilat, cinq mois, seront inhumés à 14h30 au cimetière d’Ofakim. Yehi Zihram Barouh.

Disparition du Rav Menahem Poroush z’l



Discours du Rav Poroush lors de l’expulsion du Goush Katif

Le monde orthodoxe est en deuil après la disparition du Rav Menahem Poroush z’l, l’une de ses figures emblématiques. Le Rav Poroush, ancien député et vice-ministre du parti Agoudat Israël, a exercé des activités politiques pendant 35 ans. Il est décédé dimanche soir à son domicile à l’âge de 94 ans.

Le Rav Poroush venait de prononcer un discours exaltant devant une foule nombreuse venue pour le congrès annuel de la Hevra Kadisha (services des derniers devoirs) dont il était le président. Rentré chez lui, il a été pris d’un malaise et a perdu connaissance. Malgré les efforts des équipes de secours dépêchées sur place, il n’est pas revenu à lui et est décédé un peu plus tard.

Ses dernières paroles, prononcées lors de cette conférence, ont été les suivantes: Félicitant les membres de la Hévra Kadisha pour l’œuvre qu’ils accomplissaient, il leur a dit notamment: « Vous n’imaginez pas à quel point vous faites de grandes choses. Que vos souhaits soient exaucés, je vous bénis de tout mon cœur ». Des mots qui resteront gravés dans la mémoire des proches du Rav Poroush puisqu’il s’éteignait quelques heures plus tard à son domicile.

Le Rav Menahem Poroush est né en 1916 à Jérusalem et a étudié à la Yeshiva Ets Haïm qu’il a quittée à l’âge de 16 ans. Réputé pour son esprit entreprenant, il a occupé pendant des années le siège de député d’Agoudat Israël puis de Yaadout Hatora.

Entre les années 1954 et 1959, le Rav Poroush a occupé le poste de vice-ministre du Travail et des Affaires sociales. Il a également été pendant un moment vice maire de Jérusalem et il s’est également distingué par son esprit combattif lorsqu’il a organisé, en 1999, la grande manifestation contre la Cour suprême. Il s’est également investi pour la fermeture le Shabbat de la rue Bar Ilan, à Jérusalem.

Le Rav Poroush a également écrit de nombreux articles pour la presse orthodoxe et a dirigé le journal Hamevasser. Il compte parmi les fondateurs de nombreuses crèches et du réseau scolaire indépendant appelé Hinouh’ Atsmaï.

Son fils Méir Poroush a visiblement hérité des qualités de leader de son père. Il est actuellement député du parti orthodoxe Yaadout Hatora et déploie une grande énergie en participant à de nombreuses activités politiques. Il a été notamment candidat au poste de maire de Jérusalem mais il a été battu par son rival Nir Barkat.

Le Rav Poroush sera enterré lundi après-midi (22 février) à Jérusalem. Le cortège funèbre prendra son départ à 13 heures et ses obsèques se dérouleront au cimetière du Har hamenouhot, à Guivat Shaoul. Yehi Zihro Barouh.

par Claire Dana-Picard / www.actu.co.il

Le Caire: tentative d’attentat contre une synagogue

Un grave incident s’est produit dimanche matin au Caire. Selon des sources sécuritaires locales, un inconnu aurait lancé une bombe artisanale sur la grande synagogue Shaarei Shamaïm, dans le centre-ville. Il s’agit en fait d’une valise piégée qui n’a pas atteint le bâtiment et a explosé sur le trottoir, provoquant un petit incendie qui a tout de suite été maîtrisé, ne causant que des dommages mineurs. Personne n’a été blessé. La police s’est lancée à la recherche de l’individu qui a commis cet acte.

Ce lieu de cultes, qui a une valeur historique, est le seul qui soit encore fréquenté et même si aucun office n’a lieu en semaine, il est souvent visité par des Juifs de passage. D’après les informations communiquées par les autorités égyptiennes, la charge a été jetée par un homme qui était descendu à l’hôtel Panorama, en face de la synagogue. Alors qu’il se trouvait dans le lobby, il est ressorti pour lancer sa valise avant de prendre la fuite.

D’après la police, la valise contenait quatre bidons d’essence reliés à une bouteille en verre contenant de l’acide. Les débris de verre devaient causer des dégâts importants. Il y avait également des allumettes et un briquet et des vêtements appartenant au suspect.

La communauté juive d’Egypte, qui comptait dans le passé des dizaines de milliers d’âmes, n’est constituée aujourd’hui que de quelques dizaines de fidèles qui sont pour la plupart assez âgés. Lorsqu’ils se rendent à la synagogue, ils sont protégés par un service d’ordre important pour éviter un attentat.

par Claire Dana-Picard

Conférence sur Pourim au 17 rue des Rosiers, mardi 23 février 2010 à 18h30

Mardi prochain se tiendra la conférence « Le Carnaval de Pourim » à la synagogue du 17, rue des Rosiers à partir de18H30. Cette conférence est ouverte à tous, pour tous les âges. Il sera en effet question de comprendre pourquoi la fête de Pourim est si importante dans la tradition juive. De même, il s’agira de développer l’enseignement que Pourim est destinée à devenir une fête commune à tous les peuples avec l’arrivée des temps messianiques. Merci pour votre présence et la large diffusion de ce message.