La mort du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, vraisemblablement survenue dès les premières heures du conflit samedi matin, a déclenché une riposte militaire d’une intensité sans précédent. Téhéran, après avoir tardé à reconnaître officiellement le décès, a lancé dimanche une série de vagues de missiles balistiques contre Israël, faisant retentir les sirènes d’alerte à travers tout le pays. Cette escalade marque un tournant majeur dans le conflit en cours, rappelant les pires journées des attaques massives de juin 2025.

 

 

 

Une riposte qui tarde mais qui frappe fort

L’Iran a considérablement intensifié, dès les premières heures du dimanche, le volume et le rythme de ses attaques de missiles balistiques contre Israël. Plusieurs salves successives ont déclenché des vagues d’alertes aux sirènes à travers tout le pays, en réaction à l’annonce officielle de la mort de son Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.

Il s’avère que Khamenei a vraisemblablement été tué dès les premiers instants du conflit, aux alentours de 8h00 samedi matin, sous l’impact d’une trentaine de bombes. Pourtant, la riposte la plus intense n’est venue que bien plus tard.

La République islamique n’a reconnu officiellement sa mort qu’après 3h00 du matin dimanche, et il a semblé falloir encore quelques heures supplémentaires pour organiser une réponse coordonnée et de grande ampleur.

Des salves d’une intensité comparable aux pires journées de juin 2025

Si Tsahal n’a pas encore confirmé officiellement le volume des attaques, les témoignages recueillis sur le terrain indiquent que le rythme des salves et l’intensité des déflagrations enregistrées dimanche matin étaient sans précédent pour ce cycle de combats, comparables aux plus lourdes vagues d’attaques de juin 2025 — certaines ayant impliqué jusqu’à 200 missiles balistiques.

En comparaison, samedi, environ 150 missiles auraient été tirés sur Israël au total sur l’ensemble de la journée. Les salves semblaient alors limitées à une douzaine, ou tout au plus quelques dizaines de projectiles par vague, réparties en une dizaine de tirs sur 24 heures.

Téhéran engagé avec un arsenal de 2 000 missiles

Au total, Téhéran a entamé ce dernier cycle de conflit avec un stock d’environ 2 000 missiles balistiques. Toutefois, il en a déjà tiré des centaines sur cinq autres pays arabes sunnites de la région abritant des bases américaines.

Par ailleurs, les frappes américaines et israéliennes semblent avoir détruit au moins 100 missiles balistiques, un chiffre qui pourrait s’avérer bien plus élevé.

Les leçons de juin 2025 : un arsenal considérablement affaibli

En juin 2025, l’Iran disposait de 2 500 missiles balistiques et de 400 lanceurs. En l’espace de douze jours, Israël en avait détruit environ la moitié, réduisant progressivement la capacité de tir de la République islamique de 200 missiles par jour à une dizaine seulement.

La question qui se pose désormais est de savoir si l’Histoire se répétera — et à quelle vitesse l’arsenal iranien, déjà entamé, pourra être neutralisé face à une riposte qui se veut, cette fois, plus décisive encore.

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Source : The Jerusalem Post — Yonah Jeremy Bob, 1er mars 2026